Argumentaire pour un OUI à l'initiative "Contre la construction de minarets"


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L'UDF a toujours défendu la liberté religieuse, notamment celle de se rassembler, de louer, d'acquérir ou de construire des lieux de culte en Suisse. Mais l'UDF s'oppose à la construction de minarets.


Minarets et liberté de croyance

En Suisse, les musulmans jouissent d'une vaste liberté de croyance garantie par l'Art. 15 de la Constitution fédérale. Ils peuvent librement pratiquer leur culte dans le cadre des lois en vigueur pour tous. Même la construction de lieux de culte musulmans (mosquées) est permise. L'interdiction des minarets n'interdira pas par exemple l'exercice de l'Islam, mais seulement la construction de minarets, emblème public de l'Islam.


Pas de nécessité religieuse

Les minarets sont superflus à l'exercice de l'Islam. Ils ne sont pas cités dans le coran, et n'ont rien à voir avec la liberté de croyance. Les minarets posent un problème juridique. D'après le Tribunal Fédéral (décision ATF 116 IA 252), aucun crucifix ne peut être accroché dans un espace public. La cour suprême interdit ainsi les signes religieux en tant qu'expression d'une conviction religieuse particulière. Les minarets sont également constitutifs de tels signes. Par ailleurs, les musulmans modérés se montrent plutôt indifférents à l'initiative en question, ce qui rend les minarets d'autant plus inutiles.


Réciprocité

Des chrétiens subissent de nombreuses pressions dans plusieurs pays musulmans dont l'Arabie Saoudite, l'Iran et la Turquie. Il est temps pour les pays musulmans de garantir la liberté de croyance sur l'ensemble de leur territoire. Ce principe de réciprocité se justifie d'autant plus en regard des nombreux droits dont jouissent les citoyens de notre pays (quelle que soit sa religion), s'agissant notamment la liberté de croyance, de construire des lieux de culte et de pratiquer sa foi en communauté sans crainte pour son intégrité corporelle.


Paix confessionnelle

La prolifération de minarets en Suisse menacerait la paix confessionnelle. Preuve en sont les levées de boucliers qui se sont produites à plusieurs endroits de notre pays. Il est utile de rappeler que l'Europe s'est constituée sur une base judéochrétienne il y a deux mille ans. L'Islam, qui est arrivé bien plus tard sur le territoire européen par le biais des flux migratoires, n'y était pas partie prenante. Dès lors, d'un point de vue culturel, on est en droit de se demander si les minarets ont véritablement leur place en Suisse.


Symbole de conquête islamiste

Les minarets représentent un symbole de conquête islamique, avec la volonté de placer la charia au-dessus des lois. Le danger d'instrumentalisation de ces édifices par les milieux les plus radicaux est bien réel et pourrait déboucher sur toute une série de nouvelles revendications (abattages rituels, exemption des cours de natation, suppression des sapins de Noël dans les écoles, etc.). Le radicalisme de la mosquée de Genève qui s'est produit en 2007 et qui a conduit des parents à retirer leurs enfants des cours est un des exemples probants en la matière.


Reconnaissance de l'Islam

Les musulmans doivent être respectés au même titre que n'importe quel autre individu, quelle que soit son appartenance religieuse. Le problème de l'Islam est qu'il n'est pas compatible avec un État de droit. Il maintient par exemple la femme dans un statut d'infériorité vis-à-vis des hommes (droit d'héritage et valeur témoignage devant les tribunaux). L'Islam ne peut donc pas être reconnu officiellement.



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