L'UDF édite Impulsion. Ce journal, qui paraît entre cinq et neuf fois par an, informe de l'actualité politique suisse et de l'action de l'UDF au niveau fédéral et dans les différents cantons romands. Chaque édition contient également une interview. 

Edition numéro 1/2001:

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Edition actuelle 1/01- mars 2000

RUBRIQUE EDITO

Nouvelles hausses annoncées des primes maladie

Une nouvelle hausse des primes de l'assurance-maladie a été annoncées pour l'an prochain. Il semble que l'annonce des ces hausses intervienne chaque année un peu plus tôt.
Une des raisons de l'explosion depuis plusieurs années des primes d'assurance-maladie est l'élargissement constant des prestations de l'assurance de base. Faut-il dès lors continuer à élargir l'éventail des prestations, ou au contraire le réduire?
Les Suisses ont récemment rejeté le modèle proposé par l'initiative Denner à plus de 80%. On peut comprendre ce rejet vu que cette initiative ne traitait que les coûts hospitaliers et ne prenait pas en compte l'ensemble de la problématique de l'augmentation des coûts de l'assurance maladie. Les socialistes proposent quant à eux de calculer les primes en fonction du revenu. Ce type de calcul paraît socialement plus équitable, mais ne s'en pas directement au problème récurant de l'explosion des coûts de la santé. L'UDF a également réfléchi à la question. Elle est arrivée à la conclusion qu'il était aujourd'hui impératif de redéfinir à la fois les priorités d'une assurance-maladie obligatoire et ses limites. Cette vision politique nécessite cependant un ajustement à la politique actuelle de la Conseillère Ruth Dreifuss. En lançant son initiative "miniMax", sa proposition consiste à réduire le nombre de prestations de l'assurance de base au minimum nécessaire, tout en permettant à chacun de compléter ensuite sa couverture par des assurances complémentaires, en fonction de son mode de vie. L'initiative prévoit également de rendre le Parlement fédéral compétent en matière de prestations, permettant ainsi à la population de se prononcer sur ces prises en charge par voie référendaire. Alors que des nouvelles hausses de primes sont annoncées pour la fin 2001, il convient de se demander jusqu'où nous serons d'accord de cautionner le système actuel de l'assurance-maladie?
Maximilien Bernhard
Un formulaire de signatures pour l'initiative "miniMax" a été annexé à la présente. Cdes supplémentaires: 024 425 96 23 ou 033 222 36 37.

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RUBRIQUE: La "Une"

Gd-Conseil valaisan: l'UDF dans la course avec trois listes

Créée en novembre dernier, l'udf présente pour la premiere fois des candidats

Créée en novembre dernier, la section cantonale de l'UDF a déposé trois listes de candidats à l'élection au Grand conseil valaisan, dans les districts de Sion, Conthey et Martigny.
Les candidats qui brigueront prochainement un siège au législatif du canton représentent une grande diversité de professions. Représentant plusieurs sensibilités politiques mais désireux de promouvoir une voix chrétienne en politique, les représentants de l'UDF se présenteront en véritable alternative aux partis politiques en place. L'UDF Valais entend axer son action dans les domaines de la famille, de la formation et des assurances.
Emmenée par son dynamique président, Georges Jaccard, la section cantonale de l'UDF est convaincue de ses chances de siéger lors de la prochaine législature. En effet, son programme politique est proche des préoccupations de la population.

Les candidats

District de Sion: Philippe Challande, 40 ans, marié et père de quatre jeunes enfants. Etabli en Valais depuis 1973, il s'est toujours montré désireux de s'investir dans la vie sociale de sa région. Au bénéfice d'une maturité économique ainsi que d'une licence en Droit, Philippe Challande a uvré comme juriste à Caritas-Valais puis à l'Etat du Valais. Employé depuis cinq ans au syndicat FTMH, il en est le secrétaire syndical à la section FTMH de Monthey. Impliqué dans diverses associations sportives, il est aussi l'un des fondateurs de la crèche-garderie-nurserie "Les Papillons" a Conthey.
District de martigny: Georges Jaccard, 55 ans. Marié et père de deux grands enfants, c'est le président cantonal de l'UDF Valais. Sergent de l'Armée du Salut, fonction qu'il occupe parallèlement à son emploi dans une compagnie de transports publics, Georges Jaccard est un homme de responsabilités. Une pléiade d'activités jalonnent son parcours: membre du conseil d'administration de la caisse de pension Cpcl, il a également dirigé dix ans durant la section syndicale SEV-VPT-TL technique. Dans ces activités annexes, il a travaillé pendant deux ans à Sport Handicap à Martigny.
District de conthey: Pierre Cavin, 43 ans. Marié et père de deux ados, ce monteur-électricien de formation a suivi une école de théologie au Danemark. Il est actuellement responsable du magasin de l'entreprise d'ascenseur Neuwerth. Soucieux d'apporter de l'aide aux plus démunis, Pierre Cavin a multiplié ses engagements: membre et secrétaire du Conseil administratif de Morija, association d'entraide pour le Sahel, et fondateur de la librairie Centre Horizon, à Sion.

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RUBRIQUE: Politique fédérale

Hausse des décès liés à la consommation de stupéfiants

Alors que pendant six ans on a pu constater une tendance à la baisse des décès par overdose, l'année 2000 a montré une inversion de la tendance: 196 personnes sont mortes en Suisse des suites de la consommation de drogues illégales, soit 15 de plus qu'en 1999. Zurich est le canton le plus touché avec 50 décès; Berne en compte 36, St Gall 16, Genève 13, Bâle-ville, Tessin et Vaud: 10 chacun.
Les experts attribuaient la baisse de ces dernières années à l'effet positif de la distribution médicalement contrôlée d'héroïne. Or c'est justement dans les cantons qui la pratiquent que les augmentations ont eu lieu. Genève et St Gall ont vu leur nombre d'overdoses mortelles doubler entre 1999 et 2000, et Zurich connaît le plus de décès.
L'OICS - l'organe international de contrôle des stupéfiants de L'ONU - continue de critiquer le programme de prescription d'héroïne de la Suisse. Dans son rapport annuel, il exprime que cette prescription n'est pas la solution. C'est aussi l'avis de l'UDF, qui a d'ailleurs lancé un référendum contre cette décision. D'autres voix s'élèvent en Suisse pour réclamer davantage d'efforts au niveau de la prévention.
Dans les faits, les divers programmes mis en place par l'Etat cherchent à protéger les consommateurs, mais ne les aident pas à se débarrasser de la drogue. Ils leur apportent une fausse sécurité, en leur faisant croire que les moyens mis en place diminuent les risques tout en leur laissant la liberté de se droguer.
La vision politique en matière de drogue est myope. Au lieu de se limiter à "offrir" un mieux être immédiat, elle devrait se soucier davantage de l'avenir des toxicomanes. Leur remettre des stupéfiants ne vise pas l'abstinence; leur créer des lieux "propres" pour se shooter non plus.
Faut-il rappeler en outre que depuis le début de l'année, ces frais sont pris en charge par l'assurance de base obligatoire. Rien qu'à Genève, elle coûte 18 millions par an pour "entretenir" un millier de personnes dépendantes.
La distribution d'héroïne sous contrôle médical est un échec et les chiffres sont là pour le démontrer. L'UDF l'avait annoncé, l'Etat continuer à s'entêter. Jusqu'à quand?
Dominique Ardellier

Votations fédérales du 4 mars: 3 x NON

Les délégués de l'Union Démocratique Fédérale (UDF) ont pris position sur les divers objets des prochaines votations fédérales.
L'UDF a rejeté l'initiative "Oui à l'Europe" à l'unanimité. Favorable à une Suisse ouverte sur le monde et engagée sur le plan international, l'UDF préconise une Suisse libre et indépendante. Elle ne souhaite dès lors pas adhérer à de grands blocs anonymes telle l'Union européenne (EU). Pour l'UDF, seules des relations bilatérales entre la Suisse et les autres pays permettront de garantir les droits fondamentaux actuels des citoyens suisses. L'UDF estime que le récent somment de Nice a démontré l'hégémonie des grands pays sur les plus petits au sein de l'Union européenne, écartant ainsi la possibilité aux pays de la taille de la Suisse d'avoir une voix déterminante dans les processus décisionnels. L'UDF a également relevé que la Suisse était actuellement mieux intégrée en Europe que certains pays membres de l'UE, et que l'ouverture de la Suisse face à l'Europe était avant tout un état d'esprit, et non pas une appartenance à une structure supranationale.
L'UDF a également dit non à l'initiative "Pour des médicaments à moindre prix". L'UDF considère que l'acceptation d'une telle initiative compliquerait encore plus la distribution de médicaments, et permettrait à certains génériques d'échapper au contrôle des autorités publiques. D'autre part, l'offre des médicaments serait considérablement réduite et les patients contraints à choisir systématiquement les médicaments les moins chers mais pas forcément les mieux indiqués. Pour l'UDF, la vente de médicaments doit se poursuivre au travers de points de ventes spécialisés, et non pas sur les étalages des grandes surfaces.
Enfin, L'UDF a dit non à l'initiative "Rues pour tous". L'UDF estime que des dispositions concernant la sécurité routière ont déjà été prises par la création de zones à 30 km/h. L'UDF a d'autre part rappelé que la population avait diverses possibilités pour demander aux autorités publiques la création de tronçons ou de zones à vitesse réduite.
Cette assemblée des délégués a également été l'occasion de donner le coup de départ pour son initiative fédérale populaire "pour une assurance de base minimale et des primes d'assurance-maladie abordables" (initiative "miniMax").
(comm)

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RUBRIQUE: ENTRETIEN

La mondialisation, dynamique politique, scientifique, culturelle et spirituelle

Monsieur Graber, dans quels temps vivons-nous, à l'aube de ce troisième millénaire? La société occidentale vit un temps d'accélération de l'histoire manifeste, en raison du rythme, de l'ampleur et de la profondeur des évolutions technologiques, économiques, culturelles et politiques. La mondialisation des activités humaines incarne de manière sommitale cette accélération du temps.
On ne parle plus que de mondialisation. De quoi s'agit-il exactement? La mondialisation constitue le phénomène majeur du monde actuel. Elle se manifeste lorsqu'un ou plusieurs domaines fondamentaux de l'activité humaine sont organisés à l'échelle mondiale ou lorsque les effets de ces activités présentent un retentissement transnational ample et évident.
La mondialisation constitue aussi l'instrument privilégié et l'objectif fondamental d'une doctrine, le mondialisme, qui vise à réaliser l'unité politique, économique et culturelle du monde. De nombreux dirigeants d'entreprises, des politiques et quelques penseurs uvrent au grand jour ou parfois en coulisse pour faire triompher l'idéologie mondialiste à travers la pensée unique.
Quelles sont les causes fondamentales de la mondialisation? Personnellement, j'en distingue onze: 1) L'internationalisation croissante des activités humaines (par ex.: le championnat du monde de football, les Jeux olympiques). Il est indéniable que les retransmissions télévisées font plus pour ancrer dans l'esprit de nos contemporains la "naturalité", la "nécessité" et la "positivité" du phénomène de la mondialisation que de longs discours sophistiqués. 2) La tendance aux fusions d'entreprises, cuménisme, institutions mondiales ou supranationales telles que l'ONU, l'OMC, l'OTAN, l'UE. 3) La prédominance du libéralisme économique. Il implique la course au moindre coût de production. On achète les biens et services là où ils sont les meilleurs marchés. 4) La forte imbrication des économies nationales les unes dans les autres et l'accroissement du commerce international contribuent à l'inéluctable institution d'un marché mondial en voie d'unification, accompagné nécessairement des libertés de circulation des marchandises, des services, des capitaux et des personnes. 5) Les nouvelles technologies de l'information: Les ordinateurs sont véritablement des machines à dissoudre les frontières, et internet ne fait qu'accélérer le processus d'informatisation globale. 6) Le développement remarquable des infrastructures et des moyens de transport rapides. 7) Un certain nombre de fléaux graves tels les atteintes à l'environnement, la drogue, le crime organisé, les migrations internationales, les disparités Nord-Sud présentent un caractère indubitablement transnational. Cette situation fait prendre conscience aux gouvernements et aux populations que seules des politiques et des mesures élaborées à un niveau supranational permettront de réduire ou du moins d'endiguer ces problèmes. Cette trans-nationalisation des difficultés contemporaines est pour beaucoup dans tous les processus d'unification politique. 8) L'effondrement du communisme, lors de la chute du Mur de Berlin en 1989, est un évènement absolument central dans le processus de mondialisation. Avant 1990, le monde bipolaire était caractérisé par des idéologies, des régimes politiques, des systèmes économiques, des alliances militaires et des mentalités collectives très tranchées. Ces bouleversements à l'Est ont par ailleurs fait prendre conscience à l'Europe que la place était désormais libre pour elle dans la course au rang de première puissance mondiale. 9) La multiplication des institutions supranationales comme l'OMC, qui favorisent un marché mondial. 10) La pression diffuse exercée par les médias et les élites en faveur de la mondialisation. Leur insistance à présenter le mondialisme comme seul chemin d'accès dans le troisième millénaire finissent par convaincre les peuples qu'il n'y a pas d'autre option. 11) La mondialisation est inscrite dans le sens de l'Histoire, non comme une fatalité, mais parce que les mentalités collectives actuelles ainsi que l'évolution de l'économie, de la politique, de la science et des technologies ne peuvent qu'y conduire.
Est-ce que la mondialisation a une origine ou une explication spirituelle? Oui. Ces onze causes que je viens d'énumérer procèdent du dessein, en partie inconscient, de la société occidentale de se soustraire à la condition humaine, en arrachant "au Royaume des cieux" ses attributs essentiels pour les implanter ici-bas, et en bénéficier sans changer la nature humaine.
Satan influence dans un sens négatif les hommes, et son influence croît à mesure que nous nous approchons des temps de la fin. Ne serait-il pas en train d'inspirer aujourd'hui l'humanité, en chuchotant: "Tels que vous êtes, vous pouvez échapper à cette condition humaine, en construisant un monde radicalement nouveau".
Pouvez-vous nous rappeler en quoi consiste cette condition humaine? La chute de l'homme constitue l'exacte origine de la condition et de la nature humaines, puisque Dieu sanctionne la désobéissance de l'homme en le soumettant à huit réalités incontournables: la mort, l'espace-temps et le principe de finitude, les souffrances, le travail contraint et pénible, l'Etat institué par Dieu lui-même pour rendre la vie humaine et sociale possible sur terre en dépit de la méchanceté du cur humain, la division du monde en langues et en Etats-nations, la distinction entre les sexes, la connaissance pour assumer le mandat de gérant de la terre.
Comment les hommes tentent-ils de s'y soustraire? A la mort, ils opposent l'acharnement thérapeutique et le génie génétique. Ils cherchent à transcender l'espace-temps par la quête effrénée de vitesse, les sports extrêmes et un réseau unique où ils pourront à chaque instant tout savoir sur tous. La médecine et la technologie viennent au secours de la souffrance qui n'est plus du tout acceptée. Les machines, les progrès de l'automatisation, les ordinateurs témoignent de la volonté tenace de l'homme moderne de se soustraire à la pénibilité du travail et à l'effort en général. Par un refus croissant de toute autorité, ils minent les fondements de l'Etat. Le projet de dissoudre les Etats-nations dans l'Union Européenne ou une structure politique mondiale unique va aussi dans ce sens. L'importance grandissante de l'anglais comme langue universelle et le rapprochement accéléré entre les grandes religions du monde corroborent la volonté expresse de millions d'hommes et de femmes de créer l'unité du monde dès ici-bas! La tendance à un univers de plus en plus asexué, la mode unisexe, l'irruption massive des revendications homosexuelles sur la scène publique et l'égalité des sexes, sont une lutte contre la distinction des sexes créée par Dieu. A la connaissance et à la réflexion, notre société préfère de plus en plus les sensations, le plaisir, les images.
Pourquoi dites-vous que l'humanité essaie d'arracher au Royaume des cieux ses attributs essentiels pour les implanter ici-bas? Parce que ces huit composantes de la condition humaine disparaîtront toutes dans le Royaume des cieux: La mort fera place à l'immortalité (Apoc. 21, 4), l'espace-temps s'effacera devant l'éternité (Jean 20, 19), les souffrances seront abolies pour les personnes agrées par Dieu dans son ciel (Apoc. 21, 4), le travail contraint et pénible fera place au repos ou à l'activité libre (Apoc. 14, 13), l'Etat disparaîtra au profit d'un amour absolu et parfait pour Dieu et pour autrui qui rend superflu l'existence de lois (1 Cor. 15, 28), la diversité des langues et des nations fera place à un monde pacifié et unifié (Jean 17: 21), la différence entre les sexes, et le mariage seront abolis (Mat. 22, 30), la connaissance sera abolie au profit d'une connaissance infuse et immédiate (Rom. 13, 8).
Parce que le christianisme a imprégné notre culture, l'être humain peut en petite partie se faire une idée, plus ou moins vraie, du Royaume de Dieu. Et il voudrait ravir cela pour l'implanter ici-bas, croyant en faire son bonheur. La mondialisation est utilisée dans ce sens, pour amener les choses du ciel sur la terre. C'est cela qui est mauvais, que j'appelle se soustraire à la condition humaine voulue par Dieu. C'est le cur de l'homme qui doit changer en revenant à Dieu, pas ses conditions de vie.
La mondialisation risque-t-elle de conduire l'humanité vers un totalitarisme universel? Trois tendances profondes de nos sociétés enflent ce risque: le rejet bientôt total du Dieu des chrétiens et des sources culturelles de l'Occident démocratique respectueux des libertés individuelles, la progression vers l'anomie, et l'affaiblissement de l'autonomie matérielle et spirituelle des personnes. L'évolution actuelle pourrait mener au chaos, à la paralysie et à l'effondrement des institutions démocratiques. Les masses appelleraient un "sauveur", un nouvel "homme fort". Le monde a déjà connu ce scénario dans les années 1930 avec l'arrivée au pouvoir d'Hitler. Nul doute que la dictature qui s'en suivrait serait d'autant plus cruelle qu'un mondialisme achevé lui servirait de réceptacle. L'Histoire nous apprend que toutes les tentatives de domination mondiales ont été totalitaires, anti-Dieu et anti-Christ.
Le mondialisme actuel risque fort de servir de chemin préparatoire au dernier totalitarisme mondial: celui de l'Antichrist, dernier dictateur universel qui, dans sa personne, sera comme la quintessence des errements d'une l'humanité en révolte absolue contre Dieu.
Quelle doit être l'attitude des chrétiens face à la mondialisation? La Bible invite les chrétiens à être lucides sur l'époque et le contexte dans lesquels ils vivent, à discerner les temps. Par l'enseignement de l'Ecriture, l'aide de l'Esprit de Dieu et en se tenant informés de l'actualité et des évolutions de la société, les chrétiens devraient connaître le temps présent afin de demeurer réalistes tout en conservant leur espérance.
Le chrétien doit savoir que la mondialisation est une étape de l'Histoire en marche vers le Royaume des cieux. Jésus a dit à ses apôtres: "Quand ces choses commenceront à arriver, redressez-vous et levez votre tête, parce que votre délivrance est proche".
L'apôtre Paul nous dit: "Examinez toutes choses, retenez ce qui est bon" (1 Thess. 5, 21). Pour les chrétiens, la mondialisation permet d'entretenir des contacts bien plus fréquents qu'autrefois avec des chrétiens du monde entier, de saisir mieux la remarquable universalité de l'Eglise, corps de Christ. Cela nous apprend la fraternité, une juste tolérance et l'exercice de l'amour porté au différent, à l'altérité. Elle permet à l'Eglise de diffuser le message de l'Evangile sous des formes nouvelles comme internet ou la télévision et avec une ampleur sans précédent. Il incombe à l'Eglise de saisir les opportunités que son Seigneur aménage pour elle.
Les chrétiens doivent rappeler à leurs contemporains qu'il est impossible d'abolir la condition humaine sans changer d'abord la nature humaine. Et que pour cela, il faut se réconcilier avec Dieu.
Et le dernier point est d'avoir confiance en Dieu. Notre Dieu, qui, à l'avance, connaît le nombre de nos jours et la trame détaillée de nos vies, nous garde. Aucune situation ne saurait lui échapper.
Propos recuellis par Dominique Ardellier

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RUBRIQUE: Romandie

Rencontre des sections romandes

Les sections cantonales romandes de l'UDF se sont retrouvées à Yverdon-les-Bains le 13 janvier dernier à l'occasion d'une séance de coordination.
A cette occasion, les délégations cantonales ont présenté leur travail aux autres sections, leur permettant ainsi de mieux se connaître.
Différentes mini-formations ont en outre été consacrées au renforcement de la collaboration entre les sections romandes, à la dynamisation d'une section cantonale, régionale ou locale, aux relations avec les médias, et à l'administration d'une section.
Il a également été question des objectifs 2001 pour le journal Impulsion, notamment celui de doubler le nombre d'abonnés, ainsi que du renforcement de l'équipe rédactionnelle.
Enfin une présentation de l'initiative "miniMax" concernant l'assurance-maladie a permis à chaque section de s'intéresser de plus près à ce projet. Plusieurs idées pour les récoltes de signatures ont ainsi été rassemblées.
A la demande des participants, une telle rencontre a été agendée pour le 19 mai 2001. Le fonctionnement des institutions et la relation du politique avec les médias seront traités plus en avant à cette occasion.
(MB)

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RUBRIQUE: L'UDF DANS LES CANTONS

Genève: 2 x Non le 4 mars

Faut-il accorder le droit de vote et d'éligibilité au niveau communal, à tous les étrangers résidant dans le canton depuis huit ans et plus? Le Conseil d'Etat souhaite inscrire ce nouveau droit dans la Constitution genevoise, en avançant les arguments suivants: premièrement, cela est conforme à l'esprit des règles de l'Union européenne. Ensuite, cela favorise l'intégration des étrangers. Enfin, 43% d'habitants n'ont pas le droit de vote.
Genève est une république, et en tant que telle, elle doit être capable de penser et de décider politiquement, au lieu de se soumettre bêtement à l'esprit et aux règles de ses voisins. Genève est un canton suisse et la Suisse ne fait pas partie de l'Union européenne.
Le droit politique n'est pas un facteur d'intégration. C'est l'intégration qui permet de participer efficacement à la vie politique du lieu où l'on vit. Après dix ans de vie en Suisse, les étrangers peuvent demander la naturalisation, ce qui leur donne le droit de vote complet, tant communal, cantonal que fédéral. Cette démarche est bien plus intégrante, et le projet fédéral de naturalisation automatique pour les résidents de la troisième génération va aussi dans ce sens.
Les Suisses habitant à l'étranger ont-ils le droit de vote et d'éligibilité dans leur pays d'accueil? non, pas même dans l'Union européenne. Ne s'agirait-il pas plutôt d'une stratégie pro-européenne, tentant de faire basculer le poids des votes vers des décisions plus ouvertes au monde? Le comité UDF-Genève vous recommande de voter NON à cette loi.
Faut-il étendre la septième hétérogène (tronc commun, sans sélection) à tous les collèges du Cycle d'orientation? En plus clair: A quel degré faut-il introduire la sélection scolaire? Cette expérience a été instaurée pour éviter une sélection trop précoce et assurer une meilleure égalité des élèves. Mais l'étude menée par le service de la recherche en éducation (SRED) montre qu'il n'améliore en rien la réussite scolaire, retarde d'une année la sélection sans améliorer la qualité de l'orientation, et que les élèves plus faibles se sentent plus défavorisés dans les classes hétérogènes.
Nous vous recommandons donc de voter NON à cette réforme coûteuse et inutile.
Dominique Ardellier

L'UDF prépare les élections futures

Réunis en congrès cantonal le 9 février dernier à Onex, et sous la conduite de Benjamin Gonzalez, vice-président de l'UDF Genève, les membres de la section genevoise de l'UDF ont soutenu le comité cantonal dans la présentation de ses objectifs. Ces derniers comprenaient notamment la préparation des prochaines échéances électorales dans le canton de Genève. D'une part, l'UDF entend présenter des listes de candidats à l'élection du Conseil administratif dans plusieurs localités du canton. D'autre part, l'UDF projette de présenter une liste à l'élection du Grand Conseil genevois. Parallèlement, cette section continue de renforcer son comité. L'UDF Genève devrait en principe élire son nouveau président l'an prochain. L'assemblée générale a été suivie par une conférence - débat publique - sur le thème de "l'engagement du chrétien en politique", conférence qui a suscité un vif intérêt de la part des participants. L'orateur, Jean-Pierre Graber, a souligné la nécessité d'un parti tel que l'UDF sur la scène politique, en raison notamment de son rôle prophétique. Il a encouragé les membres et sympathisants de l'UDF à présenter des listes de candidats aux diverses élections, qu'elles soient communales, cantonales ou fédérales. Il s'est d'ailleurs étonné que l'UDF n'ait pas encore de représentant romand aux chambres fédérales. Pour finir, Jean-Pierre Graber a rappelé l'importance du travail apologique de l'UDF, c'est-à-dire de faire redécouvrir le christianisme et les principes bibliques dans le monde politique.
Maximilien Bernhard

Vaud: Elections communales

Cela fait bientôt quatre ans que l'UDF est engagée au Conseil communal d'Yverdon-les-Bains. Déjà quatre ans diront certains En effet, c'est en 1997 que l'UDF a décroché pour la première fois cinq sièges au sein du législatif yverdonnois.
S'il est trop tôt pour dresser un bilan complet de la législature, on peut sans hésiter dire que cet engagement s'est révélé très positif. L'UDF a eu l'occasion de mieux connaître le fonctionnement des institutions locales et régionales. Elle a participé aux diverses commissions ad hoc et permanentes, notamment celles de la gestion et des finances. Les membres de l'UDF ont mis sur pied une commission extraparlementaire bénévole nommée "Réflex'emploi", constituée de représentants de divers partis et dont le but est d'uvrer en faveur des demandeurs d'emploi. Les cinq élus de l'UDF ont également déposé plusieurs motions dans différents domaines, et interpellé la municipalité au sujet d'Expo.02, de la préparation de la fête d'Halloween dans les classes yverdonnoises, ou encore de la situation financière difficile de la ville. L'UDF a obtenu plusieurs résultats au travers de ses actions politiques. A noter entre autres le retrait du sponsoring de Beate Uhse pour l'artéplage d'Yverdon-les-Bains, le don d'une ambulance communale à l'Aide aux Eglises Martyres, ou encore l'obtention, pour les collaborateurs communaux, d'un congé payé de deux mois en cas d'adoption d'enfants.
Les élections communales de l'automne prochain approchent à grands pas. Depuis plusieurs mois, L'UDF se prépare à cette échéance. Elle est convaincue du bien-fondé de son engagement politique à tous niveaux, et souhaite bien évidemment reconduire son mandat au Conseil communal yverdonnois, ainsi que dans les divers conseils généraux et municipalités de la région du Nord-vaudois. L'UDF s'interroge également sur une liste de candidats à la municipalité d'Yverdon-les-Bains. Elle recherche de ce fait activement des personnes prêtes à s'engager politiquement lors de la prochaine législature, à l'occasion des élections communales vaudoises de l'automne 2001. Toute personne intéressée est priée de s'adresser au: tél. 024 / 425.96.16.

Neuchâtel, élections cantonales: L'UDF partant

Réunie le 30 janvier à Necuhâtel, la section neuchâteloise de l'UDF a pris la décision de présenter une liste de candidats dans le district du Val-de-Travers aux élections pour le Grand Conseil, du 8 avril prochain. La liste est encore en cours de constitution et les éventuels candidats peuvent encore s'annoncer en appelant le soussigné au 032 / 968 20 30.
La soirée a également été consacrée à une présentation de l'évolution de l'UDF en Suisse romande et aux votations fédérales du 4 mars prochain. La section cantonale a suivi les mots d'ordre des délégués de l'UDF suisse et propose le rejet des trois objets soumis à la votation populaire.
Christof von Allmen

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RUBRIQUE : INTERNATIONAL

Israël: l'union et la sécurité d'abord

Ariel Sharon, 72 ans, chef du Likoud - la droite israélienne, a été élu 11ème premier ministre de l'Etat d'Israël le 6 février. Sa victoire manifeste avant tout la désapprobation et la non-confiance du peuple envers le travailliste Ehud Barak, qui n'aura été au pouvoir que 22 mois. Seuls 62% des israéliens et moins de 25% des arabes israéliens se sont rendus aux urnes.
"Citoyens d'Israël, mon gouvernement inaugurera une ère nouvelle de sécurité et d'union nationale" a annoncé Sharon dans son discours d'acceptation. "Je sais qu'il y a une soif populaire de se tenir debout ensemble, face aux défis du futur. Je lance ici un appel pour un gouvernement d'union nationale aussi large que possible. J'appelle le parti du travail à marcher avec nous dans un vrai partenariat sur le chemin difficile menant vers la paix et la sécurité. Je sais que la paix exige des compromis difficiles des deux côtés, et j'appelle les Palestiniens à abandonner la violence et à revenir aux négociations".
Sharon a en outre révélé qu'il accepterait la création d'un Etat palestinien à quatre conditions: L'Etat doit être le résultat d'un accord mutuel entre les deux parties et non une décision unilatérale des Palestiniens. Les intérêts quant à la sécurité d'Israël doivent être protégés. L'Etat doit être démilitarisé. Et les Palestiniens doivent comprendre qu'aucun accord éventuel avec Israël n'indiquera une fin définitive et irréversible du conflit.
Déclarant son intention de poursuivre le processus de paix, Sharon se trouve pourtant dans une position délicate, car il considère caducs les accords d'Oslo de 1993, contrairement au parti du Travail qui les respecte. Yasser Arafat, lui, veut reprendre ces négociations au point où elles avaient abouti à Taba, en Egypte.
Sharon a également affirmé qu'il ne reprendrait pas les négociations avec les Palestiniens avant que ceux-ci ne cessent l'intifada. "Ils connaissent mes exigences et savent qu'en premier lieu je veux une pleine sécurité pour les citoyens israéliens". Sécurité, qu'il caractérise comme étant le principal élément de la paix. "Ainsi j'empêcherai la guerre", garantit-il.
L'ancien chef militaire (de 1948 à 1973) montre beaucoup plus de fermeté que son prédécesseur. Il ne compte rendre ni le Golan, ni les colonies, ni Jérusalem, bien que le Syrien Bachar Al-Assad exige un retrait total du Golan.
Vouloir allier la paix et la sécurité est un objectif nécessaire, louable, mais particulièrement difficile. Il faudra au premier ministre beaucoup de sagesse pour trouver l'équilibre entre les deux. Car la sécurité d'Israël exige de la fermeté et la paix des compromis, comme il l'a relevé.
"Béni soit l'Eternel, ton Dieu, qui t'a accordé la faveur de te placer sur le trône d'Israël!" (1 Rois 10, 9). Si Salomon devenant roi, a demandé à Dieu: "Accorde donc à ton serviteur un cur intelligent, pour discerner le bien et le mal!" (1 Rois 3, 9), combien cette recherche de la sagesse semble encore indispensable aujourd'hui, afin de savoir où est "le droit et la justice". En 1 Rois 8, 58, Salomon donne le secret pour bien gouverner Israël: "Qu'il incline nos curs vers lui, afin que nous marchions dans toutes ses voies".
Dominique Ardellier

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RUBRIQUE: Réflexion

Son nom est Cyrus

Cyrus le Grand, monta sur le trône en 559 avant Jésus-Christ. Il se heurta aux Mèdes, domina sur eux et conquit toute l'Asie Mineure. Ce roi prononça un édit pour la restitution de toutes les idoles étrangères des peuples qu'il avait vaincus et maltraités. Ne pouvant restituer à Israël leurs idoles, il promulgua un décret particulier pour appeler les Juifs à monter à Jérusalem afin de reconstruire leur Temple.
Nous avons une idée de ce décret dans les deux derniers versets de la Bible juive (II Chroniques 36, 22-23). Chacun peut lire ce texte proprement étonnant! La Bible déclare que l'esprit de Cyrus fut réveillé par l'Esprit de Dieu, et que ce roi païen fut appelé par le Seigneur "mon berger" et "mon oint" (Esaïe 44, 28 et 45, 1-3). Pourquoi donc suis-je en train de vous écrire ces choses?... Tout simplement parce que je suis, en compagnie de Beat Christen de Langenthal, intercesseur permanent accrédité au Palais Fédéral, depuis le 1er janvier 2000. Nous rencontrons les Conseillers fédéraux et parlementaires dans les corridors et salles des pas perdus, faisons connaissance, parlons avec eux et prions pour eux (obéissant à I Timothée 2, 1-2). Nous les bénissons dans leur lourde tâche. Nous demandons à Dieu qui est l'Autorité Suprême, de réveiller leur esprit pour qu'ils reçoivent la crainte de Dieu, et des révélations d'En-Haut afin de mieux diriger encore notre peuple suisse. Et nous croyons vraiment que, même si tous ne deviennent pas des chrétiens convaincus, ils peuvent avoir leur esprit éveillé par l'Esprit. Et alors, des décrets étonnants seront promulgués, par nos dirigeants, pour l'avancement du royaume de Dieu! En ce sens, suscite parmi nous des Cyrus, Seigneur!
Jean-Claude Chabloz, pasteur, intercesseur au Palais fédéral

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