L'UDF édite Impulsion. Ce journal, qui paraît entre cinq et neuf fois par an, informe de l'actualité politique suisse et de l'action de l'UDF au niveau fédéral et dans les différents cantons romands. Chaque édition contient également une interview. 

Edition de janvier 2003 (1-03) :

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Edition de janvier 2003 (1-03)

RUBRIQUE EDITO

L'UDF dans la course au National

Les prochaines élections fédérales auront lieu dans neuf mois déjà. Le compte à rebours a commencé et l'UDF s'y prépare depuis près d'une année. Un sacré défi en perspective.
Plusieurs sections cantonales romandes se lanceront dans la course au Conseil national. En effet, jusqu'ici, seuls les sections de Vaud et de Neuchâtel avaient participé à ces élections. Cette année, les sections cantonales de Fribourg et du Jura (à confirmer) viseront également un siège sous la coupole. Neuchâtel, qui recherche des candidats, y songe également. Plus de sections romandes en campagne signifie une plus grande couverture médiatique, et par conséquent une augmentation des chances pour l'UDF de placer l'un des siens dans l'arène fédérale.
Ce qui se concrétise aujourd'hui n'aurait pas été possible sans la décision stratégique de l'UDF Suisse de se développer du côté romand, notamment par la création d'un secrétariat romand. Ce dernier coordonnera d'ailleurs la campagne de l'UDF. Les francophones ont de bonnes chances de faire élire l'un des leurs le 19 octobre prochain. Il y a quatre ans, l'UDF s'était placée comme premier des partis «viennent ensuite» dans le canton de Vaud. Entre-temps, notre parti s'est développé, a créé des sections régionales, s'est engagé concrètement dans la vie politique locale, et a effectué plusieurs actions politiques (pétition, initiative, référendum, etc.).
Les enjeux éthiques de ces quatre prochaines années (protection de la vie, politique de la drogue, revendications des homosexuels, recherche sur les embryons, environnement, etc.) seront déterminants pour l'avenir de notre société.
L'UDF Romande, dont la raison d'être n'est plus à démontrer, souhaiterait elle aussi participer activement aux débats qui auront lieu aux chambres fédérales, notamment par le biais d'un représentant romand au Conseil national. Notre pays a plus que jamais besoin de chrétiens engagés dans la politique, tant à l'échelon national, cantonal que communal. Le succès est maintenant à portée de mains. Nous comptons dès lors sur votre soutien. D'avance merci.

Maximilien Bernhard

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RUBRIQUE: Nationale

L'UDF salue les droits démocratiques élargis

Non en revanche à la transition graduelle des coûts de la santé vers les cantons. vote le 9 février

Réunis le 4 janvier dernier à Olten, les délégués de l'Union Démocratique Fédérale (UDF) ont dit oui à la révision des droits populaires. Ils ont en revanche refusé l'adaptation progressive des participations cantonales aux coûts de la santé.
C'est par 60 voix pour, 3 contre et 1 abstention, que l'UDF a accepté l'arrêté fédéral concernant la suppression de carences dans les droits populaires. Le Conseil fédéral et le Parlement souhaitaient doter les droits populaires d'un nouvel instrument: l'initiative populaire générale. Celle-ci permettrait à 100 000 citoyennes et citoyens de demander la modification non plus seulement de la Constitution, mais également d'une loi. Par ailleurs, le champ d'application du référendum facultatif en matière de droit international serait élargi. Les autorités fédérales estiment que le peuple serait ainsi associé davantage aux décisions de politique extérieure. L'UDF salue la volonté des autorités fédérales d'élargir ces droits, notamment pour les minorités. Pour l'UDF, l'élargissement du référendum facultatif en matière de droit international mérite d'être salué. L'UDF regrette toutefois que certains de ces nouveaux droits soient relativement compliqués. Malgré cela, l'UDF estime que ces nouveaux droits renforceraient le système démocratique.
Par 37 non, 18 oui et 7 abstentions, l'UDF a refusé la loi fédérale urgente sur l'adaptation des participations cantonales aux coûts des traitements hospitaliers. Un arrêt du Tribunal fédéral des assurances avait contraint les cantons à participer au financement des prestations obligatoirement prises en charge par l'assurance-maladie, également lors de traitements en division privée ou semi-privée d'un hôpital subventionné. Pour le Parlement, l'exécution intégrale et immédiate de ce jugement entraînerait des difficultés financières considérables pour les cantons. Il a dès lors adopté une loi fédérale urgente visant à atténuer ces difficultés. Cette loi prévoit une transition graduelle vers une participation financière des cantons conforme aux dispositions légales et permet une mise en uvre sûre et bien ordonnée. Une demande de référendum a été déposée par Assura contre la loi. Cette assurance estime que l'arrêt du Tribunal fédéral des assurances doit être mis en uvre immédiatement, sans échelonnement de la participation cantonale. Les délégués de l'UDF ont estimé, par leur vote, que les cantons devraient faire face à leurs obligations et ont de fait suivi la position d'Assura. L'absence de cette participation entraînerait une augmentation supplémentaire des primes de l'assurance de base. L'UDF considère d'autre part que les assurés en division privée et semi-privée doivent également bénéficier de cette contribution, permettant ainsi de réparer une injustice, et de ne pas pénaliser les assurés choisissant par exemple de passer de la division commune à la division privée. Créer des chambres supplémentaires de division commune en raison de la diminution du nombre de chambres de division privée et semi-privée engendrerait des coûts supplémentaires qui seraient à nouveau reportés sur les primes de caisses maladie.
Lors de son assemblée des délégués, l'UDF a réaffirmé à l'unanimité sa volonté de lancer un référendum contre la future loi fédérale sur le partenariat homosexuel.
Maximilien Bernhard

Christian Waber commente l'assurance-maternité et la politique d'immigration

le principe d'une assurance-maternité a été accepté par le Conseil national en décembre. Le Conseil des Etats se prononcera en mars. La Suisse n'a jamais été aussi proche d'une assurance-maternité. Quels sont les atouts de l'initiative parlementaire Triponez? L'initiative Triponez a bénéficié du soutien venu de tous les partis. Initialement, je n'ai pas soutenu ce projet. Et ce pour deux raisons: premièrement, le projet ne bénéficiait qu'aux femmes actives professionnellement, et deuxièmement, car l'assurance-maternité avait été rejetée en votation populaire récemment. Mais le projet final telqu'il a été présenté au parlement me semblait acceptable. En effet, son financement passe par l'APG (Assurance pertes de gains), seule assurance sociale qui ne soit pas déficitaire. Toutes les personnes actives professionnellement cotisent modestement à cette assurance. Ce ne sera qu'en 2008 qu'une première adaptation de un pour mille de la cotisation à l'APG devrait être nécessaire. J'ai donc soutenu ce projet, car son financement est assuré, qu'il est équitable dans toute la Suisse, et qu'il ne présente pas de charge supplémentaire pour les entreprises.

Il semble que personne ne soit intéressé à lancer un débat sur cette assurance-maternité, de peur semble-t-il qu'elle ne passe pas. Si ce projet de loi était accepté par le parlement tel que le Conseil national l'a adopté, quels sont à votre avis ses défauts? Il n'y a en effet pas de grande opposition à ce projet au sein du parlement. Et personne n'a brandi la menace du référendum. Je regrette toutefois que ce projet n'aille pas dans le sens de favoriser la famille traditionnelle. Les mères de familles au foyer ne bénéficieront d'aucune aide, et c'est à mon sens le gros défaut de ce projet de loi. D'un autre côté, il faut reconnaître que le peuple a clairement rejeté le principe d'une nouvelle assurance sociale qui engendrerait de gros frais. Le projet Triponez n'est justement pas une nouvelle assurance sociale, puisqu'il est intégré à l'APG.

L'UDF est pour la protection de la vie. Dans quelle mesure une assurance-maternité peut-elle jouer un rôle dans la protection de la vie? L'UDF s'engage continuellement pour la protection de la vie. Cette protection ne dépend toutefois pas que des prestations financières d'une société. Une assurance-maternité profitant aux femmes de toutes conditions tel que le projet Triponez, n'aurait donc pas d'incidence significative sur le nombre d'avortements. La protection de la vie est d'abord une question de la valeur que l'Etat et la société accordent aux enfants.

L'initiative UDC luttant contre les abus d'asile politique a échoué. La Suisse n'est pas le seul pays confronté à des problèmes d'immigration, le phénomène est global. Comment expliquez-vous ces mouvements importants de population dans le monde? La migration n'est pas qu'un simple problème Nord-Sud. La migration contient une dimension eschatologique. De par leur égoïsme et leur éloignement de Dieu, tous les êtres humains veulent profiter des richesses. Les médias modernes montrent jusqu'aux contrées les plus reculées de la planète, quels sont les conquêtes les plus alléchantes: le pouvoir de l'argent, l'apparence et le plaisir. La richesse selon Dieu sont des valeurs comme la fidélité, la responsabilité, le sens du devoir, la ponctualité, la propreté, l'honnêteté; ces valeurs ne sont aujourd'hui plus demandées. Le droit des plus forts conduit à la richesse. Tous veulent en profiter.
Le nouveau mélange de cultures, de traditions, de religions et d'informations qui en résulte, conduit à une déresponsabilisation de toutes parts. Chacun a des droits. Les structures politiques s'effritent. La globalisation est en marche, et le monde devient un village. Il n'y a plus un droit puisque tous ont leurs droits. L'Antéchrist n'a plus qu'à régner et agir, lorsque tout n'est plus que doux mélange et qu'il n'y a plus de responsables. Il est donc de notre devoir de parler des conséquences de l'immigration, sans peur ni racisme.

Certains affirment que la courbe démographique de la Suisse va entraîner une pénurie de travailleurs et que les étrangers sont nécessaires pour le succès futur de l'économie suisse. Partagez-vous cet avis? Ce ne sont pas seulement des forces vives qui manqueront mais tout le potentiel de vie. Ce n'est pas avec la migration que nous réglerons nos problèmes de non-renouvellement démographique. L'ensemble de nos uvres sociales reposent sur le principe de financement solidaire. Les jeunes paient pour les personnes âgées, les actifs pour les rentiers. Le système se désintégrera dès lors que la croissance fléchit, que les valeurs communes disparaissent. Le fossé entre ceux qui financent et ceux qui bénéficient de ces assurances sociales ne cesse de s'agrandir. Les personnes d'autres cultures, d'autres pays et d'autres arrières-plans religieux sont attachées à d'autres valeurs, et bien souvent à d'autres systèmes d'organisation sociale.

Peut-on mener une politique d'immigration respectueuse de l'étranger comme nous y invite la Bible et en même temps lutter contre les abus? La Bible nous exhorte à aimer et à prendre soin de l'étranger. Ce principe essentiel est valable pour tout prochain que Dieu met sur notre route. Mais nulle part il n'est dit que l'étranger doit avoir ses propres droits, ou qu'il ne doit pas se plier aux lois du pays d'accueil. C'est tout le contraire qui est vrai. L'étranger doit se soumettre aux lois du pays hôte. La Suisse n'a pas un problème d'étrangers, mais un problème de loi. Notre Etat n'a plus la force, la volonté, de traiter tout le monde sur un pied d'égalité. Tout simplement, car il n'y a aujourd'hui plus de valeurs communes dans notre société. Le principe d'opportunité, d'adaptation est exploité par tous, du manager jusqu'au requérant d'asile. En fin de comptes, tous obtiennent tous les droits et l'épée de l'Etat, telle que décrite dans Rom. 13, n'est plus aiguisée. On appelle bien le mal et vis-versa. Quelques exemples: la distribution d'héroïne sous contrôle médical, l'avortement, le partenariat des homosexuels.

Dieu, l'Etat et l'individu

Réflexion sur le rôle de l'Etat, et la relation de l'individu -du chrétien en particulier- avec l'autorité divine et politique

L'absence d'ordre étatique engendre l'anarchie. Dieu a créé un monde ordonné et structuré, dans lequel existent trois sphères d'autorité qui sont la famille, l'Etat et l'Eglise. Dans son Epître aux Romains, au chapitre 13, l'apôtre Paul écrit que toutes les autorités qui existent ont été instituées par Dieu. Dans ce même texte, il nous dit quels sont les droits et les devoirs de l'Etat dans une perspective divine. Au moment où les débats sur le rôle de l'Etat sont quasi quotidiens, il est utile de revenir à ce texte essentiel.
Pour prospérer, toute société a besoin d'un gouvernement. L'Etat n'est pas un mal, mais le garant de l'application de la loi. L''humanité étant foncièrement égoïste, la liberté individuelle doit être définie et délimitée par des lois claires et applicables. C'est le premier rôle que Dieu attribue à l'Etat et aux gouvernants: rédiger et appliquer la loi. Celle-ci a nécessairement pour fondement des principes moraux universellement reconnus: l'interdiction du meurtre et du vol, la protection de la vie humaine et de la famille, l'équité de la justice et le respect de la propriété privée.
Les magistrats ont pour rôle d'appliquer la loi avec rigueur et équité. Car le but de la loi dans une nation est d'assurer la punition des coupables et la protection des citoyens honnêtes. La loi n'est pas une simple déclaration d'intention: elle doit être entièrement appliquée. Dans le cas contraire, les mauvais penchants s'expriment sans retenue et avec une arrogance d'autant plus grande que pourraient l'être la lâcheté des juges. L'apôtre Paul reconnaissait aux autorités le droit divin de porter l'épée dans ce but: «Veux-tu ne pas craindre l'autorité ? Fais le bien, et tu auras son approbation. Le magistrat est serviteur de Dieu pour ton bien. Mais si tu fais le mal, crains: car ce n'est pas en vain qu'il porte l'épée, étant serviteur de Dieu pour exercer la vengeance et punir celui qui fait le mal». Autrement dit, l'usage de la «force» par l'Etat est légitime. Les nations ont le droit et le devoir d'assurer leur sécurité intérieure par une force de police et leur défense extérieure par une armée. Seule l'absence de mauvais penchants permettrait de justifier l'absence de loi, de police et de tribunaux dans une nation. De même, seule l'absence de menace armée permettrait de justifier l'abolition d'une défense armée.
Le dernier rôle de l'Etat mentionné par Paul dans le texte qui nous intéresse est de collecter l'impôt. Il est légitime que l'Etat finance son fonctionnement par le prélèvement de taxes: «Rendez à César ce qui est à César et à Dieu ce qui est à Dieu». La deuxième partie de cette citation de Jésus nous rappelle d'autre part qu'il n'est pas légitime pour l'Etat de revendiquer le statut de «Providence» ou de se placer au-dessus des lois de Dieu. Il est légitime de s'opposer à l'Etat et de lui désobéir si nécessaire lorsqu'il ordonne le meurtre des innocents, interdit la prédication de l'Evangile ou exige une allégeance due à Dieu seul.
En résumé, nous devons au gouvernement notre obéissance aux lois, nos impôts et notre engagement de citoyens actifs et engagés. Nous devons à notre Créateur adoration, loyauté et obéissance ultimes. La loi de Dieu est supérieure à celle des hommes et c'est à Lui que sujets et empereurs, citoyens et parlementaires rendront un jour compte de leurs décisions.
Jonathan Rivers-Kirby,
UDF Jura

Service public ou intérêt privé?

Depuis quelques années, nous assistons à un démantèlement ordonné de nos entreprises du secteur public. Mais quelle mouche a donc piqué nos dirigeants, pour qu'ils s'acharnent à privatiser nos institutions publiques? Il est clair qu'en regardant de près les CFF, qui présentent régulièrement et depuis de nombreuses années des chiffres rouges, il devient indispensable d'entreprendre quelque chose. Vous le savez aussi bien que moi, actuellement les maîtres-mots de nos sociétés occidentales sont rentabilité, gains, profits, actions et bourse. Toutes les valeurs d'une époque pas si lointaine sont devenues ringardes.
Toutefois, ne nous apitoyons pas sur le passé et regardons résolument en avant, car si nous voulons construire notre pays il s'agit d'imaginer, de proposer, d'innover ou de restaurer ce qui fonctionne déjà. Pour cette raison, je ne me permettrais en aucun cas de critiquer ce qui se bâtit.
Mais le présent comme l'avenir nous concernent, donc je m'inquiète. Dernièrement, un collègue de travail me donnait son point de vue sur les votations concernant le chômage. Il constatait qu'une partie de la population était en train de s'approprier tous les biens de la société, en faisant un nombre d'heures supplémentaires, sans trouver le temps de se reposer ou de donner du temps pour son prochain au travers d'une activité quelconque. Laissés-pour- compte et chômeurs ne récoltent plus que les miettes; ils ont le sentiment d'être jetés comme de vieilles chaussettes après avoir servi. Prenons l'exemple des employés Swissair dont la retraite s'est envolée avec le dernier avion. Que se passe-t-il dans leur tête? Je ne pense guère me tromper en parlant d'animosité, d'amertume, de rancune et d'écurement.
Il ne faut pas perdre de vue que les problèmes sont perçus de façons différentes par les acteurs concernés. Ce qui est important en fin de compte, pour résoudre ces complications, ce sont les moyens utilisés. Comme notre pays est grandement influencé par l'Europe, on peut se demander quel est le but et à qui le projet profite. Une entreprise publique doit être au service de chaque citoyen, qu'il habite dans un tout petit village perché sur le sommet d'une montagne ou dans une ville de plus de 100 000 habitants. Les services de cette entreprise doivent être identiques pour tous. Alors parler de profit et de rentabilité amènera tôt ou tard un déséquilibre au niveau des personnes et des régions de ce pays.
Nous savons tous que pour qu'une entreprise dégage des bénéfices, il faut supprimer ce qui n'est pas rentable. Mais encore une fois, à qui ces restructurations profitent-elles? On peut légitimement se poser la question. Il est clair que les gains extraordinaires que rapportent certaines collectivités publiques intéressent grandement les entreprises du domaine privé. Mais est-ce que notre société tient toujours à ce que chaque individu, toutes classes confondues, bénéficie des mêmes droits, avoirs et acquis ?
Toutes les solutions utilisées pour redresser une situation peuvent être bonnes, mais il est important d'en discerner le terme. Pour que notre société actuelle garde sa stabilité, il faut penser à l'homme, car il en est l'acteur principal. Surtout ne perdons pas de vue que si chacun de nous se sent respecté, écouté et honoré, la cohésion et l'entente pourront aller de l'avant, et la paix être maintenue.
Mais si l'argent devient le but suprême, comme les temps actuels semblent le démontrer, si le fait de licencier du personnel dans une entreprise permet d'augmenter le cours des actions en bourse, si la puissance de quelques privilégiés va grandissant et a tendance à écraser les faibles et les plus fragiles, alors il faut craindre pour la stabilité de notre société.
Jésus-Christ ne s'est pas sacrifié pour son propre intérêt, mais pour le bien de tous. Il devrait en être de même pour chacun de nous, dans ce qu'il entreprend pour son prochain. Aime ton prochain comme toi-même, nous disait l'Evangile.
Daniel Cherbuin,
président UDF Fribourg

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RUBRIQUE: L'UDF DANS LES CANTONS

Vaud

Objectifs solides pour l'UDF en région lausannoise
Il y a de fortes chances pour que la commune de Lausanne voit une liste de candidats UDF lors des prochaines élections du printemps 2006. En effet, après une année et demi d'existence, le comité de la section Lausanne et environs débute l'année 2003 avec de solides objectifs, que nous espérons grandissants lors des prochaines années. Ce comité, qui compte cinq membres, a vécu en 2002 des instants très positifs. En effet, au niveau des satisfactions, relevons la participation active à la récolte de signatures en faveur de l'initiative mini-Max pour alléger les coûts de l'assurance maladie obligatoire, modèle repris par plusieurs partis depuis. Dans ce domaine, l'UDF s'est montrée à la pointe de l'action politique. En ce qui concerne un chapitre plus douloureux, mentionnons l'échec de la votation concernant la décriminalisation de l'avortement. Mis à part les chrétiens, peu de gens se sont véritablement prononcés pour la vie. Cependant, un membre du comité a eu l'occasion de participer, au nom de l'UDF, à une émission télévisée en rapport avec la politique familiale en Suisse. L'impact de cette émission a été réjouissant.
Pour l'année qui vient, le comité de l'UDF Lausanne s'engagera dans des domaines divers tels qu'organisation de conférences, récoltes de signatures, ainsi que dans le soutien de la liste de candidats UDF aux élections fédérales d'octobre 2003. Le comité offre du reste un réservoir de quelques trois candidats potentiels.
Comme vous le voyez, les débuts de ce comité sont réjouissants. Seriez-vous prêts à nous rejoindre? Vos qualités sont certainement celles qui nous manquent afin que «nos compétences s'élargissent» (1 Chr. 4, 10). Pour toute question, renseignement ou autre, veuillez contacter le sous-signé au 078.794.85.18 ou antoinebaer@hotmail.com.
Au nom du comité,
Antoine Baer,
président de la section régionale

Les Suisses ont de quoi être reconnaissants

Je suis Français, marié et père de cinq enfants, en formation en cours d'emploi comme maître socio - professionnel. Je viens fraîchement d'adhérer en tant que membre de l'UDF dans la section du Valais. J'aimerais exprimer ma reconnaissance pour plusieurs aspects que je désire vous partager: premièrement, pour la possibilité que, dorénavant, je peux défendre et formuler mon opinion sur les sujets divers qui touchent le pays dans lequel je suis accueilli et où mes enfants grandiront. Deuxièmement, pour l'héritage voulu et laissé par les aïeux «helvètes»: le fondement de la Constitution, les lois, les préceptes qui sont basés sur la Parole de Dieu qui est la Bible, le Livre par excellence, écrit par des hommes et inspiré par Dieu pour le bien-être de l'humanité et de la société. Troisièmement, pour le privilège que nous avons en Suisse, d'accéder à la liberté de prendre nos responsabilités (vote, initiative, référendum, etc.), de partager notre opinion, de conseiller, d'aider notre prochain, d'être acteur de l'ensemble des affaires publiques. Et quatrièmement, pour le fait que je puisse soutenir un parti politique qui ne se bat pas en vain, car je crois que notre Seigneur inspire et utilise des hommes et des femmes pour influencer, déteindre Sa volonté au milieu de ce peuple.
Notre Dieu a de réels projets de bonheur pour ce pays, pour l'humanité. Alors faisons-Lui confiance, uvrons dans Sa vigne, en n'oubliant pas la grande Espérance qui est encore à venir: Son retour.
Philippe Beeusaert

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RUBRIQUE: International

Bébé cloné ne donne pas vie éternelle

La scientifique française et raélienne Brigitte Boisselier, présidente de Clonaid, société de clonage humain fondée aux Etats-Unis en 1997 et financée par la secte des raéliens, a annoncé la naissance vendredi 27 décembre à 11h55 d'une petite fille de 3,1 kg, clonée à partir de sa mère, une Américaine de 31 ans, qui l'a portée durant la grossesse. Le gynécologue italien S. Antinori affirme aussi qu'une de ses patientes est enceinte d'un ftus de quinze semaines créé par clonage.
Si cette information se vérifie, nous nous trouvons pour la première fois dans une situation où l'enfant ne serait plus le fruit du mélange génétique d'un père et d'une mère, mais la reproduction de l'un de ces parents.
En pratique, pour obtenir un clone, les scientifiques prélèvent un ovule, retirent son noyau contenant le patrimoine génétique de la femme. Parallèlement, une cellule adulte contenant tout le patrimoine ADN (père et mère) est prélevée, puis injectée dans l'ovule. Cultivé in vitro, c'est-à-dire en éprouvette, l'ovule se divise. Lorsque cette division atteint un nombre suffisant de cellules, l'embryon est transféré dans l'utérus de la mère. C'est la méthode utilisée en 1996 par des chercheurs écossais pour donner naissance à la brebis Dolly.
La communauté scientifique se dresse contre une telle pratique qui comporte selon elle de nombreux risques médicaux et éthiques: les recherches menées depuis cinq ans ont montré l'importance des séquelles, dont des malformations congénitales souvent mortelles, des difformités physiques, des déficiences du système immunitaire et un vieillissement prématuré. Sans parler des dérives mercantiles! Il est pour l'instant impossible de prédire si un clone se développera comme un individu normal ou anormal.
Le mouvement des raéliens a été fondé en 1973 par un ancien journaliste français, Claude Vorilhon, installé au Québec, et qui se fait appeler «Raël». Se présentant comme un prophète, le gourou de la secte prône une interprétation scientiste de la Bible. Il affirme ainsi que la vie humaine sur terre a été établie par des extra-terrestres - les «Elohim» de la Genèse ­ arrivés en soucoupes volantes il y a 25 000 ans et que les humains ont été créés par clonage. Le clonage humain est donc à la base de la «croyance» raélienne. Selon Raël, le clonage permettra à l'humanité d'atteindre un jour la vie éternelle, en permettant de renouveler régulièrement son enveloppe corporelle. Les raéliens, qui revendiquent 55 000 adeptes dans le monde, se disent aussi partisans de la «géniocratie», le pouvoir des plus intelligents.
Ainsi notre société est en train de récolter le fruit de ses dérives. En abandonnant la foi en Dieu et la Bible, elle a mis de côté la Création, la reproduction telle que Dieu l'a conçue, et le seul moyen que Dieu ait donné aux hommes pour recevoir la vie éternelle: la foi en son Fils Jésus-Christ, qui a ôté nos péchés en mourant sur la croix à notre place. N'est-il pas temps de mettre un holà, par un retour à la vérité divine, et par une politique de garde-fous? Seuls trois pays de l'UE - la Grèce, l'Espagne et l'Italie- ont signé la Déclaration d'Oviedo en 1997, interdisant le clonage reproductif humain! La France, l'Allemagne et l'Autriche ont des lois nationales restrictives; et la Grande-Bretagne a prévu une loi d'urgence. Mais sept pays de l'UE peuvent encore actuellement cloner légalement des embryons humains: La Belgique, la Finlande, le Danemark, le Luxembourg, le Portugal, les Pays-Bas et la Suède.
Dominique Ardellier

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Rubrique: réflexion

Priez sans cesse

Apprends-nous à prier pour nous apprendre à mieux te connaître
Apprends-nous à prier pour nous apprendre à te ressembler
Apprends-nous à prier pour nous apprendre à vivre pour ta joie, pour notre bonjour, pour ta gloire! Amen.
Quelqu'un disait un jour: «La prière est la respiration du chrétien». En effet, la Bible nous dit en Jacques 5, 16: «La prière agissante du juste a une grande efficacité». Il est vrai, lorsque nous analysons tous les réveils de tous les temps, nous pouvons constater une chose: la prière est à l'origine de chacun d'eux.
Adolphe Monod a prononcé, avant de mourir, ces paroles: «Ah! si je revenais à la vie, je voudrais, avec le secours de Dieu et en me défiant de moi-même, donner à la prière beaucoup plus de temps que je ne lai fait et me reposer sur elle beaucoup plus que sur le travail, qu'il est cependant de notre devoir de ne jamais négliger, mais qui n'a de force qu'appuyé et animé par la prière».
Prier Dieu, c'est parler avec le Tout-puissant, c'est être en tête-à-tête avec notre Maître.
Dans l'Ancien Testament déjà, l'auteur du Psaume 116 aux versets 1 et 2, nous fait partager les moments précieux qu'il passe avec son Dieu: «J'aime l'Eternel car il entend ma voix, mes supplications, car il a penché son oreille vers moi.»
chers amis, sommes-nous conscients de cette arme puissante «la prière» que Dieu met à notre disposition? Le diable connaît trop bien la puissance de la prière; c'est pour cela qu'il essaie toujours de nous distraire par d'autres moyens, et il nous trouve mille excuses pour que nous n'entrions pas dans ce dialogue avec Dieu.
Jésus est pour nous l'exemple des exemples. Lui connaissait la puissance de la prière. En Marc 1, 35, nous lisons: «Vers le matin, pendant qu'il faisait encore très sombre, il se leva pour aller dans un lieu désert où il pria».
En Luc 6, 12: «Avant de choisir ses disciples, Jésus se rendit sur la montagne pour prier; il passa toute la nuit à prier Dieu». Donc avant une décision d'une importance capitale, Jésus prie. Si nous parcourons le livre des Actes et les Epitres, dans chacun d'eux il nous est parlé -oh combien!- de la nécessité de prier.
L'apôtre Paul encourage ses amis et nous-mêmes à prier sans cesse.
Donc, si la prière est un dialogue avec Dieu, peut-on cesser de prier? Pour l'enfant de Dieu, interrompre ce dialogue avec son Dieu, c'est cesser de respirer, c'est également cesser de vivre...
Le chrétien qui prie sans cesse va se nourrir et grandir dans la communion avec son Dieu.
Chers Amis, que nos prières puissent être une adoration, une louange à notre Maître, afin que notre vie de prière soit fécondée par la présence du Ressuscité.

David Richard,
pasteur de l'Eglise évangélique missionnaire d'Estavayer-le-Lac

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Assemblée générale des membres de l'UDF Genève
Vendredi 21 mars 2003 à 19h suivie d'une conférence publique (entrée libre) sur la mondialisation avec Jean-Pierre Graber à 20h15 à la salle de l'Armée du Salut 10 rue Dassier, rez-de-Ch.

Assemblée générale de l'UDF Nord-vaudois
Cette assemblée aura lieu le jeudi 20 mars 2003 à Sainte-Croix. Elle sera suivie d'une conférence - débat publique sur le thème de la révision de la Loi sur les stupéfiants (Lstup) avec Norbert Valley intervenant en toxicomanie.

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