L'UDF édite Impulsion. Ce journal, qui paraît entre cinq et neuf fois par an, informe de l'actualité politique suisse et de l'action de l'UDF au niveau fédéral et dans les différents cantons romands. Chaque édition contient également une interview. 

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Edition actuelle 1/04 - janvier 2004

RUBRIQUE EDITO

L'ancienne formule magique imaginée par le PDC en 1959 a vécu. Suite à l'élection du 10 décembre dernier, le visage du Conseil fédéral a changé.
Il se compose dorénavant de deux radicaux, deux socialistes, deux démocrates du centre et un démocrate-chrétien.
L'UDF, qui a toujours soutenu le principe de la concordance, à savoir un gouvernement basé sur une représentation équitable des forces présentes au parlement, constate que, bien que la concordance ait survécu à cette élection, la Suisse se retrouve avec un gouvernement nettement plus à droite que le précédent. Espérons que la polarisation des forces présente au gouvernement ne paralyse pas la politique de notre pays.
Avec l'arrivée d'un second zurichois au gouvernement, la représentation des diverses régions n'est malheureusement plus assurée, bien que ce point soit spécifiquement écrit dans la Constitution fédérale. Christine Beerli a tout de même fait les frais de ce fameux article de la Constitution, car si elle avait été élue, les deux cantons les plus peuplés de Suisse que sont Berne et Zurich auraient eu chacun deux sièges, ayant la majorité absolue au Conseil fédéral. Et cela, les parlementaires fédéraux n'en ont pas voulu, quitte à se passer d'une seconde femme au Conseil fédéral.
L'aile zurichoise de l'UDC est donc passé d'un rôle d'opposition à celui d'une véritable force gouvernementale. Son représentant, Christoph Blocher, devra défendre le nouveau droit de la nationalité, la révision de la loi sur l'asile et ensuite, le Pacs fédéral. Ces trois objets relèvent du département de Justice et Police dont il a hérité bien malgré lui. Drôle de paradoxe pour un parti qui doit défendre maintenant des dossiers contre lesquels il a lutté durant des années.
Du côté des priorités, le ton est donné: place à l'assainissement des finances fédérales. Si l'UDF soutient le principe de finances publiques saines,
il s'oppose néanmoins à ce que des économies se fassent sur le dos des plus démunis. Les deux conseillers nationaux UDF auront donc fort à faire pour continuer à promouvoir les valeurs éthiques dans les différents dossiers politiques.

Maximilien Bernhard

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RUBRIQUE: Nationale

Interview

Titre: La lutte contre la violence juvénile commence à la maison

Sous-titre: Le directeur de la Fontanelle s'exprime sur la violence juvénile, ses raisons et la façon de lutter contre, individuellement et en société. Interview.

André Burgdorfer, vous êtes à la tête d'une institution de réinsertion pour les jeunes marginaux. Confirmez-vous l'augmentation de la violence juvénile?
L'augmentation de la violence juvénile est bien réelle. Nous la constatons premièrement au niveau du vocabulaire employé par les jeunes dès que surviennent des frustrations. Le passage à l'acte violent est lui aussi plus rapide que par le passé.
Il y a cinq ans, les jeunes de la Fontanelle fuyaient dans la toxicomanie. Aujourd'hui, la difficulté d'insertion dans le monde adulte et professionnel pousse certains jeunes à exprimer leur colère, leurs craintes, leurs incertitudes et leur deuil par rapport au passé par la violence. Cette dernière, sous diverses formes, est devenu un moyen d'expression presque normalisé.

Est-il plus difficile de passer à l'âge adulte que par le passé?
La position de l'enfant a radicalement changé dans la société. L'enfance est plus facile. Depuis trente ans, l'enfant occupe une place centrale dans la vie familiale. Il reçoit beaucoup d'attention et de soins. Il lui est en revanche devenu plus difficile de sortir de cette situation et d'entrer dans l'âge adulte. Ce sont les conséquences de l'ère de l'enfant roi.
Tout ce qui a été entrepris pour donner plus de considération à l'enfant au cours des dernières décennies n'est pas négatif. C'est par exemple très bien que l'on écoute davantage l'enfant. Loin de moi l'idée de remettre tout cette évolution en question.

Mais l'enfant ne devrait-il pas être plus sûr de lui, fort de l'attention dont il a bénéficié, pour aborder les années d'entrée dans l'âge adulte?
Oui, mais l'attention à l'enfant se fait bien souvent au détriment de l'attention pour autrui et des exigences extérieures. Nous refusons et tentons d'écarter la souffrance pour notre enfant. C'est légitime. Mais à l'adolescence, au moment où l'enfant part à la découverte du monde, le choc est terrible.
La vie est devenue plus sélective. Elle le devient plus rapidement, plus radicalement. Aujourd'hui, même des études universitaires ne sont plus garantes d'un emploi.
Dans ce contexte de tension, sa confiance en lui peut avoir alors un effet pervers car elle place les besoins de sa personne en priorité, au point de se donner le droit d'être violent si cela lui fait du bien.
Par ailleurs, un adulte en devenir est en quête de sens. Notre société a des réponses plus individualisées qu'auparavant ce qui peut être enrichissant. Mais cette individuation du sens a gommé un certain nombre de rituels sociaux, qui sont primordiaux pour sécuriser l'être humain dans les passages délicats de sa vie. La jeunesse s'invente donc des rituels ; le rap en est un. La violence peut l'être aussi.

La violence juvénile est-elle un problème de société ou qui relève de la sphère privée?
Les deux. Dans le passé récent, la société a donné davantage d'importance à l'individu. Conséquence, celui-ci a petit à petit eu des problèmes à vivre en société. Depuis son enfance, l'idée de vivre en commun n'est plus véhiculée. En parallèle, il a perdu la notion de bénévolat, de clubs, etc. Les activités sociales traditionnelles ayant disparu, le lien social se défait.
Le contexte historique et des choix de société ont conduit à la situation actuelle. Et à ce niveau-là, la sphère privée et l'influence de la société se superposent. Prenons l'exemple de mon fils qui injurie ma femme, ceci dans la sphère privée; ma réaction en tant que père aurait été différente en 1960, car le contexte social était différent. Aujourd'hui, le modèle du père idéal a changé, la sévérité a moins la cote et ma réponse en sera influencé. Au risque qu'elle ne soit pas assez ferme et que mon fils récidive.

Comment vous y prenez-vous pour traiter la violence chez les jeunes?
L'insécurité provoque la violence. En amont, nous tentons à tout prix de poser un cadre de sécurité; écouter les besoins du jeune, le respecter dans ce qu'il est, mais clarifier aussi à l'avance nos exigence, nos limites et les conséquences en cas d'irrespect. Lors de la montée de l'agressivité, il s'agit de rester en contact avec la personne; un être humain ne frappe que si la relation est coupée et qu'il peut assimiler autrui à un objet. Il s'agit aussi d'intervenir avec fermeté le plus tôt possible dans l'escalade: agressivité, menaces, insultes verbales, crachats et violences physiques.

Peut-on guérir de la violence juvénile ?
Oui, avec du temps et de la patience. Mais ce n'est pas en enfermant des gens qu'on y parvient. Pas plus qu'en misant sur un cadrage immédiat.
Les jeunes qui arrivent à la Fontanelle sont souvent en rupture sur plusieurs points comme la famille, la scolarité, etc. Ils ont accumulé des retards de compétences.
La thérapie que nous proposons consiste à reconstruire la personnalité du jeune. Elle se déroule sur une période d'un an.
La réussite de la thérapie dépend de la volonté du jeune. Il est confronté à un choix, celui d'endurer une épreuve synonyme de deuxième chance dans la vie. Les pensionnaires de la Fontanelle comprennent vite le sens de l'épreuve que nous leur proposons. Certains ne veulent pas se laisser changer. Il arrive parfois qu'un jeune voit que sa délinquance réunit ses parents. Par loyauté, il craint que s'il cesse la violence, ses parents ne se remettent à se disputer.
Contrairement aux idées reçues, les jeunes délinquants ne sont pas tous rebelles. Pour fuir une situation, certains fuient dans la violence mais restent très soumis.

Dans quelle mesure les parents peuvent-ils prévenir la violence juvénile dans le cadre de leur éducation?
Les parents ont une grande responsabilité face à leurs enfants. La permissivité qui a régné sans partage depuis une trentaine d'années a eu des conséquences incontestablement désastreuses. Mais attention au retour de balancier. Il ne s'agit pas de tomber dans l'excès inverse.
Ceci-dit, certains principes éducatifs de base méritent d'être rappelés. Comme par exemple certains choix laissés aux enfants ne correspondent pas à leur âge. Les parents doivent décider pour eux. Les parents doivent à nouveau mettre plus des limites à leurs enfants, car la frustration de l'enfant participe à son développement.
Il est indéniable que le rôle moins figé de l'homme et de la femme dans la constellation familiale a évolué. De figée, elle est devenue plus complexe. Heureusement, les possibilités de formation pour mieux encadrer le développement de l'enfant ont évolué en parallèle. Mais faut-il le rappeler, ces livres ou ces formations ne sont pas accessibles pour l'ensemble de la population. Seuls les familles aisées et d'intellectuels y ont bien souvent accès. Par ailleurs, les «belles» théories entendues à la télé fonctionnent pour des gens capables d'avoir une certaine distance avec la vie. Par manque de temps ou d'argent, bien des familles n'ont pas les moyens de faire face à cette complexité, dont les effets négatifs retombent finalement sur l'enfant. Il n'est pas étonnant que la femme divorcée, qui travaille à plein temps tout en s'occupant de ses trois enfants, puisse craquer à la fin d'une journée harassante, devant les bêtises de ses adolescents. La moitié des jeunes qui arrivent à la Fontanelle sont issus de ce genre de situation.

Que faire concrètement sur le plan politique pour lutter contre la violence juvénile?
Nous vivons dans un monde complexe et les conclusions simplistes n'en font plus partie. Méfions-nous des solutions miracles et expéditives et évitons de stigmatiser les coupables apparents.
Il faut se donner les moyens de punir des actes de violence, mais c'est loin d'être suffisant. Le changement vient d'abord de soi, du regard que je porte sur l'autre, de l'ouverture que je lui fais. C'est donner une chance au changement.
Politiquement, il s'agit de reconnaître l'éducation, au sens large du terme, comme les fondations d'une société saine et se donner les moyens d'en faire une priorité.

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La Fontanelle en chiffres

La Fontanelle, ce sont deux foyers un pour les garçons, l'autre pour les filles. L'institution accueille actuellement dix jeunes hommes et sept jeunes femmes. Des jeunes de 15-18 ans y sont placés par la justice des mineurs ou les services sociaux. Il s'agit de situations à problématiques lourdes. La Fontanelle s'est illustrée par les séjours de survie qu'elle organise au Canada et qui participent à la prise en charge thérapeutique du jeune. Cette dernière dure en principe un an.
En 1983, une famille décide d'ouvrir son foyer pour venir en aide aux jeunes délinquants. Institutionnalisée sous forme associative dès 1987, la Fontanelle devient un foyer qui se réfère à la spiritualité chrétienne.

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En une législature fédérale, le secrétariat romand de l'UDF a fait progresser la vision du parti en Romandie

Au terme d'une année 2003 dense, notamment en raison des élections fédérales d'octobre dernier, l'heure est au bilan de la quatrième année d'existence du secrétariat romand de l'UDF.
Créé à la suite des élections fédérales de 1999, le sécrétariat romand de l'UDF a réussi à se positionner dans le paysage politique romand en l'espace d'une législature. Résultat concret, lors des élections fédérales du 19 octobre dernier, l'UDF a déposé pour la première fois des listes de candidats dans quatre cantons romands. Entre-temps, l'UDF avait présenté des élections communales et cantonales de divers cantons. C'est dire que le secrétariat romand et les sections cantonales de l'UDF ont travaillé d'arrache pieds pour obtenir des résultats encourageants. Votre secrétaire romand, en plus de son engagement au Conseil communal d'Yverdon-les-Bains et de la présidence de l'UDF Vaud, participe notamment aux assemblées des délégués, organise des conférences de presse et des débats publics, met sur pied des journées de formation pour les sections cantonales de l'UDF.
Par ailleurs, les relations avec les médias se sont elle aussi intensifiées. En 2003, l'UDF a été très présente sur le plan médiatique puisque ses représentants ont participé à plus d'une vingtaine d'émissions électorales ainsi qu'à divers débats télévisés (révision de la Loi sur les stupéfiants, Pacs fédéral).
Le travail effectué en politique par l'UDF est un investissement indispensable pour les générations futures. Dans ce sens, l'UDF romande apporte sa pierre à l'édifice.
Reste qu'un travail de fond demeure nécessaire à l'avenir aussi, pour mieux faire connaître l'UDF et sa vision politique empreinte des valeurs chrétiennes. Parmi ses nouvelles priorités, l'UDF entend renforcer sa présence dans les législatifs communaux et réussir à décrocher un siège dans l'un ou l'autre parlement cantonal romand.
Notre parti est convaincu qu'à terme il obtiendra des résultats qui seront au-delà de ce qu'il pouvait espérer, notamment au niveau national. En effet, les valeurs éthiques que défend l'UDF restent immuables. Par les temps incertains et difficiles que nous vivons, ces valeurs sont de plus en plus reconnues. Elles permettront à l'UDF de renforcer de manière significative sa présence dans le monde politique.
Votre secrétaire romand tient à vous remercier chaleureusement de l'avoir soutenu tout au long de ces dernières années et espère pouvoir continuer à compter sur votre soutien.
Maximilien Bernhard

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L'UDF soutient le référendum contre la Loi sur les embryons


Opposée à toute manipulation sur les embryons humains, l'UDF a répondu à l'adoption de la loi sur la recherche sur les embryons par les Chambres fédérales, par le soutien du référendum (feuille de récolte de signatures jointe à cet envoi).
L'UDF s'est toujours engagée à protéger la vie, soit-elle en devenir, handicapée ou malade. Elle estime que la vie commence dès la conception et se termine à la mort naturelle. Elle considère par conséquent que tout embryon, surnuméraire inclut, est une vie en devenir. Partant de ce principe, l'UDF ne peut cautionner la manipulation de cellules souches embryonnaires qu'elle estime être à l'encontre de la protection de la dignité humaine.
Pour l'UDF, le temps est venu de déclarer un moratoire sur l'ensemble de la recherche qui s'effectue actuellement dans ce domaine. Les craintes émises par la Commission nationale d'éthique dans le domaine de la médecine humaine vont également dans ce sens.
En outre, l'UDF, craint que la nouvelle loi ne présente pas suffisamment de garanties contre le clonage humain. De possibles dérapages pourraient également se produire dans le cadre d'une manipulation d'embryons issus d'avortements. Il s'agit en réalité d'une instrumentalisation des embryons.
L'UDF comprend la motivation des chercheurs de combattre les maladies dégénératrices. Toutefois, à l'imprévisibilité des conséquences thérapeutiques de la recherche fondamentale doit être opposée une interdiction de toute manipulation sur les embryons humains. Celle-ci doit demeurer prépondérante sur les intérêts économiques.
L'UDF invite dès lors les chercheurs à explorer d'autres voies en vue de combattre les maladies.
Des feuilles de récolte de signatures peuvent être obtenues en appelant le secrétariat romand de l'UDF au: 024/425 96 23. (comm)

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RUBRIQUE: L'UDF DANS LES CANTONS

Le nouveau parlement est pour le Pacs

Au début de chaque nouvelle législature, on se demande quelles majorités se dégageront du nouveau parlement. Sur les références éthiques du nouveau parlement, on a été très vite fixé. En effet, le 3 décembre dernier, le Conseil national a décidé d'accepter la nouvelle Loi sur le partenariat enregistré entre personnes du même sexe, appelé communément le «Pacs fédéral».
Cette nouvelle loi met sur pied d'égalité les couples homosexuels avec les couples mariés, à l'exception de l'adoption d'enfants et de la procréation assistée. L'UDF a annoncé le lancement d'un référendum si le Conseil des Etats imitait la Chambre du peuple.
Elle considère en effet que pour plusieurs raisons, ce projet de loi est inacceptable. Premièrement, il affaiblirait inexorablement la famille. Plutôt que d'affaiblir cette dernière en lui opposant des formes de partenariat, les autorités doivent la privilégier clairement, aussi bien sur le plan juridique que financier. L'Etat est appelé à garantir à l'enfant un cadre lui permettant de se développer et de devenir un adulte capable de s'intégrer dans la société. Deuxièmement, l'UDF estime que le Pacs ouvrira tôt ou tard la porte à l'adoption d'enfants ainsi qu'à la procréation médicalement assistée par et pour les couples homosexuels. L'évolution des revendications et du débat politique en France et en Angleterre est sur ce point révélateur. Faut-il rappeler qu'une minorité de couples homosexuels contourne déjà la loi (insémination artificielle à l'étranger, adoption en solo)? Une raison supplémentaire de ne pas entrer en matière sur le «Pacs» réside dans la confusion qu'elle peut susciter sur l'identité sexuelle des enfants. En effet, ce serait un non-sens de tenter de leur faire croire qu'il est possible d'avoir deux pères ou deux mères, alors qu'il a fallu un homme et une femme pour les concevoir. L'intérêt de l'enfant doit être privilégié à tout prix.
L'UDF constate que ce projet de loi met la population suisse au pied du mur et l'obligera vraisemblablement à dire si elle cautionne ou non un choix de vie individuel.
Le projet de loi part au Conseil des Etats qui le traitera probablement au printemps déjà. Le lancement du référendum pourrait donc intervenir bientôt. En cas de divergences entre les deux chambres fédérales, le projet de loi retournera au Conseil national. Maximilien Bernhard

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Le 13 juin, tous à Bâle pour le Jour du Christ
Plus de 25000 évangéliques des quatre coins de la Suisse sont attendus le 13 juin prochain à Bâle, pour la sixième édition du Jour du Christ. Au-delà d'un grand rassemblement de foule dans le stade Parc St-Jacques du champion suisse de football, les organisateurs ambitionnent de renouveler la vision missionnaire des évangéliques de Suisse: «Imaginez un instant qu'il y ait une communauté chrétienne vivante dans chaque village de Suisse !», affirment-ils en cur.
Le point fort de la sixième édition du Jour du Christ sera incontestablement le défilé des drapeaux des 2800 localités de Suisse sur la mythique pelouse du stade de football de la cité rhénane. Pour les organisateurs, il constituera le point de départ d'un élan spirituel pour l'ensemble du pays. Concrètement, 2800 personnes entreront sur la pelouse du Parc St-Jacques afin de former une croix du Christ. Les rejoindront ensuite des étrangers habitant la Suisse, avec le drapeau de leur pays. Ils se mêleront aux porteurs des drapeaux des communes suisses, symbolisant ainsi les valeurs d'accueil et d'intégration prônées par les Eglises chrétiennes de notre pays. L'ensemble des participants du JDC.04 prieront ensuite pour le pays, ses localités, ses habitants et leurs besoins. Pour Hanspeter Nüesch, directeur de Campus pour Christ et coordinateur du programme JDC.04, «l'implantation de groupes de prières ou d'Eglises dans une localité commence par la prière.» A ce jour, plus de 550 porteurs de drapeaux ont été trouvés. Mais la partie n'est pas encore gagnée. Car pour concrétiser ce projet, plus de 2200 porteurs et autant de remplaçants doivent encore être trouvés. Ces derniers s'engagent à prier pour leur localité, celle de résidence secondaire ou de leur origine. Il sera également possible de «parrainer spirituellement une localité», explique Hanspeter Nüesch.
Conscients du risque d'amalgame avec un discours politique nationaliste ou avec la symbolique théologique des bannières de certains mouvements charismatiques, les organisateurs se veulent rassurants: "les drapeaux ne revêtent qu'une fonction de représentation, rien de plus", clarifie Hanspeter Nüesch.
Si le défilé de drapeaux constitue le point d'orgue de la matinée, de nombreuses autres animations donneront un caractère festif à la célébration. Kart Albietz, ancien directeur de St. Chrischona et co-initiateur des Jours du Christ, assurera la prédication. Au programme de l'après-midi, de nombreux témoignages dont ceux de plusieurs sportifs d'élite.
En 2004, le Jour du Christ se rendra pour la première fois à Bâle. Lancé en 1980, et après quatre éditions à Berne, le Jour du Christ a eu lieu la dernière fois au Stade olympique de la Pontaise à Lausanne en 1996.
Le Jour du Christ est le plus grand rassemblement des protestants évangéliques de Suisse. Il confère à ces derniers une plus grande visibilité publique, grâce à la bonne couverture médiatique dont il a bénéficié jusqu'ici. Parmi les organisateurs, on compte la Fédération Romande des Eglises et uvres Evangéliques (FREOE), L'Alliance Evangélique (AES) et la Fédération des Eglises Protestantes de Suisse (FEPS). Consciente de la sensibilité évangélique de nombreux réformés, la FEPS soutient la manifestation sans prendre une part très active dans le déroulement du programme du 13 juin prochain. Pour en savoir plus: www.jourduchrst. ch

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Rubrique : Réflexion

La Suisse a besoin d'humilité

A force de mettre Dieu de côté, je me demande quelle sera son attitude envers notre pays qu'Il a béni tant de fois. A plusieurs reprises, la Bible nous montre comment Dieu s'est comporté face à son peuple lorsque celui-ci s'est détourné de lui.
N'est-il pas intéressant de voir par exemple qu'après le règne de Salomon, le royaume s'est divisé en deux, Juda au Sud et Israël au Nord. En effet à cause de l'idolâtrie de Salomon, il est dit dans 1 Roi 11, 4 : «l'Eternel suscita un ennemi à Salomon, Hadad l'édomite de la race royale d'Edom». On remarque que la haine n'est pas quelque chose qui vient du hasard. La haine est comme une racine enfouie dans la terre pendant des années, puis en un temps que nous ne connaissons pas, elle sort au grand jour. En effet, Hadad avait pris la fuite avec les Edomites, serviteur de son père, au temps de David lorsque Joab chef de l'armée d'Israël extermina tous les hommes en Edom.
En ce qui concerne la Suisse, le pays connaît la stabilité intérieure. Sa non participation aux deux conflits mondiaux a permis la prospérité que notre pays connaît actuellement. Il y a de quoi être reconnaissant envers Dieu pour cette situation.
Ce qui en revanche m'embarrasse plus, c'est le comportement délibéré d'une grande majorité du peuple suisse face à la non reconnaissance ou à la méconnaissance de Dieu et de sa parole. J'en veux pour preuve ces diverses décisions prises par notre parlement concernant l'avortement, le divorce facilité, la distribution d'héroïne, le partenariat homosexuel ainsi que les solutions pour résoudre les problèmes actuels tels que suicide chez les jeunes, violence juvénile et la drogue. Prenons l'exemple de l'homosexualité pour illustrer ce propos, puisque le Conseil national vient d'accepter le Pacs fédéral. Dans Lév. 18, 22-30 nous pouvons lire ceci: «Tu ne coucheras point avec un homme comme l'on couche avec une femme. C'est une abomination (...). Vous ne commettrez aucune de ces abominations, ni l'indigène, ni l'étranger qui séjourne au milieu de vous (). Prenez garde que le pays vous vomisse si vous le souillez, comme il aura vomi les nations qui y étaient avant vous. Car tous ceux qui commettront l'une de ces abominations seront retranchés du milieu de leur peuple ()». Ce texte était destiné aux Hébreux et faisait partie d'autres lois qui légiféraient leur rapport avec la société. Nous devons accepter et reconnaître une chose importante et vitale: le Dieu dont fait référence notre Constitution fédérale est le même que celui d'Israël. Dans le Nouveau Testament, Paul écrit aux Romains: «Les hommes sont coupables» (version français courant) ou «péché des païens» (version Segond).
Dieu manifeste sa colère depuis le ciel sur tout péché et tout mal commis par les hommes qui, par leurs mauvaises actions, empêche la vérité d'agir. Dieu les punit car ce que l'on peut connaître de Dieu est clair pour eux. Dieu lui-même le leur a montré clairement. En effet, depuis qu'il a créé le monde, ses qualités invisibles, c'est-à-dire sa puissance éternelle et sa nature divine se voient dans les uvres qu'il a faites. C'est là que les hommes peuvent connaître, de sorte qu'ils sont sans excuses. C'est pourquoi Dieu les a livrés à des passions honteuses. Leurs femmes elles-mêmes changent les relations naturelles en des relations contre nature. De même les hommes abandonnent les relations naturelles avec les femmes et brûlent de désir les uns pour les autres» (Rom. 1, 18-32).
On le voit, l'homme n'a pas changé depuis l'Ancien Testament à nos jours. Par son rejet de Dieu, l'homme est livré à sa propre intelligence, pour qu'il fasse ce qu'il ne devrait pas faire. Comme notre civilisation est dans beaucoup de domaines très avancée, elle pense qu'elle est capable de gérer son présent et son avenir sans l'aide de Dieu. Mais nous le voyons au travers de ces deux textes, que la Suisse se trouve en abomination. Quel sera l'ennemi que l'Eternel suscitera à la Suisse?
Actuellement, les décisions prises en Suisse reflètent le choix du peuple puisque celui-ci est souverain. Force est de constater qu'il y a un désintérêt général pour les questions politiques, mise à part quelques soubresauts lors d'élections ou de votations. On le voit avec Israël. La majorité des rois, par leur rejet de Dieu, ont précipité leur royaume dans le chaos et la désolation. Pourtant, au temps de David et Salomon, ce pays était un grand royaume et la paix régnait entre les différents territoires. Si nous, Suisses, restons à l'écoute de l'Eternel, sa main puissante sera sur notre pays et préservera cette paix et cette unité entre nos différentes cultures. En 1893 lors du Jeûne Fédéral une lettre a été écrite par la chancellerie de Berne à tout le pays, celle-ci demandait aux habitants: «(...) Une dernière fois, chers concitoyens, nous vous annonçons le jour de prière: que notre appel trouve accès auprès de beaucoup et éveille en eux le sens de la repentance qui mène à la vie éternelle. Nous implorons Dieu, le créateur tout puissant et Père, qu'il nous pardonne également selon sa grande patience, qu'il ne nous juge pas selon notre mérite, mais selon sa grâce par notre Sauveur. Nous implorons sa bénédiction sur ce pays que nous avons dirigé jusqu'à présent ()».
Cette attitude humble serait nécessaire actuellement. Mais comment la susciter alors que la plupart des habitants de ce pays ne connaissent plus Jésus-Christ? Ce n'est que par Lui qu'il est possible de demander le pardon pour nos péchés.
Ma prière pour cette nouvelle année consiste à ce que Christ ne reste pas l'éternel petit enfant dans une mangeoire, mais qu'Il grandisse dans le cur de tous les Suisses, pour qu'Il prenne la place qui lui revient de droit. Ce faisant, nous pourrons tous comprendre la situation dans laquelle nous nous trouvons. Daniel Cherbuin,
président de l'UDF Fribourg

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Rubrique : Agenda

 

Congrès annuel UDF Genève

La prochaine assemblée générale de l'UDF Genève
aura lieu le: Vendredi 26 mars 2004 à 18h30

Eglise Apostolique de Genève
Carrefour du Bouchet No 4 (à proximité de l'aéroport)

A 20h00, l'assemblée sera suivie d'une conférence - débat public
Thème: Lobbyiste pour Jésus au Palais fédéral?
Orateur: Jean-Claude Chabloz

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Congrès annuel UDF Nord-vaudois

La prochaine assemblée générale de l'UDF Nord-vaudois aura lieu le: Jeudi 18 mars 2004 à 19h00
Buffet de la Gare, Yverdon

A 20h15, l'assemblée sera suivie d'une conférence - débat public :
Thème: violence juvénile: quels remèdes pour soigner
les causes?

 

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