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Edition actuelle 1/04 - janvier 2004
RUBRIQUE EDITO
L'ancienne formule magique imaginée par le PDC en 1959
a vécu. Suite à l'élection du 10 décembre
dernier, le visage du Conseil fédéral a changé.
Il se compose dorénavant de deux radicaux, deux socialistes,
deux démocrates du centre et un démocrate-chrétien.
L'UDF, qui a toujours soutenu le principe de la concordance, à
savoir un gouvernement basé sur une représentation
équitable des forces présentes au parlement, constate
que, bien que la concordance ait survécu à cette
élection, la Suisse se retrouve avec un gouvernement nettement
plus à droite que le précédent. Espérons
que la polarisation des forces présente au gouvernement
ne paralyse pas la politique de notre pays.
Avec l'arrivée d'un second zurichois au gouvernement, la
représentation des diverses régions n'est malheureusement
plus assurée, bien que ce point soit spécifiquement
écrit dans la Constitution fédérale. Christine
Beerli a tout de même fait les frais de ce fameux article
de la Constitution, car si elle avait été élue,
les deux cantons les plus peuplés de Suisse que sont Berne
et Zurich auraient eu chacun deux sièges, ayant la majorité
absolue au Conseil fédéral. Et cela, les parlementaires
fédéraux n'en ont pas voulu, quitte à se
passer d'une seconde femme au Conseil fédéral.
L'aile zurichoise de l'UDC est donc passé d'un rôle
d'opposition à celui d'une véritable force gouvernementale.
Son représentant, Christoph Blocher, devra défendre
le nouveau droit de la nationalité, la révision
de la loi sur l'asile et ensuite, le Pacs fédéral.
Ces trois objets relèvent du département de Justice
et Police dont il a hérité bien malgré lui.
Drôle de paradoxe pour un parti qui doit défendre
maintenant des dossiers contre lesquels il a lutté durant
des années.
Du côté des priorités, le ton est donné:
place à l'assainissement des finances fédérales.
Si l'UDF soutient le principe de finances publiques saines,
il
s'oppose néanmoins à ce que des économies
se fassent sur le dos des plus démunis. Les deux conseillers
nationaux UDF auront donc fort à faire pour continuer à
promouvoir les valeurs éthiques dans les différents
dossiers politiques.
Maximilien Bernhard
RUBRIQUE: Nationale
Interview

Titre: La lutte contre la violence juvénile commence à la maison
Sous-titre: Le directeur de la Fontanelle s'exprime sur la violence juvénile, ses raisons et la façon de lutter contre, individuellement et en société. Interview.
André Burgdorfer, vous êtes à la tête
d'une institution de réinsertion pour les jeunes marginaux.
Confirmez-vous l'augmentation de la violence juvénile?
L'augmentation de la violence juvénile est bien réelle.
Nous la constatons premièrement au niveau du vocabulaire
employé par les jeunes dès que surviennent des frustrations.
Le passage à l'acte violent est lui aussi plus rapide que
par le passé.
Il y a cinq ans, les jeunes de la Fontanelle fuyaient dans la
toxicomanie. Aujourd'hui, la difficulté d'insertion dans
le monde adulte et professionnel pousse certains jeunes à
exprimer leur colère, leurs craintes, leurs incertitudes
et leur deuil par rapport au passé par la violence. Cette
dernière, sous diverses formes, est devenu un moyen d'expression
presque normalisé.
Est-il plus difficile de passer à l'âge adulte
que par le passé?
La position de l'enfant a radicalement changé dans la société.
L'enfance est plus facile. Depuis trente ans, l'enfant occupe
une place centrale dans la vie familiale. Il reçoit beaucoup
d'attention et de soins. Il lui est en revanche devenu plus difficile
de sortir de cette situation et d'entrer dans l'âge adulte.
Ce sont les conséquences de l'ère de l'enfant roi.
Tout ce qui a été entrepris pour donner plus de
considération à l'enfant au cours des dernières
décennies n'est pas négatif. C'est par exemple très
bien que l'on écoute davantage l'enfant. Loin de moi l'idée
de remettre tout cette évolution en question.
Mais l'enfant ne devrait-il pas être plus sûr de
lui, fort de l'attention dont il a bénéficié,
pour aborder les années d'entrée dans l'âge
adulte?
Oui, mais l'attention à l'enfant se fait bien souvent au
détriment de l'attention pour autrui et des exigences extérieures.
Nous refusons et tentons d'écarter la souffrance pour notre
enfant. C'est légitime. Mais à l'adolescence, au
moment où l'enfant part à la découverte du
monde, le choc est terrible.
La vie est devenue plus sélective. Elle le devient plus
rapidement, plus radicalement. Aujourd'hui, même des études
universitaires ne sont plus garantes d'un emploi.
Dans ce contexte de tension, sa confiance en lui peut avoir alors
un effet pervers car elle place les besoins de sa personne en
priorité, au point de se donner le droit d'être violent
si cela lui fait du bien.
Par ailleurs, un adulte en devenir est en quête de sens.
Notre société a des réponses plus individualisées
qu'auparavant ce qui peut être enrichissant. Mais cette
individuation du sens a gommé un certain nombre de rituels
sociaux, qui sont primordiaux pour sécuriser l'être
humain dans les passages délicats de sa vie. La jeunesse
s'invente donc des rituels ; le rap en est un. La violence peut
l'être aussi.
La violence juvénile est-elle un problème de
société ou qui relève de la sphère
privée?
Les deux. Dans le passé récent, la société
a donné davantage d'importance à l'individu. Conséquence,
celui-ci a petit à petit eu des problèmes à
vivre en société. Depuis son enfance, l'idée
de vivre en commun n'est plus véhiculée. En parallèle,
il a perdu la notion de bénévolat, de clubs, etc.
Les activités sociales traditionnelles ayant disparu, le
lien social se défait.
Le contexte historique et des choix de société ont
conduit à la situation actuelle. Et à ce niveau-là,
la sphère privée et l'influence de la société
se superposent. Prenons l'exemple de mon fils qui injurie ma femme,
ceci dans la sphère privée; ma réaction en
tant que père aurait été différente
en 1960, car le contexte social était différent.
Aujourd'hui, le modèle du père idéal a changé,
la sévérité a moins la cote et ma réponse
en sera influencé. Au risque qu'elle ne soit pas assez
ferme et que mon fils récidive.
Comment vous y prenez-vous pour traiter la violence chez les
jeunes?
L'insécurité provoque la violence. En amont, nous
tentons à tout prix de poser un cadre de sécurité;
écouter les besoins du jeune, le respecter dans ce qu'il
est, mais clarifier aussi à l'avance nos exigence, nos
limites et les conséquences en cas d'irrespect. Lors de
la montée de l'agressivité, il s'agit de rester
en contact avec la personne; un être humain ne frappe que
si la relation est coupée et qu'il peut assimiler autrui
à un objet. Il s'agit aussi d'intervenir avec fermeté
le plus tôt possible dans l'escalade: agressivité,
menaces, insultes verbales, crachats et violences physiques.
Peut-on guérir de la violence juvénile ?
Oui, avec du temps et de la patience. Mais ce n'est pas en enfermant
des gens qu'on y parvient. Pas plus qu'en misant sur un cadrage
immédiat.
Les jeunes qui arrivent à la Fontanelle sont souvent en
rupture sur plusieurs points comme la famille, la scolarité,
etc. Ils ont accumulé des retards de compétences.
La thérapie que nous proposons consiste à reconstruire
la personnalité du jeune. Elle se déroule sur une
période d'un an.
La réussite de la thérapie dépend de la volonté
du jeune. Il est confronté à un choix, celui d'endurer
une épreuve synonyme de deuxième chance dans la
vie. Les pensionnaires de la Fontanelle comprennent vite le sens
de l'épreuve que nous leur proposons. Certains ne veulent
pas se laisser changer. Il arrive parfois qu'un jeune voit que
sa délinquance réunit ses parents. Par loyauté,
il craint que s'il cesse la violence, ses parents ne se remettent
à se disputer.
Contrairement aux idées reçues, les jeunes délinquants
ne sont pas tous rebelles. Pour fuir une situation, certains fuient
dans la violence mais restent très soumis.
Dans quelle mesure les parents peuvent-ils prévenir
la violence juvénile dans le cadre de leur éducation?
Les parents ont une grande responsabilité face à
leurs enfants. La permissivité qui a régné
sans partage depuis une trentaine d'années a eu des conséquences
incontestablement désastreuses. Mais attention au retour
de balancier. Il ne s'agit pas de tomber dans l'excès inverse.
Ceci-dit, certains principes éducatifs de base méritent
d'être rappelés. Comme par exemple certains choix
laissés aux enfants ne correspondent pas à leur
âge. Les parents doivent décider pour eux. Les parents
doivent à nouveau mettre plus des limites à leurs
enfants, car la frustration de l'enfant participe à son
développement.
Il est indéniable que le rôle moins figé de
l'homme et de la femme dans la constellation familiale a évolué.
De figée, elle est devenue plus complexe. Heureusement,
les possibilités de formation pour mieux encadrer le développement
de l'enfant ont évolué en parallèle. Mais
faut-il le rappeler, ces livres ou ces formations ne sont pas
accessibles pour l'ensemble de la population. Seuls les familles
aisées et d'intellectuels y ont bien souvent accès.
Par ailleurs, les «belles» théories entendues
à la télé fonctionnent pour des gens capables
d'avoir une certaine distance avec la vie. Par manque de temps
ou d'argent, bien des familles n'ont pas les moyens de faire face
à cette complexité, dont les effets négatifs
retombent finalement sur l'enfant. Il n'est pas étonnant
que la femme divorcée, qui travaille à plein temps
tout en s'occupant de ses trois enfants, puisse craquer à
la fin d'une journée harassante, devant les bêtises
de ses adolescents. La moitié des jeunes qui arrivent à
la Fontanelle sont issus de ce genre de situation.
Que faire concrètement sur le plan politique pour lutter
contre la violence juvénile?
Nous vivons dans un monde complexe et les conclusions simplistes
n'en font plus partie. Méfions-nous des solutions miracles
et expéditives et évitons de stigmatiser les coupables
apparents.
Il faut se donner les moyens de punir des actes de violence, mais
c'est loin d'être suffisant. Le changement vient d'abord
de soi, du regard que je porte sur l'autre, de l'ouverture que
je lui fais. C'est donner une chance au changement.
Politiquement, il s'agit de reconnaître l'éducation,
au sens large du terme, comme les fondations d'une société
saine et se donner les moyens d'en faire une priorité.
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La Fontanelle en chiffres
La Fontanelle, ce sont deux foyers un pour les garçons,
l'autre pour les filles. L'institution accueille actuellement
dix jeunes hommes et sept jeunes femmes. Des jeunes de 15-18 ans
y sont placés par la justice des mineurs ou les services
sociaux. Il s'agit de situations à problématiques
lourdes. La Fontanelle s'est illustrée par les séjours
de survie qu'elle organise au Canada et qui participent à
la prise en charge thérapeutique du jeune. Cette dernière
dure en principe un an.
En 1983, une famille décide d'ouvrir son foyer pour venir
en aide aux jeunes délinquants. Institutionnalisée
sous forme associative dès 1987, la Fontanelle devient
un foyer qui se réfère à la spiritualité
chrétienne.
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En une législature fédérale, le secrétariat romand de l'UDF a fait progresser la vision du parti en Romandie
Au terme d'une année 2003 dense, notamment en raison
des élections fédérales d'octobre dernier,
l'heure est au bilan de la quatrième année d'existence
du secrétariat romand de l'UDF.
Créé à la suite des élections fédérales
de 1999, le sécrétariat romand de l'UDF a réussi
à se positionner dans le paysage politique romand en l'espace
d'une législature. Résultat concret, lors des élections
fédérales du 19 octobre dernier, l'UDF a déposé
pour la première fois des listes de candidats dans quatre
cantons romands. Entre-temps, l'UDF avait présenté
des élections communales et cantonales de divers cantons.
C'est dire que le secrétariat romand et les sections cantonales
de l'UDF ont travaillé d'arrache pieds pour obtenir des
résultats encourageants. Votre secrétaire romand,
en plus de son engagement au Conseil communal d'Yverdon-les-Bains
et de la présidence de l'UDF Vaud, participe notamment
aux assemblées des délégués, organise
des conférences de presse et des débats publics,
met sur pied des journées de formation pour les sections
cantonales de l'UDF.
Par ailleurs, les relations avec les médias se sont elle
aussi intensifiées. En 2003, l'UDF a été
très présente sur le plan médiatique puisque
ses représentants ont participé à plus d'une
vingtaine d'émissions électorales ainsi qu'à
divers débats télévisés (révision
de la Loi sur les stupéfiants, Pacs fédéral).
Le travail effectué en politique par l'UDF est un investissement
indispensable pour les générations futures. Dans
ce sens, l'UDF romande apporte sa pierre à l'édifice.
Reste qu'un travail de fond demeure nécessaire à
l'avenir aussi, pour mieux faire connaître l'UDF et sa vision
politique empreinte des valeurs chrétiennes. Parmi ses
nouvelles priorités, l'UDF entend renforcer sa présence
dans les législatifs communaux et réussir à
décrocher un siège dans l'un ou l'autre parlement
cantonal romand.
Notre parti est convaincu qu'à terme il obtiendra des résultats
qui seront au-delà de ce qu'il pouvait espérer,
notamment au niveau national. En effet, les valeurs éthiques
que défend l'UDF restent immuables. Par les temps incertains
et difficiles que nous vivons, ces valeurs sont de plus en plus
reconnues. Elles permettront à l'UDF de renforcer de manière
significative sa présence dans le monde politique.
Votre secrétaire romand tient à vous remercier chaleureusement
de l'avoir soutenu tout au long de ces dernières années
et espère pouvoir continuer à compter sur votre
soutien.
Maximilien Bernhard
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L'UDF soutient le référendum contre la Loi sur les embryons
Opposée à toute manipulation sur les embryons humains,
l'UDF a répondu à l'adoption de la loi sur la recherche
sur les embryons par les Chambres fédérales, par
le soutien du référendum (feuille de récolte
de signatures jointe à cet envoi).
L'UDF s'est toujours engagée à protéger la
vie, soit-elle en devenir, handicapée ou malade. Elle estime
que la vie commence dès la conception et se termine à
la mort naturelle. Elle considère par conséquent
que tout embryon, surnuméraire inclut, est une vie en devenir.
Partant de ce principe, l'UDF ne peut cautionner la manipulation
de cellules souches embryonnaires qu'elle estime être à
l'encontre de la protection de la dignité humaine.
Pour l'UDF, le temps est venu de déclarer un moratoire
sur l'ensemble de la recherche qui s'effectue actuellement dans
ce domaine. Les craintes émises par la Commission nationale
d'éthique dans le domaine de la médecine humaine
vont également dans ce sens.
En outre, l'UDF, craint que la nouvelle loi ne présente
pas suffisamment de garanties contre le clonage humain. De possibles
dérapages pourraient également se produire dans
le cadre d'une manipulation d'embryons issus d'avortements. Il
s'agit en réalité d'une instrumentalisation des
embryons.
L'UDF comprend la motivation des chercheurs de combattre les maladies
dégénératrices. Toutefois, à l'imprévisibilité
des conséquences thérapeutiques de la recherche
fondamentale doit être opposée une interdiction de
toute manipulation sur les embryons humains. Celle-ci doit demeurer
prépondérante sur les intérêts économiques.
L'UDF invite dès lors les chercheurs à explorer
d'autres voies en vue de combattre les maladies.
Des feuilles de récolte de signatures peuvent être
obtenues en appelant le secrétariat romand de l'UDF au:
024/425 96 23. (comm)
RUBRIQUE: L'UDF DANS LES CANTONS
Le nouveau parlement est pour le Pacs
Au début de chaque nouvelle législature, on se
demande quelles majorités se dégageront du nouveau
parlement. Sur les références éthiques du
nouveau parlement, on a été très vite fixé.
En effet, le 3 décembre dernier, le Conseil national a
décidé d'accepter la nouvelle Loi sur le partenariat
enregistré entre personnes du même sexe, appelé
communément le «Pacs fédéral».
Cette nouvelle loi met sur pied d'égalité les couples
homosexuels avec les couples mariés, à l'exception
de l'adoption d'enfants et de la procréation assistée.
L'UDF a annoncé le lancement d'un référendum
si le Conseil des Etats imitait la Chambre du peuple.
Elle considère en effet que pour plusieurs raisons, ce
projet de loi est inacceptable. Premièrement, il affaiblirait
inexorablement la famille. Plutôt que d'affaiblir cette
dernière en lui opposant des formes de partenariat, les
autorités doivent la privilégier clairement, aussi
bien sur le plan juridique que financier. L'Etat est appelé
à garantir à l'enfant un cadre lui permettant de
se développer et de devenir un adulte capable de s'intégrer
dans la société. Deuxièmement, l'UDF estime
que le Pacs ouvrira tôt ou tard la porte à l'adoption
d'enfants ainsi qu'à la procréation médicalement
assistée par et pour les couples homosexuels. L'évolution
des revendications et du débat politique en France et en
Angleterre est sur ce point révélateur. Faut-il
rappeler qu'une minorité de couples homosexuels contourne
déjà la loi (insémination artificielle à
l'étranger, adoption en solo)? Une raison supplémentaire
de ne pas entrer en matière sur le «Pacs» réside
dans la confusion qu'elle peut susciter sur l'identité
sexuelle des enfants. En effet, ce serait un non-sens de tenter
de leur faire croire qu'il est possible d'avoir deux pères
ou deux mères, alors qu'il a fallu un homme et une femme
pour les concevoir. L'intérêt de l'enfant doit être
privilégié à tout prix.
L'UDF constate que ce projet de loi met la population suisse au
pied du mur et l'obligera vraisemblablement à dire si elle
cautionne ou non un choix de vie individuel.
Le projet de loi part au Conseil des Etats qui le traitera probablement
au printemps déjà. Le lancement du référendum
pourrait donc intervenir bientôt. En cas de divergences
entre les deux chambres fédérales, le projet de
loi retournera au Conseil national. Maximilien Bernhard
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Le 13 juin, tous à Bâle pour le Jour du Christ
Plus de 25000 évangéliques des quatre coins de la
Suisse sont attendus le 13 juin prochain à Bâle,
pour la sixième édition du Jour du Christ. Au-delà
d'un grand rassemblement de foule dans le stade Parc St-Jacques
du champion suisse de football, les organisateurs ambitionnent
de renouveler la vision missionnaire des évangéliques
de Suisse: «Imaginez un instant qu'il y ait une communauté
chrétienne vivante dans chaque village de Suisse !»,
affirment-ils en cur.
Le point fort de la sixième édition du Jour du Christ
sera incontestablement le défilé des drapeaux des
2800 localités de Suisse sur la mythique pelouse du stade
de football de la cité rhénane. Pour les organisateurs,
il constituera le point de départ d'un élan spirituel
pour l'ensemble du pays. Concrètement, 2800 personnes entreront
sur la pelouse du Parc St-Jacques afin de former une croix du
Christ. Les rejoindront ensuite des étrangers habitant
la Suisse, avec le drapeau de leur pays. Ils se mêleront
aux porteurs des drapeaux des communes suisses, symbolisant ainsi
les valeurs d'accueil et d'intégration prônées
par les Eglises chrétiennes de notre pays. L'ensemble des
participants du JDC.04 prieront ensuite pour le pays, ses localités,
ses habitants et leurs besoins. Pour Hanspeter Nüesch, directeur
de Campus pour Christ et coordinateur du programme JDC.04, «l'implantation
de groupes de prières ou d'Eglises dans une localité
commence par la prière.» A ce jour, plus de 550 porteurs
de drapeaux ont été trouvés. Mais la partie
n'est pas encore gagnée. Car pour concrétiser ce
projet, plus de 2200 porteurs et autant de remplaçants
doivent encore être trouvés. Ces derniers s'engagent
à prier pour leur localité, celle de résidence
secondaire ou de leur origine. Il sera également possible
de «parrainer spirituellement une localité»,
explique Hanspeter Nüesch.
Conscients du risque d'amalgame avec un discours politique nationaliste
ou avec la symbolique théologique des bannières
de certains mouvements charismatiques, les organisateurs se veulent
rassurants: "les drapeaux ne revêtent qu'une fonction
de représentation, rien de plus", clarifie Hanspeter
Nüesch.
Si le défilé de drapeaux constitue le point d'orgue
de la matinée, de nombreuses autres animations donneront
un caractère festif à la célébration.
Kart Albietz, ancien directeur de St. Chrischona et co-initiateur
des Jours du Christ, assurera la prédication. Au programme
de l'après-midi, de nombreux témoignages dont ceux
de plusieurs sportifs d'élite.
En 2004, le Jour du Christ se rendra pour la première fois
à Bâle. Lancé en 1980, et après quatre
éditions à Berne, le Jour du Christ a eu lieu la
dernière fois au Stade olympique de la Pontaise à
Lausanne en 1996.
Le Jour du Christ est le plus grand rassemblement des protestants
évangéliques de Suisse. Il confère à
ces derniers une plus grande visibilité publique, grâce
à la bonne couverture médiatique dont il a bénéficié
jusqu'ici. Parmi les organisateurs, on compte la Fédération
Romande des Eglises et uvres Evangéliques (FREOE), L'Alliance
Evangélique (AES) et la Fédération des Eglises
Protestantes de Suisse (FEPS). Consciente de la sensibilité
évangélique de nombreux réformés,
la FEPS soutient la manifestation sans prendre une part très
active dans le déroulement du programme du 13 juin prochain.
Pour en savoir plus: www.jourduchrst. ch
Rubrique : Réflexion
La Suisse a besoin d'humilité
A force de mettre Dieu de côté, je me demande quelle
sera son attitude envers notre pays qu'Il a béni tant de
fois. A plusieurs reprises, la Bible nous montre comment Dieu
s'est comporté face à son peuple lorsque celui-ci
s'est détourné de lui.
N'est-il pas intéressant de voir par exemple qu'après
le règne de Salomon, le royaume s'est divisé en
deux, Juda au Sud et Israël au Nord. En effet à cause
de l'idolâtrie de Salomon, il est dit dans 1 Roi 11, 4 :
«l'Eternel suscita un ennemi à Salomon, Hadad l'édomite
de la race royale d'Edom». On remarque que la haine n'est
pas quelque chose qui vient du hasard. La haine est comme une
racine enfouie dans la terre pendant des années, puis en
un temps que nous ne connaissons pas, elle sort au grand jour.
En effet, Hadad avait pris la fuite avec les Edomites, serviteur
de son père, au temps de David lorsque Joab chef de l'armée
d'Israël extermina tous les hommes en Edom.
En ce qui concerne la Suisse, le pays connaît la stabilité
intérieure. Sa non participation aux deux conflits mondiaux
a permis la prospérité que notre pays connaît
actuellement. Il y a de quoi être reconnaissant envers Dieu
pour cette situation.
Ce qui en revanche m'embarrasse plus, c'est le comportement délibéré
d'une grande majorité du peuple suisse face à la
non reconnaissance ou à la méconnaissance de Dieu
et de sa parole. J'en veux pour preuve ces diverses décisions
prises par notre parlement concernant l'avortement, le divorce
facilité, la distribution d'héroïne, le partenariat
homosexuel ainsi que les solutions pour résoudre les problèmes
actuels tels que suicide chez les jeunes, violence juvénile
et la drogue. Prenons l'exemple de l'homosexualité pour
illustrer ce propos, puisque le Conseil national vient d'accepter
le Pacs fédéral. Dans Lév. 18, 22-30 nous
pouvons lire ceci: «Tu ne coucheras point avec un homme
comme l'on couche avec une femme. C'est une abomination (...).
Vous ne commettrez aucune de ces abominations, ni l'indigène,
ni l'étranger qui séjourne au milieu de vous ().
Prenez garde que le pays vous vomisse si vous le souillez, comme
il aura vomi les nations qui y étaient avant vous. Car
tous ceux qui commettront l'une de ces abominations seront retranchés
du milieu de leur peuple ()». Ce texte était destiné
aux Hébreux et faisait partie d'autres lois qui légiféraient
leur rapport avec la société. Nous devons accepter
et reconnaître une chose importante et vitale: le Dieu dont
fait référence notre Constitution fédérale
est le même que celui d'Israël. Dans le Nouveau Testament,
Paul écrit aux Romains: «Les hommes sont coupables»
(version français courant) ou «péché
des païens» (version Segond).
Dieu manifeste sa colère depuis le ciel sur tout péché
et tout mal commis par les hommes qui, par leurs mauvaises actions,
empêche la vérité d'agir. Dieu les punit car
ce que l'on peut connaître de Dieu est clair pour eux. Dieu
lui-même le leur a montré clairement. En effet, depuis
qu'il a créé le monde, ses qualités invisibles,
c'est-à-dire sa puissance éternelle et sa nature
divine se voient dans les uvres qu'il a faites. C'est là
que les hommes peuvent connaître, de sorte qu'ils sont sans
excuses. C'est pourquoi Dieu les a livrés à des
passions honteuses. Leurs femmes elles-mêmes changent les
relations naturelles en des relations contre nature. De même
les hommes abandonnent les relations naturelles avec les femmes
et brûlent de désir les uns pour les autres»
(Rom. 1, 18-32).
On le voit, l'homme n'a pas changé depuis l'Ancien Testament
à nos jours. Par son rejet de Dieu, l'homme est livré
à sa propre intelligence, pour qu'il fasse ce qu'il ne
devrait pas faire. Comme notre civilisation est dans beaucoup
de domaines très avancée, elle pense qu'elle est
capable de gérer son présent et son avenir sans
l'aide de Dieu. Mais nous le voyons au travers de ces deux textes,
que la Suisse se trouve en abomination. Quel sera l'ennemi que
l'Eternel suscitera à la Suisse?
Actuellement, les décisions prises en Suisse reflètent
le choix du peuple puisque celui-ci est souverain. Force est de
constater qu'il y a un désintérêt général
pour les questions politiques, mise à part quelques soubresauts
lors d'élections ou de votations. On le voit avec Israël.
La majorité des rois, par leur rejet de Dieu, ont précipité
leur royaume dans le chaos et la désolation. Pourtant,
au temps de David et Salomon, ce pays était un grand royaume
et la paix régnait entre les différents territoires.
Si nous, Suisses, restons à l'écoute de l'Eternel,
sa main puissante sera sur notre pays et préservera cette
paix et cette unité entre nos différentes cultures.
En 1893 lors du Jeûne Fédéral une lettre a
été écrite par la chancellerie de Berne à
tout le pays, celle-ci demandait aux habitants: «(...) Une
dernière fois, chers concitoyens, nous vous annonçons
le jour de prière: que notre appel trouve accès
auprès de beaucoup et éveille en eux le sens de
la repentance qui mène à la vie éternelle.
Nous implorons Dieu, le créateur tout puissant et Père,
qu'il nous pardonne également selon sa grande patience,
qu'il ne nous juge pas selon notre mérite, mais selon sa
grâce par notre Sauveur. Nous implorons sa bénédiction
sur ce pays que nous avons dirigé jusqu'à présent
()».
Cette attitude humble serait nécessaire actuellement. Mais
comment la susciter alors que la plupart des habitants de ce pays
ne connaissent plus Jésus-Christ? Ce n'est que par Lui
qu'il est possible de demander le pardon pour nos péchés.
Ma prière pour cette nouvelle année consiste à
ce que Christ ne reste pas l'éternel petit enfant dans
une mangeoire, mais qu'Il grandisse dans le cur de tous les Suisses,
pour qu'Il prenne la place qui lui revient de droit. Ce faisant,
nous pourrons tous comprendre la situation dans laquelle nous
nous trouvons. Daniel Cherbuin,
président de l'UDF Fribourg
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Rubrique : Agenda
Congrès annuel UDF Genève
La prochaine assemblée générale de l'UDF
Genève
aura lieu le: Vendredi 26 mars 2004 à 18h30
Eglise Apostolique de Genève
Carrefour du Bouchet No 4 (à proximité de l'aéroport)
A 20h00, l'assemblée sera suivie d'une conférence
- débat public
Thème: Lobbyiste pour Jésus au Palais fédéral?
Orateur: Jean-Claude Chabloz
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Congrès annuel UDF Nord-vaudois
La prochaine assemblée générale de l'UDF
Nord-vaudois aura lieu le: Jeudi 18 mars 2004 à 19h00
Buffet de la Gare, Yverdon
A 20h15, l'assemblée sera suivie d'une conférence
- débat public :
Thème: violence juvénile: quels remèdes pour
soigner
les causes?