Edition actuelle 1/05 - Février 2005 :
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Edition actuelle 1/05 - Février 2004
RUBRIQUE EDITO
L'UDF a trente ans
En 2005, l'UDF fête 30 ans d'existence. L'UDF Suisse a été
fondée en 1975 à Thoune (BE). Depuis, ce parti de tendance évangélique
n'a pas cessé de se développer et de progresser, premièrement
en Suisse alémanique et, depuis plus de dix ans, également en
Suisse romande. Durant toutes ces années, l'UDF s'est engagée
pour une politique basée sur des principes bibliques, estimant que "la
lumière n'est pas faite pour être mise sous le boisseau, mais bel
et bien au milieu de la pièce". Par ses positions parfois très
claires, elle a bousculé les habitudes du "politiquement correct",
marché à l'encontre de la pensée unique, ce qui lui a valu
de vives critiques, mais a aussi attiré l'intérêt des médias.
Aujourd'hui, l'UDF est composée de plusieurs milliers de membres et de
sympathisants. Son action politique, ses organes d'information Impulsion et
Standpunkt et ses communiqués de presse ont assis sa crédibilité
et lui ont permis de gagner le respect de la population et des médias.
Et ce, même si elle continue de recevoir de temps à autre quelques
coups de griffes médiatiques. Ce résultat est le fruit de la persévérance
de nombreuses personnes qui se sont engagées sans compter. L'UDF leur
doit une fière chandelle. Merci à tous ceux d'entre vous qui avez
cru et soutenu la vision de ce parti dans son développement.
Au cours de cette année de jubilé, l'UDF entend concrétiser
une douzaine de projets. La Suisse romande sera bien évidemment aussi
concernée. Ainsi, le congrès national de l'UDF aura lieu à
Genève, pour la première fois de son histoire. Lors de son 25e
anniversaire, l'UDF avait déjà choisi la Romandie, en l'occurrence
Yverdon-les-Bains. Un "Tour de Suisse" est en outre agendé.
Il a pour but de visiter diverses régions de notre pays en rencontrant
des chrétiens engagées en politique. Il fera halte dans la région
de La Chaux-de-Fonds où il sera accueilli par nos amis de la section
UDF Neuchâtel. Cette tournée débutera le lundi 29 août
prochain et se terminera le samedi 3 septembre par un temps de proclamation
sur la place fédérale à Berne.
Sur le plan des perspectives d'avenir, la vision et la vocation de l'UDF restent
intactes: promouvoir les valeurs judéo-chrétiennes au sein de
la classe politique. Au vu des enjeux éthiques actuels (cellules souches,
loi sur les stupéfiants, "Pacs" fédéral, euthanasie,
etc.), l'UDF conserve toute sa légitimité. En témoignent
les sollicitations toujours plus nombreuses dont notre parti fait l'objet, à
l'occasion des campagnes de votations.
Maximilien Bernhard
RUBRIQUE: Nationale
L'UDF soutient le référendum contre Schengen/Dublin
Référendum contre Schengen/Dublin et la libre circulation des
personnes
Se prononçant en faveur d'une Suisse économiquement ouverte sur
le monde, mais politiquement libre et indépendante, l'UDF a décidé
de soutenir le référendum contre l'adhésion de la Suisse
à Schengen/Dublin. Pour l'UDF, la sécurité intérieure
de notre pays serait trop dépendante de l'extérieur. L'abolition
des contrôles statiques de personnes à nos frontières serait
un renoncement à l'un des symboles de notre souveraineté, et de
fait un pas supplémentaire vers une adhésion à l'Union
européenne (UE). L'UDF reconnaît néanmoins à cet
accord quelques avantages, particulièrement dans les domaines du tourisme,
de la coopération en matière d'asile et de la lutte contre la
criminalité, sans que ces derniers ne remettent en question sa position.
Concernant la libre circulation des personnes, l'UDF juge que les mesures d'accompagnement
prévues seraient inefficaces à l'égard de la sous-enchère
salariale, ce qui multiplierait les conflits sociaux entre travailleurs indigènes
et main-d'uvre étrangère. La paix du travail serait donc
menacée. Pour ces diverses raisons, les délégués
ont décidé de soutenir ce référendum.
Toujours au niveau de la politique fédérale, L'UDF, en collaboration
avec le PEV, prépare activement la campagne de votation sur le "Pacs".
L'UDF a suscité un "comité romand contre le Pacs fédéral".
(comm.)
Vous pouvez commander des formulaires par tél. au 031 356 27 27
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Il prie pour les autorités et leur offre son écoute
Au-delà de relations de qualités que Jean-Claude Chabloz a pu
développer au Palais Fédéral. Il a réalisé
que les chrétiens ne s'intéressent pas suffisamment à la
politique
Quelles découvertes inattendues avez-vous faites lorsque vous avez
débuté votre ministère à Berne?
Au début,
j'étais surpris. J'y ai trouvé des hommes et des femmes comme
tout le monde. J'appréhendais quelque peu de côtoyer ce gratin
de personnalités. Ils ont certes une vie sociale riche. Ils courent de
réception en interview. Mais ils n'ont pas beaucoup d'amis, car ils n'ont
tout simplement pas le temps nécessaire pour nourrir l'amitié.
C'est donc un grand bonheur pour moi, lorsque je parviens à leur offrir
mon amitié. Bien sûr, cela prend du temps. Les parlementaires sont
à Berne pour y travailler. Mais je les rencontre à la cafétéria,
ou encore à des réceptions. J'ai pu participer à plusieurs
courses d'écoles de partis. Ce fut à chaque fois l'occasion de
voir les gens autrement.
Après avoir visité le parlement d'autres pays, je trouve que notre
Assemblée fédérale fonctionne bien.
En quoi consiste votre engagement?
Trois verbes décrivent mon action: saluer, sourire et servir. Premièrement,
je salue les politiciens de la part de Dieu. Durant les sessions parlementaires,
je m'arrange pour arriver parmi les premiers dans la salle des pas perdus. Ainsi,
quand les conseillers nationaux arrivent, je les bénis. J'ai ainsi appris
à connaître les gens. Au début j'ai eu des contacts, puis
des partages et parfois même des entretiens pastoraux. Le contact est
très différent de l'un à l'autre parlementaire. Mais personne
ne m'a jusqu'ici refusé la prière, lorsque je la lui ai proposée.
Deuxièmement, je leur offre mon sourire. C'est une ouverture. Je suis
heureux et je veux que cela se sache.
Troisièmement, le service. Au Palais fédéral, ici je sers
un café, là je recherche un article pour l'un ou l'autre, ou je
traduis un texte d'allemand en français. J'aime servir. L'écoute
fait également partie de ce service. J'entends leurs confidences, je
m'inquiète de leur santé. Je leur dis que je ne suis pas médecin,
mais que je connais un Dieu qui s'intéresse à eux et à
leur santé.
Est-ce que votre ministère a changé votre regard sur la politique
et les politiciens?
Nous autres chrétiens attendons trop de choses
de la politique. Pour la changer, il aurait fallu nous y engager nous-mêmes.
Et comme l'on est pas forcément bon politicien parce qu'on est chrétien,
il aurait fallu former des politiciens, les préparer. Ainsi, les chrétiens
auraient pu influencer la politique du pays. Mais les évangéliques,
en particulier, ont trop longtemps vécu dans une sorte de ghetto. Il
est heureux que celui-ci s'ouvre, et que les évangéliques prennent
l'habitude de s'engager à tous les échelons de la société.
Mais il existe des parlementaires chrétiens à Berne, tels que vous venez de les décrire ... Oui, heureusement. Je suis réjouis de voir des gens qui travaillent dans la crainte de Dieu, et qui recherchent la justice. Dans le cadre de mon ministère, ma priorité est justement de les encourager. Car c'est eux qui vont le plus influencer la politique. Ils sont engagés dans une variété de partis, aussi bien chrétiens que non-chrétiens. Je ne suis d'ailleurs pas sûr qu'il existe vraiment une politique chrétienne.
Comment voyez-vous l'action des deux partis évangéliques?
Je porte sur eux un regard plus que bienveillant. Je les encourage et leur
propose régulièrement la prière. C'est bien que ces deux
partis forment un groupe, ce qui augmente leur temps de parole, leur action
dans les commissions et leur présence dans les médias.
Si leurs positions ne sont de loin pas toujours les mêmes, ils travaillent
à l'unité. L'UDF est plus à droite, et le Parti Évangile
(PEV) au centre-gauche. Cela donne lieu à un témoignage équilibré
sous la coupole fédérale. Ce qui a de "très convaincu
et militant" dans l'UDF se balance bien avec "des convictions plus
profondes mais plus prudentes" dans les rangs du PEV. Personnellement,
je trouverais tragique que les deux partis arrivent à cinq élus
et qu'ils se séparent. Leur prise de parole et de position sont empruntes
de valeurs et de prière pour le pays.
Quel rôle spécifique ces deux formations chrétiennes
ont-elles à jouer selon vous?
C'est principalement au niveau des
valeurs, de la famille, du couple hétérosexuel, du respect de
la vie, ou encore du rapport à la matière et les finances, qu'une
parole chrétienne mérite d'être donnée. J'appelle
cela le vrai humanisme.
Les cinq politiciens évangéliques de ces deux partis n'ont pas
d'auréole sur la tête. Mais ils apportent un rayonnement et suscitent
le respect des autres, même de ceux qui ont d'autres convictions.
Considérez-vous que les chrétiens prennent suffisamment au sérieux
la question de la vie politique? J'appelle de mes vux que les Églises
changent leur regard sur les policitiens. Qu'il leur fassent une place, qu'ils
proposent un culte pour eux à Berne par exemple, que les pasteurs réfléchissent
comment encourager les politiciens chrétiens. En effet, les obligations
politiques de ces derniers les empêchent de suivre régulièrement
la vie d'Église.
Pour répondre plus précisément à votre question,
je ne pense pas que les chrétiens, et les évangéliques
en particulier, prennent la politique assez au sérieux. Dans les Églises
et endroits où je témoigne de mon engagement, les chrétiens
paraissent étonnés. Je parle de ce que nous faisons, de l'action
des chrétiens élus, et j'observe que cela revigore leur intérêt
pour la politique.
Comment expliquez-vous ce désintérêt pour la politique?
Il dépend en grande partie de la position théologique des Églises.
Ici une communauté considère que le rôle du petit troupeau
qui reste est de hâter le retour du Seigneur. Ailleurs, la lecture eschatologique
fait penser que le système ne va pas changer, mais que les gens ont la
capacité d'influencer les choses. Je crois que les chrétiens doivent
au minimum voter, mais être en outre prêt à recevoir un appel,
à se former pour devenir de bons politiciens.
Tout le monde n'est pas appelé à s'engager en politique. Que
peuvent-ils faire d'autre? Les Églises pourraient susciter des chrétiens
âgés à devenir des conseillers pour les politiciens. L'aide
proposée serait assurément bienvenue. J'ai déjà
encouragé certains chrétiens à approcher des élus,
à leur parler et leur proposer de prier pour eux.
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Votation sur le "Pacs" fédéral: la campagne s'organise
La campagne qui précédera la votation sur le partenariat enregistré
entre personnes du même sexe demandera d'importants moyens financiers.
L'UDF a suscité un comité romand contre le "Pacs" fédéral
inter-parti et interconfessionnel qui regroupe déjà plus de 30
personnalités. La votation devrait avoir lieu le 5 juin prochain. Vous
pouvez soutenir cette campagne en effectuant un don à l'adresse suivante
:
Comité romand contre le "Pacs" fédéral, 1400
Yverdon-les-Bains
CCP 17-704568-2
Un grand merci pour votre soutien.
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La polarisation du débat politique, à la mode, mais contre-productive
L'Administration fédérale a procédé à une
réflexion à la fois critique et constructive de la politique gouvernementale.
Elle a rassemblé ses réflexions dans le rapport "Défis
2003-2007, Évolution des tendances et thèmes futurs de la politique
fédérale". Celui-ci doit servir de base à la planification
politique et a été mis à la disposition du public (http://www.admin.ch/ch/f/bk/info/broschuere/plperspe.html).
Ce rapport a débouché sur la planification de la législature
2003-2007, dont le triste destin a été scellé par le Conseil
national l'été dernier. Probablement que le plus grand défi
2003-2007 sera de trouver une politique de consensus, praticable, et ce malgré
un contexte politique très polarisé.
Les défis ne manquent pas. La concurrence croissante entre les centres
économiques des pays riches influence la politique économique,
agraire, celle de l'emploi, de la formation, de la recherche et de l'innovation.
Le fossé croissant entre pays riches et pauvres constitue un autre défi
pour nos politiques extérieure, migratoire, de l'emploi et de la sécurité.
Le vieillissement de la population exige des solutions raisonnables dans en
matière de politique sociale ou de la santé. Notre mode de vie
moderne nous impose de reconsidérer notre attitude envers les ressources
limitées de l'environnement. Les caisses vides de l'État nous
contraignent à optimiser ses tâches et à redéfinir
ses priorités. Tout un programme, qui dépasse largement le cadre
de la présente législature, et qui occupera au moins une génération
à venir.
Depuis les dernières élections fédérales, le terme
"polarisation" est devenu à la mode. Mais les politiciens se
trompent s'ils croient que des opinions polarisées, qui empêchent
toute recherche de compromis, reflète la volonté sortie des urnes.
Les voix ont été données à ceux qui tenaient un
discours clair et dénonçaient une cuisine politique fédérale
opaque. Mais on peine à s'imaginer que le peuple souhaite la neutralisation
mutuelle des pôles. Le plus grand défi actuel concerne donc bien
notre pouvoir législatif. Le Parlement est une représentation
des intérêts du peuple. Mais ce n'est certainement pas dans l'intérêt
des habitants de ce pays qu'un plan d'action qui cherche à régler
les défis de notre société soit bloqué par pures
considérations idéologiques.
Stéphane Derron, secrétaire politique de l'UDF
RUBRIQUE: L'UDF dans les cantons
Elections cantonales tendues
Les élections cantonales neuchâteloises auront lieu dans cinq
mois. Tout indique qu'il s'agira d'une campagne très animée. Cela
fait un an qu'une page d'histoire a été écrite suite à
l'élection de deux socialistes au Conseil des États, au grand
dam d'une droite divisée au second tour, UDC et Radicaux revendiquant
tous deux le siège qui n'avait pas été attribué
au premier tour. Pour ces prochaines élections, pas moins de seize candidats
se profilent déjà pour les cinq sièges que compte le Conseil
d'État. On s'achemine donc vers un ballottage général au
premier tour. La gauche espère en profiter pour faire basculer la majorité
de son côté.
Aux dernières élections, il y quatre ans, l'UDF s'était
présentée dans le district du Val-de-Travers. Les trois candidats
avaient obtenu plus de 4% des suffrages. Cette année, deux candidats
sont prêts à se présenter. Le premier dans le district de
Boudry, et le second dans celui de La Chaux-de-Fonds. Le comité de l'UDF
espère trouver plusieurs chrétiens pour renforcer ces listes potentielles.
Nous avons un trésor et nous sommes privilégiés par la
force de notre Créateur. Le temps est venu de cesser de nous taire et
de promouvoir les valeurs judéo-chrétiennes au sein de la classe
politique neuchâteloise. Pour ceux qui désirent en savoir plus
sur la vision et le projet politique de l'UDF, il est possible de consulter
le programme d'action de l'UDF Suisse, disponible sur www.udf.ch (ou par tél.
aux nos indiqués en fin d'article). La plupart des objectifs suivis par
l'UDF sur le plan fédéral, concernent ou influencent également
la politique cantonale. Le moment est venu de lever notre bannière afin
que le monde voit une différence. L'UDF n'est pas un parti de pouvoir
mais avant tout, un parti d'idées.
Le manque de candidats n'est pas propre à l'UDF. Les autres partis sont
également confrontés à ce problème. Les élections
représentent une occasion unique de défendre une éthique
chrétienne. Rejoignez-nous! Renseignements auprès du soussigné,
tél. 032 968 61 86, ou auprès du président de l'UDF Neuchâtel,
Daniel Häsler, tél. 032 731 96 74. Nous nous réjouissions
d'en parler avec vous en toute simplicité.
Christof von Allmen,
vice-président
de l'UDF Neuchâtel
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Section régionale Singine/Lac

Le 6 novembre dernier à Tavel, l'UDF Fribourg a fondé sa première
section régionale "UDF Singine/Lac" sous le slogan "Plus
proche des électeurs". Philipp Eichenberger a été
élu à la présidence de cette nouvelle section.
"Les exigences pour un parti politique sont très élevées
de nos jours. Le défi est d'autant plus grand de faire progresser parti
comme l'UDF. Avec l'aide de tous nos membres et sympathisants, nous sommes convaincus
que notre travail portera du fruit à l'avenir". C'est avec ces mots
que le président cantonal Daniel Cherbuin a introduit l'assemblée
constitutive. La section régionale UDF Singine/Lac constitue le fruit
du travail accompli et Daniel Cherbuin se réjouit de l'engagement de
Philipp Eichenberger.
Tenir compte du bilinguisme
Comme le nom l'indique déjà, la section régionale associe
les deux districts: Singine et Lac. Le comité cantonal a entamé
une réflexion depuis quelques temps déjà pour gérer
au mieux le bilinguisme du canton de Fribourg. L'UDF a notamment pour objectif
de rapprocher les citoyens du canton de langue allemande aux actions politiques
du parti. Pour atteindre ce but, la section régionale a été
mandatée notamment de transmettre les décisions et mots d'ordre
du parti cantonal à la population du district de la Singine et du Lac.
La nouvelle section démarre avec un petit groupe, avec treize membres
et quelque 200 adresses de sympathisants.
Proche des électeurs
A l'avenir, l'UDF Singine/Lac poursuivra sa stratégie "Plus proche
des électeurs". Avec la fondation de cette section régionale,
le premier pas vers la base électorale de l'UDF a été fait.
Le comité compte sur des membres motivés, qui s'engagent activement
et qui communiquent publiquement la politique de notre parti. Pour l'instant,
l'UDF travaille sur des thèmes fédéraux et cantonaux. À
moyen terme, le parti souhaite aussi s'investir pour les préoccupations
des districts Singine et Lac. Enfin, l'UDF s'est fixé un comme objectif
principal de participer aux élections cantonales du 5 novembre 2006.
"Notre parti est comme une petite pierre qui tombe dans l'eau et forme
peu à peu des cercles plus grands", a déclaré Philipp
Eichenberger, en conclusion de l'assemblée constitutive. (comm)
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RUBRIQUE INTERNATIONALE
Le tsunami, incitation à la paix
Bien avant le raz de marée du 26 décembre, la province d'Aceh
était déjà en état d'urgence... Un conflit la ravage
en effet depuis 29 ans!
Avec ses 4,5 millions d'habitants (l'Indonésie en compte 211 millions),
Aceh est le plus ancien foyer d'expansion de l'islam dans l'archipel. Dès
la fin du VIIe siècle, des marchands arabes du Gujarat (Inde) s'installent
dans ce comptoir de la route des épices. Si bien qu'aujourd'hui, 89%
des Indonésiens sont musulmans.
Après l'indépendance de l'Indonésie en 1949, Aceh obtient
le statut de province autonome. Mais l'autonomie n'a jamais été
appliquée par le pouvoir indonésien, trop attaché à
exploiter et tirer profit des importantes ressources en hydrocarbures et gaz
naturel de la région. Aceh est l'une des quatre provinces les plus riches
de l'archipel. Le non-respect des droits de ses habitants déclenche la
rébellion, et Hasan Di Tiro (aujourd'hui réfugié en Suède)
crée le Mouvement séparatiste GAM en 1976. Il revendique l'indépendance
d'Aceh, avec pour objectif la création d'un État islamique.
Entre 1965 et 1998, le terrible dictateur Suharto est au pouvoir, et la répression
de l'armée indonésienne ne se fait pas attendre. Connus pour leur
brutalité, les militaires exécutent et torturent les séparatistes
d'Aceh au point que l'organisation de défense des droits de l'Homme
s'en mêle. Le conflit entraîne la mort de plus de 10000 personnes,
en majorité des civils. L'élection du Président Wahid (un
musulman modéré) fin 1999, ne change pas grand-chose. Des négociations
entre les autorités indonésiennes et le GAM ont bien été
tentées à Genève, et un accord a amélioré
temporairement la situation. Mais craignant un effet "domino", le
président Wahid persiste à refuser l'indépendance d'Aceh
et reprend ses offensives militaires, tuant 2200 "rebelles" en mai
2003.
En septembre 2004, l'organisation de défense des droits de l'Homme écrivait:
"La torture, les arrestations arbitraires et les procès iniques
prospèrent dans le secret. Tant qu'Aceh restera fermé à
tout examen indépendant, ils se poursuivront. La communauté internationale
devrait exiger que l'Indonésie ouvre Aceh aux observateurs...".
Était-ce le plan de Dieu? A-t-il voulu dire "Assez!"?
Sous l'effet du tsunami, Aceh s'est retrouvée sous le feu des médias
du monde entier, révélant sa face cachée en même
temps que son territoire dévasté, et s'ouvrant aux observateurs
étrangers venus en sauveteurs.
Le 27 décembre, au lendemain du tsunami, le GAM a fait une offre unilatérale
de cessez-le-feu pour faciliter les secours. Mais quelques jours après
la catastrophe, l'armée a repris les tirs sur Aceh, tuant des rescapés
du tsunami... Alors que la solidarité unit l'humanité en faveur
de l'Asie, le gouvernement indonésien veut que les secours étrangers
se retirent, pour pouvoir poursuivre sa politique répressive. Dieu a
donné à l'île de Sumatra un moyen de repartir à zéro,
en remplaçant la guerre par la réconciliation et la solidarité
dans le malheur. Vont-ils passer à côté? Si oui, n'est-ce
pas que le cur de l'homme est incurable? Et que seul Jésus-Christ,
le Prince de paix, peut le changer?
Dominique Ardellier
Rubrique : Réflexion
Lutter concrètement contre le fléau de la drogue
Paolo Fabbiani, coordinateur "Teen Challenge Suisse Romande"
Des brochures d'information et de témoignage sont disponibles au tél.
078 760 83 25
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Congrès annuel de l'UDF Genève
Vendredi 25 février à 20h00
Égl. Apostolique au Carrefour du Bouchet (salle du bas)
L'assemblée sera suivie d'une collation pour mieux faire connaissance.
La présence de chaque membre est vivement souhaitée.
Conférence et débat publics
vendredi 18 mars, à 20h15
Château d'Yverdon-les-Bains, salle de l'Aula Magna (1er ét.)
Nouvel Ordre Mondial:
qui tient les reines du pouvoir planétaire?
avec Jacques Beauverd et Jean-Pierre Graber
Au pouvoir déclinant des gouvernements des États-nations s'est
substitué un nouveau pouvoir, planétaire, global et échappant
au contrôle de la démocratie. Alors que les citoyens continuent
d'élire des institutions nationales, le pouvoir réel se déplace
vers de nouveaux centres, répartis en trois sphères: le pouvoir
économique et financier, le pouvoir militaire et policier, et le pouvoir
scientifique. Le pouvoir politique du système est quant à lui
exercé par une quatrième catégorie d'organisations: les
"clubs de réflexion", réseaux d'influence, ou réunions
de "global leaders" comme le World Economic Forum, la Commission trilatérale
ou encore le Club de Rome. Chapeautant le tout, les "illuminati",
un groupe d'intellectuels, se prendraient pour les Maîtres du monde. La
Bible avait prédit l'avènement d'un gouvernement mondial il y
a deux mille ans déjà. Dès lors, comment le pouvoir politique
doit-il se positionner? Qui sont les acteurs du Nouvel Ordre Mondial? Après
Hitler, Polpot et Staline, les "illuminati" sont-ils en train de préparer
l'avènement d'un antichrist?