L'UDF édite Impulsion. Ce journal, qui paraît entre cinq et neuf fois par an, informe de l'actualité politique suisse et de l'action de l'UDF au niveau fédéral et dans les différents cantons romands. Chaque édition contient également une interview. 

Edition actuelle 1/05 - Février 2005 :

Recevoir Impulsions?

Je désire recevoir Impulsion gratuitement durant trois mois: 
Je m'abonne à Impulsion et règlerai le montant de Fr. 25.- à l'aide du bulletin de versement adressé avec la première édition qui me sera envoyée
Mes coordonnées:
Nom:
Prénom:
Adresse: 
Num - Localité:
Email: 
Commentaire:
Retour en haut

Edition actuelle 1/05 - Février 2004

RUBRIQUE EDITO

L'UDF a trente ans

En 2005, l'UDF fête 30 ans d'existence. L'UDF Suisse a été fondée en 1975 à Thoune (BE). Depuis, ce parti de tendance évangélique n'a pas cessé de se développer et de progresser, premièrement en Suisse alémanique et, depuis plus de dix ans, également en Suisse romande. Durant toutes ces années, l'UDF s'est engagée pour une politique basée sur des principes bibliques, estimant que "la lumière n'est pas faite pour être mise sous le boisseau, mais bel et bien au milieu de la pièce". Par ses positions parfois très claires, elle a bousculé les habitudes du "politiquement correct", marché à l'encontre de la pensée unique, ce qui lui a valu de vives critiques, mais a aussi attiré l'intérêt des médias.
Aujourd'hui, l'UDF est composée de plusieurs milliers de membres et de sympathisants. Son action politique, ses organes d'information Impulsion et Standpunkt et ses communiqués de presse ont assis sa crédibilité et lui ont permis de gagner le respect de la population et des médias. Et ce, même si elle continue de recevoir de temps à autre quelques coups de griffes médiatiques. Ce résultat est le fruit de la persévérance de nombreuses personnes qui se sont engagées sans compter. L'UDF leur doit une fière chandelle. Merci à tous ceux d'entre vous qui avez cru et soutenu la vision de ce parti dans son développement.
Au cours de cette année de jubilé, l'UDF entend concrétiser une douzaine de projets. La Suisse romande sera bien évidemment aussi concernée. Ainsi, le congrès national de l'UDF aura lieu à Genève, pour la première fois de son histoire. Lors de son 25e anniversaire, l'UDF avait déjà choisi la Romandie, en l'occurrence Yverdon-les-Bains. Un "Tour de Suisse" est en outre agendé. Il a pour but de visiter diverses régions de notre pays en rencontrant des chrétiens engagées en politique. Il fera halte dans la région de La Chaux-de-Fonds où il sera accueilli par nos amis de la section UDF Neuchâtel. Cette tournée débutera le lundi 29 août prochain et se terminera le samedi 3 septembre par un temps de proclamation sur la place fédérale à Berne.
Sur le plan des perspectives d'avenir, la vision et la vocation de l'UDF restent intactes: promouvoir les valeurs judéo-chrétiennes au sein de la classe politique. Au vu des enjeux éthiques actuels (cellules souches, loi sur les stupéfiants, "Pacs" fédéral, euthanasie, etc.), l'UDF conserve toute sa légitimité. En témoignent les sollicitations toujours plus nombreuses dont notre parti fait l'objet, à l'occasion des campagnes de votations.


Maximilien Bernhard

Retour en haut


RUBRIQUE: Nationale

L'UDF soutient le référendum contre Schengen/Dublin


Réunis le 15 janvier dernier en assemblée à Olten, les délégués de l'Union Démocratique Fédérale (UDF) ont décidé de soutenir le référendum contre l'adhésion de la Suisse à Schengen/Dublin et la libre circulation des personnes.

Référendum contre Schengen/Dublin et la libre circulation des personnes
Se prononçant en faveur d'une Suisse économiquement ouverte sur le monde, mais politiquement libre et indépendante, l'UDF a décidé de soutenir le référendum contre l'adhésion de la Suisse à Schengen/Dublin. Pour l'UDF, la sécurité intérieure de notre pays serait trop dépendante de l'extérieur. L'abolition des contrôles statiques de personnes à nos frontières serait un renoncement à l'un des symboles de notre souveraineté, et de fait un pas supplémentaire vers une adhésion à l'Union européenne (UE). L'UDF reconnaît néanmoins à cet accord quelques avantages, particulièrement dans les domaines du tourisme, de la coopération en matière d'asile et de la lutte contre la criminalité, sans que ces derniers ne remettent en question sa position. Concernant la libre circulation des personnes, l'UDF juge que les mesures d'accompagnement prévues seraient inefficaces à l'égard de la sous-enchère salariale, ce qui multiplierait les conflits sociaux entre travailleurs indigènes et main-d'œuvre étrangère. La paix du travail serait donc menacée. Pour ces diverses raisons, les délégués ont décidé de soutenir ce référendum.
Toujours au niveau de la politique fédérale, L'UDF, en collaboration avec le PEV, prépare activement la campagne de votation sur le "Pacs". L'UDF a suscité un "comité romand contre le Pacs fédéral". (comm.)
Vous pouvez commander des formulaires par tél. au 031 356 27 27

--------------


Il prie pour les autorités et leur offre son écoute

Au-delà de relations de qualités que Jean-Claude Chabloz a pu développer au Palais Fédéral. Il a réalisé que les chrétiens ne s'intéressent pas suffisamment à la politique
Quelles découvertes inattendues avez-vous faites lorsque vous avez débuté votre ministère à Berne?
Au début, j'étais surpris. J'y ai trouvé des hommes et des femmes comme tout le monde. J'appréhendais quelque peu de côtoyer ce gratin de personnalités. Ils ont certes une vie sociale riche. Ils courent de réception en interview. Mais ils n'ont pas beaucoup d'amis, car ils n'ont tout simplement pas le temps nécessaire pour nourrir l'amitié.
C'est donc un grand bonheur pour moi, lorsque je parviens à leur offrir mon amitié. Bien sûr, cela prend du temps. Les parlementaires sont à Berne pour y travailler. Mais je les rencontre à la cafétéria, ou encore à des réceptions. J'ai pu participer à plusieurs courses d'écoles de partis. Ce fut à chaque fois l'occasion de voir les gens autrement.
Après avoir visité le parlement d'autres pays, je trouve que notre Assemblée fédérale fonctionne bien.

En quoi consiste votre engagement?
Trois verbes décrivent mon action: saluer, sourire et servir. Premièrement, je salue les politiciens de la part de Dieu. Durant les sessions parlementaires, je m'arrange pour arriver parmi les premiers dans la salle des pas perdus. Ainsi, quand les conseillers nationaux arrivent, je les bénis. J'ai ainsi appris à connaître les gens. Au début j'ai eu des contacts, puis des partages et parfois même des entretiens pastoraux. Le contact est très différent de l'un à l'autre parlementaire. Mais personne ne m'a jusqu'ici refusé la prière, lorsque je la lui ai proposée.
Deuxièmement, je leur offre mon sourire. C'est une ouverture. Je suis heureux et je veux que cela se sache.
Troisièmement, le service. Au Palais fédéral, ici je sers un café, là je recherche un article pour l'un ou l'autre, ou je traduis un texte d'allemand en français. J'aime servir. L'écoute fait également partie de ce service. J'entends leurs confidences, je m'inquiète de leur santé. Je leur dis que je ne suis pas médecin, mais que je connais un Dieu qui s'intéresse à eux et à leur santé.

Est-ce que votre ministère a changé votre regard sur la politique et les politiciens?
Nous autres chrétiens attendons trop de choses de la politique. Pour la changer, il aurait fallu nous y engager nous-mêmes. Et comme l'on est pas forcément bon politicien parce qu'on est chrétien, il aurait fallu former des politiciens, les préparer. Ainsi, les chrétiens auraient pu influencer la politique du pays. Mais les évangéliques, en particulier, ont trop longtemps vécu dans une sorte de ghetto. Il est heureux que celui-ci s'ouvre, et que les évangéliques prennent l'habitude de s'engager à tous les échelons de la société.

Mais il existe des parlementaires chrétiens à Berne, tels que vous venez de les décrire ... Oui, heureusement. Je suis réjouis de voir des gens qui travaillent dans la crainte de Dieu, et qui recherchent la justice. Dans le cadre de mon ministère, ma priorité est justement de les encourager. Car c'est eux qui vont le plus influencer la politique. Ils sont engagés dans une variété de partis, aussi bien chrétiens que non-chrétiens. Je ne suis d'ailleurs pas sûr qu'il existe vraiment une politique chrétienne.

Comment voyez-vous l'action des deux partis évangéliques?
Je porte sur eux un regard plus que bienveillant. Je les encourage et leur propose régulièrement la prière. C'est bien que ces deux partis forment un groupe, ce qui augmente leur temps de parole, leur action dans les commissions et leur présence dans les médias.
Si leurs positions ne sont de loin pas toujours les mêmes, ils travaillent à l'unité. L'UDF est plus à droite, et le Parti Évangile (PEV) au centre-gauche. Cela donne lieu à un témoignage équilibré sous la coupole fédérale. Ce qui a de "très convaincu et militant" dans l'UDF se balance bien avec "des convictions plus profondes mais plus prudentes" dans les rangs du PEV. Personnellement, je trouverais tragique que les deux partis arrivent à cinq élus et qu'ils se séparent. Leur prise de parole et de position sont empruntes de valeurs et de prière pour le pays.

Quel rôle spécifique ces deux formations chrétiennes ont-elles à jouer selon vous?
C'est principalement au niveau des valeurs, de la famille, du couple hétérosexuel, du respect de la vie, ou encore du rapport à la matière et les finances, qu'une parole chrétienne mérite d'être donnée. J'appelle cela le vrai humanisme.
Les cinq politiciens évangéliques de ces deux partis n'ont pas d'auréole sur la tête. Mais ils apportent un rayonnement et suscitent le respect des autres, même de ceux qui ont d'autres convictions.
Considérez-vous que les chrétiens prennent suffisamment au sérieux la question de la vie politique? J'appelle de mes vœux que les Églises changent leur regard sur les policitiens. Qu'il leur fassent une place, qu'ils proposent un culte pour eux à Berne par exemple, que les pasteurs réfléchissent comment encourager les politiciens chrétiens. En effet, les obligations politiques de ces derniers les empêchent de suivre régulièrement la vie d'Église.
Pour répondre plus précisément à votre question, je ne pense pas que les chrétiens, et les évangéliques en particulier, prennent la politique assez au sérieux. Dans les Églises et endroits où je témoigne de mon engagement, les chrétiens paraissent étonnés. Je parle de ce que nous faisons, de l'action des chrétiens élus, et j'observe que cela revigore leur intérêt pour la politique.

Comment expliquez-vous ce désintérêt pour la politique?
Il dépend en grande partie de la position théologique des Églises. Ici une communauté considère que le rôle du petit troupeau qui reste est de hâter le retour du Seigneur. Ailleurs, la lecture eschatologique fait penser que le système ne va pas changer, mais que les gens ont la capacité d'influencer les choses. Je crois que les chrétiens doivent au minimum voter, mais être en outre prêt à recevoir un appel, à se former pour devenir de bons politiciens.

Tout le monde n'est pas appelé à s'engager en politique. Que peuvent-ils faire d'autre? Les Églises pourraient susciter des chrétiens âgés à devenir des conseillers pour les politiciens. L'aide proposée serait assurément bienvenue. J'ai déjà encouragé certains chrétiens à approcher des élus, à leur parler et leur proposer de prier pour eux.

--------------

Votation sur le "Pacs" fédéral: la campagne s'organise

La campagne qui précédera la votation sur le partenariat enregistré entre personnes du même sexe demandera d'importants moyens financiers. L'UDF a suscité un comité romand contre le "Pacs" fédéral inter-parti et interconfessionnel qui regroupe déjà plus de 30 personnalités. La votation devrait avoir lieu le 5 juin prochain. Vous pouvez soutenir cette campagne en effectuant un don à l'adresse suivante :
Comité romand contre le "Pacs" fédéral, 1400 Yverdon-les-Bains
CCP 17-704568-2
Un grand merci pour votre soutien.

-------------------

La polarisation du débat politique, à la mode, mais contre-productive

L'Administration fédérale a procédé à une réflexion à la fois critique et constructive de la politique gouvernementale. Elle a rassemblé ses réflexions dans le rapport "Défis 2003-2007, Évolution des tendances et thèmes futurs de la politique fédérale". Celui-ci doit servir de base à la planification politique et a été mis à la disposition du public (http://www.admin.ch/ch/f/bk/info/broschuere/plperspe.html). Ce rapport a débouché sur la planification de la législature 2003-2007, dont le triste destin a été scellé par le Conseil national l'été dernier. Probablement que le plus grand défi 2003-2007 sera de trouver une politique de consensus, praticable, et ce malgré un contexte politique très polarisé.
Les défis ne manquent pas. La concurrence croissante entre les centres économiques des pays riches influence la politique économique, agraire, celle de l'emploi, de la formation, de la recherche et de l'innovation. Le fossé croissant entre pays riches et pauvres constitue un autre défi pour nos politiques extérieure, migratoire, de l'emploi et de la sécurité. Le vieillissement de la population exige des solutions raisonnables dans en matière de politique sociale ou de la santé. Notre mode de vie moderne nous impose de reconsidérer notre attitude envers les ressources limitées de l'environnement. Les caisses vides de l'État nous contraignent à optimiser ses tâches et à redéfinir ses priorités. Tout un programme, qui dépasse largement le cadre de la présente législature, et qui occupera au moins une génération à venir.
Depuis les dernières élections fédérales, le terme "polarisation" est devenu à la mode. Mais les politiciens se trompent s'ils croient que des opinions polarisées, qui empêchent toute recherche de compromis, reflète la volonté sortie des urnes. Les voix ont été données à ceux qui tenaient un discours clair et dénonçaient une cuisine politique fédérale opaque. Mais on peine à s'imaginer que le peuple souhaite la neutralisation mutuelle des pôles. Le plus grand défi actuel concerne donc bien notre pouvoir législatif. Le Parlement est une représentation des intérêts du peuple. Mais ce n'est certainement pas dans l'intérêt des habitants de ce pays qu'un plan d'action qui cherche à régler les défis de notre société soit bloqué par pures considérations idéologiques.
Stéphane Derron, secrétaire politique de l'UDF

Retour en haut


RUBRIQUE: L'UDF dans les cantons

Elections cantonales tendues

Les élections cantonales neuchâteloises auront lieu dans cinq mois. Tout indique qu'il s'agira d'une campagne très animée. Cela fait un an qu'une page d'histoire a été écrite suite à l'élection de deux socialistes au Conseil des États, au grand dam d'une droite divisée au second tour, UDC et Radicaux revendiquant tous deux le siège qui n'avait pas été attribué au premier tour. Pour ces prochaines élections, pas moins de seize candidats se profilent déjà pour les cinq sièges que compte le Conseil d'État. On s'achemine donc vers un ballottage général au premier tour. La gauche espère en profiter pour faire basculer la majorité de son côté.
Aux dernières élections, il y quatre ans, l'UDF s'était présentée dans le district du Val-de-Travers. Les trois candidats avaient obtenu plus de 4% des suffrages. Cette année, deux candidats sont prêts à se présenter. Le premier dans le district de Boudry, et le second dans celui de La Chaux-de-Fonds. Le comité de l'UDF espère trouver plusieurs chrétiens pour renforcer ces listes potentielles.
Nous avons un trésor et nous sommes privilégiés par la force de notre Créateur. Le temps est venu de cesser de nous taire et de promouvoir les valeurs judéo-chrétiennes au sein de la classe politique neuchâteloise. Pour ceux qui désirent en savoir plus sur la vision et le projet politique de l'UDF, il est possible de consulter le programme d'action de l'UDF Suisse, disponible sur www.udf.ch (ou par tél. aux nos indiqués en fin d'article). La plupart des objectifs suivis par l'UDF sur le plan fédéral, concernent ou influencent également la politique cantonale. Le moment est venu de lever notre bannière afin que le monde voit une différence. L'UDF n'est pas un parti de pouvoir mais avant tout, un parti d'idées.
Le manque de candidats n'est pas propre à l'UDF. Les autres partis sont également confrontés à ce problème. Les élections représentent une occasion unique de défendre une éthique chrétienne. Rejoignez-nous! Renseignements auprès du soussigné, tél. 032 968 61 86, ou auprès du président de l'UDF Neuchâtel, Daniel Häsler, tél. 032 731 96 74. Nous nous réjouissions d'en parler avec vous en toute simplicité.
Christof von Allmen,
vice-président
de l'UDF Neuchâtel

-------

Section régionale Singine/Lac

Le 6 novembre dernier à Tavel, l'UDF Fribourg a fondé sa première section régionale "UDF Singine/Lac" sous le slogan "Plus proche des électeurs". Philipp Eichenberger a été élu à la présidence de cette nouvelle section.
"Les exigences pour un parti politique sont très élevées de nos jours. Le défi est d'autant plus grand de faire progresser parti comme l'UDF. Avec l'aide de tous nos membres et sympathisants, nous sommes convaincus que notre travail portera du fruit à l'avenir". C'est avec ces mots que le président cantonal Daniel Cherbuin a introduit l'assemblée constitutive. La section régionale UDF Singine/Lac constitue le fruit du travail accompli et Daniel Cherbuin se réjouit de l'engagement de Philipp Eichenberger.

Tenir compte du bilinguisme
Comme le nom l'indique déjà, la section régionale associe les deux districts: Singine et Lac. Le comité cantonal a entamé une réflexion depuis quelques temps déjà pour gérer au mieux le bilinguisme du canton de Fribourg. L'UDF a notamment pour objectif de rapprocher les citoyens du canton de langue allemande aux actions politiques du parti. Pour atteindre ce but, la section régionale a été mandatée notamment de transmettre les décisions et mots d'ordre du parti cantonal à la population du district de la Singine et du Lac. La nouvelle section démarre avec un petit groupe, avec treize membres et quelque 200 adresses de sympathisants.

Proche des électeurs

A l'avenir, l'UDF Singine/Lac poursuivra sa stratégie "Plus proche des électeurs". Avec la fondation de cette section régionale, le premier pas vers la base électorale de l'UDF a été fait. Le comité compte sur des membres motivés, qui s'engagent activement et qui communiquent publiquement la politique de notre parti. Pour l'instant, l'UDF travaille sur des thèmes fédéraux et cantonaux. À moyen terme, le parti souhaite aussi s'investir pour les préoccupations des districts Singine et Lac. Enfin, l'UDF s'est fixé un comme objectif principal de participer aux élections cantonales du 5 novembre 2006. "Notre parti est comme une petite pierre qui tombe dans l'eau et forme peu à peu des cercles plus grands", a déclaré Philipp Eichenberger, en conclusion de l'assemblée constitutive. (comm)

----------------------

RUBRIQUE INTERNATIONALE

Le tsunami, incitation à la paix

Bien avant le raz de marée du 26 décembre, la province d'Aceh était déjà en état d'urgence... Un conflit la ravage en effet depuis 29 ans!
Avec ses 4,5 millions d'habitants (l'Indonésie en compte 211 millions), Aceh est le plus ancien foyer d'expansion de l'islam dans l'archipel. Dès la fin du VIIe siècle, des marchands arabes du Gujarat (Inde) s'installent dans ce comptoir de la route des épices. Si bien qu'aujourd'hui, 89% des Indonésiens sont musulmans.
Après l'indépendance de l'Indonésie en 1949, Aceh obtient le statut de province autonome. Mais l'autonomie n'a jamais été appliquée par le pouvoir indonésien, trop attaché à exploiter et tirer profit des importantes ressources en hydrocarbures et gaz naturel de la région. Aceh est l'une des quatre provinces les plus riches de l'archipel. Le non-respect des droits de ses habitants déclenche la rébellion, et Hasan Di Tiro (aujourd'hui réfugié en Suède) crée le Mouvement séparatiste GAM en 1976. Il revendique l'indépendance d'Aceh, avec pour objectif la création d'un État islamique.
Entre 1965 et 1998, le terrible dictateur Suharto est au pouvoir, et la répression de l'armée indonésienne ne se fait pas attendre. Connus pour leur brutalité, les militaires exécutent et torturent les séparatistes d'Aceh au point que l'organisation de défense des droits de l'Homme s'en mêle. Le conflit entraîne la mort de plus de 10000 personnes, en majorité des civils. L'élection du Président Wahid (un musulman modéré) fin 1999, ne change pas grand-chose. Des négociations entre les autorités indonésiennes et le GAM ont bien été tentées à Genève, et un accord a amélioré temporairement la situation. Mais craignant un effet "domino", le président Wahid persiste à refuser l'indépendance d'Aceh et reprend ses offensives militaires, tuant 2200 "rebelles" en mai 2003.
En septembre 2004, l'organisation de défense des droits de l'Homme écrivait: "La torture, les arrestations arbitraires et les procès iniques prospèrent dans le secret. Tant qu'Aceh restera fermé à tout examen indépendant, ils se poursuivront. La communauté internationale devrait exiger que l'Indonésie ouvre Aceh aux observateurs...". Était-ce le plan de Dieu? A-t-il voulu dire "Assez!"?
Sous l'effet du tsunami, Aceh s'est retrouvée sous le feu des médias du monde entier, révélant sa face cachée en même temps que son territoire dévasté, et s'ouvrant aux observateurs étrangers venus en sauveteurs.
Le 27 décembre, au lendemain du tsunami, le GAM a fait une offre unilatérale de cessez-le-feu pour faciliter les secours. Mais quelques jours après la catastrophe, l'armée a repris les tirs sur Aceh, tuant des rescapés du tsunami... Alors que la solidarité unit l'humanité en faveur de l'Asie, le gouvernement indonésien veut que les secours étrangers se retirent, pour pouvoir poursuivre sa politique répressive. Dieu a donné à l'île de Sumatra un moyen de repartir à zéro, en remplaçant la guerre par la réconciliation et la solidarité dans le malheur. Vont-ils passer à côté? Si oui, n'est-ce pas que le cœur de l'homme est incurable? Et que seul Jésus-Christ, le Prince de paix, peut le changer?


Dominique Ardellier

Retour en haut


Rubrique : Réflexion

Lutter concrètement contre le fléau de la drogue


Quand on regarde de près le tableau "drogue", on a l'impression qu'il n'y a plus d'espoir pour la plupart des jeunes qui nous entourent. On voit des toxicomanes un peu partout; dans les parcs où nos enfants jouent et aux abords des écoles publiques. Ils fument tranquillement leurs joints dans les wagons de train que l'on prend pour aller travailler... Le sentiment d'impuissance devant l'augmentation des problèmes de drogue et de délinquance chez des consommateurs toujours plus jeunes (12-13 ans) est réel.
Le centre thérapeutique Teen Challenge à Locarno accueille des jeunes adultes qui en ont marre de la zone. La plupart d'entre eux se croyaient forts avec un joint à la bouche, sûrs et certains que jamais ils n'iraient plus loin. Mais avec le temps, ils sont devenus totalement esclaves d'une substance et c'est souvent après plusieurs overdoses ou une vie déjà détruite par la drogue dure, qu'ils demandent de l'aide.
Ainsi, je passe une grande partie de mon temps entre les prisons et les centres de psychiatrie de toute la Romandie pour aller chercher ceux qui sont motivés pour s'en sortir, mais qui en sont incapables.
Pouvons-nous faire quelque chose, me direz-vous? Notre foi chrétienne peut-elle se concrétiser en actes concrets afin d'enrayer cette machine infernale? Oui, je le crois et je vous en donne quelques clés.
Premièrement, lorsque l'on pense à la toxicomanie, on parle de scènes ouvertes de la drogue. Je pense à des villes comme Lausanne, Genève ou encore Bienne, où il est possible de voir des groupes de toxicomanes se réunir dans un même endroit. Un lien peut être tissé entre la rue et un centre comme le celui de Teen Challenge. Il est possible d'approcher ces personnes en leur présentant des centres de désintoxication.
Deuxièmement, on pourrait voir naître des groupes de prévention. Dans ce domaine, l'Ispa (www.sfa-ispa.ch) fournit un matériel gratuit au sujet de toutes les drogues. Ses brochures sur des sujets aussi variés que "comment parler du cannabis à mon enfant" ou tout ce qu'il faut savoir au sujet du "cannabis, héroïne, ecstasy, cocaïne" sont intéressantes. Tout effort de prévention ne peut qu'éviter de longues et coûteuses thérapies.
Enfin troisièmement, l'Église pourrait jouer un rôle d'information, de prévention et envoyer sur le terrain des hommes et des femmes qui, même sans être de grands évangélistes de rue, se donnent les moyens pour atteindre notre jeunesse là ou elle se trouve. Sans discours moralisateur, sans jugement, mais en tendant une main et en prêtant une oreille attentive aux jeunes en mal de vivre. Le ferons-nous pour que ce triste tableau change de couleurs?

Paolo Fabbiani, coordinateur "Teen Challenge Suisse Romande"

Des brochures d'information et de témoignage sont disponibles au tél. 078 760 83 25

----------------------

Congrès annuel de l'UDF Genève

Vendredi 25 février à 20h00
Égl. Apostolique au Carrefour du Bouchet (salle du bas)
L'assemblée sera suivie d'une collation pour mieux faire connaissance. La présence de chaque membre est vivement souhaitée.

Conférence et débat publics
vendredi 18 mars, à 20h15
Château d'Yverdon-les-Bains, salle de l'Aula Magna (1er ét.)

Nouvel Ordre Mondial:
qui tient les reines du pouvoir planétaire?
avec Jacques Beauverd et Jean-Pierre Graber

Au pouvoir déclinant des gouvernements des États-nations s'est substitué un nouveau pouvoir, planétaire, global et échappant au contrôle de la démocratie. Alors que les citoyens continuent d'élire des institutions nationales, le pouvoir réel se déplace vers de nouveaux centres, répartis en trois sphères: le pouvoir économique et financier, le pouvoir militaire et policier, et le pouvoir scientifique. Le pouvoir politique du système est quant à lui exercé par une quatrième catégorie d'organisations: les "clubs de réflexion", réseaux d'influence, ou réunions de "global leaders" comme le World Economic Forum, la Commission trilatérale ou encore le Club de Rome. Chapeautant le tout, les "illuminati", un groupe d'intellectuels, se prendraient pour les Maîtres du monde. La Bible avait prédit l'avènement d'un gouvernement mondial il y a deux mille ans déjà. Dès lors, comment le pouvoir politique doit-il se positionner? Qui sont les acteurs du Nouvel Ordre Mondial? Après Hitler, Polpot et Staline, les "illuminati" sont-ils en train de préparer l'avènement d'un antichrist?

Retour en haut