L'UDF édite Impulsion. Ce journal, qui paraît entre cinq et neuf fois par an, informe de l'actualité politique suisse et de l'action de l'UDF au niveau fédéral et dans les différents cantons romands. Chaque édition contient également une interview. 

Edition actuelle 1/08 - mars 2008 :

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Edition actuelle 1/08 - mars 2008

RUBRIQUE EDITO

Fumée passive: pour un signal fort

La victoire a été écrasante. Le 24 février dernier, près de 80% des Genevois ont dit oui à l'initiative "Fumée passive et santé" lancée simultanément dans plusieurs cantons romands. Cette initiative prévoit l'interdiction de fumer dans tous les lieux publics, au grand dam de ceux qui ont tenté de faire passer cette initiative comme "extrémiste". Genève a décidé de rejoindre les premiers cantons à faire le choix du courage en matière de santé publique. Vaud devrait voter à la fi n de l'année et un oui massif est d'ores et déjà programmé. Le Conseil d'État a néanmoins décidé de présenter un contre-projet à cette initiative. Celui-ci prévoit une dérogation pour les établissements qui installent un fumoir séparé physiquement du reste des locaux et suffisamment ventilé. De toute évidence, un contreprojet ne peut être que défavorable aux petits établissements. En effet, seuls les grands établissements pourront se permettre d'investir dans la construction de ces fumoirs. Cet avantage de taille sur d'autres établissements qui n'auraient pas les moyens d'effectuer de tels investissements menacera tout simplement jusqu'à leur existence. L'interdiction générale de fumer dans les lieux publics a l'avantage de mettre tout le monde sur pied d'égalité. L'UDF soutient pleinement cette seconde approche. C'est bien pour cela que notre parti a activement participé à la récolte de signatures. Du côté de la Berne fédérale, une loi nationale concernant l'interdiction de fumer dans les lieux publics devrait voir le jour prochainement. À ses débuts, le projet de loi était restrictif. Mais au fi l des mois, il s'est nettement dilué pour ne devenir au final qu'un texte alibi. Le oui très clair des Genevois du 24 février devrait inciter les parlementaires fédéraux à revoir leur copie. Reviendront-ils au texte original ou prévoiront-ils que les législations cantonales aillent audelà de la législation fédérale ? Dans les deux cas, on voit mal les Chambres fédérales votant une loi qui rende caduque les votes des cantons. Enfin, certains fumeurs considèrent que l'interdiction de fumer dans les lieux publics bafoue leurs droits fondamentaux. Il suffit d'opposer cet argument au droit fondamental des non fumeurs à éviter les méfaits de la fumée passive et à préserver ainsi leur santé, pour se rendre compte que l'argument des premiers ne pèse pas lourd. Reconnaissons-le, une interdiction totale de fumer dans les lieux publics de notre pays serait un signal fort sur le plan de la santé publique et une contribution à la santé des fumeurs. En témoigne le recul des problèmes cardio-vasculaires en Italie, précurseur dans ce domaine. Gageons qu'il en sera ainsi également en Suisse.


Maximilien Bernhard, secrétaire romand de l'UDF

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RUBRIQUE: Nationale

L'UDF réagit au tourisme du suicide

UNE NOUVELLE LOI POUR METTRE FIN AU TOURISME DU SUICIDE EN SUISSE
La vie est le bien le plus précieux de chaque individu. La vie est un don accordé par Dieu. L'État doit protéger la vie de sa population. La dignité humaine existe par le fait que Dieu a créé chaque personne et l'aime chacune en particulier. Chaque individu a été créé pour être en relation avec son Créateur. C'est ce qui le distingue de toutes les autres créatures et lui donne une dignité particulière. C'est de cette dernière que découlent les droits de l'Homme. Dans une localité voisine de la nôtre, l'organisation d'aide au suicide Dignitas a accompagné plusieurs personnes à la mort. Les voisins n'ont pas été les seuls choqués par la démarche. Un postulat déposé dans le canton de Zurich pour interdire le tourisme du suicide venu de l'étranger a été repoussé d'extrême justesse. Lors du débat précédent le vote du Grand Conseil, l'exécutif cantonal a indiqué qu'il était prêt à prendre des mesures contre ce tourisme d'un genre nouveau.

Que dit la loi?
Le suicide n'est pas punissable en Suisse. Par conséquent, l'aide au suicide n'est pas non plus illégale. Comme le dit l'article 115 du code pénal, l'aide au suicide est en revanche punissable si un mobile égoïste peut être démontré (voir encadré). En 2006, le Tribunal fédéral avait décidé que l'État devait respecter le suicide, ce qui correspond à l'art. 10 de la Convention Européenne des Droits de l'homme. Ce dernier considère que le droit à l'autodétermination inclut celui de choisir le moment et la façon de mettre un terme à sa vie. L'interprétation très libérale de la loi suisse de Dignitas pour leurs clients étrangers a suscité de nombreuses critiques . En 2006 également, la Commission fédérale d'éthique a donc dressé une liste de critères de soin. Objectif visé, éviter que des candidats au suicide venus de l'étranger ne soient conduits au suicide de façon expéditive comme la pratique l'a trop souvent démontré.

Qu'en pense l'UDF?
Le suicide est une option de dernier recours, une décision tragique, jamais prise à la légère. Acte de désespoir, elle confronte aussi les proches de la victime à la mort. Plus globalement, le suicide pose un certain nombre de questions : à quel motif peut-on exiger le droit de déterminer la fi n de sa vie ? Si le début de la vie échappe à l'autodétermination, pourquoi en serait-il autrement de la fin de vie ? Dans une perspective chrétienne, toutes deux échappent à l'individu. Mais comment la loi doit-elle en tenir compte ? Devrait-on introduire un article interdisant l'aide au suicide, en supprimant par exemple les trois mots "si un mobile égoïste" de l'article 115 du code pénal ? Ou le changement de loi pourrait-il permettre aux partisans de l'aide au suicide de bétonner leurs intérêts comme cela s'est produit avec l'interruption de grossesse ? Les délégués de l'UDF Zurich ont décidé de lancer une initiative populaire contre le tourisme du suicide. La population n'est pas intéressée par la venue d'étrangers pour mettre fin à leurs jours dans notre canton. Cette initiative devrait soutenir le Conseil d'État dans sa lutte contre ce tourisme.


Daniel Suter, président de l'UDF du canton de Zurich

Que dit la loi?
Code pénal, art. 115: Celui qui, poussé par un mobile égoïste, aura incité une personne au suicide, ou lui aura prêté assistance en vue du suicide, sera, si le suicide a été consommé ou tenté, puni d 'une peine privative de liber té de cinq ans au plus ou d'une peine pécuniaire.

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Chiedi, avrai risposte Tante le domande dopo i fatti di Locarno

In seguito all'uccisione di Damiano Tamagni nella notte dei primi di febbraio al Carnevale di Locarno da parte di tre ragazzi di origine balcanica (in base alle ultime notizie potrebbe essere coinvolto anche un diciassettenne ticinese) sono state numerose le reazioni da parte dell'opinione pubblica, dei media, delle istituzioni politiche e sociali nonché della Chiesa.

Cittadini e media
In primis, le reazioni ai fatti si sono sollevate dagli organizzatori del Carnevale di Locarno, che hanno chiuso i battenti per le manifestazioni successive ed hanno cercato di capire che infl usso abbiano i festeggiamenti sui giovani. In questo caso alcool e droga non sono stati coinvolti, restano pertanto aperte le domande riguardo alla causa di tali comportamenti. Inoltre, la gente per la strada ha commentato per settimane l'accaduto. La maggior parte delle persone ha alzato proteste di tipo xenofobo e razzista, dando la colpa all'origine balcanica dei tre ragazzi. Di conseguenza, le polemiche si sono estese in generale a tutti gli stranieri, soprattutto a quelli che risiedono nel nostro Cantone e che non lavorano. L'opinione pubblica è stata certamente stimolata dai media, che pure hanno dato ampio spazio alla trattazione della notizia. Carta stampata, radio e televisione hanno cercato di ricostruire la successione degli eventi e tentato di risalire alle cause della rissa. Le discussioni sono state forti anche da parte di coloro che hanno condannato l'atteggiamento onnipresente dei media nonché la reiterazione delle informazioni. In questo ambito non sono da dimenticare nemmeno le reazioni nei diversi blog di Internet: insulti di vario genere contro i tre ragazzi, facendo leva soprattutto sulle loro origini dall'est europeo.

Istituzioni pubbliche
Proseguendo, a livello politico, il Gran Consiglio ticinese ha cominciato la revisione delle praticheperiprocessidi naturalizzazione degli stranieri; il Consiglio di Stato da parte sua ha istituito un gruppo operativo e di coordinamento per meglio affrontare il problema della violenza giovanile nel Cantone. A livello sociale invece, sono state messe in moto una serie di conferenze e serate informative per i genitori a scopo preventivo: durante questi incontri si discute, insieme con psicologi ed operatori sociali, sul ruolo della famiglia nella società moderna, sulla figura del genitore, su come sia possibile prevenire la violenza nei giovani incoraggiandoli fin da piccoli e seguendoli passo dopo passo nelle loro scelte e su come si possa trasmettere loro affetto e sensibilità. Numerose sono state anche le reazioni da parte della Chiesa Cattolica, rappresentata dal Vescovo di Lugano, che ha presieduto ai funerali. Il Vescovo ha puntualizzato che proprio in queste circostanze devono dominare i valori cristiani, soprattutto quelli della fratellanza e del perdono.

Cercare le risposte...
Insomma, i riscontri si sono sollevati su tutti i fronti, dal privato cittadino alle diverse istituzioni pubbliche. La situazione sembra complicarsi ulteriormente da quando è stato arrestato, insieme ai tre ragazzi, un ticinese diciassettenne. A questo punto, le cause della violenza ricercate nella provenienza balcanica die tre ragazzi sono da smentire. A che ragioni bisogna allora risalire? Quali sono le spiegazioni e le motivazioni che spingono a soprusi ed aggressioni nel mondo giovanile, che sembrano essere all'ordine del giorno sui nostri media? La nostra proposta è quella di rivolgerci a Dio, che spesso, erroneamente, si crede tanto distante dagli uomini, e chiedere a Lui le risposte di cui abbiamo bisogno affi nché le nostre domande non svaniscano insieme ai ricordi di questo tragico Carnevale. Ad ognuno la scelta per colmare i propri punti interrogativi.

Fulvia Basile, membro UDF Ticino

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De l'or pour les braves

On a entendu des gens s'offusquer des salaires mirobolants octroyés à certains dirigeants d'entreprise, on suggère une loi contre des salaires "indécents", on s'insurge contre des rémunérations de cadres qui sont des multiples de ceux des employés du bas de l'échelle. Estce vraiment si terrible que cela, et n'avons-nous là affaire qu'à des gens envieux ? Les salaires des dirigeants des sociétés anonymes sont fi xés par le conseil d'administration. Et le conseil d'administration est élu par l'assemblée générale (art. 698 al. 2 CO), qui, qu'on le veuille ou non, représente les propriétaires de l'entreprise. Dès lors, indirectement, ce sont les propriétaires qui fi xent les rémunérations. De la même manière, le Peuple suisse ne décide pas de toutes les lois, mais laisse ses représentants le faire pour lui. On ne s'insurge pas là contre, on appelle même cela "la démocratie ". Donc les propriétaires de ces entreprises trouvent un certain intérêt à ce que leurs dirigeants gagnent les montants qui leur sont alloués. Certains dirigeants ont réussi à sortir des entreprises du marasme et par là, sauver des milliers d'emplois, rapporter des millions d'impôts aux collectivités et rémunérer les actionnaires. Il y a de bons tennismen et il y a Roger Federer, personne ne le conteste ; alors ne nous y trompons pas, il y a de bons dirigeants et des dirigeants moins bons. Les bons (qui font profiter salariés, collectivités et propriétaires de leurs talents) ne méritent-ils pas autant, voire plus que Roger Federer ? Là où le bat blesse, c'est quand on constate que ces mêmes dirigeants rémunérés grassement pour leur compétences hors du commun ne sont en fait pas vraiment hors du commun! Que dire du fait que l'UBS a perdu environ 20 milliards de francs en quelques mois (oui, vingt mille millions!) certes sa perte annuelle n'est pas aussi élevée, mais c'est parce que pendant les premiers mois de l'année elle avait fait du bénéfi ce. Au début du mois de mars, un grand quotidien vaudois a largement couvert l'affaire de la BCV. Les responsables n'ont pas été inculpés et je ne me prononcerai pas sur le volet juridique de celle-ci, n'étant pas juriste. En revanche, force est de constater que Gilbert Duchouda touché plus de deux millions d ' indemnités à lui tout seul, mais qu'à cause de sa gestion, on a dû recapitaliser la BCV à hauteur de deux milliards. Peut-on dès lors dire que sa gestion a été particulièrement effi cace ? A-t-il fait preuve de compétences hors du commun ? Sa rémunération se justifi ait-elle par ses compétences particulières ou par d'éventuels emplois sauvés, rapporté des impôts et des rémunérations à ses actionnaires, l'État en l'occurrence ? La réponse est clairement non. Les actionnaires feraient donc bien d'effectuer leur travail et de s'insurger contre l'argent dont ils sont spoliés par ces rémunérations démesurées. Mais s'ils sont assez crédules pour ne pas le faire est-ce à l'État de le faire ? Est-ce à l'État d'intervenir pour vous interdire d'embaucher un décorateur d'intérieur hors de prix sous prétexte qu'il ne le mérite pas ? Alors ne nous trompons pas de cible, que l'on ne s'insurge pas systématiquement contre ceux qui gagnent beaucoup, mais plutôt avec ceux qui "gagnent" peu...

Luc-Olivier Suter, président de l'UDF La Côte

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RUBRIQUE: L'UDF dans les cantons

Une motion pour l'objection de conscience médicale

Le mardi 11 m ars dernier, le député UDF Maximilien Bernhard a déposé une motion pour l'introduction d'un droit de l'objection de conscience dans le domaine médical, conformément à ce qui avait été annoncé dans le cadre de la campagne des élections cantonales de 2007. Voici le texte de sa motion : "Au cours des dernières décennies, les évolutions techniques, légales et de la société ont élargi le champ de la pratique médicale, de telle sorte que ce qui faisait autrefois offi ce de repère traditionnel ne s'applique plus de manière générale. Par exemple, le serment d'Hippocrate qui déclarait entre autre "Je ne remettrai à personne du poison, si on m'en demande, ni ne prendrai l'initiative d'une pareille suggestion; semblablement, je ne remettrai à aucune femme un pessaire abortif" ne fait plus nécessairement autorité. Dans ce contexte où les limites de la vie, de la mort et du rôle de la médecine ne font plus l'objet d'un consensus, il peut advenir que des membres du personnel médical soient confrontés à des actes qui sont autorisés en droit, mais qui aux yeux de leur conscience ne sont pas compatible avec leur profession. Or la Constitution vaudoise, qui protège la liberté de conscience en stipulant notamment que "toute contrainte, abus de pouvoir ou manipulation en matière de conscience et de croyance sont interdits" (article 16 alinéa 4), ne précise pas de quelle manière ce principe prend application dans le cas où du personnel médical exerçant à titre dépendant refuserait de participer à certains actes. Cela conduit à la situation où, dans de tels cas, c'est le bon vouloir des supérieurs qui prévaut. Il y a là à mes yeux un vide juridique qu'il convient de combler, par l'introduction d'un droit d'objection de conscience dans le domaine médical. Cela dans une idée d'autodétermination, de respect de l'espr it de la Constitution et d'égalité de traitement. C'est pourquoi je demande au Conseil d'État, par voie de motion et conformément à l'Art. 120 de la loi sur le Grand Conseil, d'établir un projet de modifi cation législative: - introduisant un droit à l'objection de conscience dans le domaine médical pour tous les établissements soumis directement ou indirectement au droit public. Précisant que l'usage d'un tel droit ne doit pas constituer le motif de licenciement, de discrimination à l'embauche ou en emploi, ou encore dans le cadre de la formation professionnelle. La motion a été cosignée par 20 députés. Elle sera par conséquent renvoyée en commission qui, après étude, recommandera au plénum sa prise en considération ou non. Dans le premier cas, le Conseil d'État serait tenu de présenter un projet de modification législative. À noter encore que cette motion est le fruit du travail d'une commission de l'UDF Vaud mise sur pied spécifiquement pour ce projet.

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L'UDF dans les groupes de jeunes

Le 18 janvier dernier, Maximilien Bernhard était l'invité du groupe de jeunes des "Compagnons" de l'Église adventiste de La Lignière à Gland, pour nous parler du thème du chrétien engagé en politique. Cette soirée a réuni plus de vingt jeunes intéressés par le sujet, un record de participation pour nos rencontres! Maximilien Bernhard a présenté son parcours personnel, l'UDF et ses chevaux de batailles, le travail des parlementaires au Conseil national ainsi que sa présence au sein du Grand conseil vaudois. Il est particulièrement intéressant de constater qu' au-delà des clivages politiques habituels, les valeurs chrétiennes défendues par l'UDF peuvent servir de base de collaboration avec des partis de divers horizons. L'exposé a été suivi d'une discussion au cours de laquelle différentes sensibilités ont eu l'occasion de s'exprimer. Maximilien Bernhard a répondu sans détour et avec précision à toutes les questions. Une belle leçon de politique ! Nous le remercions encore de nous avoir réservé une place dans son agenda que nous savons maintenant bien rempli! David Mayer, co-animateur du groupe des "Compagnons" Si vous désirez inviter un représentant de l'UDF dans votre groupe de jeunes contactez-nous!

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User de sa double citoyenneté

Au dernier comité cantonal fribourgeois, on m'a reposé la question : "Pourquoi s'engager politiquement en tant que chrétien ou chrétienne ?" Plusieur s amis chrétiens pensent que ce n'est pas notre combat, car nous n'avons ni à nous soucier du pouvoir terrestre, ni à légiférer et encore moins à nous battre sans cesse dans une guerre de partis plus que houleuse et sans réel aboutissement. Pourtant, lorsque j'ouvre ma Bible, je constate qu'elle est truffée d'actes dits politiques : traités, lois, décrets etc. Mais ceux-ci semblent n'être l'affaire que des grands, des rois, juges et autres prophètes établis par Dieu, donc rien à voir avec le commun des mortels dont je suis. Puis, tout à coup, je suis frappée par l'histoire d'une petite fille qui a été déportée et qui se retrouve esclave dans la maison du général Naaman. Elle ne fait pas de grands discours politiques. Mais elle témoigne simplement de ses convictions et du prophète en Israël qui pourrait guérir son maître de sa lèpre. Sa prise de position est simple. Mais exprimée à haute voix, elle plonge les royaumes de Syrie et d'Israël dans la crise au sujet de la sécurité du général qui doit se rendre auprès du prophète Elisée. Qui doit l'assurer ? Ailleurs, dans l'histoire des premiers apôtres, je découvre que le grand Paul avait la citoyenneté romaine et qu'il s'en prévalait lorsqu'il était mis en prison sans procès. Paul n'en oublie pas pour autant de prier, de témoigner de Dieu et d'accomplir des miracles dans le nom de Jésus. Mais il réalise que c'est une grâce d'avoir une citoyenneté terrestre et il l'exploite. Nous ne sommes pas tous appelés à être actifs dans un parti politique. Mais il convient de profi ter de notre citoyenneté. Elle nous protège de beaucoup de choses et elle nous donne passablement de possibilités de dire avec foi et conviction ce que nous croyons. Jadis un général, sa femme et deux rois furent ébranlés par la foi et les propos d'une fillette. Alors, qui sait si demain, ce ne seront pas les autorités suisses qui le seront par notre témoignage et notre appel à cette citoyenneté terrestre qui peut si bien compléter cette citoyenneté du Ciel que nousavons trouvé en Jésus-Christ. Faire de la politique pour moi, ce n'est rien d'autre que de parler de mes convictions chrétiennes et de présenter les richesses du manuel de vie queconstitue la Bible.

Murielle Menoud-Magliocco

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Agenda de l'UDF

Samedi 29 mars:
Intercession UDF Genève

Mardi 1er avril:
Assemblée générale de l'UDF Vaud au Sentier (Vallée de Joux)

Samedi 5 avril:
Congrès national de l'UDF à Neuchâtel

Samedi 19 avril:
Assemblée des délégués de l'UDF Suisse à Yverdon-les-Bains

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Plus de moyens pour nos étudiants

La mise en pratique de la nouvelle loi bernoise sur les bourses a été ressentie par de nombreux parents comme un fl éau qui s'abattait sur leur famille. La diminution de la participation fédérale aux subsides de formation et la volonté du canton de faire des économies ont créé une situation financière désastreuse pour de nombreuses familles modestes. Celles dont plusieurs enfants étaient aux études ont été les plus touchées. Sans préavis, l'une d'elle a reçu l'information qu'il leur serait versé CHF 14 000.- de bourse en moins que l'année précédente . Impossible pour ce père d'assumer cette charge fi nancière supplémentaire. L'application de la nouvelle loi a causé à de nombreux étudiants de très grands problèmes fi nanciers. De telles mesures d'économie drastiques soulèvent immédiatement de nombreuses questions. Premièrement et afi n de rendre la place financière Suisse plus attractive, on a diminué l'imposition des transactions financières. On a aussi diminué, en 1998, les entrées fi scales en imposant moins les très grandes entreprises, préparant un terrain propice à leur développement. Face à la concurrence, la place suisse doit rester attractive. Mais est-ce aux étudiants et à leurs parents de passer à la caisse ? Deuxièmement, la politique en matière de toxicomanie, locaux d'injections, personnel d'encadrement, tribunaux, police, rente AI, perte de gains, etc. coûte plus d'un milliard de francs par année aux contribuables, sans compter les frais médicaux payés par les caisses maladie. L'institution helvétique paie et personne ne remet en question le bien-fondé des structures. Pourquoi remettons-nous en cause l'argent versé aux étudiants ? Une jeunesse instruite n'est-elle pas un gage de succès pour l'avenir du canton et de tout le pays ? Afi n de permettre à tous les jeunes d'étudier, le canton doit mettre à leur disposition des bourses susceptibles de leur permettre de mener à terme leurs études dans des conditions acceptables. Ils ne doivent pas seulement bénéfi cier des derniers écus restés au fond du trésor public, s'il en reste. Ce n'est pas à ceux qui s'engagent en faveur de la société en se formant, de supporter en plus les conséquences des mesures d'économie drastiques du canton. Les bourses d'études devraient à l'avenir être attribuées selon des standards minimaux unifi és au niveau suisse, tel que le prévoit la Conférence des directeurs cantonaux de l'instruction publique (CDIP). L'accord établit des critères concernant les ayants droit, la limite d'âge, la durée des allocations ainsi que leur montant minimal. Il généralise des solutions déjà appliquées aujourd'hui dans la majorité des cantons. Le projet prévoit notamment des montants minimaux pour les bourses. Ils devraient passer de CHF 13 000 à CHF 16 000 francs pour une personne qui suit une formation tertiaire (HES et universités) et atteindre CHF 12 000 francs pour une formation de niveau secondaire II. Il est primordial pour l'UDF de défendre une politique forte de la jeunesse et de la formation. Les lois trop restrictives pénalisant les étudiants sont inacceptables.

Marc Früh, député, maire, Lamboing

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Rubrique : Réflexion

Le monde ne tourne pas rond

Mê m e les plus optimistes parmi nous s'accordent pour affirmer que le monde ne tourne plus rond. Le climat se détériore, les hommes déraillent, les gouvernements se désagrègent. Les attaques viennent de toutes parts sous la forme de missiles, de bactéries, d'idées et de violences de toute sorte. C'est que le monde est sorti de son axe. Il tourbillonne au gré des vents divers et semble emporter tout sur leur passage, laissant des blessés de toute sorte et des larmes : déçus, désabusés, fauchés. Plus de repères, plus de liens ni de relations: tout au moins juste le temps pour des jérémiades de courte portée. Dans la désolation, certains disent : "Mais que fait Dieu ?". C'est que "notre coeur ne pressent plus le Dieu fort" (hymne national Suisse). Et pourtant, une voix se fait toujours entendre: "Venez à moi, vous tous qui êtes fatigués et chargés" (Math. 11, 28). Oui, il y a une démarche de retour à l'Axe, un chemin peutêtre difficile pour notre fierté, personnel et résolu. Celui de la foi en un Dieu qui ne se voit pas mais qui est bien là : "Car Dieu a tant aimé le monde qu'Il a donné son Fils unique afi n que quiconque croit en lui, ne périsse pas mais qu'il ait la vie éternelle" (Jean 3, 16). Pas d'introspection, pas de regret qui ne peuvent jamais changer les conséquences des mauvais choix, sinon un coeur humble et visionnaire. Car ce chemin là, est le véritable chemin de la vie. Il passe par la restauration de la relation au Dieu de la Création. Loin du Cep, pas de fruit, loin de l'Axe, pas de vie. "Que fait Dieu ?", disent les hommes. "Tout est accompli!", dit Jésus. À chacun de nous, d'en décider. C'est à la fois notre liberté et notre responsabilité. Le fantastique message de l'Évangile ouvre une voie royale pour un retour aux sources. La question de la dette ayant été réglée par le sacrifice de Jésus à la croix, voici que dans ce temps de grâce, de cadeau, de patience de Dieu, le tapis rouge est déroulé. Ce n'est pas le festival de Cannes. C'est le retour au bercail de chaque personne qui a plus de valeur que celle d'une étoile, non pas fi lante comme le sont celles qui brillent sous l'effet des projecteurs, mais comme des étoiles de la postérité d'Abraham. Elles sont appelées à hériter de la promesse d'un monde nouveau qui s'apprête sous nos yeux. Un monde sortit de son axe? "Quand vous verrez ces choses arriver, levez vos têtes parce que votre délivrance approche" (Luc 21, 28). Croire à ces principes, lutter pour ces valeurs, c'est la différence et la force d'un parti, la vision d'une nation, la porte ouverte aux bénédictions.

Sara Leresche, Ballaigues

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