L'UDF édite Impulsion. Ce journal, qui paraît entre cinq et neuf fois par an, informe de l'actualité politique suisse et de l'action de l'UDF au niveau fédéral et dans les différents cantons romands. Chaque édition contient également une interview. 

Edition actuelle:

Novembre 1999 Août 1999

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Edition actuelle 1/00- février 2000

Fécondation in vitro

Les raisons d'un désaccord

L'UDF a décidé de soutenir l'initiative "PPD" qui interdit la procréation médicalement assistée hors du corps de la femme. Cette décision a été prise à une nette majorité lors de l'Assemblée des délégués du 5 février dernier. De son côté les sections vaudoise et neuchâteloise ont choisi de donner le mot d'ordre inverse et rejettent donc cette initiative. Comment expliquer ce désaccord sur une question d'ordre éthique, alors que c'est justement là une des priorités du parti au niveau national?

L'initiative couvre deux aspects: l'interdiction de l'utilisation de gamètes extérieures au couple est l'aspect sur lequel les différentes sections de l'UDF sont d'accord. C'est l'interdiction de la fécondation hors du corps de la femme qui divise les différentes sections de l'UDF. En effet, l'UDF tout comme les auteurs de l'initiative entendent protéger la vie. En interdisant toute fécondation in vitro (FIV), ils proposent une solution radicale au problème: finis les embryons surnuméraires, les embryons congelés et la réduction embryonnaire.

Si deux sections romandes de l'UDF recommandent de voter "NON" le 12 mars prochain, c'est parce que l'initiative, en voulant interdire les effets pervers de la FIV, ôtent purement et simplement les chances des couples stériles à recourir à cette possibilité d'avoir des enfants.

Plusieurs éléments ont pesé dans la décision des sections romandes. En effet, les progrès dans le domaine de la procréation médicalement assistée (PMA) permettent de ne féconder que le nombre d'ovules que le couple est d'accord de réimplanter dans le corps de la femme. La technique de la microinjection (ICSI) permet en outre de féconder un ovule à l'aide d'un seul spermatozoïde, ce qui n'était pas encore le cas au moment où l'initiative PPD avait été lancée. A l'époque, on laissait baigner dans un récipient les ovules et les spermatozoïdes et l'on maîtrisait beaucoup moins le nombre d'ovules fécondés.

D'autre part, les causes de la stérilité du couple sont aujourd'hui de 30% imputables à la femme, 30% à l'homme et 30% à la femme et l'homme. L'argument qui veut que dans 80% des cas, un suivi psychologique de la femme permet la fécondation au sein du couple, part du principe que c'est la femme qui est la cause de la stérilité et donc ne résout qu'un nombre de cas limités.

Ceux qui soutiennent l'initiative avancent comme autre argument "il faut laisser faire la nature (ou la création). Or au siècle passé, de nombreuses femmes mouraient au moment de l'accouchement. Grâce à la césarienne, intervention humaine s'il en est, celles-ci ont pu être éradiquées.

Pour les sections vaudoise et neuchâteloise, même si l'initiative vise le but louable de préserver et de protéger la vie à naître, elle n'est pas adéquate. Elles préconisent en lieu et place de cette initiative que des conditions-cadres soient mises en place, comme l'interdiction d'utiliser des embryons pour des recherches industrielles, d'embryons surnuméraires, d'embryons congelés ou encore de réduction embryonnaire. L'initiative présente aux yeux de l'UDF Vaud et Neuchâtel le défaut de jeter l'"eau du bain avec le bébé", soit d'interdire toute PMA au lieu de mettre en place des garde-fous qui garantiraient une approche éthique de la PMA.


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Editorial

Révision de la Lstup:

courageux romands Les cantons de Neuchâtel, Vaud et Valais, se sont récemment déclarés opposés à toute dépénalisation de la consommation de cannabis dans le cadre de la consultation fédérale relative à la révision de la loi sur les stupéfiants, une preuve de courage et de fermeté face au fléau de la drogue qui mérite un "bravo"!

Il paraît évident que le fait de dépénaliser le cannabis ouvrirait la porte à la légalisation des drogues dures. Or, le peuple a rejeté massivement l'initiative Droleg qui visait à légaliser toutes les drogues. On peine donc à comprendre les propositions du Conseil fédéral qui violent ouvertement la volonté populaire en reprenant une part des propositions des auteurs de Droleg. La nouvelle loi prévoit notamment d'ancrer définitivement le principe de la distribution d'héroïne, ce qui obligerait les cantons à mettre en place ces programmes.

La Confédération prône la politique des quatre piliers (prévention, réduction des risques, traitements et répression). Nous ne comprenons toujours pas comment elle entend réprimer le trafic de drogue d'un côté, et de l'autre, distribuer de l'héroïne? Et comment elle veut assurer une prévention efficace contre la drogue tout en légalisant la consommation de cannabis? De toute évidence, les propositions faites par l'Exécutif fédéral contreviennent à sa politique des quatre piliers.

Alors que la plupart des partis traditionnels se prononçaient en faveur de la dépénalisation du cannabis, l'Union Démocratique Fédérale (UDF), a refusé toute banalisation de la drogue, en s'opposant à la libéralisation du cannabis et en rejetant toutes les variantes proposées dans le cadre de la révision de la Lstup.

Les propositions faites dans le cadre de la révision de la Lstup ne font de loin pas l'unanimité. Dans tous les cas, une chose est sûr, c'est que l'on ne pactise pas avec la drogue!

Maximilien Bernhard, secrétaire romand de l'UDF


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Ruth Metzler, une femme de vision et de méthodes

Madame la Conseillère fédérale, comment vous sentez-vous après vos quelques jours de vacances?

Je me sens très bien, indépendamment des vacances d'ailleurs. Cela fait bientôt une année que j'ai été élue au Conseil fédéral; je suis toujours très motivée et je me réjouis chaque matin de mon travail. J'ai tout de même apprécié de pouvoir skier quelques jours avec mon mari et quelques amis. En effet, celui qui travaille volontiers et beaucoup doit aussi récupérer périodiquement.

Vous êtes la plus jeune Conseillère fédérale de tous les temps, ce qui vous a permis de profiter d'un "goodwill" particulier. Est-ce encore le cas?

J'ai encore et toujours l'impression que l'on considère ma personne et mon travail avec beaucoup de bonne volonté. Mais il est évident que le temps de grâce qui caractérise les premiers mois du mandat de Conseiller fédéral a aussi une fin. C'est d'ailleurs bien qu'il en soit ainsi. Les questions de politique intérieure et étrangère n'attendent pas. Je ne crains pas d'être jugée sur la base de mon travail. Lorsque vous évoquez le bonus de la jeunesse, il faut savoir qu'il s'agit-là d'une arme à deux tranchants. En effet, un jeune - de surcroît une femme - qui obtient une place importante fait l'objet d'une observation particulière. On veut savoir si elle en est vraiment capable. Dans l'évaluation d'une femme, d'autres critères comme les robes qu'elles porte, son parfum ou encore sa coupe de cheveux, jouent un rôle non négligeable. Je suis heureuse de voir de nombreux citoyennes et citoyens me faire comprendre qu'ils me souhaitent un mandat de Conseillère fédérale couronné de succès.

Des observateurs attentifs n'ont pas manqué de saluer votre politique personnelle, que soit lors du renouvellement du nouveau procureur de la Confédération ou lors de l'élection de la nouvelle présidente de la Commission des affaires étrangères. Malgré votre jeunesse, votre ténacité et un esprit conséquent semblent vous permettre de vous imposer.

Je me réjouis de votre analyse. Les décisions personnelles sont de la plus haute importance, parce qu'en définitive, la réussite personnelle dépend de la qualité de ses collaborateurs. Lors de mon entrée en fonction, j'ai constaté que les conditions-cadres étaient bonnes. Dans les deux exemples que vous évoquez, on voit ce qui m'importe: il s'agit d'abord de définir la mission et les objectifs; ensuite, il s'agit de trouver les bonnes personnes. J'ai moi-même investi beaucoup de temps dans des entretiens avec les différents candidats au poste de procureur fédéral. J'ai expliqué les différences de personnalité des deux candidats que j'ai recommandés, montrant au passage qu'il ne m'importait pas de m'entourer uniquement de jeunes personnes.

L'idéal politique d'un parti bourgeois et la jeunesse ne sont-ils pas une contradiction, aujourd'hui?

Pas du tout, sinon, je ne pourrais pas représenter un parti bourgeois au Conseil fédéral. La réalité, c'est que les partis bourgeois ont également des sections de jeunesse actives. L'analyse que l'on fait du monde, de la société, ne dépend pas de l'âge. Si jeunesse et idéal de parti bourgeois étaient en contradiction, le paysage politique serait alors constitué de jeunes de gauche contre des vieux de droite, ce qui heureusement n'est pas le cas. Je pense que la diversité d'idées et les débats sont nécessaires, parce que toute société ou communauté de personnes ne fonctionne qu'avec une certaine tension. Par conséquent, il est important que les jeunes soient pris au sérieux, et qu'on leur donne une chance.

La participation politique de jeunes adultes vous semble-t-elle importante? Et comment intéresser les jeunes à la politique?

Je trouve particulièrement important que les jeunes s'engagent en politique. En effet, celui qui ne fait pas de politique la subit. Pourtant, les appels à la raison et à l'engagement sont inutiles. Il n'est pas possible d'intéresser les jeunes par des slogans, mais en étant prêt à leur confier des responsabilités. Quand cela se produit - j'ai été nommée juge au tribunal de district à 28 ans- cela déteint sur les autres, éveille leur curiosité et leur volonté à participer à leur tour à la politique.

Quels sont les défis essentiels de votre département pour la législature actuelle?

Je désire mettre quatre problèmes complexes en évidence: Premièrement, le flux migratoire, avec la politique d'asile et des étrangers; deuxièmement, la sécurité intérieure, pour que la population puisse vivre en sécurité; troisièmement, les aspirations de société, comme l'euthanasie et l'égalité des droits pour les couples homosexuels; quatrièmement, les réformes institutionnelles, comme celle du gouvernement, qui relèvent de la manière dont l'Etat sera dirigé à l'avenir. La seule évocation de ces points montre l'ampleur des défis. Elle révèle aussi la difficulté de trouver une majorité politique pour les solutions proposées. Mais elle montre également que si nous ne sommes pas prêts à regrouper nos forces, à chercher l'intérêt commun, nous serons rapidement dépassés par les problèmes. Celui qui veut à tout prix défendre ou imposer sa position, sans concession, divise la société et empêche une politique tournée vers l'avenir.

En 1995, l'UDF avait déposé une pétition pour renforcer la famille traditionnelle et pour s'opposer à l'égalité des droits pour les couples homosexuels. Une pétition du camp adverse vous a poussée à formuler une proposition.

Il faut tout d'abord préciser que c'est le Parlement qui a mandaté le Conseil fédéral de présenter un rapport sur l'égalité des droits pour les couples homosexuels. Ce rapport, qui a été mis en consultation en juillet 1999, contenait différentes propositions. Sur la base d'une évaluation des réactions de la consultation, le Conseil fédéral devra déterminer quelles propositions il conviendra d'approfondir. Quelle que soit l'éventuelle proposition de loi retenue, celle-ci se calquera sur les droits de base contenus dans la Constitution, c'est-à-dire la protection de l'être humain, l'interdiction de la discrimination ainsi que la protection par l'Etat du mariage. Il convient toutefois d'ajouter que le Parlement a déjà pris une première décision, en acceptant de donner suite à une initiative parlementaire sur l'introduction d'un partenariat enregistré.

Le 12 mars, le peuple est appelé à se prononcer sur la réforme de la justice. Certains pensent que celle-ci va pas assez loin, notamment sur la question de la juridiction constitutionnelle. Votre avis?

Le gouvernement a voulu faire en sorte que les concitoyens puissent se défendre devant le Tribunal fédéral, si une loi portait atteinte à leurs droits fondamentaux tels qu'ils sont définis par la Constitution fédérale. Nombreux sont ceux qui considèrent que cette disposition est en contradiction avec le principe de la démocratie directe. Pour ne pas menacer l'ensemble de la révision, ce point a finalement été abandonné par le Parlement. Mais la réforme de la justice apporte tout de même des améliorations importantes - une unification de la procédure pénale et civile - tout comme elle décharge la plus haute instance juridique du pays.

Les droits fondamentaux constituent à juste titre une préoccupation importante. Si un droit de l'homme est menacé par une loi fédérale, il est toujours possible de faire appel à la Cour de Strasbourg. La disposition prévue initialement dans le paquet de réforme de la justice aurait permis une voie de recours au niveau suisse, par le biais du Tribunal fédéral. La question ne mérite toutefois pas de disposition urgente, puisque la Déclaration des droits de l'homme garantit ce droit au niveau international.

Il faut toutefois préciser que la Déclaration des droits de l'homme ne protège pas tous les droits fondamentaux. Si une loi fédérale portait atteinte à la liberté économique ou à l'accès à la propriété, les personnes concernées n'auraient pas la possibilité de se défendre. Cela me dérange. Tôt ou tard, cette question devra être étudiée. Une demande a d'ailleurs déjà été formulée dans ce sens au Parlement.

Quelle société, quelle population suisse la Cheffe du Département de justice et police souhaiterait-elle pour le nouveau millénaire?

 Les souhaits font du bien mais ne changent rien à la situation. Je suis donc plutôt réticente face à ce type de questions. Je pense par contre que nous avons une bonne société, qui malgré des contradictions internes, a développé tellement de valeurs communes, que nous pouvons aujourd'hui vivre en paix et dans le confort. Ce dont nous avons besoin est ailleurs: nous devons continuer de nous soucier les uns des autres. Le fort doit être prêt à soutenir le faible. Nous devons nous engager à faire passer le bien-être commun avant notre intérêt personnel. Enfin, nous devons prouver notre esprit de solidarité au niveau international.

Il nous faut également nous organiser pour nous imposer dans des conditions de concurrence tant au niveau de la formation que de l'économie. Une volonté forte est nécessaire pour y parvenir, c'est ce que je souhaite à chacun. Si nous arrivons à faire preuve de cette volonté, l'avenir ne me fait pas peur. Ce ne sont pas là des souhaits, mais des perspectives claires et raisonnables et une détermination à cultiver.

Propos recueillis par Thomas Feuz


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Reprise des activités de l'UDF Genève

Après une période relativement calme, la section genevoise de l'UDF a décidé de reprendre ses activités politiques. A cet effet, elle a convoqué, le 11 février dernier, son assemblée générale annuelle en la jumelant à une conférence dont le thème était "Les enjeux éthiques du XXIe siècle". Le vice-président de l'UDF suisse, Peter Bonzak, et le nouveau secrétaire romand de l'UDF , le soussigné, étaient tous deux présents à cette occasion. Cette soirée a redonné l'élan nécessaire à la poursuite du travail de la section cantonale.

La rencontre, présidée par Benjamin Gonzalez, a débuté par une exhortation biblique qui a mis en évidence que les chrétiens sont le sel de la terre et que ceux qui sont engagés politiquement ont le mandat d'apporter un regard particulier dans ce domaine. Ensuite, la section a fait le point sur sa situation actuelle. Le soussigné a informé les Genevois du développement réjouissant des autres sections cantonales romandes et a encouragé l'UDF genevoise à continuer son travail en faveur de l'ensemble de la communauté genevoise. Il a précisé que les chrétiens engagés en politique avaient de nombreux défis à relever, dont celui de reconquérir le terrain perdu ces vingt dernières années. Il a rappelé à cette occasion que les relations de l'UDF avec les médias se sont positivement développées en 1999, notamment lors de la campagne électorale. C'est d'ailleurs ce qui explique que l'UDF soit toujours plus souvent invitée à participer à des émissions de radio ou de télévision.

L'assemblée générale a ensuite procédé à l'élection du comité. Celui-ci est désormais composé de Mmes Sonja Lutz, Dominique Ardellier, et de MM. Benjamin Gonzalez et Jean-Pierre Irmiger. Le défi des quatre membres du comité est important, et ils ont besoin de notre soutien et de nos prières.

La soirée s'est poursuivie par une présentation des enjeux éthiques du XXIe siècle. Une quarantaine de personnes avaient fait le déplacement à cette occasion pour venir débattre de ces questions d'actualité. Les thèmes suivants ont été abordés: l'avortement, l'initiative "pour une procréation respectant la dignité humaine" (PPD), la drogue, l'homosexualité et l'euthanasie. D'autre part, quelques informations ont été données sur Expo.02 et la mise en place de nouveaux casinos en Romandie. Le débat qui a suivi a démontré la nécessité de demeurer ferme face à certains fléaux telle la drogue.

Toutefois, il est ressorti que certains sujets, comme l'initiative PPD, méritent beaucoup d'attention et qu'il est inapproprié de tirer des conclusions trop hâtives. Le débat n'a pas évité les questions difficiles comme pour l'avortement, la situation des adolescentes qui se retrouvent enceintes alors qu'elles sont encore à l'école. Cela a été l'occasion d'un partage franc et nourri, et de rappeler les propositions formulées par l'UDF dans ces différents domaines.

Le comité genevois s'est dit très satisfait du succès de la conférence. En effet, l'intérêt démontré par les personnes présentes lors du débat a mis en évidence la nécessité de poursuivre l'action politique de l'UDF dans cette partie de la Suisse romande.

Maximilien Bernhard


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L'UDF présente à Explo 2000

L'UDF a pris part au congrès Explo 2000 à Lausanne par un stand dans l'exposition missionnaire, aux côtés de plus d'une centaine d'autres oeuvres missionnaires et organisations chrétiennes.

Plusieurs représentants romands et alémaniques de l'UDF ont maintenu une présence sur le stand tout au long du congrès, qui a rassemblé entre 6000 à 8000 personnes du 28 décembre au 1er janvier derniers. Des contacts intéressants ont ainsi pu avoir lieu avec de nombreux chrétiens, la vision politique de l'UDF a pu leur être communiquée. Certains participants à Explo ne connaissaient pas l'existence d'un tel parti.

Les principaux sujets de discussion furent le résultat des élections fédérales de l'automne dernier, ainsi que la mise en place d'une nouvelle fraction politique au sein du Parlement fédéral comprenant l'UDF, le Parti Evangélique Populaire, et un représentant de l'Alliance des Indépendants. Nombreuses ont été les personnes enthousiasmées par la création d'une fraction qui démontre l'unité des chrétiens sous la coupole fédérale, la collaboration constructive possible, malgré les divergences des programmes politiques respectifs. Certains nous ont également exhorté à effectuer ce même genre de rapprochement dans les divers cantons et communes de Suisse. Quant aux résultats des dernières élections fédérales, les réactions ont été plutôt positives, malgré quelques déceptions. En effet, de nombreuses personnes ont encouragé l'UDF à poursuivre son action politique et à la développer. La mise en place d'un nouveau secrétariat pour la Suisse romande a été très bien accueillie.

Enfin, quelques personnes nous ont interpellées sur notre programme politique. En effet, elles ont fait part de leur souhait de voir l'UDF traiter des sujets non directement liés à l'éthique, comme le social, l'environnement, etc. Consciente de l'apport chrétien possible dans ces différents domaines, l'UDF entend se développer et ainsi disposer de forces vives pour traiter ces sujets.

Dans l'ensemble, nous retirons un bilan positif de notre participation à Explo 2000. Dommage qu'il n'y ait pas eu plus de participants romands...

 

Maximilien Bernhard


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Mots d'ordre de l'UDF Jura

Lors de sa rencontre du 7 février dernier, le comité UDF Jura a décidé, à l'unanimité sur tous les points, les recommandations de vote suivantes :

Réforme de la justice: OUI

Les modifications et innovations amènent un plus aux citoyens et permettent d'accélérer certaines procédures.

Délai de traitement des

initiatives: NON

Le délai actuel permet un bon débat et donne le temps au peuple de se positionner.

Quotas de femmes: NON

Cela représenterait avant tout une atteinte au libre choix des électeurs. Le choix démocratique ne serait plus respecté (l'élection selon le sexe s'opposerait dans bien des cas à l'élection selon le nombre de suffrages).

Procréation assistée: OUI

la procréation doit rester dans le cadre du couple d'une part, et d'autre part, l'enfant a besoin de savoir qui sont ses géniteurs pour avoir un bon équilibre psychique.

Réduction du trafic: NON

Les transports publics sont beaucoup trop onéreux en Suisse pour obliger les citoyens à les utiliser. Rendons les transports publics véritablement avantageux et le trafic routier se réduira automatiquement.

Claude et Lidia Zimmermann Retour en haut


Votations fédérales du 12 mars 2000: mots d'ordre

Le 5 février dernier, l'Assemblée des délégués de l'UDF Suisse a voté les mots d'ordre suivants:

Initiative PPD "pour la protection de l'être humain contre les techniques de reproduction artificielles":

OUI/Vaud et Neuchâtel: NON

Après une présentation de Guido Appius, l'UDF a dit OUI à l'initiative. Les sections vaudoise et neuchâteloise se sont en revanche prononcées contre et encouragent les électeurs à voter NON.

Initiative "pour une démocratie directe plus rapide" NON

Même si les risques de manipulation ne sont jamais exclus, le droit d'initiative tel que défini dans la Constitution a été plébiscité par les délégués UDF. Le délai pour le traitement d'une initiative fixé à 39 mois leur semble être un bon compromis. L'initiative a été rejetée par 48 voix contre, 14 pour et 3 abstentions.

Initiative "pour une représentation équitable des femmes dans les autorités fédérales" NON

L'UDF partage l'avis que des jeunes et des vieux, des femmes et des hommes doivent prendre part au processus démocratique. Mais cette initiative n'est à ses yeux pas la bonne solution, ce qui explique le refus à l'unanimité de l'objet par les délégués.

Initiative "visant à réduire de moitié le trafic routier motorisé afin de maintenir et d'améliorer des espaces vitaux" NON

L'idée des initiants de réduire le trafic routier a été saluée par les délégués de l'UDF. Ces derniers ont toutefois soutenu la politique du Conseil fédéral qui vise à améliorer l'offre des transports publics. Mais une nouvelle fois, la solution proposée par l'initiative paraît complètement inadéquate, raison pour laquelle ils l'ont rejetée à la quasi unanimité (2 voix pour).

Réforme de la justice OUI

La réforme de la justice vise à soulager le Tribunal fédéral. L'idée est entre autres d'unifier le droit la procédure civile et pénale. Même si le travail de ce dernier ne fait pas l'unanimité au sein de l'Assemblée des délégués, elle a été acceptée par 52 voix pour, 7 contre et 5 abstentions.


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L'arrivée du parti de Haider au gouvernement: analyse

L'arrivée au pouvoir du parti FPÖ de Jörg Haider a fait l'effet d'une bombe dans le monde politique et diplomatique international. Grâce à son résultat en forte hausse lors des élections autrichiennes d'octobre dernier, ce parti a empêché les partis traditionnels à former une majorité politique leur permettant de former un gouvernement. Le FPÖ s'érigeait ainsi en arbitre indésirable pour les uns, mais surtout incontournable, comme l'a montré la formation d'un gouvernement avec la droite traditionnelle, permettant pour la première fois depuis 50 ans qu'un parti d'extrême droite arrive au pouvoir. Le Standpunkt, le mensuel de l'UDF en allemand, a interrogé Christian Waber, président de l'UDF Suisse, sur ces évènements.

Le parti de Haider, avec 27% de voix, est arrivé au pouvoir de manière démocratique. Pourtant, d'un point de vue moral et historique, n'est-ce pas attristant de voir l'extrême droite connaître pareil succès? Malheureusement, les valeurs morales ne sont pris en considération qu'en fonction des circonstances. Un exemple: la Russie raye actuellement de la carte la capitale tchétchène. Pourtant, au vu des intérêts pétroliers en jeu, le monde se tait.

Le parti de Haider a obtenu ce score de façon démocratique. C'est vrai que je suis triste d'assister un peu partout dans le monde le développement de l'extrême droite. Mais attention, la société, les médias ont rapidement fait de classer sous le terme "d'extrême droite" tout ce qui ne participe pas au courant de pensée dominant. La tolérance utilisée souvent comme prétexte pour reléguer au passé certaines valeurs, comme les valeurs chrétiennes, obéit à la même logique.

En tant que chrétien, nous sommes appelés à dénoncer tout racisme, et ce pas seulement au niveau politique mais aussi dans notre cœur. Il nous appartient également d'éprouver, jusqu'où nous pouvons accepter et encourager un gouvernement. L'ordre divin, d'obéir plutôt à Dieu qu'aux hommes commence aussi bien quand on assiste à l'antisémitisme, à l'exclusion de minorités, ou lorsque des lois anti-chrétiennes sont adoptées.

Pensez-vous que l'Union Européenne (UE) peut se permettre d'intervenir dans un de ses Etats sur la base d'un non-respect de certaines valeurs de base par l'un d'eux?

L'UE en tant que communauté d'Etats n'est pas légitimée à intervenir dans la politique intérieur des pays. Ce n'est pas parce que certains parlent aujourd'hui de "valeurs européennes" que l'Europe est exempt de défauts.

Gardons-nous de rejoindre les rangs des auteurs d'une campagne qui reproche à l'Autriche des erreurs qu'ils commettent aussi. Demain, ils pourraient tout aussi bien se retourner contre toute idée démocratique. Christian Wider

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Réflexion

Le retour en force de l'évangélisation

Annoncer l'Evangile dans notre société, à notre voisin, notre collègue, c'est vital! C'est le garant d'une société avec des valeurs éthiques et morales d'inspiration divine plutôt que de la majorité "bien pensante". Comment actualiser les idées révolutionnaires d'un homme qui est mort et ressuscité il y a presque 2000 ans? Comment présenter un Evangile acceptable pour le Suisse d'aujourd'hui sans en diluer le contenu? Comment mettre les hommes face à un choix: "pour ou contre" sans faire de prosélytisme dont tous se protègent?

L'histoire de l'Eglise nous montre des chrétiens qui ont partagé les richesses de la foi autour d'eux, avec plus ou moins de succès. La progression de l'Evangile s'est effectuée par vagues. Avec à la clé aujourd'hui, plus de 2 milliards de chrétiens, dont 700 millions, pratiquants. Pourtant, aujourd'hui, l'annonce de l'Evangile connaît un succès plus important ailleurs que chez nous. La société n'est-elle plus plus ouverte aux choses spirituelles? Les Occidentaux sont-ils désillusionnés face à l'Eglise? Le message transmis n'est-t-il pas assez tolérant, pas assez convivial?

Nicky Gumbel, ex-avocat anglais, devenu pasteur d'une église anglicane de Londres (Holy Trinity Brompton), n'a pas réinventé l'évangélisation avec les cours Alpha, mais il l'a rendue accessible, présentable pour ses contemporains. La recette: un repas, un court exposé sur la foi et un débat en petit groupe, et ceci sur plusieurs semaines. Environ 15 000 cours Alpha ont lieu dans le monde actuellement, avec plusieurs centaines de milliers de personnes qui entendent un Evangile simple, convivial, défiant. En Suisse, plus de 160 églises de presque toutes les dénominations croquent à pleines dents cette méthode d'évangélisation par l'amitié, soit 2300 personnes qui chaque semaine découvrent ou redécouvrent l'Evangile.

Bien sûr, ce n'est pas le cours Alpha qui change les vies. C'est notre Sauveur! C'est Dieu le Père qui nous tend ses bras d'amour et le Saint-Esprit qui convainc de péché. Persévérons dans l'annonce de l'Evangile avec zèle, avec les outils que Dieu met sur notre chemin; mais surtout, demandons son aide. Jésus ne nous a-t-il pas demandé d'être des témoins jusqu'à ce qu'il revienne? Quelle joie de voir les merveilles qu'Il fait lorsque nous osons parler de Lui! Olivier Fleury

Responsable des cours Alpha

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