L'UDF édite Impulsion. Ce journal, qui paraît entre cinq et neuf fois par an, informe de l'actualité politique suisse et de l'action de l'UDF au niveau fédéral et dans les différents cantons romands. Chaque édition contient également une interview. 

Edition actuelle 2/04 - février 2004 :

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Edition actuelle 2/04 - février 2004

RUBRIQUE EDITO

Les autorités désavouées


Les votations fédérales du 8 février dernier resteront dans les anales. En effet, il faut remonter à 1994 pour trouver un tel désaveu des autorités fédérales. L'issue du scrutin a démontré que le Peuple suisse a totalement désavoué parlement et gouvernement sur les trois objets en votant tout le contraire de ce que ces derniers préconisaient. Les raisons sont certes multiples: l'état déplorable des finances fédérales, le dépassement de crédits dans les nouvelles transversales alpines, le consensus sur la révision du droit de bail tiré par les cheveux, et le besoin de sécurité accrue de la population, etc.
Au lendemain des votations, le Conseil fédéral en tirait déjà les enseignements. En effet, son manque d'engagement durant la campagne qui a précédé les votations est à ses yeux également un des facteurs essentiels de son échec. Entre un Moritz Leueunberger soutenant mollement le contre-projet à l'initiative Avanti et un Christoph Blocher qui rappelait quelle était sa position avant qu'il ne devienne Conseiller fédéral sur l'initiative concernant les délinquants sexuels jugés très dangereux, l'échec était programmé. Plusieurs partis ont d'ailleurs critiqué l'attitude du Conseil fédéral lors des dernières votations.
De son côté, l'UDF ne peut être que très satisfaite du résultat puisque, à sa connaissance, elle est le seul parti à avoir été suivi par la population sur l'ensemble des objets.
Mais le Conseil fédéral n'en restera pas là. Il a déjà rectifié sa position concernant le nouveau paquet fiscal qui sera soumis en votations le 16 mai prochain, passant d'un «oui, mais...» à un «oui tout court». Il n'entend pas limiter son engagement lors de campagnes de votations et continuera à se distancer dans certains cas des propositions votées par le parlement mais qu'il estime inadéquates. Il n'est toutefois pas question pour le gouvernement de verser dans la propagande. Le président de la Confédération a rappelé le rôle d'information sur les enjeux de votations qui est celui du Conseil fédéral. L'enjeu est de taille puisqu'il n'y a qu'un pas entre une information claire et un engagement actif dans une campagne.
S'il est effectivement nécessaire que la population connaisse clairement la position du Conseil fédéral sur des objets de votations fédérales, il n'en demeure pas moins qu'il doit faire preuve de retenue dans le cadre des campagnes. Le contraire pourrait rapidement être interprété comme de la propagande gouvernementale.
Maximilien Bernhard

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RUBRIQUE: Nationale

Stupéfiants: restons vigilants


La lutte contre la dépénalisation des stupéfiants n'est pas gagnée d'avance

Plus de trente années de développement et de croissance de la toxicomanie aux substances stupéfiantes dans notre pays rend très prudent devant les affirmations des spécialistes. Ces derniers sont encore plus à craindre lorsqu'ils conseillent les magistrats qui les paient, ou les législateurs qui votent leur budget. Depuis des décennies, la même litanie officielle prévaut, que ce soit sous le «règne» des Conseillers fédéraux Cotti, Dreifuss ou encore Couchepin : «Pour lutter contre la drogue il faut dépénaliser, pour supprimer l'attrait chez les jeunes il faut ouvrir le marché et éliminer le facteur clandestin, pour lutter contre les complications des injections il faut fournir seringues propres et salons d'injections contrôlés.»

Une banalisation qui empêche
la prévention


Associés à une perfide et subtile propagande sur la bénignité relative des substances elles-mêmes, comparées à l'alcool ou au tabac, ces arguments officiels ont, de fait, empêché depuis plusieurs années une véritable croisade contre les stupéfiants que la population entière du pays aimerait voir être mise en action.
Cette politique faisant fi de la mortalité et de la morbidité d'une grave maladie, cherchant à plaire plutôt qu'à remonter aux causes et essayer de les combattre, a déjà la lourde cohorte de décédés du SIDA sur les bras, ceux de l'hépatite C, les nombreuses overdoses et les très nombreux suicides. Trente ans plus tard, force est de constater le bilan désastreux de cette politique. Et ceux qui ont vécu la toxicomanie sur la durée sont persuadés de l'erreur profonde dans laquelle l'Office fédéral de la Santé publique (OFSP) poursuit sa démarche. Ils s'opposent et s'opposeront donc par tous les moyens démocratiques possibles à un nouveau pas dans la même mauvaise direction. Légaliser ce qu'on n'arrive pas à combattre. En se vantant de succès marginaux ou falsifiés, en révisant la Loi fédérale sur les Stupéfiants pour lui enlever son côté rigoureux alors que c'est d'une rigueur scientifique, sociale, éthique dont nous avons justement le plus besoin aujourd'hui, la démarche procède d'une inacceptable et négligente faiblesse.

Une attitude lâche


On n'oublie pas que les erreurs des années 1965 à 1970 ont provoqué une mortalité et une morbidité juvénile importante, qu'une jeune fille toxicomane qui aurait aujourd'hui 20 ans est née à un moment où l'on discutait déjà de la bénignité des chanvres indiens et du H, qu'elle en a pris à 15 ans, a passé à la cocaïne et à l'héroïne injectable et s'est suicidée par overdose volontaire en novembre 2003. Cette absence de vision sur la durée, cette dangereuse méconnaissance du risque énorme dans lequel se trouvent les légions d'écoliers qui chez nous et maintenant «fumottent» des produits X, plus ou moins riches en opiacés et auxquels ils deviennent sans le savoir et presque irréversiblement dépendants, bref cette inconscience officielle a quelque chose de cynique, de méprisant et de lâche pour la jeunesse de demain.

Pour le maintien de la pénalisation


Nous prônons le maintien de la pénalisation de toute forme de production, de commerce, et de consommation de produits classés comme stupéfiants, quelle que soit la substance, la teneur du produit ou son mode d'absorption. Nous rejetons fermement tout accommodement avec une loi insuffisamment mise en pratique. L'euphorie, l'imprécision du jugement, la mauvaise appréciation d'un risque dans le trafic ou sur une machine sont des effets bien connus de la consommation même faible de haschisch ou de marijuana. Le besoin d'augmenter ces sensations par des produits plus «efficaces» est illustré par des milliers de cas aboutissant à la phase finale de la maladie entre 30 et 40 ans. Une maladie qui tue presque 100 % des individus atteints avant l'âge de 50 ans et envoie les autres en hôpital psychiatrique jusqu'à la fin de leurs jours doit être combattue avec une volonté, une obstination, des données statistiques précises, une propagande de tous les instants. Ce n'est pas ce que fait l'OFSP. La prévention, ce n'est pas du «blabla», mais l'analyse des facteurs favorisant la véritable épidémie qui touche maintenant les 12-16 ans, la lutte dans les écoles, l'information aux parents, l'aide immédiate aux nouveaux consommateurs, et surtout la fin du discours banalisateur et lénifiant qui a déjà fait tant de dégâts.
Le Conseil national a refusé de modifier la loi sur les stupéfiants, le Conseil des Etats désavoué revient à la charge. Ce combat politique, nous vous demandons de nous aider à le poursuivre. Nous sommes prêts à lancer immédiatement un référendum au niveau national si une décision autorisant la production de chanvre et la dépénalisation de sa consommation était prise par malheur et bêtise parlementaire. Il faut admettre malheureusement une certaine ignorance de nos parlementaires, couplée à une intense propagande de l'Administration fédérale, qui rendent le travail plus difficile. Francis Thévoz, médecin, député

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La santé de la Suisse démontre le manque de politiciens chrétiens

Marc Früh, membre de l'Union Démocratique Fédérale et maire d'une localité du Jura bernois, propose une réflexion sur l'engagement politique

Le texte biblique de notre faire-part de mariage était «...mais moi et ma maison nous servirons l'Eternel» (Josué 24, 15). J'étais persuadé que seul le ministère pastoral pouvait me permettre de réaliser cette affirmation, qui était aussi notre conviction intérieure d'engagement. Mais les portes de ma vie s'ouvraient dans d'autres directions, ce que je ne comprenais pas. Devenu éducateur spécialisé en milieu fermé, j'ai eu l'occasion de réfléchir, d'analyser et évaluer les pratiques et gestes éducatifs.

Changer les choses de l'intérieur


J'ai constaté sur mes cinq enfants que certains principes appliqués permettaient un développement serein, aidaient l'enfant à grandir, à apprendre, à devenir autonome et diminuaient son stress. Or ces principes du pédagogue Piaget, tout particulièrement sur les méthodes d'apprentissage, n'étaient pas pratiqué par le corps enseignant.
Lorsqu'une place vacante a dû être repourvue dans la commission scolaire, on m'y a un peu poussé et j'ai accepté à contrecur. Mais rapidement j'ai commencé à apprécier mon rôle : dispenser un encouragement à ici, donner mon avis par là, poser une question ou demander un complément d'information. J'ai pu dévoiler des incohérences sans la moindre agressivité. Les discussions permettaient que des solutions alternatives se profilent. Plus besoin de pétitions, je participais à l'élaboration de la vie scolaire, de l'école que mes enfants fréquentaient.
Des chrétiens engagés en commission scolaire ou en politique interviennent et modifient de nombreux paramètres. Ces changements se font lors de la mise en route et de l'élaboration de projets ou de textes de lois. Si notre argumentation est cohérente nous sommes écoutés et pris au sérieux, même par nos détracteurs politiques.

Le vide politique n'existe pas


J'ai compris l'importance de l'engagement politique un après-midi dans mon jardin. Divers carrés partageaient la surface cultivable. Un espace dans lequel divers légumes avaient été plantés en abondance contenait nettement moins de mauvaises herbes qu'un autre carré peu cultivé. J'en ai tiré la conclusion que l'absence de plantes maraîchères favorise la prolifération de mauvaises herbes. Un texte du roi David conforte cette pensée : «Les méchants se promènent de toutes parts, quand la bassesse règne parmi les fils de l'homme» (Psaume 12, 9).
Le vide n'existe pas dans la nature, et encore moins en politique. En s'abstenant de participer à la vie politique, les chrétiens laissent à d'autres la responsabilité de réaliser les lois qui sont les références juridiques de notre société. La Bible n'est-elle pas un livre de lois civiles permettant au peuple qui les met en pratique de vivre sereinement? Si nous sommes actuellement envahis et bousculés par des lois contraires à notre éthique, comme par exemple celles sur l'avortement, l'euthanasie, le Pacs, la dépénalisation des drogues, etc., c'est la conséquence logique du désengagement «du sel de la terre» qui refuse de se mélanger à la soupe !
Une saga chinoise confirme ces constatations : «Il était une communauté d'arbres, réunie pour l'occasion en conférence . Ils voulaient nommer un chef, comme cela se fait chez les hommes bien organisés. Le premier candidat déclaré par l'assemblée fut le pommier. Celui-ci déclara : "Je suis très ému de l'honneur que vous me faites, mais voyez tous mes fruits, je suis trop occupé, je n'ai pas le temps, je ne peux pas accepter d'être votre chef". Le second candidat, l'oranger répondit de même. Idem pour le bananier, la vigne, la myrtille. Finalement on arriva au gui. Cette plante parasite accepta immédiatement d'être le chef, et remercia longuement de l'honneur qui lui est fait.
Il prit son rôle très au sérieux, visita régulièrement les divers arbres fruitiers, prenant au passage un peu de sève à l'un, et à l'autre. Dans un premier temps on constata que la quantité des fruits diminuait et très peu d'années après, la communauté des arbres cessa d'exister.»

La politique s'apprend


De nombreux chrétiens prient que la vie politique soit imprégnée d'éthique chrétienne. Je crois que cela est possible, mais ce n'est pas le miracle instantané. Comme la nature croît, résiste aux nombreuses tempêtes et continue de se développer, de même des chrétiens doivent s'engager, créer leurs dossiers spécifiques, apprendre des échecs et les surmonter, pour se propulser petit à petit sur la scène politique. Prendre des responsabilités dans le domaine public s'apprend et s'exerce!
Un bambin veut immédiatement le biberon. Sinon il pleure, hurle jusqu'à ce que son besoin soit satisfait. Un enfant sait patienter pour recevoir dans un mois à une année. Un étudiant se fixe des objectifs pour un laps de temps de plusieurs années. En politique les premiers objectifs sont atteints au bout de plusieurs années, voire une décennie. La persévérance y est primordiale.
J'ai entendu de nombreuses prédications sur le conflit qui opposait Israël à Amalek (Exode 17, 8-15). A chaque fois l'orateur persistait sur les rôles d'intercession de Moïse qui levait les bras, d'Aaron et de Hur qui les soutenaient pour que la victoire soit à Israël. Or le texte commence par trois ordres de Moïse à Josué : «Choisis-nous des hommes ! Sors, et combats !»
«Choisis-nous» démontre que la bataille était l'affaire de tous : Moïse homme de Dieu, Aaron, Hur, Josué et des hommes forts. Et tous participaient, à leur manière, au combat. Josué dans la plaine avec des milliers d'hommes, Moïse, Hur et Aaron sur la montagne en intercession. Dans le Nouveau Testament, les apôtres Paul, Pierre, Jude et Jean mentionnent l'importance de prier pour les autorités, pour ceux qui exercent le pouvoir, car ils sont les garants de la justice, le droit et la paix.
Jamais il n'est mentionné que des chrétiens ne devraient pas accéder à ces postes. Séparer politique et foi nous vient de la laïcité française, qui nie à l'homme un héritage spirituel, de même qu'elle ne veut pas tenir compte de l'importance de l'héritage du christianisme en France.

L'avenir de la Suisse est entre nos mains


J'aime la Suisse, l'Helvétie de mes ancêtres, son rôle dans l'histoire des hommes.
Mais je dis non aux scandales financiers, où les riches encaissent des millions, laissant après leur passage des usines spoliées en faillite. Car c'est finalement au contribuable qu'il revient d'éponger les dettes et de payer la reconstruction d'infrastructures déguisées en promotion économique. En effet, ce n'est pas ainsi que je conçois la politique, l'économie et la justice. Mais l'état actuel est le résultat d'un manque d'engagement d'hommes droits, justes, intelligents et sages. A nous de modifier la tendance. Quel défi !
Ma question à toi Cher Lecteur est la suivante: es-tu un des hommes forts, vaillants et prêts à t'engager ? Es-tu celui qui sort, qui modifie son style de vie, prêt à se fatiguer lors de séances et à écrire des procès-verbaux, des articles, prendre des responsabilités, etc. ? Es-tu celui qui s'engage au combat, qui va recevoir des coups et persévérer car les causes de la famille, la justice, la vie prénatale, l'éducation, le social, les réfugiés, l'eau, les transports, l'énergie, l'économie et les relations internationales en valent la peine ? Marc Früh, maire

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La laïcité, une séduction ¨anti-Christ¨

Le 10 février dernier, les députés français ont adopté le projet de loi sur la laïcité, qui interdit le port «de signes et tenues qui manifestent ostensiblement l'appartenance religieuse des élèves» dans les écoles. Bannis voile, turban, kippa et croix Croix? Mais ne sommes-nous pas en pays chrétien? Non, en pays déchristianisé, laïc.
Mais qu'est-ce que la laïcité? C'est une conception de vie qui se fonde sur l'expérience humaine, à l'exclusion de toute référence confessionnelle, dogmatique ou surnaturelle. La laïcité est un concept qui remonte à 1789 et qui s'inscrit dans le mouvement de la Révolution et la Déclaration des Droits de l'homme et du citoyen. La laïcité a coupé le cordon ombilical qui unissait le catholicisme et la société politique, enfantant un Etat civil (mariage civil et divorce), puis dès 1882 l'enseignement primaire laïc. La séparation officielle de l'Eglise et de l'Etat est votée en 1905. La Constitution de la cinquième République (1958) affirme la laïcité et le respect de «toutes les croyances».
Mais quand une plante coupe ou perd ses racines, elle meurt. C'est pourquoi le récent projet de Constitution européenne de Giscard d'Estaing est si hostile à une simple référence au christianisme! L'Europe est laïque. On dirige sa vie soi-même, on ne lit plus la Bible, on ne l'enseigne plus aux enfants. On leur enseigne la tolérance et l'égalité, «sans Dieu ni roi». La majorité laïque s'impose et refuse toute évangélisation. La peur exagérée des sectes et du prosélytisme en est une manifestation. Elle masque un rejet volontaire de Dieu et de sa souveraineté. Car le prosélytisme est biblique. En Matthieu 28, 19, Jésus dit: «Allez, faites de toutes les nations des disciples». Jésus-Christ est venu réconcilier et rapprocher l'humanité de Dieu. La laïcité fait l'inverse: elle sépare l'humanité de Dieu. Nous sommes dans une société «anti-Christ».
Contrairement à ce qu'elle laisse croire, la laïcité ne protège pas la liberté de pensée. Elle ouvre les écoles et les esprits à toutes les options spirituelles, en les mettant sur un pied d'égalité. C'est une séduction spirituelle, un mensonge de Satan. Comme dans l'exemple de la maison que donne Jésus en Matthieu 12, 44-45: «Il la trouve vide... il prend avec lui sept autres esprits... ils entrent dans la maison, s'y établissent, et la dernière condition de cet homme est pire». On a retiré le christianisme de l'école, mais on est prêt à y faire entrer toutes les fausses religions et philosophies humanistes, sans compter les Droits de l'homme, définis comme «un ensemble de valeurs de convergence des différentes cultures et religions». Or cette convergence n'est autre que la future religion mondiale de l'antéchrist.
Cette loi sur la laïcité met en cause l'expression de la croyance. Aujourd'hui elle interdit les signes ostensibles. Un écolier pourra t-il encore emmener sa Bible à l'école et la lire à la récréation? Et demain, pourrons-nous tenir notre Bible à la main dans la rue? Et qu'en sera t-il du témoignage? Pourquoi nous, chrétiens, laissons-nous passer de telles lois sans faire contrepoids politiquement?

Dominique Ardellier

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Soutenez l'initiative en faveur des familles

Vous trouverez dans cette édition un formulaire d'initiative concernant la famille. Cette initiative, soutenue par l'UDF, a pour but de renforcer la famille tant juridiquement que financièrement.
Afin de faire face aux problèmes démographiques que connaît notre pays, l'initiative prévoit des déductions fiscales qui encourageront les parents à avoir des enfants et qui leur permettront de diminuer leur temps de travail pour s'occuper de leurs enfants. L'initiative vise également à soulager financièrement les familles nombreuses, ces dernières étant de plus en plus étouffées par les impôts, redevances et autres primes d'assurance-maladie.
La famille basée sur le mariage sera revalorisée, notamment par une reconnaissance de la valeur du travail familial. L'initiative prévoit d'autre part d'éliminer les discriminations des couples mariés par rapport aux concubins, par exemple dans le domaine fiscal.
L'UDF vous encourage dès lors à signer et à faire signer cette initiative. (comm)

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RUBRIQUE: L'UDF DANS LES CANTONS

Vous êtes candidat(e) ?

En tant que chrétiens, nous sommes appelés à être porteurs de lumière (Matthieu 5, 14-16), à ne pas la cacher, mais à la faire briller pour tous ceux qui sont dans la maison. Au sens large du terme, la maison peut être perçue comme une nation.
En tant que citoyens suisses, nous sommes invités à participer activement à la politique de notre pays (en tant que souverain). Nous avons donc des droits et devoirs. Le devoir par exemple de payer ses impôts, le droit et le devoir d'être actifs pour le bien de notre nation dans la politique, ou encore le devoir d'être soldat de notre milice pour protéger nos frontières et apporter de l'aide (en cas de catastrophes) à nos concitoyens.
Nous avons également le désir que, dans notre société, les valeurs judéo-chrétiennes et l'éthique soient respectées. Nous sommes reconnaissants que le préambule de notre constitution s'intitule encore «au nom de Dieu-Tout-Puissant».
Malheureusement, nous constatons que le Peuple suisse se détourne de plus en plus des normes données par Dieu pour le bien de notre nation et du monde en général. L'immoralité s'impose comme un standard et fait parfois office de loi. Le Grand conseil neuchâtelois a par exemple adopté le «Pacs» cantonal le 27 janvier 2004, pour ne citer qu'un exemple.
La Bible nous encourage à chercher le meilleur pour la ville (Jérémie 29, 7) . Dans cette perspective, nous demandons sans cesse à nos autorités de se tourner vers Dieu et de changer leur attitude.
Le chrétien est appelé à être un exemple. Il faut du courage pour proclamer publiquement ses convictions, m'a dit un politicien dernièrement. Nous voulons rester des porteurs de lumière dans un monde sombre. Nous voulons défendre les vérités de la Bible et dire à nos concitoyens de se tourner vers ces vérités.
Nous sommes conscients d'être minoritaires, mais nous savons que notre Dieu est d'autant plus grand. Travaillons encore pendant qu'il fait jour.
Chers lecteurs, si vous habitez notre canton et si vous pouvez vous identifier avec ce qui précède, prenez contact avec nous. Devenez membre de notre section et luttez avec nous ou plutôt devenez porteur de lumière!
L'UDF Neuchâtel souhaite participer aux élections communales du printemps prochain et recherche des candidats. Etes-vous prêts à relever ce défi ? Contactez-nous sans plus tarder au tél. 032 731 96 74.

Daniel Häsler
nouveau président
de l'UDF Neuchâtel

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Une jeunesse politisée

Perdus dans une société dont les fondements se disloquent, les jeunes de la dernière génération sont condamnés à se révolter ou à réagir. Pour ceux qui font ce dernier choix, la politique peut être une voie.

L'avenir est incertain


Montée en flèche de la violence, consommation de drogues de toutes sortes, conflits avec les parents de plus en plus graves et fréquents, c'est le début de la triste liste de problèmes liés à la jeunesse que tout amateur d'actualité ne connaît que trop bien. Un constat certes déplorable, mais qui traduit parfaitement, à mes yeux, la révolte des jeunes à l'encontre d'une société sans repères, branlante, et incapable de leur offrir la sécurité à laquelle ils aspirent pour leur avenir.
En effet, comment l'effondrement des systèmes économiques et moraux, les scandales financiers révélés bientôt chaque mois, et l'effondrement du modèle de la famille traditionnelle qui ont caractérisé les dernières décennies pourraient sécuriser les jeunes à l'aube d'une vie où tout leur reste encore à construire ? Cette insécurité ambiante et toujours en croissance engendre peur et stress, eux-mêmes synonymes de haine et révolte.

Les jeunes ont deux façons de réagir


Devant ce constat plus ou moins conscient, les jeunes ont le choix de réagir de deux façons : se révolter avec fatalisme contre la situation, ou essayer de faire bouger les choses. Nombreux sont ceux qui, malheureusement, suivent le chemin le plus facile qui les mène à la dissension. Détruire et accuser est en effet tellement plus facile que de réfléchir et de construire. Certains cependant sentent qu'il leur faut faire quelque chose, mais trop souvent sans vraiment savoir par où commencer.

Les partis doivent agir avec conviction


Principalement dans les milieux estudiantins, mais dans d'autres sphères aussi, les partisans de la réaction voient dans la politique une possibilité à explorer. En tirant un trait d'union entre celui qui dirige et celui qui est dirigé, entre l'élu et les électeurs, mais surtout entre les individus et l'Etat, elle pourrait se révéler un outil performant pour s'attaquer à des problématiques qui semblent trop souvent abstraites, car mal définies.
Encore faut-il que la politique soit digne de l'espoir que l'on peut placer en elle, et que les partis ne se discréditent pas par des alliances internes et des consensus externes ne visant qu'à récolter le plus grand nombre possible de voix, mais qui ne réussissent bien souvent qu'à dégrader l'image déjà bien sceptique que l'on a d'eux. Dans l'esprit d'un jeune, les partis, confrontés à une société à la dérive, doivent réagir avec fermeté et clarté, au risque d'égratigner quelques sensibilités, mais aussi donner une image convaincante car précise et délimitée, un cadre solide et sécurisant pour la société du futur, ainsi qu'une base stable pour l'édification de ses rêves.

La politique peut séduire les jeunes


Sans chercher à atteindre la jeunesse en particulier, l'UDF semble l'avoir bien compris, assumant des positions fermes, sans être nécessairement extrêmes, entraînant bien des critiques de la part des médias, mais interpellant du même coup une belle brochette de jeunes. Parmi ces derniers, il en est qui sont venus redynamiser par exemple le comité vaudois et apporter ainsi un air de fraîcheur dans la liste de candidats UDF au national.
Une preuve que la politique peut toujours séduire la jeunesse, à condition qu'elle se donne les moyens d'être crédible et qu'elle confirme par des actes concrets les beaux discours dont elle est l'indiscutable championne. Mathieu Hänni, membre de l'UDF Vaud

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Recherchons secrétaire

Après dix ans de bons et loyaux services, le secrétaire de l'UDF Vaud, Jean-Rodolphe Balsiger ainsi que le caissier, Pascal Muller, rendent leur tablier. La section vaudoise les remercie très chaleureusement pour leur fidèle et dévoué engagement, ainsi que pour l'excellent travail qu'ils ont fourni durant cette période.
Si la succession du caissier est assurée, ce n'est pas le cas pour le secrétaire. La ou le successeur à ce dernier doit être trouvé pour le 1er mai prochain. Ce poste comprend notamment la participation aux comités et à l'assemblée générale, l'élaboration des convocations et des procès-verbaux ainsi que la correspondance, mais également les contacts avec les autres partis politiques et des personnalités du canton.
Vous êtes intéressé(e)? Contactez sans plus tarder M. Balsiger au No 021 903 18 77.
A noter pour finir que la prochaine assemblée générale de l'UDF Vaud aura lieu le jeudi 22 avril prochain. (mb)

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Recherchons secrétaire

L'UDF Genève cherche un(e) secrétaire pour sa section.

Fonctions: Participation au comité de la section genevoise de l'UDF, envoi des convocations, PV, correspondance avec les membres et le secrétariat central de l'UDF Suisse.
Conditions: être membre du parti ou prêt(e) à le devenir. Pouvoir assister aux séances du comité un vendredi soir par mois.
Si ce poste bénévole vous intéresse, merci de prendre contact par tél. au 079 636 79 92 ou par écrit à UDF Genève, CP 53, 1226 Genève.

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Rubrique : Réflexion

La Suisse a besoin d'humilité !



Le philosophe allemand Emmanuel Kant a dit : «Une simple ligne dans la Bible m'a consolé plus que tous les autres livres que j'ai lus».
L'actualité de la Bible, livre le plus diffusé, demeure constante, car elle s'adresse à tous les hommes de tous les temps. Jésus a dit : «Je ne mettrai pas dehors celui qui vient à moi». Quel amour de la part d'un Dieu qui s'incarne pour sauver chaque être humain!
Voilà pourquoi la Bible est le livre le plus lu et le plus diffusé. C'est le plus grand best-seller jamais sorti de presse. A chaque seconde qui passe, une Bible est reçue par quelqu'un dans le monde. Un pasteur neuchâtelois raconte avoir vu en Afrique un homme qui s'est privé de nourriture durant plusieurs jours pour pouvoir s'acheter une Bible.
Alors que la diffusion de la Bible bat tous les records, on assiste paradoxalement à une certaine déchristianisation, en particulier en Europe. On estime que 400 millions d'Européens n'ont jamais ouvert une Bible. Selon un sondage SOFRES, 72 % de Français ne lisent jamais la Bible. En Suisse, selon le recensement de 1990, en dix ans le nombre d'athées et de musulmans a repectivement doublé et triplé.
Les chrétiens devraient tout faire pour que les principes bibliques soient appliqués dans tous les domaines de la vie, dans différentes sphères de la société et notamment en politique, avec les conséquences spirituelles positives que cela a sur une nation. Dans II Chr. 7, 14, Dieu fait une promesse extraordinaire: «Si mon peuple s'humilie, prie et cherche ma face (...), je l'exaucerai des cieux, je lui pardonnerai son péché, et je guérirai son pays».
Internet est un média puissant qui permet de parler de Dieu et de répandre la Bible. Le site Top Chrétien www.topchretien.com a permis à des milliers d'hommes et de femmes d'être édifiés, encouragés, renouvelés dans leur marche avec Dieu, et sa page «Comment devenir chrétien» a permis à plus de 5 000 personnes de rencontrer Jésus-Christ comme leur Sauveur.
En Suisse, la mission Bibles par Internet lancée en 2002, est une autre action qui va dans le même sens. (sur son site www.bibles.ch on peut commander gratuitement une Bible en français, arabe ou en allemand).
La Bible est remplie de prophéties dont beaucoup se sont déjà accomplies. Les découvertes archéologiques n'ont fait que confirmer la véracité de la Bible. Mais avant tout, Dieu parle au cur de celui qui ouvre ce livre.
Autrefois, j'ai eu le privilège de réaliser des centaines d'émissions TV. Lors d'un tournage dans une école biblique près de Lisbonne au Portugal, j'ai filmé un étudiant qui m'a raconté comment sa vie a été bouleversée par la Bible. Quelques années auparavant, il est parti au Canada, pour y travailler comme bûcheron à la construction d'un pipeline, à la frontière de l'Alaska, dans une région complètement isolée. Un jour, il a trouvé dans la neige un livre gelé. Il l'a emporté pour le réchauffer dans sa chambre d'hôtel. C'était une Bible dont quelqu'un avait voulu se débarrasser. Il a commencé à lire ce livre qui l'a bouleversé. Il a compris tout seul, dans ce grand Nord éloigné de la civilisation, que Dieu avait envoyé Jésus-Christ pour le sauver. Ce message de la Bible a transformé sa vie. Il est devenu chrétien et peu de temps après, il s'est inscrit dans une école biblique pour devenir missionnaire...
Alexandre Lukasik, coordinateur de l'association «Bibles par Internet»

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Rubrique : Agenda

 

Congrès annuel UDF Genève

La prochaine assemblée générale de l'UDF Genève aura lieu le: Vendredi 26 mars 2004 à 18h30

Eglise Apostolique de Genève, Carrefour du Bouchet No 4 (ancienne Poste)

A 20h00, l'assemblée sera suivie d'une conférence - débat public
Thème: Lobbyiste pour Jésus au Palais fédéral?
Orateur: Jean-Claude Chabloz

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Congrès annuel UDF Nord-vaudois

Congrès annuel UDF Nord-vaudois

La prochaine assemblée générale de l'UDF Nord-vaudois aura lieu le: Jeudi 18 mars 2004 à 19h00
Buffet de la Gare, Yverdon

A 20h15, l'assemblée sera suivie d'une conférence - débat public :
Thème: violence juvénile: quelles causes, quels remèdes?

 

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