L'UDF édite Impulsion. Ce journal, qui paraît entre cinq et
neuf fois par an, informe de l'actualité politique suisse et de l'action
de l'UDF au niveau fédéral et dans les différents cantons
romands. Chaque édition contient également une interview.
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Edition actuelle 2/04 - février 2004
RUBRIQUE EDITO
Les autorités désavouées
Les votations fédérales du 8 février dernier
resteront dans les anales. En effet, il faut remonter à
1994 pour trouver un tel désaveu des autorités fédérales.
L'issue du scrutin a démontré que le Peuple suisse
a totalement désavoué parlement et gouvernement
sur les trois objets en votant tout le contraire de ce que ces
derniers préconisaient. Les raisons sont certes multiples:
l'état déplorable des finances fédérales,
le dépassement de crédits dans les nouvelles transversales
alpines, le consensus sur la révision du droit de bail
tiré par les cheveux, et le besoin de sécurité
accrue de la population, etc.
Au lendemain des votations, le Conseil fédéral en
tirait déjà les enseignements. En effet, son manque
d'engagement durant la campagne qui a précédé
les votations est à ses yeux également un des facteurs
essentiels de son échec. Entre un Moritz Leueunberger soutenant
mollement le contre-projet à l'initiative Avanti et un
Christoph Blocher qui rappelait quelle était sa position
avant qu'il ne devienne Conseiller fédéral sur l'initiative
concernant les délinquants sexuels jugés très
dangereux, l'échec était programmé. Plusieurs
partis ont d'ailleurs critiqué l'attitude du Conseil fédéral
lors des dernières votations.
De son côté, l'UDF ne peut être que très
satisfaite du résultat puisque, à sa connaissance,
elle est le seul parti à avoir été suivi
par la population sur l'ensemble des objets.
Mais le Conseil fédéral n'en restera pas là.
Il a déjà rectifié sa position concernant
le nouveau paquet fiscal qui sera soumis en votations le 16 mai
prochain, passant d'un «oui, mais...» à un
«oui tout court». Il n'entend pas limiter son engagement
lors de campagnes de votations et continuera à se distancer
dans certains cas des propositions votées par le parlement
mais qu'il estime inadéquates. Il n'est toutefois pas question
pour le gouvernement de verser dans la propagande. Le président
de la Confédération a rappelé le rôle
d'information sur les enjeux de votations qui est celui du Conseil
fédéral. L'enjeu est de taille puisqu'il n'y a qu'un
pas entre une information claire et un engagement actif dans une
campagne.
S'il est effectivement nécessaire que la population connaisse
clairement la position du Conseil fédéral sur des
objets de votations fédérales, il n'en demeure pas
moins qu'il doit faire preuve de retenue dans le cadre des campagnes.
Le contraire pourrait rapidement être interprété
comme de la propagande gouvernementale.
Maximilien Bernhard
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RUBRIQUE: Nationale
Stupéfiants: restons vigilants
La lutte contre la dépénalisation des stupéfiants
n'est pas gagnée d'avance
Plus de trente années de développement et de
croissance de la toxicomanie aux substances stupéfiantes
dans notre pays rend très prudent devant les affirmations
des spécialistes. Ces derniers sont encore plus à
craindre lorsqu'ils conseillent les magistrats qui les paient,
ou les législateurs qui votent leur budget. Depuis des
décennies, la même litanie officielle prévaut,
que ce soit sous le «règne» des Conseillers
fédéraux Cotti, Dreifuss ou encore Couchepin : «Pour
lutter contre la drogue il faut dépénaliser, pour
supprimer l'attrait chez les jeunes il faut ouvrir le marché
et éliminer le facteur clandestin, pour lutter contre les
complications des injections il faut fournir seringues propres
et salons d'injections contrôlés.»
Une banalisation qui empêche
la prévention
Associés à une perfide et subtile propagande sur
la bénignité relative des substances elles-mêmes,
comparées à l'alcool ou au tabac, ces arguments
officiels ont, de fait, empêché depuis plusieurs
années une véritable croisade contre les stupéfiants
que la population entière du pays aimerait voir être
mise en action.
Cette politique faisant fi de la mortalité et de la morbidité
d'une grave maladie, cherchant à plaire plutôt qu'à
remonter aux causes et essayer de les combattre, a déjà
la lourde cohorte de décédés du SIDA sur
les bras, ceux de l'hépatite C, les nombreuses overdoses
et les très nombreux suicides. Trente ans plus tard, force
est de constater le bilan désastreux de cette politique.
Et ceux qui ont vécu la toxicomanie sur la durée
sont persuadés de l'erreur profonde dans laquelle l'Office
fédéral de la Santé publique (OFSP) poursuit
sa démarche. Ils s'opposent et s'opposeront donc par tous
les moyens démocratiques possibles à un nouveau
pas dans la même mauvaise direction. Légaliser ce
qu'on n'arrive pas à combattre. En se vantant de succès
marginaux ou falsifiés, en révisant la Loi fédérale
sur les Stupéfiants pour lui enlever son côté
rigoureux alors que c'est d'une rigueur scientifique, sociale,
éthique dont nous avons justement le plus besoin aujourd'hui,
la démarche procède d'une inacceptable et négligente
faiblesse.
Une attitude lâche
On n'oublie pas que les erreurs des années 1965 à
1970 ont provoqué une mortalité et une morbidité
juvénile importante, qu'une jeune fille toxicomane qui
aurait aujourd'hui 20 ans est née à un moment où
l'on discutait déjà de la bénignité
des chanvres indiens et du H, qu'elle en a pris à 15 ans,
a passé à la cocaïne et à l'héroïne
injectable et s'est suicidée par overdose volontaire en
novembre 2003. Cette absence de vision sur la durée, cette
dangereuse méconnaissance du risque énorme dans
lequel se trouvent les légions d'écoliers qui chez
nous et maintenant «fumottent» des produits X, plus
ou moins riches en opiacés et auxquels ils deviennent sans
le savoir et presque irréversiblement dépendants,
bref cette inconscience officielle a quelque chose de cynique,
de méprisant et de lâche pour la jeunesse de demain.
Pour le maintien de la pénalisation
Nous prônons le maintien de la pénalisation de toute
forme de production, de commerce, et de consommation de produits
classés comme stupéfiants, quelle que soit la substance,
la teneur du produit ou son mode d'absorption. Nous rejetons fermement
tout accommodement avec une loi insuffisamment mise en pratique.
L'euphorie, l'imprécision du jugement, la mauvaise appréciation
d'un risque dans le trafic ou sur une machine sont des effets
bien connus de la consommation même faible de haschisch
ou de marijuana. Le besoin d'augmenter ces sensations par des
produits plus «efficaces» est illustré par
des milliers de cas aboutissant à la phase finale de la
maladie entre 30 et 40 ans. Une maladie qui tue presque 100 %
des individus atteints avant l'âge de 50 ans et envoie les
autres en hôpital psychiatrique jusqu'à la fin de
leurs jours doit être combattue avec une volonté,
une obstination, des données statistiques précises,
une propagande de tous les instants. Ce n'est pas ce que fait
l'OFSP. La prévention, ce n'est pas du «blabla»,
mais l'analyse des facteurs favorisant la véritable épidémie
qui touche maintenant les 12-16 ans, la lutte dans les écoles,
l'information aux parents, l'aide immédiate aux nouveaux
consommateurs, et surtout la fin du discours banalisateur et lénifiant
qui a déjà fait tant de dégâts.
Le Conseil national a refusé de modifier la loi sur les
stupéfiants, le Conseil des Etats désavoué
revient à la charge. Ce combat politique, nous vous demandons
de nous aider à le poursuivre. Nous sommes prêts
à lancer immédiatement un référendum
au niveau national si une décision autorisant la production
de chanvre et la dépénalisation de sa consommation
était prise par malheur et bêtise parlementaire.
Il faut admettre malheureusement une certaine ignorance de nos
parlementaires, couplée à une intense propagande
de l'Administration fédérale, qui rendent le travail
plus difficile. Francis Thévoz, médecin, député
----------------------
La santé de la Suisse démontre le manque de politiciens
chrétiens
Marc Früh, membre de l'Union Démocratique Fédérale
et maire d'une localité du Jura bernois, propose une réflexion
sur l'engagement politique
Le texte biblique de notre faire-part de mariage était
«...mais moi et ma maison nous servirons l'Eternel»
(Josué 24, 15). J'étais persuadé que seul
le ministère pastoral pouvait me permettre de réaliser
cette affirmation, qui était aussi notre conviction intérieure
d'engagement. Mais les portes de ma vie s'ouvraient dans d'autres
directions, ce que je ne comprenais pas. Devenu éducateur
spécialisé en milieu fermé, j'ai eu l'occasion
de réfléchir, d'analyser et évaluer les pratiques
et gestes éducatifs.
Changer les choses de l'intérieur
J'ai constaté sur mes cinq enfants que certains principes
appliqués permettaient un développement serein,
aidaient l'enfant à grandir, à apprendre, à
devenir autonome et diminuaient son stress. Or ces principes du
pédagogue Piaget, tout particulièrement sur les
méthodes d'apprentissage, n'étaient pas pratiqué
par le corps enseignant.
Lorsqu'une place vacante a dû être repourvue dans
la commission scolaire, on m'y a un peu poussé et j'ai
accepté à contrecur. Mais rapidement j'ai commencé
à apprécier mon rôle : dispenser un encouragement
à ici, donner mon avis par là, poser une question
ou demander un complément d'information. J'ai pu dévoiler
des incohérences sans la moindre agressivité. Les
discussions permettaient que des solutions alternatives se profilent.
Plus besoin de pétitions, je participais à l'élaboration
de la vie scolaire, de l'école que mes enfants fréquentaient.
Des chrétiens engagés en commission scolaire ou
en politique interviennent et modifient de nombreux paramètres.
Ces changements se font lors de la mise en route et de l'élaboration
de projets ou de textes de lois. Si notre argumentation est cohérente
nous sommes écoutés et pris au sérieux, même
par nos détracteurs politiques.
Le vide politique n'existe pas
J'ai compris l'importance de l'engagement politique un après-midi
dans mon jardin. Divers carrés partageaient la surface
cultivable. Un espace dans lequel divers légumes avaient
été plantés en abondance contenait nettement
moins de mauvaises herbes qu'un autre carré peu cultivé.
J'en ai tiré la conclusion que l'absence de plantes maraîchères
favorise la prolifération de mauvaises herbes. Un texte
du roi David conforte cette pensée : «Les méchants
se promènent de toutes parts, quand la bassesse règne
parmi les fils de l'homme» (Psaume 12, 9).
Le vide n'existe pas dans la nature, et encore moins en politique.
En s'abstenant de participer à la vie politique, les chrétiens
laissent à d'autres la responsabilité de réaliser
les lois qui sont les références juridiques de notre
société. La Bible n'est-elle pas un livre de lois
civiles permettant au peuple qui les met en pratique de vivre
sereinement? Si nous sommes actuellement envahis et bousculés
par des lois contraires à notre éthique, comme par
exemple celles sur l'avortement, l'euthanasie, le Pacs, la dépénalisation
des drogues, etc., c'est la conséquence logique du désengagement
«du sel de la terre» qui refuse de se mélanger
à la soupe !
Une saga chinoise confirme ces constatations : «Il était
une communauté d'arbres, réunie pour l'occasion
en conférence . Ils voulaient nommer un chef, comme cela
se fait chez les hommes bien organisés. Le premier candidat
déclaré par l'assemblée fut le pommier. Celui-ci
déclara : "Je suis très ému de l'honneur
que vous me faites, mais voyez tous mes fruits, je suis trop occupé,
je n'ai pas le temps, je ne peux pas accepter d'être votre
chef". Le second candidat, l'oranger répondit de même.
Idem pour le bananier, la vigne, la myrtille. Finalement on arriva
au gui. Cette plante parasite accepta immédiatement d'être
le chef, et remercia longuement de l'honneur qui lui est fait.
Il prit son rôle très au sérieux, visita régulièrement
les divers arbres fruitiers, prenant au passage un peu de sève
à l'un, et à l'autre. Dans un premier temps on constata
que la quantité des fruits diminuait et très peu
d'années après, la communauté des arbres
cessa d'exister.»
La politique s'apprend
De nombreux chrétiens prient que la vie politique soit
imprégnée d'éthique chrétienne. Je
crois que cela est possible, mais ce n'est pas le miracle instantané.
Comme la nature croît, résiste aux nombreuses tempêtes
et continue de se développer, de même des chrétiens
doivent s'engager, créer leurs dossiers spécifiques,
apprendre des échecs et les surmonter, pour se propulser
petit à petit sur la scène politique. Prendre des
responsabilités dans le domaine public s'apprend et s'exerce!
Un bambin veut immédiatement le biberon. Sinon il pleure,
hurle jusqu'à ce que son besoin soit satisfait. Un enfant
sait patienter pour recevoir dans un mois à une année.
Un étudiant se fixe des objectifs pour un laps de temps
de plusieurs années. En politique les premiers objectifs
sont atteints au bout de plusieurs années, voire une décennie.
La persévérance y est primordiale.
J'ai entendu de nombreuses prédications sur le conflit
qui opposait Israël à Amalek (Exode 17, 8-15). A chaque
fois l'orateur persistait sur les rôles d'intercession de
Moïse qui levait les bras, d'Aaron et de Hur qui les soutenaient
pour que la victoire soit à Israël. Or le texte commence
par trois ordres de Moïse à Josué : «Choisis-nous
des hommes ! Sors, et combats !»
«Choisis-nous» démontre que la bataille était
l'affaire de tous : Moïse homme de Dieu, Aaron, Hur, Josué
et des hommes forts. Et tous participaient, à leur manière,
au combat. Josué dans la plaine avec des milliers d'hommes,
Moïse, Hur et Aaron sur la montagne en intercession. Dans
le Nouveau Testament, les apôtres Paul, Pierre, Jude et
Jean mentionnent l'importance de prier pour les autorités,
pour ceux qui exercent le pouvoir, car ils sont les garants de
la justice, le droit et la paix.
Jamais il n'est mentionné que des chrétiens ne devraient
pas accéder à ces postes. Séparer politique
et foi nous vient de la laïcité française,
qui nie à l'homme un héritage spirituel, de même
qu'elle ne veut pas tenir compte de l'importance de l'héritage
du christianisme en France.
L'avenir de la Suisse est entre nos mains
J'aime la Suisse, l'Helvétie de mes ancêtres, son
rôle dans l'histoire des hommes.
Mais je dis non aux scandales financiers, où les riches
encaissent des millions, laissant après leur passage des
usines spoliées en faillite. Car c'est finalement au contribuable
qu'il revient d'éponger les dettes et de payer la reconstruction
d'infrastructures déguisées en promotion économique.
En effet, ce n'est pas ainsi que je conçois la politique,
l'économie et la justice. Mais l'état actuel est
le résultat d'un manque d'engagement d'hommes droits, justes,
intelligents et sages. A nous de modifier la tendance. Quel défi
!
Ma question à toi Cher Lecteur est la suivante: es-tu un
des hommes forts, vaillants et prêts à t'engager
? Es-tu celui qui sort, qui modifie son style de vie, prêt
à se fatiguer lors de séances et à écrire
des procès-verbaux, des articles, prendre des responsabilités,
etc. ? Es-tu celui qui s'engage au combat, qui va recevoir des
coups et persévérer car les causes de la famille,
la justice, la vie prénatale, l'éducation, le social,
les réfugiés, l'eau, les transports, l'énergie,
l'économie et les relations internationales en valent la
peine ? Marc Früh, maire
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La laïcité, une séduction ¨anti-Christ¨
Le 10 février dernier, les députés français
ont adopté le projet de loi sur la laïcité,
qui interdit le port «de signes et tenues qui manifestent
ostensiblement l'appartenance religieuse des élèves»
dans les écoles. Bannis voile, turban, kippa et croix Croix?
Mais ne sommes-nous pas en pays chrétien? Non, en pays
déchristianisé, laïc.
Mais qu'est-ce que la laïcité? C'est une conception
de vie qui se fonde sur l'expérience humaine, à
l'exclusion de toute référence confessionnelle,
dogmatique ou surnaturelle. La laïcité est un concept
qui remonte à 1789 et qui s'inscrit dans le mouvement de
la Révolution et la Déclaration des Droits de l'homme
et du citoyen. La laïcité a coupé le cordon
ombilical qui unissait le catholicisme et la société
politique, enfantant un Etat civil (mariage civil et divorce),
puis dès 1882 l'enseignement primaire laïc. La séparation
officielle de l'Eglise et de l'Etat est votée en 1905.
La Constitution de la cinquième République (1958)
affirme la laïcité et le respect de «toutes
les croyances».
Mais quand une plante coupe ou perd ses racines, elle meurt. C'est
pourquoi le récent projet de Constitution européenne
de Giscard d'Estaing est si hostile à une simple référence
au christianisme! L'Europe est laïque. On dirige sa vie soi-même,
on ne lit plus la Bible, on ne l'enseigne plus aux enfants. On
leur enseigne la tolérance et l'égalité,
«sans Dieu ni roi». La majorité laïque
s'impose et refuse toute évangélisation. La peur
exagérée des sectes et du prosélytisme en
est une manifestation. Elle masque un rejet volontaire de Dieu
et de sa souveraineté. Car le prosélytisme est biblique.
En Matthieu 28, 19, Jésus dit: «Allez, faites de
toutes les nations des disciples». Jésus-Christ est
venu réconcilier et rapprocher l'humanité de Dieu.
La laïcité fait l'inverse: elle sépare l'humanité
de Dieu. Nous sommes dans une société «anti-Christ».
Contrairement à ce qu'elle laisse croire, la laïcité
ne protège pas la liberté de pensée. Elle
ouvre les écoles et les esprits à toutes les options
spirituelles, en les mettant sur un pied d'égalité.
C'est une séduction spirituelle, un mensonge de Satan.
Comme dans l'exemple de la maison que donne Jésus en Matthieu
12, 44-45: «Il la trouve vide... il prend avec lui sept
autres esprits... ils entrent dans la maison, s'y établissent,
et la dernière condition de cet homme est pire».
On a retiré le christianisme de l'école, mais on
est prêt à y faire entrer toutes les fausses religions
et philosophies humanistes, sans compter les Droits de l'homme,
définis comme «un ensemble de valeurs de convergence
des différentes cultures et religions». Or cette
convergence n'est autre que la future religion mondiale de l'antéchrist.
Cette loi sur la laïcité met en cause l'expression
de la croyance. Aujourd'hui elle interdit les signes ostensibles.
Un écolier pourra t-il encore emmener sa Bible à
l'école et la lire à la récréation?
Et demain, pourrons-nous tenir notre Bible à la main dans
la rue? Et qu'en sera t-il du témoignage? Pourquoi nous,
chrétiens, laissons-nous passer de telles lois sans faire
contrepoids politiquement?
Dominique Ardellier
----------------------
Soutenez l'initiative en faveur des familles
Vous trouverez dans cette édition un formulaire d'initiative
concernant la famille. Cette initiative, soutenue par l'UDF, a
pour but de renforcer la famille tant juridiquement que financièrement.
Afin de faire face aux problèmes démographiques
que connaît notre pays, l'initiative prévoit des
déductions fiscales qui encourageront les parents à
avoir des enfants et qui leur permettront de diminuer leur temps
de travail pour s'occuper de leurs enfants. L'initiative vise
également à soulager financièrement les familles
nombreuses, ces dernières étant de plus en plus
étouffées par les impôts, redevances et autres
primes d'assurance-maladie.
La famille basée sur le mariage sera revalorisée,
notamment par une reconnaissance de la valeur du travail familial.
L'initiative prévoit d'autre part d'éliminer les
discriminations des couples mariés par rapport aux concubins,
par exemple dans le domaine fiscal.
L'UDF vous encourage dès lors à signer et à
faire signer cette initiative. (comm)
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RUBRIQUE: L'UDF DANS LES CANTONS
Vous êtes candidat(e) ?

En tant que chrétiens, nous sommes appelés à
être porteurs de lumière (Matthieu 5, 14-16), à
ne pas la cacher, mais à la faire briller pour tous ceux
qui sont dans la maison. Au sens large du terme, la maison peut
être perçue comme une nation.
En tant que citoyens suisses, nous sommes invités à
participer activement à la politique de notre pays (en
tant que souverain). Nous avons donc des droits et devoirs. Le
devoir par exemple de payer ses impôts, le droit et le devoir
d'être actifs pour le bien de notre nation dans la politique,
ou encore le devoir d'être soldat de notre milice pour protéger
nos frontières et apporter de l'aide (en cas de catastrophes)
à nos concitoyens.
Nous avons également le désir que, dans notre société,
les valeurs judéo-chrétiennes et l'éthique
soient respectées. Nous sommes reconnaissants que le préambule
de notre constitution s'intitule encore «au nom de Dieu-Tout-Puissant».
Malheureusement, nous constatons que le Peuple suisse se détourne
de plus en plus des normes données par Dieu pour le bien
de notre nation et du monde en général. L'immoralité
s'impose comme un standard et fait parfois office de loi. Le Grand
conseil neuchâtelois a par exemple adopté le «Pacs»
cantonal le 27 janvier 2004, pour ne citer qu'un exemple.
La Bible nous encourage à chercher le meilleur pour la
ville (Jérémie 29, 7) . Dans cette perspective,
nous demandons sans cesse à nos autorités de se
tourner vers Dieu et de changer leur attitude.
Le chrétien est appelé à être un exemple.
Il faut du courage pour proclamer publiquement ses convictions,
m'a dit un politicien dernièrement. Nous voulons rester
des porteurs de lumière dans un monde sombre. Nous voulons
défendre les vérités de la Bible et dire
à nos concitoyens de se tourner vers ces vérités.
Nous sommes conscients d'être minoritaires, mais nous savons
que notre Dieu est d'autant plus grand. Travaillons encore pendant
qu'il fait jour.
Chers lecteurs, si vous habitez notre canton et si vous pouvez
vous identifier avec ce qui précède, prenez contact
avec nous. Devenez membre de notre section et luttez avec nous
ou plutôt devenez porteur de lumière!
L'UDF Neuchâtel souhaite participer aux élections
communales du printemps prochain et recherche des candidats. Etes-vous
prêts à relever ce défi ? Contactez-nous sans
plus tarder au tél. 032 731 96 74.
Daniel Häsler
nouveau président
de l'UDF Neuchâtel
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Une jeunesse politisée
Perdus dans une société dont les fondements se
disloquent, les jeunes de la dernière génération
sont condamnés à se révolter ou à
réagir. Pour ceux qui font ce dernier choix, la politique
peut être une voie.
L'avenir est incertain
Montée en flèche de la violence, consommation de
drogues de toutes sortes, conflits avec les parents de plus en
plus graves et fréquents, c'est le début de la triste
liste de problèmes liés à la jeunesse que
tout amateur d'actualité ne connaît que trop bien.
Un constat certes déplorable, mais qui traduit parfaitement,
à mes yeux, la révolte des jeunes à l'encontre
d'une société sans repères, branlante, et
incapable de leur offrir la sécurité à laquelle
ils aspirent pour leur avenir.
En effet, comment l'effondrement des systèmes économiques
et moraux, les scandales financiers révélés
bientôt chaque mois, et l'effondrement du modèle
de la famille traditionnelle qui ont caractérisé
les dernières décennies pourraient sécuriser
les jeunes à l'aube d'une vie où tout leur reste
encore à construire ? Cette insécurité ambiante
et toujours en croissance engendre peur et stress, eux-mêmes
synonymes de haine et révolte.
Les jeunes ont deux façons de réagir
Devant ce constat plus ou moins conscient, les jeunes ont le choix
de réagir de deux façons : se révolter avec
fatalisme contre la situation, ou essayer de faire bouger les
choses. Nombreux sont ceux qui, malheureusement, suivent le chemin
le plus facile qui les mène à la dissension. Détruire
et accuser est en effet tellement plus facile que de réfléchir
et de construire. Certains cependant sentent qu'il leur faut faire
quelque chose, mais trop souvent sans vraiment savoir par où
commencer.
Les partis doivent agir avec conviction
Principalement dans les milieux estudiantins, mais dans d'autres
sphères aussi, les partisans de la réaction voient
dans la politique une possibilité à explorer. En
tirant un trait d'union entre celui qui dirige et celui qui est
dirigé, entre l'élu et les électeurs, mais
surtout entre les individus et l'Etat, elle pourrait se révéler
un outil performant pour s'attaquer à des problématiques
qui semblent trop souvent abstraites, car mal définies.
Encore faut-il que la politique soit digne de l'espoir que l'on
peut placer en elle, et que les partis ne se discréditent
pas par des alliances internes et des consensus externes ne visant
qu'à récolter le plus grand nombre possible de voix,
mais qui ne réussissent bien souvent qu'à dégrader
l'image déjà bien sceptique que l'on a d'eux. Dans
l'esprit d'un jeune, les partis, confrontés à une
société à la dérive, doivent réagir
avec fermeté et clarté, au risque d'égratigner
quelques sensibilités, mais aussi donner une image convaincante
car précise et délimitée, un cadre solide
et sécurisant pour la société du futur, ainsi
qu'une base stable pour l'édification de ses rêves.
La politique peut séduire les jeunes
Sans chercher à atteindre la jeunesse en particulier, l'UDF
semble l'avoir bien compris, assumant des positions fermes, sans
être nécessairement extrêmes, entraînant
bien des critiques de la part des médias, mais interpellant
du même coup une belle brochette de jeunes. Parmi ces derniers,
il en est qui sont venus redynamiser par exemple le comité
vaudois et apporter ainsi un air de fraîcheur dans la liste
de candidats UDF au national.
Une preuve que la politique peut toujours séduire la jeunesse,
à condition qu'elle se donne les moyens d'être crédible
et qu'elle confirme par des actes concrets les beaux discours
dont elle est l'indiscutable championne. Mathieu Hänni, membre
de l'UDF Vaud
----------------------
Recherchons secrétaire
Après dix ans de bons et loyaux services, le secrétaire
de l'UDF Vaud, Jean-Rodolphe Balsiger ainsi que le caissier, Pascal
Muller, rendent leur tablier. La section vaudoise les remercie
très chaleureusement pour leur fidèle et dévoué
engagement, ainsi que pour l'excellent travail qu'ils ont fourni
durant cette période.
Si la succession du caissier est assurée, ce n'est pas
le cas pour le secrétaire. La ou le successeur à
ce dernier doit être trouvé pour le 1er mai prochain.
Ce poste comprend notamment la participation aux comités
et à l'assemblée générale, l'élaboration
des convocations et des procès-verbaux ainsi que la correspondance,
mais également les contacts avec les autres partis politiques
et des personnalités du canton.
Vous êtes intéressé(e)? Contactez sans plus
tarder M. Balsiger au No 021 903 18 77.
A noter pour finir que la prochaine assemblée générale
de l'UDF Vaud aura lieu le jeudi 22 avril prochain. (mb)
----------------------
Recherchons secrétaire
L'UDF Genève cherche un(e) secrétaire pour sa
section.
Fonctions: Participation au comité de la section genevoise
de l'UDF, envoi des convocations, PV, correspondance avec les
membres et le secrétariat central de l'UDF Suisse.
Conditions: être membre du parti ou prêt(e) à
le devenir. Pouvoir assister aux séances du comité
un vendredi soir par mois.
Si ce poste bénévole vous intéresse, merci
de prendre contact par tél. au 079 636 79 92 ou par écrit
à UDF Genève, CP 53, 1226 Genève.
----------------------
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Rubrique : Réflexion
La Suisse a besoin d'humilité !
Le philosophe allemand Emmanuel Kant a dit : «Une simple
ligne dans la Bible m'a consolé plus que tous les autres
livres que j'ai lus».
L'actualité de la Bible, livre le plus diffusé,
demeure constante, car elle s'adresse à tous les hommes
de tous les temps. Jésus a dit : «Je ne mettrai pas
dehors celui qui vient à moi». Quel amour de la part
d'un Dieu qui s'incarne pour sauver chaque être humain!
Voilà pourquoi la Bible est le livre le plus lu et le plus
diffusé. C'est le plus grand best-seller jamais sorti de
presse. A chaque seconde qui passe, une Bible est reçue
par quelqu'un dans le monde. Un pasteur neuchâtelois raconte
avoir vu en Afrique un homme qui s'est privé de nourriture
durant plusieurs jours pour pouvoir s'acheter une Bible.
Alors que la diffusion de la Bible bat tous les records, on assiste
paradoxalement à une certaine déchristianisation,
en particulier en Europe. On estime que 400 millions d'Européens
n'ont jamais ouvert une Bible. Selon un sondage SOFRES, 72 % de
Français ne lisent jamais la Bible. En Suisse, selon le
recensement de 1990, en dix ans le nombre d'athées et de
musulmans a repectivement doublé et triplé.
Les chrétiens devraient tout faire pour que les principes
bibliques soient appliqués dans tous les domaines de la
vie, dans différentes sphères de la société
et notamment en politique, avec les conséquences spirituelles
positives que cela a sur une nation. Dans II Chr. 7, 14, Dieu
fait une promesse extraordinaire: «Si mon peuple s'humilie,
prie et cherche ma face (...), je l'exaucerai des cieux, je lui
pardonnerai son péché, et je guérirai son
pays».
Internet est un média puissant qui permet de parler de
Dieu et de répandre la Bible. Le site Top Chrétien
www.topchretien.com a permis à des milliers d'hommes et
de femmes d'être édifiés, encouragés,
renouvelés dans leur marche avec Dieu, et sa page «Comment
devenir chrétien» a permis à plus de 5 000
personnes de rencontrer Jésus-Christ comme leur Sauveur.
En Suisse, la mission Bibles par Internet lancée en 2002,
est une autre action qui va dans le même sens. (sur son
site www.bibles.ch on peut commander gratuitement une Bible en
français, arabe ou en allemand).
La Bible est remplie de prophéties dont beaucoup se sont
déjà accomplies. Les découvertes archéologiques
n'ont fait que confirmer la véracité de la Bible.
Mais avant tout, Dieu parle au cur de celui qui ouvre ce livre.
Autrefois, j'ai eu le privilège de réaliser des
centaines d'émissions TV. Lors d'un tournage dans une école
biblique près de Lisbonne au Portugal, j'ai filmé
un étudiant qui m'a raconté comment sa vie a été
bouleversée par la Bible. Quelques années auparavant,
il est parti au Canada, pour y travailler comme bûcheron
à la construction d'un pipeline, à la frontière
de l'Alaska, dans une région complètement isolée.
Un jour, il a trouvé dans la neige un livre gelé.
Il l'a emporté pour le réchauffer dans sa chambre
d'hôtel. C'était une Bible dont quelqu'un avait voulu
se débarrasser. Il a commencé à lire ce livre
qui l'a bouleversé. Il a compris tout seul, dans ce grand
Nord éloigné de la civilisation, que Dieu avait
envoyé Jésus-Christ pour le sauver. Ce message de
la Bible a transformé sa vie. Il est devenu chrétien
et peu de temps après, il s'est inscrit dans une école
biblique pour devenir missionnaire...
Alexandre Lukasik, coordinateur de l'association «Bibles
par Internet»
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Rubrique : Agenda
Congrès annuel UDF Genève
La prochaine assemblée générale de l'UDF
Genève aura lieu le: Vendredi 26 mars 2004 à 18h30
Eglise Apostolique de Genève, Carrefour du Bouchet No
4 (ancienne Poste)
A 20h00, l'assemblée sera suivie d'une conférence
- débat public
Thème: Lobbyiste pour Jésus au Palais fédéral?
Orateur: Jean-Claude Chabloz
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Congrès annuel UDF Nord-vaudois
Congrès annuel UDF Nord-vaudois
La prochaine assemblée générale de l'UDF
Nord-vaudois aura lieu le: Jeudi 18 mars 2004 à 19h00
Buffet de la Gare, Yverdon
A 20h15, l'assemblée sera suivie d'une conférence
- débat public :
Thème: violence juvénile: quelles causes, quels
remèdes?
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