L'UDF édite Impulsion. Ce journal, qui paraît entre cinq et neuf fois par an, informe de l'actualité politique suisse et de l'action de l'UDF au niveau fédéral et dans les différents cantons romands. Chaque édition contient également une interview. 

Edition 2/06 - Avril 2006 :

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Edition 2/06 - Avril 2006

RUBRIQUE EDITO

Elections Communales de Romont (Fribourg)

Le 5 mars dernier ont eu lieu les élections pour le renouvellement du Conseil Communal (exécutif) et le renouvellement du Conseil Général (législatif) à Romont, petite ville de 4500 personnes, chef lieu de la Glâne (FR).

Avec deux candidats, l'UDF Fribourg a participé à ces élections, aussi bien pour l'exécutif que pour le législatif, n'ayant pas pu trouver davantage de candidats. Malgré la participation assez modeste de 39%, Philippe Menoud, président de la sous-section UDF Fribourg-sud, et son épouse Murielle Menoud n'ont obtenu que 0,8% des voix.

Il faut relever que la majorité des membres UDF de la région habitent les villages avoisinants et ne pouvaient donc pas voter à Romont. Sur le plan cantonal, seules deux communes ont aligné des candidats UDF: Romont et Kerzers (Chiètres), dans la partie allemande du canton.


Philippe Menoud, Romont

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RUBRIQUE: Nationale

Leçons du grounding de Swissair

Le film suisse "Grounding" a fait le plein dans les cinémas romands. Il retrace les dernières heures de la défunte compagnie aérienne nationale jusqu'au moment où les avions sont restés cloués au sol. Les pilotes prenaient alors avec eux de l'argent liquide pour payer le carburant, chose impensable quelques années auparavant. La suite tout le monde la connaît, à savoir la création de la nouvelle compagnie aérienne Swiss (qui a réduit progressivement sa voilure) sur le dos de Crossair, compagnie saine qui a été sacrifiée pour le projet.

L'image de notre pays a été passablement écornée suite à "la mise au sol" de Swissair, quand bien même la Confédération a volé au secours de la compagnie aérienne en injectant près de deux milliards de francs pour lui permettre de redécoller. En raison de l'intervention de l'État, l'UDF estime que toute la lumière doit être faite sur les diverses responsabilités dans cette affaire. Beaucoup de collaborateurs et de sous-traitants ont souffert et sont en droit de connaître toute la vérité. Les banques ont sans conteste joué un rôle prépondérant et devront, le cas échéant, assumer leurs responsabilités le moment venu. Malheureusement, la Suisse ne sortira pas indemne de ce grounding. Preuve en est la relative fragilité avec laquelle la compagnie Swiss survit actuellement et surtout son rachat par Lufthansa. L'aéroport international de Genève s'était rapidement tourné vers d'autres compagnies à l'époque où Swissair l'avait laissé tomber au profit de Zurich. Et heureusement pour lui, car la suite des événements lui ont donné raison.

Se pose enfin une question éthique. En effet, l'UDF constate avec satisfaction que de plus en plus d'entreprises se dotent d'une charte éthique, sorte de carnet de bonne conduite tant dans la marche des affaires que dans la gestion du personnel. Mais pour avoir toute sa valeur, une charte ne doit pas seulement être adoptée et montrée pour donner bonne conscience aux patrons d'entreprises. Elle doit également être appliquée au quotidien. Une telle charte aurait sans conteste été très utile à l'époque du grounding et elle aurait peut-être permis d'éviter le pire.


Maximilien Bernhard

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Votations du 21 mai: où est le débat?

Le 21 mai, les Suisses devront se prononcer sur un nouvel article constitutionnel sur la formation. Cette dernière a été chasse gardée des cantons jusqu'ici. La Confédération entend s'y mêler à l'avenir.
Ce ne sont pas les ingrédients qui manqueraient pour un débat animé sur le sujet des votations du 21 mai. Mais les partis ne se sont pas bousculés pour mener la campagne. Et les budgets débloqués pour cette votation sont limités à la communication interne.


Qui fait quoi?
Les cantons sont responsables de l'école (art. 62 de la Constitution). Le besoin de coordination entre les cantons et leur système respectif est pourtant bien réel. Nous vivons dans une société de la mobilité, où les familles, y compris celles avec des enfants scolarisés, doivent déménager. Le but de la révision sur laquelle les citoyens devront se prononcer touche justement à la coordination et la collaboration entre la Confédération et les cantons pour l'école obligatoire et les Hautes Écoles.

Les cantons s'efforcent d'assurer la coordination par le biais d'accords intercantonaux. Mais ces derniers ne sont pas contractuels. C'est la raison pour laquelle la Confédération s'engage. Mais attention: en touchant à l'école on touche à une compétence gardée jalousement par les cantons. Toute harmonisation doit être limitée au plus petit dénominateur commun. Début de la scolarité, durée, objectifs des différents niveaux scolaires, reconnaissance des certificats doivent être définis et reconnus à l'échelle fédérale. Le reste continuera de relever de la compétence des cantons.

La Confédération reçoit la compétence de définir des accords intercantonaux contraignants et de rendre la participation des cantons obligatoire. L'objet de votation est le résultat d'une collaboration entre la Commission pour la science, la formation et la culture du Conseil national, et la Conférence intercantonale des directeurs de l'enseignement. Ce projet n'a guère suscité d'opposition dans les deux chambres du Parlement. Le Conseil national l'a soutenue par 176 voix contre 3, le Conseil des États sans opposition. Le consensus semble parfait. Les quelques voix isolées qui s'y sont opposées mettent en garde contre une "technocratisation" de la formation et leur soumission aux besoins de l'économie. Ils craignent que l'école sous soustraite au processus démocratique. Qu'ils aient raison ou non, cet objet de votation mérite notre réflexion. En effet, l'école et la formation pose des aiguillages importants pour l'avenir de notre pays.


Stéphane Derron, politologue de l'UDF Suisse

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Pour l'imprescriptibilité des actes pédophiles

EXPLICATIONS SUR UNE INITIATIVE POPULAIRE SENSIBLE

L'UDF a participé, le 1er mars dernier à Berne, au dépôt de l'initiative fédérale populaire "Pour l'imprescriptibilité des actes de pornographie enfantine" lancée par la Marche Blanche. L'UDF a distribué de nombreux paraphes par le biais de ses organes d'information Impulsion et Standpunkt, et tenu des stands à travers toute la Suisse. Elle est par conséquent heureuse d'avoir contribué au premier succès de l'initiative, à savoir son dépôt à la Chancellerie fédérale avec près de 120'000 signatures et considère qu'elle a de bonnes chances d'être acceptée en votation populaire.

Effet dissuasif
L'UDF est consciente que l'initiative est partie du cœur et soutient la cause défendue par la Marche blanche. Elle considère par ailleurs que l'initiative aura un effet dissuasif pour les personnes tentées par la pédophile. Le fait qu'un pédocriminel puisse être poursuivi au-delà du délai de prescription actuel de dix ans à partir de la majorité est dès lors un élément de prévention efficace. L'UDF estime que l'initiative permettra également de renforcer les moyens de lutte contre la pornographie enfantine sur internet et la criminalité organisée envers les enfants, même si le second élément doit être combattu au niveau international.
Le soutien de l'UDF à l'initiative de la Marche Blanche entre dans les objectifs de son programme d'action 2003-2007. Celui-ci stipule que notre pays doit se donner les moyens de lutter plus efficacement contre la criminalité organisée et la pédophilie, notamment sur internet. Les temps incertains et difficiles que nous vivons amène parfois l'État à durcir certaines législations, ce qui sera très vraisemblablement le cas dans le domaine de la pédophilie lors des prochains débats des Chambres fédérales. Le thème de la pédophile doit être abordé avec finesse et pondération. Premièrement par respect pour les enfants abusés et deuxièmement parce que cela demeure un domaine très sensible. Il y a un côté très émotionnel à l'initiative qu'il convient de gérer de manière adéquate. L'UDF souhaite néanmoins qu'un large débat puisse se développer tant dans les instances politiques qu'au sein de la population.

Pas de confusion avec les crimes contre l'humanité
Le seul domaine qui exclut actuellement la prescription est le génocide considéré comme crime contre l'humanité. Pour l'UDF, il convient de ne pas tout mélanger et il n'y a aucune raison de craindre une banalisation de la notion de crime contre l'humanité si le domaine de la pédophilie était également placé sous le régime de l'imprescriptibilité. La population sait très bien faire la distinction entre les deux genres de délits. L'UDF estime d'autre part qu'une aide appropriée doit être apportée aux personnes qui nourrissent des pulsions pédophiles. Certains d'entre eux ne passent pas forcément à l'acte et il est par conséquent possible de les inciter à changer de comportement avant que le pire ne se produise. En ce sens, les associations œuvrant dans ce domaine doivent être soutenues car elles effectuent un travail de prévention inestimable.
L'UDF rappelle à ceux qui considéreraient que cette initiative va trop loin que les personnes qui ont commis des actes tombant sous le coup de cette disposition ne pourront pas être inquiétés, si les faits incriminés sont déjà prescrits au moment où la norme entrera en vigueur. Lorsque les faits remontent à de nombreuses années, il est par ailleurs difficile de les établir avec une précision suffisante pour emporter la conviction des juges. Dans les autres cas, l'écoulement d'une longue période sans nouvelles infractions et le cas échéant le repentir sincère constituent des motifs d'atténuation de la peine. Il n'en reste pas moins que le dépôt de l'initiative est un signal fort à l'encontre des pédophiles, mais également à l'égard des enfants ayant été abusés sexuellement. L'UDF invite dès lors les parlementaires fédéraux et la population suisse à soutenir cette initiative.


Maximilien Bernhard

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Session d'hiver: les défis du parlement

La session parlementaire de l'hiver 2005 a eu lieu du 28 novembre au 16 décembre 2005. Comme à l'accoutumée, le budget de l'année suivante est débattu durant la session d'hiver. Mais on a également parlé de l'or de la banque nationale et d'indemnités pour enfants.

Vers un endettement record
Le compte financier prévoit pour 2006 un déficit de 700 millions de francs. Dans le compte de résultats, la dette totale devrait augmenter de deux milliards de francs pour la même année en raison de dépenses extraordinaires telles que le fonds de financement des transports publics (FTP) ou les déficits de l'assurance-chômage. Le plan financier 2007-2009 prévoit certes un solde positif, mais c'est sans compter avec des dépenses extraordinaires qui seront certainement votées par le Parlement (Eurofoot 2008, crédits supplémentaires FTP, caisses de pension, réformes fiscales). Il ne fait aucun doute que la montagne de dettes va continuer de croître. Signalons dans ce contexte que le Parlement a approuvé un préinvestissement de 7,5 millions de francs pour le projet de la Porta Alpina dans le tunnel de base du Gothard. Les deux Conseillers nationaux UDF ont voté contre ce crédit, estimant encore une fois que le projet FTP est un puits sans fonds.

L'or pour le désendettement
On a également reparlé de l'or de la banque nationale. La fraction parlementaire PEV-UDF souhaitait que les 7 milliards qui constituent la part de la Confédération soient exclusivement utilisés pour éponger ses dettes. Une fois n'est pas coutume, PS et UDC ont réussi à s'entendre pour attribuer cette somme au colmatage du fonds AVS. En effet celui-ci englobe également l'assurance invalidité qui cumule à elle seule un déficit de plus de 6 milliards (état fin 2004). Le PS se souciant surtout de combler les trous de l'AI, tandis que l'UDC s'inquiétant du développement à terme de l'AVS, c'est sans difficulté que les partis ennemis ont réussi à former une majorité au Parlement.

Soutien aux familles
Sur la question des indemnités pour enfants, les deux représentants de l'UDF continuent de soutenir un changement du système selon le principe 1 enfant = 1 indemnité (également pour les personnes non salariées ou indépendantes).
Ce qui est surtout contesté dans ce nouveau régime, c'est la participation des employeurs à son financement. L'UDF le soutient néanmoins car elle estime que c'est une bonne solution pour faire participer ceux qui ne veulent pas avoir d'enfants, mais dont l'AVS devra être pris en charge par les enfants des autres.


Markus Wäfler, Conseiller national UDF, traduit et adapté par Stéphane Derron

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Rapport d'activité du secrétaire romand

L'année 2005 a été marquée par la campagne contre le "Pacs fédéral" ainsi que par les nombreuses activités organisées par l'UDF Suisse dans le cadre de son trentième anniversaire. Dans le premier cas, votre secrétaire romand a animé le Comité romand contre le Pacs fédéral dont il était co-président avec Harri Wettstein (PEV) et Suzette Sandoz (lib). Malheureusement, la votation n'a pas été gagnée. Mais le résultat de 42% en faveur du non a constitué un signal fort. Il devrait freiner les ardeurs des associations homosexuelles dans leurs prochaines revendications.

Meilleure visibilité de l'UDF
La visibilité de l'UDF s'est ainsi nettement accentuée par le biais de dizaines d'interventions de nos représentants dans les médias. L'action politique de l'UDF est désormais reconnue et respectée. Votre secrétaire romand a pris grand soin des méthodes de communication de notre parti en Suisse romande, ce qui a rendu les médias nettement plus objectifs à l'égard du parti. C'est évidemment tout bénéfice pour les valeurs que l'UDF entend promouvoir sur la scène politique dans ce pays.

Meilleure image dans les médias
La forte présence médiatique de l'UDF a eu d'autre part pour effet d'intéresser de plus en plus divers groupements. Ainsi, le secrétariat romand a été sollicité pour répondre à de nombreuses études effectuées par des universités et des étudiants. La question de l'augmentation du volume de travail à traiter a été discutée par le comité directeur et les sections romandes de l'UDF. Si aucune décision n'a été prise pour l'instant au sujet de l'augmentation du pourcentage du poste, une réflexion a été entamée pour une éventuelle séparation des tâches purement administratives et du travail plus politique et stratégique, réflexion qui se poursuivra ces prochains mois. Objectifs 2006 Plusieurs objectifs sont à l'ordre du jour en 2006. Parmi eux figure un soutien à la section du Jura bernois pour les élections cantonales du printemps. Un autre objectif est l'augmentation des recettes pour Impulsion, celles-ci ayant légèrement fléchies l'an dernier. À ce titre, nous profitons de remercier chaque personne qui soutient Impulsion. L'engagement de l'UDF est un travail de longue haleine. Votre secrétaire romand, qui assure actuellement la présidence du Conseil communal d'Yverdon-les-Bains, demeure très motivé par ses activités. Merci à toutes celles et ceux qui soutiennent l'UDF, aplomb indispensable à la poursuite de notre engagement.


Maximilien Bernhard, secrétaire romand de l'UDF

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La pagina italiana

Una cultura politica diversa

L'entrata della nuova sezione ticinese dell'Unione Democratica Federale (UDF) nella scena politica cantonale nel corso del mese di novembre pone a giusta ragione, nel cittadino che non conosce tale partito, alcuni interrogativi, quali ad esempio quello di sapere cosa porterà di nuovo e come potrà influire sulle questioni scottanti di attualità nel nostro Cantone, che già i "grandi" partiti hanno difficoltà a gestire e a tenere sotto controllo. Penso qui ai temi relativi alle finanze dello Stato, alla sanità, alla disoccupazione e alla violenza giovanile, tanto per citarne alcuni. Nemmeno noi abbiamo ricette preparate per ogni occasione o soluzioni perfette che calzano necessariamente meglio di quelle proposte da altri partiti o movimenti politici.

Abbiamo comunque una fonte inesauribile cui attingere per proporre soluzioni che portino effetti benefici al popolo: Gesù Cristo e la Sacra Bibbia, Parola di Dio, cui il partito si ispira e senza cui esso nemmeno esisterebbe. Vogliamo di conseguenza proporre un approccio diverso ai problemi che travagliano l'attuale società civile attraverso la comunicazione e l'attuazione di pensieri e norme di comportamento biblici sia nelle relazioni all'interno del nostro partito che nelle relazioni tra il nostro partito - attraverso i suoi esponenti - da una parte e gli altri partiti, i mass-media, le autorità civili e religiose e, semplicemente, tutto il popolo dall'altra. Vogliamo, in sostanza, impegnarci concretamente a favore di una cultura politica, in cui innanzitutto il rispetto reciproco delle idee e ideologie dei partiti e ancor più il rispetto reciproco della persona degli esponenti dei partiti e di qualsiasi altra persona in quanto persona e quindi essere umano unico, di valore inestimabile, con una propria dignità, indipendente dal suo stato sociale, culturale e personale siano degli elementi imprescindibili dall'azione politica.

Questo è il valore che Gesù Cristo ha attribuito ad ogni persona sin dalla fondazione della Terra e noi, che fondiamo la nostra attività politica e umana sui Suoi insegnamenti, non possiamo che fare altrettanto. Pertanto la nostra azione politica, compresa l'azione verbale, mirerà a focalizzare l'attenzione sulle tematiche e a evitare volutamente ogni considerazione contraria al rispetto della persona, che non contribuisce certo a risolvere i problemi, bensì a creare soltanto malumore e zizzania. Del resto abbiamo in merito il chiaro insegnamento del nostro Maestro e Signore, che ci ordina: "Ama il tuo prossimo come te stesso" (Matteo 22,39) e "come volete che gli uomini facciano a voi, fate voi pure a loro" (Luca 6,31). In tal modo opereremo nella società, orientandoci a mezzo della Parola di Dio, che sarà la nostra fedele compagna in questo cammino.


Giovanni Isella, Origlio, Presidente UDF Ticino

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RUBRIQUE: L'UDF dans les cantons

Analyse des résultats

Globalement, l'UDF peut être satisfaite de sa participation aux élections communales vaudoises du 12 mars dernier. Les résultats sont plutôt de bon augure en vue des échéances cantonales et fédérales de 2007. L'UDF, qui avait raté pour 32 voix son entrée au Grand Conseil en 2002, doit encore améliorer plusieurs points. Tout d'abord, notre parti doit expliquer plus clairement sa position centriste originale. Deuxièmement, l'UDF doit améliorer ses méthodes de communication. Malgré un matériel électoral de bonne qualité, l'identité et les positions de l'UDF n'ont pas toujours été bien comprises par nos concitoyens. Le nom de notre parti est trop souvent confondu avec celui de l'UDC. Pour certains membres de l'UDF le moment est venu de le modifier. Ce n'est toutefois pas si simple, car l'UDF est bien connue des médias et des chrétiens. Il est certain que ce nom ne changera pas avant les élections fédérales de l'an prochain. En revanche, il n'est pas exclu qu'il soit remis en question après cette échéance.
Un grand merci à nos électeurs et à nos candidats pour leur confiance et leur soutien.

Gland
Les deux jeunes candidats UDF Jean-René Moret et Gabriel Studerus, inscrits sur la liste du GdG, ont été brillamment élus au Conseil communal. Ils sont ravis et honorés de cette élection qui leur permettra d'acquérir une première expérience politique. Ils auront l'occasion de côtoyer des représentants d'autres partis et de mieux connaître les rouages de la politique locale. Leur objectif est de faire des propositions afin d'améliorer la qualité de vie.

Renens
L'UDF présentait quatre candidats à Renens. En tête de liste, une élue en place au législatif et un ancien conseiller communal. L'UDF a obtenu 2.75% de suffrages, résultat tout à fait honorable pour une première participation. Même s'ils n'ont pas été élus, les candidats poursuivront leur travail basé sur le programme d'action. Ils le feront par le biais de stands dressés à plusieurs occasions ou par celui de pétitions.

Yverdon-les-Bains
Petite déception du côté de l'UDF Nord-vaudois. L'arrivée redoutée de l'UDC et des Verts à Yverdon a porté préjudice à l'UDF. Après avoir gagné quatre sièges en 2001 et malgré une politique proactive reconnue, l'UDF a perdu trois voix au sein du législatif. Un point positif tout de même, l'UDF a progressé en nombre de suffrages par rapport aux deux dernières élections communales. La députation UDF est réduite à six élus, avec Maryse Schneider, Claude-Alain Romailler, Jean-David et Jean-Pierre Chapuis, David Wulliamoz et Maximilien Bernhard. La candidature de ce dernier à la Municipalité, a été retirée pour le second tour malgré un bon résultat au premier. En effet, seule une alliance avec d'autres partis politiques lui aurait donné une chance d'être élu, ce que la section locale de l'UDF ne souhaitait pas.


Maximilien Bernhard

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Sommes-nous des postmodernistes?

Le 10 mars dernier, la section UDF Genève a invité le politologue Stéphane Derron pour une conférence sur le thème "Le chrétien et la politique: pourquoi, comment et jusqu'où?". Il nous a sensibilisés sur notre responsabilité en tant que citoyens, mais aussi de modernistes et de postmodernistes.
Un exemple que nous appellerons Jo: il est un peu stressé, sportif, a un ordinateur (va sur internet, envoie des mails, tchate, etc.). Il regarde les infos et zappe souvent. Jusque là tout va bien. Mais assis dans son salon, il a un discours humaniste, tolérant, et sans convictions. Il cherche des boucs émissaires (les médias en fournissent). Il ne s'engage pas car il a des craintes. Être classé, se tromper et être critiqué pour des paroles trop claires. Il tient à la liberté. Laquelle? très influencé par la société qui change vite, il se demande comment discerner ce qui est juste. Il se fabrique une croyance, un dieu.

Et nous chrétiens, sommes-nous des post-modernistes? Nous cherchons à nous protéger, mais que devient la Suisse? Autrefois, il y a eu des chrétiens courageux, Henry Dunant, Calvin, l'apôtre Paul. Nous devons être inspirés par Dieu, mais pas forcement par des principes post-modernistes. Profitons de notre démocratie directe avec le droit de référendum pour voter. Il est triste de constater que certains pasteurs sont réticents à encourager leurs paroissiens a réfléchir lors des votations sous un point de vue chrétiens. Jésus-Christ a dit un jour : "Enseignez-leur tout ce que je vous ai prescrit".
Il y a des décisions de plus en plus difficiles à prendre. Notre parti qui est chrétien doit transmettre des valeurs; plusieurs y réfléchissent avant chaque vote, comme son politologue Stéphane Derron. Cherchons l'unité et encourageons-nous les uns les autres. Les petits cours d'eaux font les grandes rivières. Le comité de l'UDF Genève doit impérativement trouver deux personnes supplémentaires, premièrement pour tenir les comptes, et aussi pour rédiger des articles d'Impulsion ou la correspondance. Merci de contacter les soussignés au tél. 022 751 20 23.


Pour l'UDF Genève, Jean-Luc et Sylvie Ruffieux

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RUBRIQUE: Internationale

Le milliard européen grâce à un mensonge politique

Lors de la votation sur les Bilatérales II, il a toujours été question d'un fond de cohésion. Mais ce n'est "qu'en petit dans la marge" qu'il a été question d'un milliard de francs. "Pas grand'chose", selon certains politiciens.

L'Union Européenne (UE) a dès le début de ses négociations avec la Suisse pour les bilatérales II exigé une contribution helvétique à son fond de cohésion. Le Conseil fédéral a débloqué les négociations par le biais d'un arrêté fédéral, le 12 mai 2004. La contribution au fond de cohésion de l'UE constitue ainsi le prix à payer pour obtenir les Bilatérales II. Le paiement de ce milliard est échelonné entre 2007 et 2014. Ainsi la Suisse "sponsorise" les relations des pays membres de l'UE entre eux. Et ce, sans en être elle-même membre. Mais la base légale de ces versements n'a été traitée que lors de la session de printemps.

Une décision soustraite au vote populaire
Le Conseil fédéral a expliqué que cette contribution ne constituait pas une condition, mais qu'elle avait été consentie de façon unilatérale. Une telle déclaration doit être considérée comme un mensonge. De plus, le principe de paiement a été soigneusement soustrait à l'approbation populaire. Le référendum facultatif n'a pas pu être saisi. Le Conseil fédéral et les politiciens qui ont piloté le projet savaient bien qu'ils n'avaient aucune chance de l'emporter devant le peuple. L'arrêté fédéral précise la décision de verser ce milliard à l'UE sans aucune mention de la façon de financer ce geste généreux. Lors du débat parlementaire, les avantages des Bilatérales ont été longuement défendues. Ils valaient bien davantage que ce milliard, disait-on. Des chiffres ont même été articulés. Économies dans le domaine de l'asile: 80-100 millions, accord sur l'imposition des intérêts 22-156 mios de recettes additionnelles, impôts supplémentaires 130-200 mios, soit au total quelque 380 mios par an. Mais aujourd'hui déjà, on sait que ces montants ont été surévalués et que ces revenus ne se concrétiseront pas à la hauteur des espoirs annoncés.

Sur le dos de l'aide au développement
Le Conseil fédéral propose aujourd'hui de financer ce milliard en économisant sur le budget du département de l'Économie et celui de l'Aide au développement... Au début, on affirme que les nouvelles rentrées dépasseront de loin les coûts, ce qui permettrait de financer ce milliard sans autre. Ensuite, l'Éxecutif soustrait la décision au référendum. Et il sert de grandes promesses sans avoir assuré de base financière solide. Enfin, il nous sert l'argument des rentrées nouvelles possibles grâce aux accords Bilatéraux II. Depuis longtemps, l'UDF a attiré l'attention sur les mensonges politiques. La classe politique helvétique n'hésite pas à recourir au mensonge pendant que la population est occupée à travailler pour payer ses impôts ponctuellement. Mon pronostic est le suivant: les dettes de l'État vont augmenter. Et les impôts aussi.


Christian Waber, Conseiller national UDF

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Rubrique : Réflexion

L'Histoire a souvent été manipulée

Anatoli parlait à voix basse. Assis sur un lit dans son petit appartement de 22 m2 à Moscou, nous étions suspendus à ses lèvres. En cet été de 1985, ce pasteur et poète nous racontait sa vie et ses tribulations de chrétien en Union soviétique. Comme nous lui avions apporté des Bibles, ce qui était interdit à cette époque, il nous demanda: "Si vous revenez, est-ce que vous pourriez m'apporter un dictionnaire? Vous comprenez, je pourrais en acheter un à Moscou, mais dans les dictionnaires publiés chez vous, les définitions sont justes. L'Histoire n'est pas manipulée."

La tentation des pouvoirs idéologiques ou religieux a toujours été de manipuler l'Histoire à leur profit. Récemment, à l'aéroport d'Alger, j'ai découvert deux livres d'auteurs différents qui traitaient de l'histoire de l'Algérie. À ma surprise, j'ai constaté que, dans les deux livres, les auteurs évoquaient l'histoire du pays à partir du VIIIe siècle, comme s'il ne s'était rien passé avant. Ce n'était certainement pas un hasard puisque, dans les siècles précédents, l'Algérie était chrétienne. À partir du VIIIe elle devenait musulmane. Nous pourrions nous dire que des parti-pris historiques aussi grossiers ne peuvent avoir lieu que dans des pays autoritaires. Certes, mais chez nous, les manipulations de l'Histoire par des historiens adeptes de la pensée unique, si elles sont plus subtiles, n'en sont pas moins pernicieuses. Le but de ces manipulations est de culpabiliser, de nous détacher de nos valeurs judéo-chrétiennes en noircissant notre passé. Quel avenir peut-on construire sur la culpabilité et le dénigrement?

La Bible, elle, nous parle aussi d'Histoire. En évoquant le parcours d'Israël, le peuple de Dieu, elle ne cache rien de ses violences, de son infidélité, de ses combines. La vérité de la Parole de Dieu permettait à Israël de se repentir de ses fautes et d'envisager l'avenir avec espérance. Aujourd'hui, cette même Parole nous permet de considérer notre passé sans fard, ni faux-fuyants. Si elle nous appelle à la repentance, c'est pour que nous puissions être libérés de nos fautes, prendre conscience de notre valeur et trouver les forces nécessaires dans ce monde qui est sans cesse à reconstruire.


Pierre Tschanz, Portes Ouvertes Suisse

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