L'UDF édite Impulsion. Ce journal, qui paraît entre cinq et neuf fois par an, informe de l'actualité politique suisse et de l'action de l'UDF au niveau fédéral et dans les différents cantons romands. Chaque édition contient également une interview. 

Edition actuelle 2/09 - mars 2009 :

  • Edito : Les partisans de l’adhésion à l’UE vont déchanter
  • Nationale : Oui à l'allègement fiscal des familles
  • L'UDF dans les cantons : Passeport biométrique, nouvelle affaire des fiches en Suisse?
  • Réflexion : Mal de vivre des jeunes: il est urgent d'agir!

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Edition actuelle 2/09 - mars 2009

RUBRIQUE EDITO

Les partisans de l'adhésion à l'UE vont déchanter

Au soir de la votation sur la libre circulation des personnes, plusieurs de ses partisans ont tenté de relancer le débat sur l'adhésion de la Suisse à l'Union européenne, cédant un instant à "l'europhorie". Le succès appelle le succès ont-ils probablement pensé. Or, une chose est claire?: une bonne partie des citoyens partisans de la reconduction des bilatérales ont privilégié cette dernière précisément parce qu'ils ne souhaitaient pas de l'adhésion. Les pro-européens vont déchanter?: les Suisses ne veulent pas de structure supranationale telle que l'Union européenne (UE) pour leur dire ce qu'ils doivent faire ou ne pas faire. L'UE a tenté à plusieurs reprises de décentraliser le pouvoir, sans succès. Double national Suisse et Italien, je peux témoigner que mes compatriotes européens à qui j'ai posé la question sont unanimes?: notre pays n'a aucun intérêt à rentrer dans l'UE, mais tout intérêt à poursuivre dans la voie des bilatérales. Le réflex protectionniste observé récemment dans plusieurs pays européens doit aussi nous amener à réfléchir sur notre destin. À trop vouloir noyer l'identité des États-nations, on finit par susciter des réactions contraires. Croire qu'il vaut mieux pour la Suisse d'adhérer à l'UE afin d'envoyer des représentants au Parlement européen susceptibles de défendre nos intérêts à Bruxelles, plutôt que de poursuivre dans la voie bilatérale, relève de l'utopie. Il suffit de voir quel poids ont les pays de la taille de la Suisse au sein de l'organisation européenne: pratiquement aucun. Si l'Europe souhaitait avoir une chance d'attirer des pays tels que le nôtre, elle devrait en premier lieu changer de modèle et opter pour le fédéralisme, garantir la souveraineté de ses membres, notamment en ce qui concerne les droits populaires. Aujourd'hui, on en est loin. La voie des bilatérales n'est certes pas celle de la facilité. L'UE a déjà promis à la Suisse qu'elle continuera d'exercer des pressions sur la fiscalité et le secret bancaire suisses, malgré un soutien massif des Suisses à la reconduction des bilatérales et son élargissement à deux États tiers. Nos représentants vont devoir batailler ferme pour défendre la place financière helvétique. Mais c'est là le prix à payer pour continuer à naviguer aux côtés de l'UE, sans monter à bord.


Maximilien Bernhard, secrétaire romand de l'UDF

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RUBRIQUE: Nationale

Passeport biométrique, nouvelle affaire des fiches en Suisse?

Luc Recordon, député vert au Conseil des États s'oppose au ?passeport biométrique soumis en votation en mars prochain. Entretien.

Votre opposition au passeport biométrique s'explique-t-elle sur le principe même de ce passeport ou sur la façon dont il est mis en place en Suisse?
Le passeport biométrique crée une dangereuse illusion de sécurité, alors qu'il génère des risques accrus (vol d'identité et fichage principalement). Son principe est douteux, au moins en l'état actuel de la technologie; cependant, ce serait déjà une grande avancée s'il était limité en Suisse au strict minimum exigé par les Accords de Schengen.

Quels effets négatifs de la centralisation des données craignez-vous en particulier?
Un fichier central nous expose au risque de vol de données par piratage, suivi de nos déplacements et autres activités (surtout bien sûr les fichiers des pays irrespectueux des libertés individuelles).

Un vote négatif le 17 mai prochain ne plongerait-il pas la Suisse dans une crise avec l'Union Européenne? Pourquoi ou pourquoi pas?
Non, car il serait alors possible de se ramener alors au standard minimal des Accords de Schengen (sans fichier central des autorités), en utilisant le droit fédéral d'urgence.

Pensez-vous que l'opposition au passeport biométrique a une chance d'être entendue?
Le Conseil fédéral semble avoir enfin pris un petit peu conscience de ce qu'il était allé trop loin. Il a en effet décidé de laisser pour l'instant le choix d'une carte d'identité non biométrique. Mais cette "garantie" demeure fragile, car le gouvernement pourra à tout moment la supprimer si le vote du peuple et des cantons est favorable à la loi le 17 mai.



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La politica regionale

In un ambito politico, è difficile introdurre la Parola di Dio. Se a livello nazionale i problemi da discutere sono così grandi che, a volte, non c'è spazio per Dio, a livello regionale, lavorando in un contesto quasi amichevole, dove tutti si conoscono, è più facile "attaccar bottone" o distinguersi con semplici gesti. Nella seduta del Consiglio comunale di Vacallo tenutasi prima delle feste natalizie c'è stata la possibilità di regalare un calendario con versetti biblici a tutti i colleghi. Per dovere di cronaca scrivo che l'idea è stata mio padre (anche lui membro del suddetto consesso). Questo ha certamente lasciato un segno. Tutti se lo ricorderanno perché nessun altro Consigliere comunale ha avuto questa idea. Quando le persone si lasciano avvicinare spesso si ricordano di quello che si è fatto e non di quello che si è detto. Per questo è importante fare. Quando parlo di quello in cui credo spesso mi capita da arrivare ad un punto della discussione in cui il mio interlocutore mi dice: "però anche tu quella volta..." e spesso si rimane senza parole o ci si deve giustificare con il classico: "nessuno è perfetto". È vero che nessuno è perfetto ma è anche vero che, se oltre a sbagliare, si facesse di più anche a livello politico, magari il nostro interlocutore la prossima volta ci direbbe "in effetti è vero, difatti mi ricordo di quella volta che hai fatto...", e così il discorso non si ferma sempre al solito scomodo punto, ma lascia la possibilità di costruire qualcosa che porti a dei cambiamenti, prima a livello comunale e poi chissà che non si arrivi anche più in alto. Essere pratici Come Gesù parlava in parabole è importante essere pratici ed essere "policristiani" ovvero cristiani "polivalenti e che fanno politica". Mi spiego. Quasi mai la gente si ricorda di grandi dibattiti teologici che mirano a dimostrare l'importanza del coinvolgimento della Bibbia nella vita sociale e di conseguenza nel discorso politico. La persona comune ricorda la coerenza dei fatti con le parole. Ovvero si ricorda che noi diciamo di essere cristiani e quindi ci scruta, ci controlla per vedere se ci comportiamo secondo un'etica cristiana e se alle nostre belle parole seguono dei fatti. Cosa dice la Bibbia in proposito Crescendo ho imparato una cosa molto importante: le dispute di parole e versetti non portano a nulla di buono. La Bibbia in 2 Timoteo 2,14-15 dice: "Ricorda loro queste cose, scongiurandoli davanti a Dio che non facciano dispute di parole; esse non servono a niente e conducono alla rovina chi le ascolta. Sforzati di presentare te stesso davanti a Dio come un uomo approvato, un operaio che non abbia di che vergognarsi, che dispensi rettamente la parola della verità." È più semplice dimostrare che siamo pronti a fare, ad aiutare ad essere pratici così da catturare l'attenzione della gente ed esser quella famosa "luce del mondo" di Matteo 5,14.

Roberto Pellegrini, membro UDF Ticino

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Pas de candidat UDF ?aux élections cantonales neuchâteloises

Dans la perspective des élections cantonales, l'UDF ne présentera pas de candidat. Pour le Grand Conseil 453 candidats se battent pour 115 sièges, et trente candidats veulent occuper un des cinq sièges au Conseil d'État, un record! La campagne s'annonce ardue, surtout que la majorité à l'exécutif est de gauche et que les décisions prises au cours de ces quatre dernières années ?relèvent d'une politique de droite. Perspectives d'avenir Lorsqu'on se tourne vers l'avenir, tout peut nous sembler obscur et inconnu. Pourtant, c'est ?paradoxalement l'occasion d'un nouveau commencement, de mettre de côté nos doutes et les remplacer par la foi, de s'attendre à des miracles et non à des échecs, de reconnaître qu'avec Dieu, il n'est jamais trop tard. Et quelles que soient les apparences, il n'existe aucun problème trop grand que Dieu ne puisse résoudre! Aucun ennemi qu'il ne puisse défaire! Il est le Dieu des miracles! Cela n'a rien d'un programme politique, mais nous voulons être à l'écoute de Dieu qui est le seul dans le cadre actuel à pouvoir nous donner une ligne claire à suivre. Pour le renforcement de notre parti, nous cherchons des membres qui veulent nous aider à être une lumière dans la politique cantonale neuchâteloise.

Christof von Allmen

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Dans l'hémicyle du Grand Conseil

Politique du logement (20.01.2009)
Le député UDF Maximilien Bernhard s'est opposé à l'abrogation de la loi du 11 décembre 1989 concernant l'aliénation d'appartements loués (LAAL) et de la loi sur la démolition, la transformation et la rénovation de maisons d'habitation (LDTR). Il juge qu'un affaiblissement de la protection des locataires aurait résulté du vote inverse. Il a en revanche soutenu le contre-projet du Conseil d´État présenté dans le cadre de la préservation du parc locatif vaudois (LPPL), amendé à de nombreuses reprises. Cette proposition, raisonnable, préserve les intérêts des locataires tout en permettant d'optimiser l'occupation du sol d'une part et d'améliorer le rendement énergétique de nos immeubles d'autre part.

Prévention et lutte contre ?les toxicomanies (27.01.2009)
Le Grand Conseil a accepté à une quasi unanimité de renvoyer au Conseil d'État le postulat de notre député relatif à la prévention et la lutte contre les toxicomanies. L'Éxécutif devra se positionner sur les enseignements tirés du rapport annuel d'évaluation du fonds et sa diffusion aux acteurs concernés de près ou de loin par la problématique des toxicodépendances. Le rapport en question sera d'autant plus intéressant qu'il sera mis en rapport avec le résultat de la votation du 30 novembre dernier relatif à la révision de la LStup.

Armes personnelles (03.02.2009)
Maximilien Bernhard s'est prononcé pour le dépôt volontaire de l'arme personnelle à l'arsenal en dehors des périodes de service militaire. Il s'est en revanche opposé à l'obligation de dépôt.

Protection et de santé au travail (10.02.2009)
Maximilien Bernhard s'est opposé à une motion concernant la protection et la santé au travail. De l'aveu même du motionnaire, des redondances se seraient produites entre le droit cantonal et fédéral. Ainsi, la limite de compétences entre inspecteurs cantonaux et collaborateurs de la SUVA surprend. Il y aurait vraisemblablement matière à creuser dans ce domaine, mais pas sous la forme proposée par le motionnaire.

Christof von Allmen

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Substance de la Déclaration universelle

La Déclaration universelle renvoie à un "idéal commun à atteindre par tous les peuples et toutes les nations". Tous les "individus et organes de la société" doivent promouvoir "le respect de ces droits et libertés [...] par des mesures progressives", l'objectif étant "d'en assurer la reconnaissance et l'application universelles et effectives". Un principe fondamental sous-tend la Déclaration: "Tous les êtres humains naissent libres et égaux en dignité et en droits", confirme l'article premier. Cette affirmation a remis en cause des siècles de pratiques et des croyances largement répandues. Sans pouvoir éliminer ou transformer à elle seule certaines attitudes, la Déclaration universelle fixait néanmoins un nouveau cap.

(Histoire de la rédaction des Droits universelles de l'homme, ONU)

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Proche Orient: cas de légitime défense

Dans un communiqué de presse, l'UDF a apporté son soutien à Israël, le 5 janvier dernier. L'UDF affirme qu'Israël, la seule démocratie du Proche-Orient et entourée de pays musulmans, est menacé depuis sa constitution et ce de toutes sortes de moyens. L'UDF Suisse demande au Conseil fédéral de mettre tout en oeuvre pour exiger du Hamas l'arrêt des envois ininterrompus de roquettes sur le territoire habité par les Israéliens. Depuis le retrait israélien de Gaza, ce sont pas moins de 7000 projectiles, financés notamment par l'Aide suisse au développement, qui ont visé Israël. Par ailleurs, l'UDF considère que l'intervention israélienne dans la bande de Gaza relève d'un cas de légitime défense. Elle demande au Conseil fédéral de le dire clairement au mouvement terroriste du Hamas. L'UDF demande enfin au gouvernement d'enquêter sur les prises de position du président de la Commission des Affaires étrangères du Conseil national, Geri Müller, qui a participé à plusieurs manifestations hostiles à l'État hébreu. L'UDF demande si le parlementaire n'a pas enfreint le règlement.


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RUBRIQUE: L'UDF dans les cantons

Faut-il interdire Dieu?

Lors de mes nombreux déplacements en voiture, j'en ai profité pour écouter des émissions radio sur différentes stations. J'ai été surpris de constater comme les intervenants s'en prenaient régulièrement à Dieu?! On n'y croit pas, mais il est fautif de tout?! Selon un spécialiste financier par exemple, "le crash financier que nous vivons trouve sa raison dans le système bancaire protestant issu de la Réforme, qui imprègne l'état d'esprit des banques américaines, qui mettent leur foi en Dieu. D'ailleurs c'est écrit sur le billet vert, le dollar, "In God we trust". Les finances doivent être gérées de manière cartésienne!". Quelle absurdité?! L'effondrement du système financier n'est-elle pas la conséquence du mépris des lois chrétiennes telles la droiture, la justice, la franchise, la maîtrise de soi, le partage, qui ont fait place à l'amour de l'argent, l'avarice, l'usure (perception d'un taux d'intérêt exorbitant), à des risques inconsidérés et autres malversations tels des salaires abusifs?? Non, rendre Dieu responsable de la situation financière est déplorable?! Si quelqu'un a toujours bien géré la différence entre le "Royaume" et l'argent, c'est Jésus, qui affirmait: "Nul ne peut servir deux maîtres". Le maître de l'argent se nommant Mamon! Après plusieurs chansons, c'est un professeur de l'Université de Berne qui a prôné la sagesse de Darwin et sa science qui "permettent enfin à l'homme d'évoluer sans Dieu, sans cette épée de Damoclès moralisante, bloquant son émancipation et son développement, tel un gilet de force. L'évolution est une science exacte, nous sommes singes, lémuriens et gibbons, à plus de 99%"! Une violente colère m'a envahie, pour, peu à peu faire place à une intense et profonde tristesse. Comment peut-on être fier de troquer sa position de "créature à l'image de Dieu" contre celle de singes?? Si vous connaissez la réponse, merci de me la communiquer... Je me hasarde à penser que c'est sans doute parce qu'il est plus facile d'être singe?: fini les responsabilités, tous les comportements sont autorisés, nul besoin de justifier l'aberration de ses déclarations. C'est sûr que celui qui est conscient de sa valeur de créature de Dieu, est sensible à son comportement. Il parle, réfléchit et agit de manière à être en harmonie avec sa conscience d'homme, d'être humain évolué, doté d'intelligence et de sensibilité. Il est fier de son état et le démontre en agissant avec dignité, avec droiture et soucis de la justice. Il gère ses pulsions archaïques, est social et peut, preuve irréfutable de la maîtrise de soi, pardonner. Interdire Dieu, le réfuter, contester son existence et ses actions parmi les hommes n'est-ce pas fossoyer notre société, voir notre civilisation??

Marc Früh, député bernois

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Election d'Obama, vote raciste?

avec recul, luc-olivier suter livre une analyse sur le vote racial aux états-unis,

On se demandait il y a quelques années si les Américains éliraient d'abord une femme président ou un Noir? La réponse est désormais connue, réponse ma foi relativement inattendue si l'on considère que le vainqueur n'était même pas favori à l'investiture de son parti. En outre, pendant toute la campagne on a cessé de s'interroger sur le racisme latent dans un pays qui a connu la ségrégation. On s'est demandé s'il n'allait pas une fois encore (cela s'était déjà produit par le passé) réduire à néant les ambitions du candidat de couleur. Mais tel ne fut pas le cas et d'aucuns se sont empressés de se faire les thuriféraires de ce choix populaire en arguant qu'il signait l'arrêt de mort du racisme au pays de l'oncle Sam. Toutefois, une chose m'a frappé durant cette campagne: les sondages révélaient une incertitude quant aux effets du racisme latent sur le vote. En effet, les experts craignaient que les sondés se déclarent en faveur de Barack Obama (pour ne pas paraître racistes) mais voteraient in fine pour John McCain "le Blanc". On s'interrogeait sur le racisme ambiant, en notant avec raison que ne pas voter pour Barack Obama parce qu'il est noir, c'est être raciste. Mais dans les mêmes analyses, on se targuait du fait que les Afro-Américains allaient en grande majorité voter pour ce dernier, sous-entendu qu'ils allaient le faire pour voter pour "un des leurs". Personne ne s'en est apitoyé. L'absurdité, dans tout cela, c'est que voter pour un Noir parce qu'il est noir est prétendument adéquat alors que ne pas voter pour un Noir parce qu'il est noir est raciste. Or si l'on veut être cohérent cela revient à affirmer que ceux qui ont voté Barack Obama parce qu'il est noir, n'ont pas voté pour John McCain, parce qu'il est blanc. Heureusement et j'ose l'espérer, les Américains ne semblent pas avoir été aussi puérils. Les compétences et les idées politiques ont pris le dessus est c'est très bien ainsi. Voter pour Barack Obama parce qu'il est noir, c'eut été lui faire un affront, tant il vrai que c'est suggérer que son talent et ses compétences ne seraient pas suffisants et qu'il avait encore besoin d'un autre atout pour être élu. Se réjouir de l'élection de Barack Obama parce qu'un Noir accède enfin au pouvoir suprême, on se fait à mon sens l'apôtre d'une certaine forme de racisme déguisée et perverse, sans compter que l'on met indirectement en cause ses compétences. Soyons donc cohérents et condamnons toute forme de vote en fonction de la couleur de peau d'un candidat et ne cédons pas à la tentation absconse de vilipender les racismes dans un sens uniquement. Au lieu de cela, joignons nos voix à celle de feu Jean-Paul II pour clamer que "le racisme conduit inévitablement à l'écrasement de l'homme."

Luc-Olivier Suter

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Le principe de ?subsidiarité évolue

Le principe de subsidiarité est un principe d'organisation du pouvoir ou plus précisément de répartition du pouvoir décisionnel entre les divers échelons. Il peut être formulé comme suit "prendre les décisions au niveau le plus local où elles peuvent être prises efficacement". Ce principe est assez bien mis en œuvre en Suisse, avec les trois échelons communal, cantonal et fédéral. La subsidiarité couplée à la démocratie permet que chaque décision soit prise par les personnes qu'elle concerne, plutôt qu'imposée "d'en-haut", comme dans un système pyramidal ou centralisateur. Cependant, la répartition des décisions doit parfois être réévaluée en fonction de diverses évolutions du monde et de la société. En particulier en raison de la mobilité croissante et des changements d'échelle d'elle entraîne. Un exemple local: nous avons eu à discuter dans ma commune des heures d'ouvertures des magasins. Quelle est la pertinence de les fixer localement, lorsque tout un chacun est prêt à prendre la volant pour aller dans une commune voisine plus libérale?? Les changements d'échelles entraînent l'apparition de nouvelles instances travaillant à des niveaux intermédiaires, par exemple les conseils régionaux ou d'agglomération et les conférences intercantonales, voire des instances supranationales telles l'organisation mondiale du commerce, l'Union Européenne (UE), l'ONU, etc. Dans le même mouvement, les compétences des communes tendent à se réduire à chaque réforme des institutions, étant transférées à une instance "supérieure". Ces constatations mènent à se poser diverses questions; d'abord celle de la démocratie: les nouvelles instances débutent souvent sous la forme de rassemblements de membres exécutifs, qui viennent à prendre des décisions qui seraient du ressort d'un législatif. Il faut donc veiller à ce que toute structure qui devient décisionnelle soit dotée d'une légitimité démocratique. À moyen terme, il faudra aussi se poser la question de la pertinence de l'échelon communal?: si avec le temps, aucune décision n'est plus de la compétence des communes, elles seront vidées de leur sens. Et puis un dernier aspect, d'ordre plus spéculatif?: si la tendance se poursuit, ne devrait-on pas arriver à un gouvernement mondial?? Dans la crise actuelle, ne dit-on pas déjà que les plans de relance seraient plus efficaces s'ils étaient mieux coordonnés?? Et finalement, est-ce une évolution à souhaiter, à craindre, ou simplement à gérer?? Et s'il m'est permis de terminer par une remarque sur l'échelon européen, il est certainement nécessaire sur des questions telles le transport aérien ou la recherche (d'où le soutien de l'UDF Vaud à la voie bilatérale). En revanche, l'UE, dans sa forme actuelle, pèche et par déficit démocratique et par la tentation de centralisatrice. C'est bien cette dérive qui explique les crises institutionnelles à répétition dans différents pays-membres.

Jean-René Moret, UDF Vaud

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Agenda de l'UDF

Samedi 4 avril
Congrès national et assemblée des délégués de l'UDF Suisse à Lausanne

Mercredi 18 mars 2009, à 20h00
Assemblée générale de l'UDF Jura bernois, Hôtel le Central, Tavannes
Suivie d'une conférence sur "Le passeport biométrique" avec Maximilien Bernhard, député VD
Chaque personne intéressée par les activités de l'UDF est la bienvenue!

Lundi 23 mars à 19h00
Assemblée générale de l'UDF Vaud, Hôtel Alpha-Palmiers, rue du Petit-Chêne 34, Lausanne
suivie à 20h00 d'une conférence-débat public sur le Passeport biométrique: nouvelle affaire des fiches en perspective?
Avec Luc Recordon, Conseiller national, Pr. Serge Vaudenay, cryptographe (EPFL), Michel Paschalides, spécialiste en techniques du commerce électronique

Mardi 3 mars
Conférence-débat avec le docteur Jean-Michel Bigler
"Les soins palliatifs et l'euthanasie" à L'Université de Genève (UNI Mail - salle MR 280)


Les derniers samedis de chaque mois
Réunion de prière de l'UDF Genève
(soit les 25.3) de 17h à 19h au 4 rue du Jura. Venez nous rejoindre avec votre désir de prier pour Genève, la Suisse, Israël et le monde. Qui de vous a ces sujets à cœur? Tél. J.-L. Ruffieux 022 751 20 23.

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Rubrique : Réflexion

Mal de vivre des jeunes: il est urgent d'agir!

Les violences des banlieues des principales métropoles, notamment françaises, nous l'ont brutalement rappelé?: les jeunes sont en mal de repères et certains l'expriment dans un langage sans équivoque. En France où la laïcité tend à écarter toute valeur considérée comme "religieuse" de la vie publique en général et de l'éducation en particulier, les conséquences se font de plus en plus sentir: la colère de certains jeunes contre les autorités doit être entendue comme l'expression de leur désarroi. Leur vide intérieur peut les mener jusqu'au désespoir.

Et en Suisse?
La jeunesse de notre pays semble, au premier regard, plutôt calme, à quelques exceptions près. Le malaise n'en est pas moins réel. Savez-vous que le suicide est la première cause de mortalité des 15-25 ans dans notre pays?? Le Parlement des jeunes du canton de Neuchâtel a édité la "Lettre de l'Espoir" distribuée à quelque deux mille élèves de 16 à 19 ans. Cette brochure contient un guide d'adresses de lieux où les jeunes tentés par le suicide peuvent trouver de l'aide. Une initiative à saluer qui, je l'espère, inspirera d'autres cantons!
Chez nous, les jeunes crient donc aussi leur désespoir -mais le plus souvent en silence. Qui les entend? L'augmentation des "ivresses" de toute sorte en est un indice révélateur et inquiétant. L'abus d'alcool et d'autres substances comme les médicaments et autres drogues est en progression. Mais d'autres dépendances sont aussi en augmentation: internet, jeu, consommation effrénée qui mène beaucoup de jeunes à s'endetter dès leur adolescence, etc.
L'esquisse de ce tableau un peu sombre mais bien réel m'amène à lancer un vibrant appel à tous ceux qui de près ou de loin côtoient des jeunes. Nous les aînés, sommes mis au défi d'ouvrir nos yeux et nos oreilles sur cette génération en manque de repères qui ne voit plus de sens à la vie: l'Évangile de Jésus-Christ est la seule réponse véritable à ce questionnement; Dieu est le seul qui, au travers de sa Parole et de ceux qui le connaissent, puisse redonner l'Espoir à une génération qui s'étourdit dans le présent pour éviter de penser à l'avenir. Dieu trouvera-t-il des aînés dans notre pays pour accueillir, écouter, consoler et encourager la jeunesse de sa part? Saurons-nous être des "porteurs de bonnes nouvelles" auprès des jeunes désorientés par la société matérialiste et en perte de sens que nous leur offrons (Esaïe 52, 7)? Les jeunes d'aujourd'hui sont la société active de demain. Que nous soyons parents, enseignants, éducateurs, engagés dans le monde politique, économique, culturel ou social, nous sommes tous appelés aujourd'hui à faire des choix qui tiennent compte des besoins des jeunes. Que ce soit en termes de formation professionnelle bien sûr, mais aussi pour leur permettre de vivre dans une société qui tienne compte des plus fragiles de ses membres -?au nom du Dieu Tout-Puissant sur lequel repose notre Constitution fédérale.

Janine Bueche, secrétaire générale des Groupes bibliques des écoles et des universités (GBEU)

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