L'UDF édite Impulsion. Ce journal, qui paraît entre cinq et neuf fois par an, informe de l'actualité politique suisse et de l'action de l'UDF au niveau fédéral et dans les différents cantons romands. Chaque édition contient également une interview. 

Edition actuelle 2/10 - Mars 2010 :

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Edition actuelle 2/10 - mars 2010

RUBRIQUE EDITO

A la croisée de chemins

Rarement notre pays n'a été autant chahuté sur le plan international. Affaire Kadhafi, secret bancaire ou encore votation anti-minarets en sont des exemples. La Suisse se trouve à la croisée des chemins. Soit notre pays se rangera aux côtés de la communauté internationale, acceptera le politiquement correct et perdra une partie de ses droits fondamentaux, soit il tiendra ferme sur ses positions et sauvegardera son indépendance, ses droits populaires (initiative et référendum) et il préservera sa vocation. Les pressions sont de plus en plus fortes et notre gouvernement fait l'objet d'attaques régulières. Nos autorités sont au front. Il est essentiel que les chrétiens se mobilisent dans la prière en leur faveur afin qu'elles sachent rester fermes sur leurs positions.


Maximilien Bernhard, secrétaire romand de l'UDF

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RUBRIQUE: Nationale

La famille, source d'appauvrissement?

Une majorité des députés bernois sont d'accord pour dire que la famille est un facteur de paupérisation. Lors du débat sur la famille, au mois de mars, les avis sur la politique familiale à mener ont en revanche révélé d'importants clivages. La gauche voulait augmenter l'aide sociale aux familles monoparentales et investir dans l'accueil extra-familial. Or une rapide addition des déductions et des compléments de rentes démontrait que, pour obtenir un maximum d'aide étatique, il faudrait vivre séparé. Pour la fraction UDF, la famille est très importante. La politique familiale doit consister à donner aux familles les moyens d'assumer leur rôle de pilier de la société. Il s'agit d'améliorer les ressources économiques afin que les parents puissent assumer leur rôle pédagogique, à savoir subvenir aux besoins fondamentaux et combler les besoins affectifs de leurs enfants, sans être continuellement en danger de paupérisation. La proposition UDF d'augmenter les déductions par enfant dans l'imposition fiscale a été acceptée par le Grand Conseil bernois. Une seconde proposition d'une rente d'éducation versée par le canton aux parents est en cours d'élaboration.

Marc Früh, député, Lamboing

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La disoccupazione giovanile, un tema centrale del dibattito

La disoccupazione giovanile è da tempo ormai un tema centrale del dibattito pubblico. Nel 2009 il rispettivo tasso era del 5,1%, mentre la media della disoccupazione era del 3,4%. La situazione in questi primi mesi del 2010 non è migliorata e il futuro per i giovani non si prospetta affatto roseo.

Svariati i motivi
Diverse sono le cause di questo problema: in primo luogo le sfere del mercato del lavoro sono a corto di posti di apprendistato e non possono assicurare un futuro lavorativo ai giovani. In secondo luogo, la scuola non sempre prepara i ragazzi ad affrontare il mondo lavorativo, creando persone inadeguate ad assolvere i propri compiti. Inoltre, i giovani sono privi di esperienza e spesso questo fattore gioca a loro sfavore, nonostante la loro voglia di fare e motivazione. Non si deve infine dimenticare che spesso problemi di insicurezza e di malessere sociale derivano da strutture famigliari disgregate o inadeguate. Purtroppo, di fronte a scarse possibilità per il futuro, i giovani diventano spesso demotivati e tendono a perdere la speranza.

Giovani e datori di lavoro
A livello pratico, i diversi dipartimenti responsabili sia a livello cantonale che federale, sono consapevoli della problematica e si appellano da una parte alle aziende ed ai datori di lavoro, per offrire posti ai giovani, accompagnarli nel loro percorso formativo e non togliere loro la possibilità di sviluppo professionale una volta terminato l'apprendistato. Gli stages offerti da molte aziende sono una buona possibilità di "ponte" tra scuola e mondo lavorativo. Dall'altra parte si rivolgono ai giovani stessi, che maturino in fretta, siano al più presto consapevoli delle proprie responsabilità nonché possibilità e dimostrino interesse e voglia di fare. I ragazzi vogliono esprimersi ed il lavoro è uno dei mezzi che permette loro di farlo: capacità manuali, tecniche ed intellettive devono poter essere sviluppate da entrambe le parti, giovani ed aziende, e devono integrarsi reciprocamente.

Il nostro datore più importante
Un'alternativa forse meno in auge tra i giovani, ma che ha in molti casi già dimostrato i suoi buoni risultati, è la fede in Gesù e la preghiera. Cari giovani lettori, non dimentichiamo che Gesù è il nostro datore di lavoro più importante e che, se glielo chiediamo con cuore sincero, Lui non esiterà a concederci il posto che più si adegua alle nostre capacità, desideri e bisogni. Abbiate pazienza e fiducia, c'è posto per tutti!

GFulvia Basile, membro di UDF Ticino

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Les abuseurs sexuels doivent être bannis à vie d'activités en contact avec les enfants

Nouvelle initiative populaire fédérale de la Marche blanche

Une nouvelle initiative qui concerne les abus sexuels sur mineurs a été lancée. Elle demande qu'une personne "condamnée pour avoir porté atteinte à l'intégrité sexuelle d'un enfant ou d'une personne dépendante est définitivement privée du droit d'exercer une activité professionnelle ou bénévole en contact avec des mineurs ou des personnes dépendantes." Ce n'est pas le succès remporté en votation populaire "pour l'imprescriptibilité des actes de pornographie enfantine" qui nous a décidés à faire à nouveau appel aux citoyens. Ce nouveau combat est plus ancien. Il remonte à la décision imprudente d'une commission scolaire: à Bienne, en 2004, un homme lourdement condamné pour actes pédophiles se voyait réintégrer dans une classe d'enfants de l'âge de ceux qu'il avait molestés. Il avait été choisi parmi six candidats, car son dossier était "le meilleur".

La question de la deuxième chance
Avant d'en arriver à l'initiative populaire fédérale, nous avons passé par la pétition, le défilé dans les rues de Bienne et enfin l'initiative parlementaire (Darbellay, 2004). Si le Conseil national l'a bien accueillie, il n'en a pas été de même devant le Conseil des Etats. Le texte constitutionnel que nous avons rédigé tombe sous le sens et devrait se passer d'arguments. Pourtant, nous n'échapperons pas à la règle et certains y trouveront à redire, malgré l'évidence. La question récurrente est de savoir si la personne coupable d'actes pédophiles a droit à une deuxième chance. Lorsqu'une telle personne est condamnée, elle n'en est déjà plus à son premier acte. Cette deuxième chance n'est donc plus d'actualité. Accorder une seconde chance reviendrait à accepter qu'un enfant puisse être abusé et ceci est intolérable! Qui exposerait son propre enfant à un tel risque, au nom du "droit à la seconde chance"?

La question de l'exemplarité
D'autres questions se posent. Quel regard un enfant est-il censé porter à celui qui lui transmet son savoir ou participe à son éducation? Un regard de respect et d'obéissance? L'adulte qui enseigne et qui représente un modèle pour l'enfant ne se doit-il pas d'être irréprochable ? Ne doit-il pas rester le protecteur et non le prédateur? Est-ce trop demandé à un pédophile que de se tourner vers une carrière loin des enfants? Si oui... pourquoi?

Protection et non sanction
Par cette initiative, il n'est pas question de sanction, mais de protection. L'article 11 de la Constitution fédérale rappelle qu'un enfant a droit à une protection particulière de son intégrité. Cette notion garantit à nos enfants que nous ne prendrons jamais le risque de les mettre en danger. Un pédophile récidive dans une grande majorité des cas. Nos enfants ne sont pas uniquement notre avenir. Ils sont aussi ce que nous avons de plus cher, ceux à qui nous tenons le plus. Faire du mal à un seul d'entre eux, c'est l'anéantissement d'une famille sur plusieurs générations. Nous n'enrayerons pas le fléau que représente la pédophilie par un nouvel article de loi, mais si un enfant est épargné grâce à une mesure de prudence, c'est déjà tout un monde!

Deux journées nationales de récoltes de signatures
Afin de permettre à ce texte d'être soumis en votation populaire, nous devons récolter, en moins de 18 mois, 100'000 signatures de citoyens ayant le droit de vote au plan fédéral. Ceci représente un travail colossal. Nous faisons le maximum avec des moyens très limités. Votre aide est donc la bienvenue! Vous avez la possibilité de vous inscrire comme bénévole sur notre site (www.marche-blanche.ch) ou de nous joindre au 022 360 02 43 pour les commandes de formulaires ou tout autre renseignement. Les dates auxquelles nous aurons besoin de mains fortes sont les suivantes: les samedis 29 mai et 5 juin 2010, deux journées nationales de récoltes de signatures. Par avance, un immense merci pour votre inestimable soutien!

Ndlr. En janvier dernier, l'Assemblée des délégués de l'UDF Suisse a décidé de soutenir la nouvelle Initiative populaire fédérale "pour que les pédophiles ne travaillent plus avec des enfants" de la Marche blanche. A l'heure actuelle, selon la loi, un pédophile qui a purgé sa peine est libre d'exercer une activité professionnelle ou bénévole avec des enfants. Ainsi, un enseignant, qui représente l'autorité, un entraîneur sportif, un éducateur ou encore un accompagnateur de camps de vacances peut à nouveau travailler en contact direct avec des enfants. Si l'immense majorité est digne de confiance, nous savons que celui qui est sexuellement attiré par des enfants ira là où il pourra satisfaire ses pulsions. Un pédophile qui a été condamné pour abus sexuel sur un enfant ne devrait pas avoir la possibilité de réintégrer un milieu où il pourrait à nouveau sévir. L'UDF, qui est représentée dans le comité d'initiative, s'engagera dès lors en faveur de l'initiative. Vous trouverez ci-joint un formulaire de signatures pour l'initiative que nous vous invitons à remplir et à renvoyer dans les meilleurs délais.

Christine Bussat, présidente Marche Blanche Suisse

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La mission première de l'école en débat

Avant-projet de loi sur l'enseignement obligatoire (LEO)

La section vaudoise de l'UDF a participé à la consultation concernant l'avant-projet de la LEO. Elle s'oppose à la vision d'une école dont l'objectif est d'intégrer les élèves dans une voie unique et de les retirer le plus rapidement possible de la famille.
But de l'école
Pour l'UDF Vaud, le premier but de l'école n'est pas de compléter l'action éducative des parents, mais de transmettre des savoirs et des connaissances. Il est primordial que le Grand Conseil vaudois s'accorde sur une vision forte pour que les enseignants, les parents et les élèves puissent s'identifier à un modèle d'enseignement clair.

Augmentation du temps d'école
Le Canton de Vaud a actuellement moins d'heures d'enseignement que Fribourg et Valais, qui semblent donner les meilleurs résultats dans les comparaisons intercantonales. Il n'est pas aberrant d'augmenter un peu le temps scolaire, mais c'est probablement un faux problème, si l'enseignement prodigué est peu efficace ou s'il s'inscrit dans une vision erronée.

Suppression du redoublement
Cette mesure s'inscrit dans une volonté de supprimer toute sélection. Nous la désapprouvons parce qu'elle est à l'opposé du fonctionnement de notre société. Dans la vie civile comme dans le milieu professionnel, la compétition, des standards et des objectifs sont la norme. Cette mesure appartient par ailleurs à la vision d'une école que l'enfant "parcourt" mais dans laquelle il ne "travaille" pas. Le redoublement constitue un élément de motivation.

Système à niveaux
Le système à niveaux est une manière déguisée d'introduire un tronc commun jusqu'à seize ans. Le Grand Conseil a décidé récemment de ne pas envisager de voie unique. L'UDF Vaud participera activement au débat, par l'intermédiaire de son député, pour rappeler son attachement aux trois filières de formation.

Histoire des religions
Le rapport entre l'école et la religion est uniquement décrit en introduction, à l'Art.9al.2: "L'enseignement est neutre politiquement et confessionnellement". On ne peut ignorer que le christianisme est à la base de la construction des valeurs de notre société. L'enseignement se base justement sur ce système de valeurs. L'UDF Vaud demande que cette loi comprenne un article concernant l'enseignement de l'histoire des religions, avec une prééminence de celle du christianisme.

Comparaison avec "Ecole 2010"
Ecole 2010 vise simplement à améliorer l'efficacité de l'école obligatoire, en conformité avec HarmoS. Sachant qu'elle pourra être régulièrement adaptée, l'UDF Vaud la préfère à l'avant-projet LEO. Car celui-ci introduit de nombreuses modifications au fonctionnement de la scolarité obligatoire, toutes contribuant à déresponsabiliser les partenaires de l'école. Le projet LEO se focalise sur l'intégration et l'égalité. Le rôle principal de l'école, qui est de transmettre des savoirs, est relégué au second plan.

Maximilien Bernhard, député UDF

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Ne pas rester sur l'opposition du 29 novembre dernier

Initiative contre la construction de nouveaux minarets

Le 29 novembre dernier, le Peuple interdisait la construction de nouveaux minarets sur sol suisse à 57,5%. Une analyse à froid, trois mois après le scrutin historique

Premier bilan
Les adversaires de l'initiative avaient formulé deux craintes principales, l'une d'ordre économique et l'autre d'ordre politico-juridique. La première ne s'est pas vérifiée et n'aura vraisemblablement pas lieu de l'être, tant la qualité de notre tourisme, de notre accueil hôtelier et de notre savoir-faire sont reconnus par nos hôtes provenant de pays musulmans. A l'inverse, pour avoir eu des retours de personnes qui avaient séjourné en Afrique du Nord notamment, tout laisse croire que les tissus touristiques et les autorités politiques de ces pays ne voudront pas exercer de rétorsions à l'égard des vacanciers suisses.
La crainte d'ordre politico-juridique, si elle a semblé susciter quelques remous et velléités, ne semble pas non plus être en passe de se manifester, tant les procédures et autres arcanes juridiques sont longues pour faire aboutir une plainte ou une contestation de quelque ordre que ce soit quant à la pratique de l'islam en Suisse. Cette dernière n'était, soit dit en passant, de toute façon pas remise en cause par le texte de l'initiative.
Il est également intéressant de constater que nos interlocuteurs européens félicitent chaleureusement tous les citoyens suisses qu'ils ont l'occasion de rencontrer, que ce soit par le biais de sondages dans les journaux ou dans le cadre de rencontres pour des échanges commerciaux.

Les enseignements du scrutin
Parmi les opposants à l'initiative, beaucoup se sont offusqués de ce texte. Les termes qui revenaient le plus étaient "discrimination", "racisme" et "inégalité de traitement".
La passion retombée, il faut maintenant, de part et d'autre, apprendre à dialoguer mieux, à se connaître et ce sera le travail des responsables religieux.
Ne pourrait-on imaginer, par exemple, une rencontre ou un débat entre nos communautés respectives? Pour partager et exprimer ce qui a fait que les uns et les autres, nous ayons soutenu ou combattu cette initiative?

Le vivre-ensemble
C'est un terme beaucoup entendu pendant la campagne et notamment sur les marchés et dans les contacts directs avec la population. Pour que ce ne soit pas des mots seulement, mais pour que cela devienne une réalité, il faut que les deux parties concernées le veulent bien.
Aux partisans de l'initiative qui seraient tentés de faire de la surenchère (comme, par exemple, d'interdire le port du voile de façon systématique), il faut expliquer qu'un signal clair ne doit pas être un prétexte à l'électoralisme.
Aux opposants à l'initiative, il faut expliquer qu'un état de droit souhaite vivre avec des règles, des us et coutumes qui lui sont propres et que doivent accepter cet état de fait, sans pour autant se sentir attaquées chaque fois que survient une interrogation à leur sujet. Telle interrogation est légitimée quand de telles traditions ont tendance à vouloir s'imposer.
C'est au prix de cet effort commun seulement que nous arriverons à vivre ensemble, et que le résultat du 29 novembre prendra tout son sens.

Serge Herren, président de l'UDF Lausanne


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RUBRIQUE: L'UDF dans les cantons

Pourquoi privatiser les coûts de l'avortement?

Markus Wäfler s'exprime sur l'initiative "Financer l'avortement - une affaire privée"

L'initiative "Financer l'avortement-une affaire privée" a été lancée en début d'année. Pourquoi voulez-vous retirer le financement de l'avortement du catalogue de base de la LAMal?

Ce n'est que depuis la dépénalisation de l'interruption de grossesse (IVG) en 2002 que la LAMal a pris en charge les coûts liés à l'IVG. La loi en vigueur aujourd'hui permet à une femme, en accord avec son médecin, de porter atteinte à la génération future presque jusqu'à la naissance. La suppression du remboursement de l'avortement du catalogue de base de la LAMal permettrait à la femme d'opter pour l'enfant plutôt que contre lui. L'initiative ne remet pas en question l'accès à l'interruption de grossesse.

Les coûts de l'avortement en Suisse s'élèvent à 20 millions par an, à peine plus de CHF 2.- par personne, un montant marginal par rapport aux coûts totaux de la santé.
Ces coûts ne sont que les coûts directs liés à l'IVG. La prise en charge psychologique des femmes n'est pas incluse dans cette estimation. Au-delà des coûts, il s'agit premièrement de savoir dans quel but l'argent de l'assurance maladie est utilisé. Est-ce pour l'élimination d'une nouvelle génération? Ces montants seraient bien mieux investis s'ils étaient destinés à permettre à ces enfants de vivre.

Les partisans de l'avortement disent que votre initiative n'est ni plus ni moins qu'une tentative de remettre en question de l'avortement.
Ce qui est vrai, c'est cette initiative aurait pour effet de remettre en question l'avortement "gratuit". Elle éviterait par ailleurs que toute la population soit soumise à une solidarité contrainte pour l'IVG. Grâce à cette initiative, des femmes décideront de mener à terme leur grossesse et permettront à leur enfant de vivre. Actuellement, jusqu'à la douzième semaine de grossesse, la femme peut décider seule d'interrompre sa grossesse. Après, elle peut le faire, avec l'avis du médecin. Dans les deux cas, l'avis du père de l'enfant à naître n'est pas pris en compte. L'IVG a été promue avec le slogan "Mon ventre m'appartient". Si c'est partiellement vrai en ce qui concerne le ventre de la femme, ce n'est pas le cas en ce qui concerne l'enfant à naître. Il s'agit d'une personne à part entière. Malheureusement, il n'a pas de défenseur lorsque la mère décide son élimination. Aujourd'hui, la première question que l'on pose à une femme dont le test de grossesse est positif, c'est: "Voulez-vous garder l'enfant?". On ne leur demande pas si et comment elles comptent s'organiser pour accueillir l'enfant. Ecarté du processus de décision, le père est d'ailleurs complètement dissuadé de prendre ses responsabilités.

D'autres disent que votre initiative poussera la femme à supporter seule les coûts d'une IVG.
C'est vrai en grande partie. Mais c'est trop vite oublier que lors de la dépénalisation de l'avortement, l'homme a été exclu de la responsabilité et du processus de décision. Si l'initiative passe, il sera toujours possible de souscrire une assurance complémentaire pour l'IVG.

Si l'initiative passait, quelle influence aurait-elle sur la santé de la femme et sur la pratique de l'avortement?
Toutes les femmes qui renonceraient à avorter organiseraient leur vie en fonction de l'arrivée de l'enfant. L'enfant va avoir une influence sur le quotidien de la femme. Aujourd'hui déjà, une femme nécessiteuse peut, si elle l'accepte, bénéficier d'aides publiques ou privées. L'initiative n'aurait en revanche aucune incidence sur les IVG illégales, le droit à l'IVG étant garanti.

(Communiqué)

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UDF Genève - Nous cherchons du renfort

L'UDF Genève a une nouvelle secrétaire en la personne d'Elisabeth Sonderegger. Celle-ci remplace Rivkah Simpson, à laquelle nous réitérons nos remerciements. Elisabeth Sonderegger officiera comme comptable par interim en l'absence de Hanny Henry. Jean-Pierre Irmiger et Elisabeth Sondereger sont nos délégués.

Nous cherchons un vice-président et éventuellement un(e) comptable, ainsi que des membres actifs. Engagez-vous! Des stands sont prévus les samedis 17 et 24 avril et le 16 mai à la place du Molard pour récolter des signatures pour l'initiative demandant que l'avortement redevienne une affaire privée (remboursement par l'assurance complémentaire).

Jean-Luc Ruffieux

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UDF Vaud - Persévérer dans notre voie

L'UDF Région Lausanne se réjouit de l'intérêt grandissant et de l'impact que notre parti suscite, en particulier à Renens, grâce à une présence de terrain accrue. Le score réalisé lors du scrutin sur l'initiative anti-minaret (48,77%, supérieure à la moyenne cantonale) en est une preuve. La victoire de notre pétition concernant le ramassage des déchets encombrants, en mai 2009, en est un autre. Le soutien de notre parti au maintien des jardins de quartier, toujours à Renens, en est une troisième. Ces succès montrent que l'UDF est dans le juste en se souciant en premier lieu du bien commun, même quand on se sent parfois "seul contre tous". La taille et les moyens d'un parti ne remplacent pas l'écoute et l'intérêt tels que ceux que que l'UDF montre envers la population.

Serge Herren

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Vaud: Les prises de position de votre député

Apprentis sans-papiers (23 février).
Maximilien Bernhard a soutenu une résolution condamnant la décision de la Municipalité de Lausanne d'engager des apprentis sans-papiers. La situation actuelle (ces enfants sont scolarisés mais ne peuvent suivre de formation professionnelle) est certes paradoxale, mais cela ne justifie pas d'enfreindre la loi.

Haras fédéral (2 mars).
Notre député a soutenu une résolution demandant au Conseil fédéral de renoncer à la fermeture du haras national d'Avenches. Les compétences et les prestations de cette institution sont reconnues et la mesure d'économie proposée insuffisamment fondée.

Lignes de bus périphériques (9 mars).
Notre député a soutenu une résolution demandant au Conseil d'Etat d'intervenir auprès des autorités fédérales contre un projet de fermeture de 27 lignes de bus dans les régions périphériques. Ce projet va contre l'encouragement des transports publics.

"Nestlégate" (16 mars).
Maximilien Bernhard, rapporteur de la majorité en plénum, s'est opposé à la motion demandant d'interdire les enquêtes par des entreprises privées, tel que celle que Nestlé a mandatée contre le collectif Attac. La loi sur la protection des données (LPD), entrée en vigueur en 2008, suite à l'affaire Nestlégate, suffit. a précisément pour but d'éviter qu'une telle affaire se reproduise. Par ailleurs, des entreprises de sécurité doivent peuvoir compléter, sur sa demande, le dispositif de surveillance de l'Etat.

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Votations cantonales fribourgeoises - HarmoS: seuls contre tous

Il y a un peu moins d'un an, un petit groupe de parents se constituait autour de José Lorente, président de l'UDF Fribourg. Son but? Organiser une opposition à certains aspects négatifs observés dans le projet scolaire HarmoS. En mai 2009, le nombre de signatures requis ayant été atteint, grâce à la collaboration avec l'UDC et le Forum des Parents, un référendum à l'encontre d'HarmoS a pu être déposé avec succès.

Le 7 mars 2010, le Peuple a voté. Une majorité à décidé de rejeter le référendum, acceptant HarmoS. Les opposants prennent acte du résultat.

Ecole standardisée
C'est une école standardisée que le souverain a acceptée, avec notamment l'obligation d'entrer à l'école dès l'âge de quatre ans. L'aspect négatif de cette mesure ne tardera pas à apparaître. Les parents concernés seront, désormais, seuls pour y faire face.
Ceux qui voudraient retarder l'entrée à l'école de leur(s) enfant(s) n'auront dorénavant plus aucune garantie de voir leur demande agréée. Si tel est le cas, l'enfant devra effectuer onze années d'école obligatoire. Il poursuivra alors sa scolarité en étant plus âgé, plus mûr que ses camarades et peut-être en se sentant décalé.

Les cantons perdent leur souveraineté en matière scolaire
A l'avenir, pour tout changement souhaité, Fribourg n'aura plus qu'une voix sur vingt-six au chapitre. Il faudra se plier aux désirs de la majorité des autres cantons.

HarmoS: échec au niveau national?
Aux termes de l'article 62, alinéa 4 de la Constitution fédérale, la Confédération est tenue de prendre des mesures afin d'imposer une solution uniforme, dans le cas où les cantons ne parviendraient pas à se mettre d'accord sur une harmonisation de l'âge de l'entrée à l'école. A ce jour, douze cantons ont accepté HarmoS alors que huit l'ont rejeté. D'autres ont déjà annoncé leur future opposition. Six ratifications sont encore en suspens. D'après nos calculs, il n'est pratiquement plus possible d'obtenir un "oui" de 18 cantons, qui permettrait d'étendre HarmoS à toute la Suisse. Nous remercions tous les électeurs et électrices qui nous ont apporté leur soutien durant la campagne et plus particulièrement les 32000 personnes qui ont donné leur vote en faveur du référendum.

Service de Presse UDF Fribourg

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Vaud - Salle comble pour la conférence de l'UDF du Nord-vaudois

Belle réussite pour la conférence qui a suivi l'assemblée générale de l'UDF Nord vaudois. Le thème "Soins palliatifs: une autre manière de mourir dans la dignité" a permis de faire salle comble (plus de 60 auditeurs). Des professionnels du médical, extérieurs à l'UDF, sont venus écouter le conférencier, Jean-Michel Bigler, médecin à la fondation Rive Neuve. Soutenu par le Département de la Santé publique, le développement des soins palliatifs s'effectue à un rythme soutenu dans le canton de Vaud. Ces soins permettent aux personnes qui y font appel de terminer leur existence le plus sereinement possible.

Jean-David Chapuis, président de l'UDF Nord-vaudois

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Genève - Non à la provocation idéologique

Le Conseil des droits de l'homme et certains fonctionnaires de l'ONU veulent condamner la Suisse pour discrimination religieuse, suite à l'interdiction de construire de nouveaux minarets. C'est un coup d'épée dans l'eau quand on sait que les musulmans de Suisse et d'Europe ont les mêmes droits que les autres citoyens en matière de culte. Ailleurs en Europe, le droit de faire l'appel à la prière depuis le minaret est demandé par certaines mosquées. C'est logique et cohérent: on ne donne pas une radio en interdisant de l'allumer. L'ancien porte-parole de la mosquée de Genève Hafid Ouardiri tente pour sa part d'invalider la décision démocratique. Un tel comportement bafoue le vote souverain. En ce qui concerne la votation cantonale du 7 mars: Genève a accepté à 52% l'obligation d'isoler les bâtiments pour économiser le chauffage. Ceci aura une répercution à court terme sur la hausse des loyers mais à long terme une économie de chauffage. Il y aurait d'autres économies à faire aussi.

Jean-Luc Ruffieux, président UDF Genève

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Zurich - L'UDF progresse sans gagner de nouveaux sièges

Lors des élections communales du 7 mars dernier, l'UDF a légèrement progressé dans le canton de Zurich. Si les suffrages ont augmenté, ils n'ont pas permis au parti de gagner de nouveaux sièges. Ils renforcent en revanche les acquis à Winterthour, Wädenswil, Dübendorf et à Uster. Le quorum de 5% dans la ville de Zurich est resté hors de portée. Ce n'est pas la première fois que l'UDF butte sur cet obstacle non démocratique, qui privilégie clairement les grandes formations politiques.

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Berne - Conférence de l'UDF chahutée

La section bernoise de l'UDF avait réussi un joli "coup". En invitant pour un débat sur la politique familiale l'ex-journaliste de télévision allemande et auteur Eva Herman, l'UDF avait mis toutes les chances de son côté pour faire le plein de public. Mais c'était sans compter avec l'action menée par des extrémistes de gauche. La première rencontre à Zweissimmen s'est très bien passé, au contraire de la seconde, à Thoune. Coups de sifflets et autres applaudissements perturbateurs ont forcé les organisateurs à interrompre la rencontre prématurément. Il a fallu renforcer la sécurité pour que les quatre rencontres suivantes puissent être maintenues.

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Zurich - L'UDF contre la prostitution

Dans une déclaration du 19 février, l'UDF zurichoise soutient la volonté nouvelle des autorités de lutter contre la prostitution. Elle propose des mises en garde comme pour la fumée: "celui qui recourt aux prostituées favorise le trafic, l'exploitation et l'humiliation des femmes ainsi que la propagation des maladies sexuellement transmissibles". L'UDF soutient l'enregistrement des prostituées pour les protéger.

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Rubrique : Réflexion

Chaque jour, un "Jour du Christ"

Nombreux sont ceux qui ont participé à l'un ou l'autre Jour du Christ. Cette manifestation est organisée tous les quatre ans depuis 1980 dans notre pays. Elle manifeste l'unité du Corps du Christ, au-delà des habituelles limites linguistiques, ecclésiologiques et générationnelles. Elle permet aussi de s'orienter (parfois de se réorientier) collectivement vers une vision commune, autour de laquelle les programmes ont été soigneusement articulés. Durant cette journée, un peuple fait des choix déterminants pour son avenir, comme lorsque Josué, à la veille de sa mort, a rassemblé le peuple d'Israël pour le mettre devant ses responsabilités (Josué 24). Mais surtout, le Jour du Christ est centré non sur nos Eglises, nos oeuvres, nos idées géniales ou nos compétences, mais sur la personne de Jésus-Christ. Depuis 1980, chaque Jour du Christ a rassemblé très largement les chrétiens de ce pays. La dernière fois, à Bâle en 2004, plus de 40'000 personnes avaient afflué des quatre coins de la Suisse vers le stade Parc St-Jacques.

La vie chrétienne est rythmée par un nombre important d'événements d'Eglises. Or ceux-ci ne suffisent pas pour développer un style de vie basé sur l'Evangile. Fidèles et responsables d'Eglises s'accordent toujours plus sur ce fait. Les rencontres régulières en communauté de croyants représentent un des piliers de la vie chrétienne.

La Bible enseigne la chose suivante: la foi consiste principalement à développer une intimité avec le Christ, mais elle intègre également toute la dimension "les-uns-les-autres", très présente dans le Nouveau Testament. Il y a des priorités "verticales" et des priorités "horizontales", qui relèvent respectivement de la relation avec Dieu et de la communion fraternelle. La combinaison entre les deux doit être intériorisée par chacun et sans cesse réadaptée. Voilà ce qui induit véritablement une foi vécue dans le concret du quotidien. Et l'on se réserve le privilège de se rencontrer en famille, en voisinage, en Eglise locale, en dénomination, etc. Les croyants sont invités à mettre le Christ au centre de leur vie. C'est le propos de l'apôtre Paul, dans son épître aux Philippiens, au chapitre 3. Il nous appelle également à nous attendre à voire sa puissance de résurrection se manifester dans tous les domaines de notre existence, dans les petites choses comme dans les grandes. Finalement, il nous exhorte à considérer notre part de souffrance comme une part de celles portées par le Christ lui-même. Vivre de manière "christocentrique" change vraiment nos perspectives d'une manière tellement bienfaisante! Nous ne sommes alors plus focalisés sur nos défis et problèmes, mais sur ses solutions.

Un jour par semaine n'offre pas une expérience spirituelle suffisante. A combien plus forte raison une journée tous les quatre ans, telle que le Jour du Christ, se révèle-t-elle insuffisante pour prétendre à la réalisation de tous les objectifs de la vie chrétienne. Pourtant, le 13 juin prochain, le Jour du Christ à Berne permettra de prendre tout à nouveau conscience de l'importance du Christ dans notre vie, de la providence divine et de recevoir une vision commune pour la Suisse. Afin que chaque jour de nos vies soit un Jour du Christ, qui nous transforme et transforme petit à petit la société.

Christian Kuhn, président du comité d'organisation du Jour du Christ 2010

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