Edition actuelle 2/03 - mars 2003 :
|
Recevoir Impulsions?
Edition actuelle 2/03 - mars 2003
RUBRIQUE EDITO
Cafouillage
diplomatique
Sur le fond, l'idée d'une Conférence humanitaire à Genève
sur la question irakienne est excellente. La vocation humanitaire de notre pays
nous appelle à organiser de tels événements. La forme,
par contre, est pour le moins discutable. Micheline Calmy-Rey, à peine
arrivée au Conseil fédéral, ne cesse de faire cavalier
seul en effectuant des coups médiatiques pour rendre notre diplomatie
la plus publique possible. Si elle paraît bien intentionnée dans
ses initiatives, elle se doit de respecter le principe de collégialité
du Conseil fédéral, principe qu'elle connaît bien puisqu'elle
était au préalable Conseillère d'Etat genevoise, et faire
preuve d'une certaine discrétion sur le plan diplomatique.
Les principaux pays concernés par cette conférence, l'Irak et
les Etats-Unis, n'y participeront pas. Le tapage médiatique autour de
cet événement a probablement dissuadé ces derniers de se
rendre à Genève. Les délégués du président
George Bush ont pressenti qu'à peine arrivés dans la Cité
de Calvin, ils se seraient exposés au feu de la critique, et s'en seraient
aussitôt retournés chez eux.
La Suisse avait une jolie carte à jouer, mais elle est passée
à côté. Pire, l'ONU a décidé de devancer notre
pays dans le dossier humanitaire, démontrant l'impuissance de la Suisse
à réunir deux belligérants à la veille d'une éventuelle
guerre.
On peut dès lors s'interroger sur la stratégie que notre pays
doit adopter sur le plan diplomatique. Une diplomatie plus discrète aurait
permis d'approcher les pays concernés par ce conflit d'une autre manière
que par presse interposée, et aurait peut-être amené les
Etats-Unis et l'Irak à participer à la conférence. Dans
le cas contraire, Micheline Calmy-Rey aurait eu encore la possibilité
de rendre publique la décision ce ces pays.
La Suisse, par son statut d'Etat neutre, peut devenir plus active dans le domaine
de la médiation, notamment au sein des Nations Unies. Ce n'est toutefois
pas en cumulant des coups médiatiques qu'elle y parviendra. La prise
de risques est chose normale en politique, et l'UDF le sait bien puisqu'elle
en prend régulièrement. Ceux-ci doivent cependant être empreints
d'une bonne dose de réflexion.
Maximilien Bernhard
RUBRIQUE: Nationale
Faut-il poursuivre la distribution d'héroïne?
Lors de la session du printemps, le conseil national doit faire le bilan de
cette «thérapie»
En lançant son référendum en 1998, l'UDF a manifesté
sa désapprobation quant à la distribution d'héroïne
par l'Etat. Distribuer de l'héroïne, c'est faire fausse route. L'UDF
ne pourra jamais accepter l'héroïne comme «médicament».
Genèse de la politique de la drogue Dreifuss
La politique fédérale de la drogue, ou plus exactement de la Conseillère
fédérale d'alors, Ruth Dreifuss, et de l'Office fédéral
de la santé publique (OFSP), se base sur les quatre piliers que sont
la prévention, la thérapie, la diminution des dégâts
et la répression. Ces piliers souvent cités doivent être
définitivement ancrés dans la nouvelle loi sur les stupéfiants
(Lstup). La décision fédérale du 9 octobre 1998 sur la
distribution d'héroïne a été soumise au vote populaire
grâce au référendum de l'UDF. Malgré une désinformation
massive des médias et de la Confédération, la défaite
s'est jouée sur le fil (pour mémoire: la distribution d'héroïne
n'a été approuvée que de justesse à 53,6%)! La décision
fédérale limitait cette thérapie jusqu'au 31 décembre
2004.
Comme la révision de la loi sur les stupéfiants a été
approuvée au Conseil des Etats le 12 décembre 2001 avec 25 voix
(pour 46 députés!) sans voix contre, c'est la commission des affaires
sociales et de la santé du Conseil national qui prépare un rapport
pour le Conseil national. Si l'adoption de la nouvelle Lstup prenait du retard,
la distribution d'héroïne risquerait de ne plus avoir de base légale
à partir du 1er janvier 2005; théoriquement, elle devrait être
interrompue. C'est pourquoi une rallonge de cinq ans est demandée au
Conseil national!
Thérapie à l'héroïne?
Le «traitement basé sur l'héroïne» devrait faire
partie du pilier «thérapie», argumente-t-on.
Début février 2002, 1127 personnes avaient déjà
suivi le programme de distribution d'héroïne. L'Etat donne du «poison
officiel» dans vingt policliniques ambulatoires de Suisse alémanique
(seule Genève offre la distribution d'héroïne en Romandie,
le Tessin n'y participant pas du tout) et deux prisons. Les responsables parlent
d'un «grand succès». La santé et la situation sociale
de tous les toxicomanes participant au programme se seraient améliorées.
Une réinsertion dans la société ne serait plus un problème
et la criminalité aurait diminué.
L'état construit sur des colonnes pourries
Les caisses maladies doivent payer la distribution d'héroïne, cette
dernière substance ayant été enregistrée officiellement
par l'OICM. Par contre le robinet des subventions en faveur des institutions
visant l'abstinence a été refermé, soi-disant par manque
d'argent. Le premier pilier «thérapie» ne porte plus l'édifice
de la politique de la drogue, toute la construction étant bâtie
sur des mensonges. On ôte aux personnes tout espoir de s'en sortir rapidement;
l'Etat les fait «mijoter» dans leur dépendance à grands
frais.
Le principe de base de la prévention reste «Apprends à vivre
avec les drogues!». Les «experts officiels de la drogue» n'ont
encore jamais parlé du danger extrême des drogues.
On compare l'héroïne à la dépendance du chocolat et
du ménage, et l'on qualifie toute l'humanité de «dépendante».
L'Etat organise et paie une armée d'«experts» et d'instructeurs;
mais ceux-ci sont plus des séducteurs que des personnes qui préviennent
du danger même s'ils se nomment «médecins préventifs».
Le pilier de la prévention est un mirage: il est visible, mais insaisissable!
La diminution des dégâts est aussi couplée avec la distribution
d'héroïne. Il y aurait moins de criminalité, une affirmation
incorrecte, elle aussi. La criminalité a beaucoup augmenté, mais
elle n'est plus réprimée. Les personnes se sont résignées;
les assurances paient les dégâts sans difficulté. De petits
cambriolages, vols, des fraudes minimes - juste des «bagatelles»
avec lesquelles nous avons appris à vivre. Personne ne parle du dégât
causé à la vie de l'individu, à son potentiel humain, par
la distribution d'héroïne.
La répression n'existe pas. La police n'a absolument plus de pouvoir:
des dealers emprisonnés aujourd'hui seront libérés demain.
Les juges vivent déjà depuis longtemps selon le principe de l'opportunité;
là où la répression a effectivement encore lieu, les partisans
d'une politique libérale crient au scandale. Seuls les grands dealers
doivent être poursuivis; ils faut laisser courir les petits!
Veux-tu guérir?
C'est ce que Jésus demanda au malade au bord du bassin de Béthesda.
Quelle question! Cet homme était couché là depuis 38 ans
et personne ne le voyait plus, personne ne l'aidait (Jean 5, 2-14). Jésus
vint, vit, lui témoigna de l'intérêt et guérit l'intégralité
de sa personne.
Personne ne guérit grâce à la distribution d'héroïne;
ce n'est pas une thérapie. Les personnes n'ont plus d'espoir, on ne les
console qu'au futur: «Pique-toi encore aujourd'hui, demain tu seras peut-être
libre». Mais le lendemain, les concernés viennent chercher leur
portion d'héroïne et consomment à côté de cela
beaucoup d'autres choses! Terrible: tout le monde le sait, mais l'Etat et les
assistants sociaux ne s'y intéressent pas. Pourvu que les personnes participent
au «succès» d'un programme.
Jusqu'à présent et jusqu'à preuve du contraire, personne
n'a pu être conduit à la liberté suite à ce programme
de distribution d'héroïne sous contrôle médical; personne
n'est guéri, personne n'a retrouvé la santé!
L'OFSP doit dire la vérité sur les coûts
En son temps, Ruth Dreifuss ne voulait même pas accepter ma motion «Vérité
des coûts de la distribution médicale d'héroïne».
Transformé en postulat, elle a été rejetée par une
voix d'écart (66-65). Et depuis, le silence règne! Cela étonne-t-il
quelqu'un...?
Je veux obtenir de l'Office fédéral de la Santé publique
(OFSP) une transparence des coûts incombant à la distribution d'héroïne.
Il faut considérer l'ensemble des aspects somatiques, psychiques et sociaux,
y compris les dégâts à long terme. Je suis convaincu que
les frais sont immenses, le désespoir, les douleurs, la solitude et la
grande détresse spirituelle des toxicomanes en plus.
Des ex-drogués, mais aussi certains toxicomanes qui participent au programme
parlent eux mêmes d'échec. Mais voilà, les aveugles conduisent
les aveugles, et tous tombent dans le précipice. La responsabilité
de l'Etat et de la classe politique est évidente dans ce dossier.
Ce triste chapitre revient prochainement à l'ordre du jour au parlement.
Je déposerai une proposition de non traitement de la question. J'aimerais
voir quelle en sera le résultat. L'UDF ne lancera pas à nouveau
le référendum contre la prolongation, mais certainement contre
la loi sur les stupéfiants (Lstup) où la distribution d'héroïne
en devient un élément définitif!
Dès à présent, la révision de la Lstup doit constituer
un sujet de prière pour tous. Nous avons aussi besoin de moyens pour
pouvoir la combattre avec succès, puisque nous serons sans doute la seule
force politique qui lancera le référendum.
Prenons aussi du temps pour nos prochains. Montrons leur que la bonté
de Dieu est pour eux personnellement. Pensons aussi aux nombreux chrétiens
qui font chaque jour leur travail difficile dans les institutions visant l'abstinence.
Christian Waber,
Conseiller national UDF
Elections fédérales 2003: Engagez-vous!
Cet automne, le parlement helvétique devra être renouvelé. A l'approche de cette échéance, Impulsion fait le point sur les ambitions de l'UDF en Suisse romande.
Dans quels cantons l'UDF va-t-il participer aux élections fédérales de l'automne? Dans les cantons de Fribourg, Vaud, et en principe du Jura. Le canton de Neuchâtel y songe également. Pour sa troisième participation aux élections fédérales, Vaud présentera une liste de candidats à l'élection au Conseil national, ainsi qu'une liste à l'élection du Conseil des Etats. Fribourg et Jura se présentent quant à eux pour la première fois au National.
Est-ce que les listes sont complètes ou y a-t-il encore de la place pour de nouveaux candidats? Fribourg et Jura recherchent des candidats pour compléter leur liste. Neuchâtel effectue des recherches pour créer une liste. Vaud a pratiquement trouvé l'ensemble de ses 18 candidat(e)s pour le National et son candidat pour les Etats.
Si un lecteur était intéressé, quel profil devrait-il remplir? Nous demandons aux candidat(e)s d'avoir de l'intérêt pour la chose publique, et d'envisager de se mettre au service de l'ensemble de la communauté. L'exercice d'une fonction publique est un plus, mais pas une absolue nécessité. Les candidat(e)s doivent également être en accord avec les lignes directrices de programme d'action de l'UDF suisse 2003-2007*, et signer une charte éthique qui les engage, en vue de la campagne électorale, à prendre des positions claires dans plusieurs domaines comme la protection de la vie, la défense des intérêts de la famille, l'assainissement des finances publiques, etc.
2003 présente deux particularités: l'arrivée du Parti Evangélique (PEV) sur la scène vaudoise, et un 18e siège attribué au canton de Vaud suite au recensement fédéral de 2000. Que vous inspire ces deux nouveautés? Il y a quatre ans, l'UDF était le premier parti des viennent ensuite dans le canton de Vaud. Le 18e siège augmente ses chances de placer l'un des siens sous la coupole fédérale et pourrait donc lui revenir. Un apparentement avec le PEV augmenterait encore ses chances.
Qu'est-ce qui vous distingue du PEV? L'UDF a l'avantage d'être composée uniquement de chrétiens de diverses appartenances ecclésiastiques. Cela lui laisse champ libre pour proposer de nouvelles idées, comme celle de vouloir introduire une obligation pour les cantons de promouvoir les soins palliatifs, un droit d'objection de conscience dans le domaine médical, des déductions fiscales pour les dons aux églises et uvres chrétiennes reconnues d'utilité publique, des baisses de primes pour les assurés renonçant à un style de vie nuisant à leur santé dans le cadre de l'assurance maladie. Dans certains cantons, le PEV ne possède plus cette marge de manuvre en raison de la composition de ses membres.
Ces deux partis évangéliques sont-ils plutôt complémentaires
ou concurrents et en quoi ou pourquoi? Je pense qu'ils sont plus complémentaires
que concurrents. L'avantage de l'UDF est d'être présent et actif
dans le canton de Vaud depuis plusieurs années, tandis que le PEV commence
seulement à se faire connaître. En Suisse romande, l'UDF est un
parti du centre, et le PEV plutôt un parti de gauche. Lors des dernières
élections communales vaudoises, l'UDF a pratiquement doublé son
nombre de siège au législatif yverdonnois, passant de cinq à
neuf sièges. Les quatre sièges supplémentaires ont été
pris aux socialistes. Cette tranche d'électeurs pourra dès lors
voter UDF ou PEV.
Un apparentement entre les deux partis politiques permettra de conserver ces
voix, où qu'elles aillent. Sur le fond, l'UDF a toujours eu une ligne
très claire sur le plan éthique. Ce n'a pas toujours été
le cas du PEV.
Fin 2002, l'UDF fêtait le dixième anniversaire de la création
de sa première section en Suisse romande, à Neuchâtel. Quel
bilan tirez-vous de dix années d'implantation en Suisse romande? Le bilan
est très positif. Il existe toutefois une réalité valable
pour tous. Les activités d'une section cantonale dépendent du
temps que le président et le comité peuvent consacrer à
celle-ci. Cela signifie que ce ne sont pas forcément les sections les
plus anciennes qui sont les plus actives aujourd'hui.
Ceci étant, la création d'un poste à temps partiel de secrétaire
romand de l'UDF a permis de suivre, d'encadrer et d'encourager le travail des
sections cantonales.
Un engagement politique doit être planifié sur le long terme. Le
travail de l'UDF dans ce domaine porte ses fruits et des résultats sont
perceptibles aujourd'hui. Mais il est vrai que Rome ne s'est pas faite en un
jour. Ce proverbe est aussi valable pour l'UDF.
* Pour obtenir le programme d'action de l'UDF, appelez le 024 425 96 23.
L'amour du prochain contre l'euthanasie
Le consensus moral de base de rejet et d'interdiction absolus de l'homicide
et de l'assistance au suicide doit être - si l'on s'en tient à
la volonté des partisans de l'euthanasie - éliminé de nos
sentiments et de notre pensée à tous.
Le meurtre doit être normalisé en employant la notion d'«euthanasie»
ou d'«assistance au suicide autorisée». La Télévision
suisse alémanique s'est mêlée de ce débat avec zèle:
Peter Baumann, psychiatre de son état et fondateur de l'association «Aide
au suicide», a pu montrer récemment comment il a aidé une
patiente hémiplégique, dépressive, âgée de
60 ans, à mourir. Le mardi suivant, différentes personnalités
en ont discuté lors de l'émission «Club». Tous étaient
d'accord que la méthode de l'euthanasie était indigne. Mais tous
étaient d'accord pour dire que la vie de Madame T. - qui n'était
pas du tout sur le point de mourir - ne valait plus la peine d'être vécue;
et que comme elle ne voyait pour elle plus d'autre solution que la mort, on
ne pouvait l'aider qu'en la tuant. Aucun des participants au débat n'a
pris clairement position en faveur du respect de la vie et de l'interdiction
inconditionnelle d'homicide.
Ces arguments rappellent la propagande nazie. La pitié avait été
utilisée pour expliquer le meurtre de milliers d'handicapés, de
personnes âgées et de malades. Qu'en est-il de l'homme en tant
que créature de Dieu que nous devons soigner ensemble et dont la vie
a un sens, tout simplement parce qu'il est une personne ?
Tentatives de déstabilisation?
La propagande pour l'euthanasie est un scandale! Face aux tendances les plus
détestables, nous ne devrions pas craindre de nous opposer clairement.
Des émissions telles que celle diffusée par la Télévision
alémanique ne servent à rien d'autre qu'à nous désécuriser
lentement mais sûrement, à briser le tabou de l'intangibilité
de la vie. Sans opposition, un jour l'organisation «Exit» sera blanchie
et obtiendra le statut «d'organisation humanitaire».
La société a besoin de notre amour du prochain
Ces émissions font peur à ceux qui sont concernés. Notre
amour du prochain se montre à la manière dont nous traitons des
personnes comme Madame T. Nous avons tous besoin de l'assurance de pouvoir compter
les uns sur les autres dans toutes les situations, de savoir que nous nous aiderons
mutuellement. Il y a beaucoup de personnes marquées par le destin, souvent
seules, parfois se laissant difficilement aider par les autres ou qui se sont
représentées leur vie d'une toute autre manière et qui
ne trouvent plus de sens à leur existence, surtout si l'encouragement
des autres fait défaut. La discussion sur la possibilité d'euthanasie
pèse lourd sur elles. Elles nous lancent un défi - à nous
en tant qu'individus et en tant que professionnels, ainsi qu'à la société.
Il n'y a pas de cas désespérés
L'aide aux personnes dépressives exige des professionnels une prise de
position claire et sûre en faveur de la vie. Elle nécessite une
prise de conscience de l'inexistence de cas vraiment désespérés.
Elle consiste à chercher les soulagements et les solutions possibles.
Des personnes elles-mêmes ancrées dans la foi et dans la vie, qui
vivent elle-mêmes d'espérance et d'assurance, et se savent portées
par l'amour de Dieu et de leur prochain, ne satisferont pas la demande de quelqu'un
en grande détresse leur demandant de le tuer. Elles savent que ce souhait
vient d'une détresse interne, de la peur des douleurs ou des conflits,
du sentiment de devenir une charge, etc. Et elles feront tout pour aider celui
qui se trouve dans cette situation de détresse pour s'en sortir. Le souhait
de mourir disparaîtra de lui-même grâce à une aide
véritable, guidée par l'amour.
Il s'agit de la valeur de base du droit à la vie
Il ne faut pas le cacher, la tentation d'économiser les coûts de
la santé n'est pas absente dans ce débat. Nous n'avons pas le
droit de permettre que l'euthanasie soit insidieusement introduite comme variante
avantageuse pour résoudre une situation coûteuse. Nous tenons à
ce que chaque patient reçoive naturellement l'assistance médicale
et humaine dont il a besoin. Ainsi, les pensées suicidaires seront prévenus
avec efficacité.
Si la population doit être amadouée et corrompue de telle sorte
qu'elle accepte les homicides par le biais de l'euthanasie, il me semble indispensable
que nous, les chrétiens, veillions à notre rôle de sentinelle
et que nous combattions cela. L'enjeu du débat, c'est le droit à
la vie. Plus, il s'agit du respect de la vie, du Créateur de la vie et
de la solidarité avec les plus faibles de la société. L'euthanasie
doit rester bannie!
Nous devons saisir toutes les opportunités de prendre position contre
l'euthanasie. Le commandement divin «Tu ne tueras point» doit être
maintenu comme principe de base de notre société.
Ursula Richner,
théologienne
RUBRIQUE: L'UDF DANS LES CANTONS
L'UDF souffle 10 bougies en Romandie
10 bougies pour l'UDF Vaud
A l'occasion de ses dix ans d'existence, la section vaudoise de l'UDF organise,
le jeudi 22 mai prochain, une projection publique de quelques-uns des onze films
de 11 minutes, 9 secondes et 1 image, en souvenir des attentats 11.09.01. Ces
films réalisés à l'initiative du producteur Alain Brigand
par onze cinéastes dessinent une carte du monde d'après la tragédie.
S'ensuivra un débat animé par Jean-Claude Chabloz, chargé
de mission au Palais fédéral, sur le thème « le siège
du pouvoir et les prophètes que Dieu envoie ». Les détails
de cet événement suivront dans la prochaine édition d'Impulsion.
(mb)
L'UDF Neuchâtel fête dix ans d'existence
La section neuchâteloise de l'UDF a fêté 10 ans d'existence
à l'occasion de son congrès extraordinaire du 10 décembre
dernier.
Ce jour-là, l'UDF a élu Siegfried Blanc au poste de caissier,
en remplacement du démissionnaire Francis Guillaume.
L'objectif de la section est de suivre le verset d'Esaïe 52, 2, partagé
en introduction du congrès: «Elargis l'espace de ta tente; qu'on
déploie les couvertures de sa demeure: ne retiens pas! Allonge les cordages,
et affermis tes pieux». Nous pensons que nous devons encore avoir plus
de membres. Il est temps de passer du rôle de spectateur à celui
d'acteur sur la scène politique. (cva)
Quelle politique de la drogue pour la Suisse
Après l'assemblée générale de la section UDF du
Nord vaudois du 20 mars, l'UDF propose une conférence-débat sur
la révision de la Loi sur les Stupéfiants (Lstup). Avec Jean-Philippe
Cheneaux et Norbert Valley.
Secrétariat romand: trois ans d'activité
L'UDF Suisse décidait, il y a trois ans, de créer un secrétariat
romand. Le bilan de ces premières années d'activités de
ce secrétariat est positif, et les fruits perceptibles : présence
accrue dans les médias, formation continue des sections romandes de l'UDF,
participations aux élections communales, cantonales et fédérales,
lancement d'initiatives et de référendums, site Internet constamment
mis à jour, ont permis de faire connaître notre parti encore peu
présent sur la scène politique romande auparavant. Le secrétariat
romand de l'UDF, ce n'est pas seulement un poste à temps partiel. C'est
également toute une équipe de bénévoles qui font
un excellent travail et sans laquelle les résultats ne seraient pas aussi
probants.
Le principal défi de cette année sera les élections fédérales
de cet automne. Votre secrétaire souhaite de tout cur que cet engagement
soit couronné de succès par l'élection d'un représentant
UDF romand au Conseil national.
Durant les prochaines années, le soutien aux sections cantonales et régionales
se poursuivra, les contacts avec des représentants des autres partis
politiques s'intensifieront. La vision de votre secrétaire romand pour
le développement de l'UDF en Suisse francophone demeure intacte. Il s'engagera
à ce que les valeurs judéo-chrétiennes gagnent en influence
dans le débat politique suisse, et à ce que de plus en plus de
représentants UDF soient présents dans les différents législatifs
et exécutifs de notre pays.
Un grand merci à toutes celles et ceux qui soutiennent d'une manière
ou d'une autre les chrétiens s'engageant en politique.
Maximilien Bernhard
RUBRIQUE: International
Irak: une guerre d'intérêts
Le rapport d'inspections de Hans Blix affirme que l'Irak ne détient
pas d'armes prohibées et que Bagdad s'est engagé le 20 janvier
à coopérer par une déclaration commune en dix points. Le
Conseil de sécurité de l'ONU réuni le 14 février
affirme que «la guerre n'est pas justifiée maintenant» et
qu'il faut poursuivre les inspections. Des millions de gens manifestent dans
les rues contre l'intervention armée des Etats-Unis en Irak. Les preuves
manquent à Collin Powell, mais le président George Bush campe
sur ses positions, menace, se met en colère contre ceux qui osent s'opposer
à sa décision de guerre.
Mais qu'est-ce qui le motive autant? Il avance le terrorisme, les risques d'emploi
d'armes nucléaires et chimiques par l'Irak. Mais actuellement, aucune
menace imminente et sérieuse ne met la sécurité des Etats-Unis
en péril, et les motifs réels de Bush paraissent plus personnels
qu'humanitaires. Il sert manifestement et avant tout ses propres intérêts,
dont notamment:
La vengeance
«La crédibilité des Etats-Unis est en jeu, si on ne fait
pas la guerre». Rappelez-vous, George Bush avait promis aux américains
de venger l'attaque terroriste du 11 septembre. Or, s'il a fait la guerre en
Afghanistan, il n'a jamais capturé Oussama Ben Laden, et n'a pas éradiqué
le réseau Al Quaïda.
La convoitise
Au coeur des débats, l'or noir! L'Irak dispose de 84 gisements représentant
une réserve de production de 112 milliards de barils. Le second plus
beau coffre-fort du monde en la matière! Depuis 1996, Saddam Hussein
est obligé de vendre son pétrole dans le cadre du programme des
Nations Unies «Pétrole contre nourriture», avec un plafond
de production fixé à 2,4 millions de barils par jour. Et les USA
en achètent les 67%. Or depuis janvier 2003, la grève au Venezuela
oblige les Etats-Unis à augmenter de 24% leur importation de pétrole
irakien. George Bush a grand intérêt à attaquer l'Irak,
afin d'en prendre le contrôle politique et surtout pétrolier. Les
grandes compagnies pétrolières américaines n'attendent
que ça. Cela leur permettrait de libéraliser et donc d'augmenter
la production. Quelle aubaine pour faire repartir la bourse américaine
et réaliser le plan de relance économique prévu par George
Bush et si critiqué aux USA pour les déficits budgétaires
qu'il entraîne.
L'orgueil
A une époque où le pétrole tient une place majeure dans
notre mode de vie, celui qui détient le pétrole détient
la richesse et le pouvoir. Face à l'unification européenne et
son élargissement, face à la montée de l'islam, le président
George Bush affirme haut et fort que la place de n°1 dans le monde revient
à son pays. Trop orgueilleux et sûr de lui pour écouter
et considérer ce qu'ont à dire les autres chefs d'Etats et l'ONU,
il fonce, faisant pression pour faire plier toute opposition.
Mais dans sa Parole, le Seigneur notre Dieu nous dit: «Tu n'opprimeras
point ton prochain, et tu ne raviras rien par violence... Tu ne te vengeras
point» (Lévitique 19, 13 et 18). «Tu ne convoiteras point
la maison de ton prochain... ni aucune chose qui appartienne à ton prochain»
(Exode 20, 17). «L'arrogance et l'orgueil, la voie du mal... voilà
ce que je hais» (Proverbes 8, 13).
Si le président George Bush, qui se déclare chrétien, plaçait
l'écoute de Dieu avant ses intérêts, lancerait-il cette
guerre soit disant «préventive»? «La voie de l'insensé
est droite à ses yeux, mais celui qui écoute les conseils est
sage» (Proverbes 12, 15).
Dominique Ardellier
Rubrique: réflexion
Un seul placement sûr
Dans quelle valeur se réfugier aujourd'hui? Cette phrase est certainement
connue de tous ceux qui ont le souci de préserver ou d'augmenter leur
acquis. Mais laissons là le domaine des affaires, au risque de nous préoccuper
de ce qui est, et de loin, l'apanage d'une toute petite minorité.
Aujourd'hui, je voudrais vous rappeler l'offre du Créateur concernant
notre âme. Cette offre, elle, concerne tous les hommes sans exception
et sans discrimination. Le «placement» de l'âme concerne quiconque
(voir Evangile de Jean 3, 16), c'est-à-dire chaque être humain,
qu'il soit pauvre ou riche, malade ou bien portant, jeune ou vieux, chacun est
concerné. De plus, pour tous où qu'ils soient, l'offre divine
est la même.
Comme vous pouvez le constater - et il vaut la peine de le relever - l'offre
du Créateur est à l'opposé des valeurs terrestres. Sur
terre, les journaux nous apprennent que pour vivre un jour, certains peuvent
compter sur des dizaines de milliers de francs, alors qu'ils sont des millions
dans le même temps à n'avoir qu'un repas, sans parler de ceux qui
n'ont rien.
Pour le Tout-Puissant, nous sommes tous de valeur égale. C'est pour tous,
sans exception, qu'Il présente son offre.
Cette offre divine consiste à donner à l'homme la possibilité
de vivre en communion avec Celui qui est la source de toute vie. Cela veut dire
que quiconque accepte l'offre de grâce que le Créateur présente
au travers de son fils Jésus-Christ, reçoit gratuitement et en
abondance tout ce que son être entier réclame. La réconciliation
avec le Dieu créateur de toutes choses, une paix et un amour parfait
qui viennent directement du ciel, sans compter la réalité de la
vie éternelle qui se trouve comprise dans cette offre unique et toutes
les promesses formulées dans les Saintes Ecritures.
Combien notre vie et toute la vie dans le monde changeraient, si nous trouvions
en nous assez d'humilité pour demander, avec le lépreux des Evangiles:
«Seigneur, si tu le veux, tu peux me nettoyer! Alors Jésus étendit
la main, le toucha et dit: Je le veux, sois purifié, et à l'instant
la lèpre le quitta». L'offre de grâce de Dieu pour notre
âme, c'est la purification de notre être tout entier, laquelle sera
suivie, selon ses promesses, de sa venue en nous. Que personne ne s'en prive!
Attention pourtant: le temps de la grâce touche à sa fin, Jésus-Christ
revient!
Philippe Bürki,
Officier de l'Armée du Salut dans la Broye
RUBRIQUE AGENDA
Assemblée générale de l'UDF Nord-vaudois
Cette assemblée aura lieu le jeudi 20 mars 2003 Hôtel du Jura,
à Sainte-Croix.
Elle sera suivie à 20h15 d'une conférence:
Drogue: quelle politique pour la Suisse de demain?
avec Jean-Philippe Cheneaux et Norbert Valley
Assemblée générale des membres de l'UDF Genève
Vendredi 21 mars 2003 à 19h suivie d'une Conférence publique
(entrée libre):
La mondialisation, phénomène irréversible? avec Jean-Pierre
Graber à 20h15
à la salle de l'Armée du Salut 10 rue Dassier, rez-de-Ch.
Assemblée générale de l'UDF Jura
vendredi 4 avril 2003 à 19h30
Buffet de la gare de Porrentruy
suivie, à 20h15, d'une conférence - débat publique sur
le thème
Les chrétiens peuvent-ils changer notre société?
Venez débattre de cette question avec Jean-Claude Chabloz, chargé de mission au Palais fédéral
Amis de l'UDF Vaud, réservez déjà la date du 22 mai pour souffler les 10 bougies de notre section