L'UDF édite Impulsion. Ce journal, qui paraît entre cinq et neuf fois par an, informe de l'actualité politique suisse et de l'action de l'UDF au niveau fédéral et dans les différents cantons romands. Chaque édition contient également une interview. 

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Edition actuelle 3/04 - mars 2004

RUBRIQUE EDITO

Pas besoin d'un Pacs fédéral


Au mois de juin prochain, le Conseil national se penchera sur le partenariat enregistré entre personnes de même sexe, appelé plus communément le Pacs, expression reprise du Pacte civil de solidarité français. Ce projet de loi, qui a d'ores et déjà reçu l'aval du Conseil des Etats, prévoit de mettre sur pied d'égalité les couples homosexuels avec les couples hétérosexuels, à l'exception de l'adoption d'enfants et de la procréation médicalement assistée. Une trentaine d'autres lois devraient être adaptées, du droit de bail à la prévoyance professionnelle, en passant par le code pénal militaire. La machine juridique mise en place pour une petite minorité de la population paraît bien déraisonnable.
L'UDF se prépare à lancer le référendum car il est très probable que la loi soit acceptée par le Conseil national. La population sera donc mise au pied du mur pour cautionner ou non un mode de vie qui appartient avant tout à la sphère privée. Dans ce débat polarisé, la portée symbolique pour les couples de même sexe dépasse le seul aspect juridique du Pacs. En effet, ce dernier aurait pu être réglé par des interventions ponctuelles dans la loi pour tenir compte des difficultés particulières de personnes qui ont opté pour ce choix de vie. Mais on a préféré une mise sur pied d'égalité des couples hétérosuels et homosexuels. Une des raisons principales réside dans le fait que les homosexuels souhaitent en réalité être reconnus au même titre que les couples hétérosexuels. Cette prétention est tout simplement inacceptable.
Outre le fait que le Pacs fédéral affaiblirait le modèle de la famille traditionnelle et générerait des risques d'abus de personnes ne cherchant qu'à obtenir certaines prestations de l'Etat, un des réels enjeux se situe au niveau des enfants. Selon l'expérience faite dans plusieurs pays européens, il est évident que le Pacs ouvrira la porte à l'adoption d'enfants et, le cas échéant, à la procréation médicalement assistée. Les enfants de couples homosexuels seront confrontés à des problèmes socioculturels réels et certainement à des humiliations de la part de leurs congénères. Imaginons qu'un enfant parle à l'ensemble de ses camarades de classe de ses deux papas ou mamans. Ce sera probablement un des moments les plus difficiles de son enfance. Il y a d'autre part l'aspect biologique. Comment peut-on expliquer à un enfant qu'il est possible d'avoir deux pères ou deux mères alors qu'il a fallu un homme et une femme pour le concevoir ? L'enfant a besoin de repères solides pour s'intégrer dans la société et non pas de messages aussi contradictoires. Pour l'UDF, le bien de l'enfant doit être considéré en premier lieu. Le Pacs fédéral n'a dès lors pas lieu d'être.
Maximilien Bernhard

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RUBRIQUE: Nationale

Votations du 16 mai: Oui au paquet fiscal

Oui également à la 11e révision de l'avs et non à l'augmentation de la tva

Les délégués de l'Union Démocratique Fédérale (UDF) se sont réunis le 3 avril dernier pour prendre position sur les divers objets de votations fédérales du 16 mai prochain. Ils se sont positionnés en faveur de la onzième révision de l'AVS et du paquet fiscal, et contre l'augmentation de la TVA. Arguments.
11e révision de l'AVS
L'UDF a dit oui à la modification du 3 octobre 2003 de la loi fédérale sur l'assurance-vieillesse et survivants. Pour l'UDF, cette révision est acceptable sur le plan social et permettra de consolider le financement de l'AVS jusqu'en 2010. Compte tenu d'une espérance de vie des femmes de huit ans supérieure à celle des hommes, le fait que les femmes prennent leur retraite avant les hommes ne se justifie plus.
Afin d'atténuer les conséquences du vieillissement de la population, l'UDF propose que la Suisse se dote d'une politique familiale digne de ce nom. A ce titre, elle rappelle qu'elle soutient des déductions fiscales conséquentes, en particulier pour les familles à revenus modestes, des allocations familiales d'un montant minimum de CHF 250.- par enfant et l'élaboration d'une assurance-maternité financièrement supportable. L'UDF est toutefois consciente que ces mesures ne permettront peut-être pas à elles seules de résoudre le problème démographique. Une révision de l'AVS demeure dans ce sens souhaitable.

Arrêté fédéral sur le financement de l'AVS/AI par le biais d'un relèvement de la TVA
L'UDF a refusé l'augmentation de la taxe sur la valeur ajoutée (TVA). Ses délégués ont jugé la mesure prématurée. Pour l'UDF, le relèvement de cette taxe de 0.8% diminuera encore le pouvoir d'achat des suisses déjà bien mis à mal, notamment par l'augmentation constante des primes d'assurance maladie. L'UDF préfère calquer d'éventuelles mesures sur les besoins réels. Dans le pire des cas, l'UDF proposerait un renforcement du 1er pilier aux dépends du second pilier qui, durant ces dernières années, a essuyé des pertes colossales. L'UDF propose par ailleurs de lutter plus efficacement contre certains abus qui se produisent actuellement dans le domaine de l'assurance-invalidité.

Train de mesures fiscales
L'UDF a accepté le paquet fiscal tel qu'adopté par le parlement. Actuellement, de nombreuses familles de la classe moyenne se trouvent à la limite du supportable. Il devient impératif de leur redonner du pouvoir d'achat, ce dernier ne pouvant être que bénéfique pour l'économie. De plus, l'UDF considère qu'il est temps de corriger l'injustice qui existe actuellement entre les concubins et les couples mariés, ces derniers étant imposés plus lourdement que les premiers.
L'UDF rappelle que des allégements fiscaux sont également prévus dans le train de mesures. En effet, les couples avec enfants disposant d'un revenu jusqu'à CHF 80 000.- ne paieraient plus d'impôt fédéral direct (IFD) en cas d'acceptation par le peuple. Le paquet fiscal faciliterait aussi l'accès à la propriété par la suppression de la valeur locative associée à une déduction réduite des intérêts hypothécaires. Enfin, l'UDF estime que la perte fiscale pour les cantons n'est pas insupportable pour ces derniers. (comm/MB)

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Que mangerons-nous dans 10 ans?

La production, la commercialisation et la gestion des denrées alimentaires au niveau planétaire sont en mutation permanente et prennent une ampleur encore jamais égalée jusqu'ici, et ceci depuis quelques années seulement.
Fini le temps où chaque ménage disposait de son jardin potager et d'un congélateur assurant un approvisionnement de la famille en denrée alimentaires pour plusieurs mois.
En lieu et place de cet auto-approvisionnement, la plupart d'entre nous dépendons de la grande distribution, tout particulièrement pour notre approvisionnement quotidien en nourriture et en marchandises de première nécessité. Ce changement de nos habitudes alimentaires n'est pas du tout sécurisant pour le long terme.
Les consommateurs que nous sommes deviennent dépendants d'un système ultra sophistiqué de transport, de transformation et de commercialisation des denrées alimentaires.
Bien évidemment, nous y trouvons notre compte. La diversité des produits proposés est remarquable. La facilité de faire ses courses dans un supermarché où des milliers de produits nous sont proposés dans un même bâtiment est appréciable tout comme la qualité de la présentation qui est irréprochable.
Dans un tel contexte, il est irrationnel de travailler son propre jardin en y passant plusieurs heures par semaine pour en retirer un bénéfice qui peut être évalué à quelques francs par heure de travail seulement.
L'engagement à produire et à stocker ses propres aliments n'est pas du tout rentable, car cela représente beaucoup de temps investi pour une moindre économie financière.
Par contre, si nous prenons en compte l'évolution du transport, de la transformation et de la commercialisation des denrées alimentaires, la situation est beaucoup plus dangereuse qu'il n'y paraît.
Nous assistons aujourd'hui à une nouvelle conception de la couverture alimentaire des pays industrialisés au travers de la globalisation et de la mondialisation. Cette nouvelle conception est en réalité très fragile car l'alimentation d'un pays dépend aujourd'hui premièrement de la capacité des transporteurs à faire parvenir les marchandises nécessaires à la consommation d'un bout à l'autre de la planète aussi rapidement que possible, avec les conséquences écologiques que cela représente La transformation des denrées alimentaires dans de très grandes structures engendre des risques sanitaires importants comme la rupture de la chaîne du froid, la dissémination de virus et autres bactéries à l'échelle planétaire, la propagation de maladies du genre fièvre aphteuse ou grippe aviaire.
Les contrôles sanitaires des produits alimentaires voyageant à l'échelle planétaire deviennent pratiquement impossibles. En effet, comment contrôler efficacement le poulet de Chine, les agneaux de Nouvelle-Zélande ou le boeuf américain ? Ce n'est qu'une illusion de croire que cela est possible.
La situation est plus qu'alarmante. La recherche du bénéfice à tout prix et l'asservissement des populations par la main mise des multinationales sur les biens alimentaires nous conduisent inévitablement vers une catastrophe dans le domaine alimentaire. La Bible nous avertit qu'à la fin des temps, il y aura des famines sur la terre. Même si cela est déjà le cas, le pire est encore à venir pour notre société de surconsommation occidentale.
Malgré cette situation précaire, l'avenir de l'alimentation est entre les mains des consommateurs. Chacun d'entre nous, au travers de ses achats quotidiens, a la possibilité de réorienter la distribution des produits alimentaires au niveau mondial. Par nos achats, cessons de favoriser la globalisation et la mondialisation des denrées alimentaires. Notre responsabilité est premièrement de prendre conscience du problème, et deuxièmement d'agir en conséquence.
Voici quelques solutions : acheter des produits locaux transformés sur place, préférer les petites structures plutôt que les grandes multinationales et, dans la mesure du possible, envisager un retour au travail de la terre afin d'assurer un auto-approvisionnement alimentaire pour les membres de nos familles.

Jacques Dumas, président de l'UDF Jura

 

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La laïcité, une séduction ¨anti-Christ¨

Le 10 février dernier, les députés français ont adopté le projet de loi sur la laïcité, qui interdit le port «de signes et tenues qui manifestent ostensiblement l'appartenance religieuse des élèves» dans les écoles. Bannis voile, turban, kippa et croix Croix? Mais ne sommes-nous pas en pays chrétien? Non, en pays déchristianisé, laïc.
Mais qu'est-ce que la laïcité? C'est une conception de vie qui se fonde sur l'expérience humaine, à l'exclusion de toute référence confessionnelle, dogmatique ou surnaturelle. La laïcité est un concept qui remonte à 1789 et qui s'inscrit dans le mouvement de la Révolution et la Déclaration des Droits de l'homme et du citoyen. La laïcité a coupé le cordon ombilical qui unissait le catholicisme et la société politique, enfantant un Etat civil (mariage civil et divorce), puis dès 1882 l'enseignement primaire laïc. La séparation officielle de l'Eglise et de l'Etat est votée en 1905. La Constitution de la cinquième République (1958) affirme la laïcité et le respect de «toutes les croyances».
Mais quand une plante coupe ou perd ses racines, elle meurt. C'est pourquoi le récent projet de Constitution européenne de Giscard d'Estaing est si hostile à une simple référence au christianisme! L'Europe est laïque. On dirige sa vie soi-même, on ne lit plus la Bible, on ne l'enseigne plus aux enfants. On leur enseigne la tolérance et l'égalité, «sans Dieu ni roi». La majorité laïque s'impose et refuse toute évangélisation. La peur exagérée des sectes et du prosélytisme en est une manifestation. Elle masque un rejet volontaire de Dieu et de sa souveraineté. Car le prosélytisme est biblique. En Matthieu 28, 19, Jésus dit: «Allez, faites de toutes les nations des disciples». Jésus-Christ est venu réconcilier et rapprocher l'humanité de Dieu. La laïcité fait l'inverse: elle sépare l'humanité de Dieu. Nous sommes dans une société «anti-Christ».
Contrairement à ce qu'elle laisse croire, la laïcité ne protège pas la liberté de pensée. Elle ouvre les écoles et les esprits à toutes les options spirituelles, en les mettant sur un pied d'égalité. C'est une séduction spirituelle, un mensonge de Satan. Comme dans l'exemple de la maison que donne Jésus en Matthieu 12, 44-45: «Il la trouve vide... il prend avec lui sept autres esprits... ils entrent dans la maison, s'y établissent, et la dernière condition de cet homme est pire». On a retiré le christianisme de l'école, mais on est prêt à y faire entrer toutes les fausses religions et philosophies humanistes, sans compter les Droits de l'homme, définis comme «un ensemble de valeurs de convergence des différentes cultures et religions». Or cette convergence n'est autre que la future religion mondiale de l'antéchrist.
Cette loi sur la laïcité met en cause l'expression de la croyance. Aujourd'hui elle interdit les signes ostensibles. Un écolier pourra t-il encore emmener sa Bible à l'école et la lire à la récréation? Et demain, pourrons-nous tenir notre Bible à la main dans la rue? Et qu'en sera t-il du témoignage? Pourquoi nous, chrétiens, laissons-nous passer de telles lois sans faire contrepoids politiquement?

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RUBRIQUE: L'UDF DANS LES CANTONS

L'UDF Genève a un nouveau président

Le congrès de l'UDF Genève a eu lieu le 26 mars dernier. A cette occasion, les délégués ont élu leur nouveau président en la personne de Jean-Luc Ruffieux. Ce dernier succède à Marc Liggenstorfer qui reprend le poste de vice-président.
Chrétien engagé, Jean-Luc Ruffieux est né à Genève en 1960. Marié et père de deux enfants, il est responsable de l'entretien d'une école privée depuis huit ans, le Collège St Louis. Lui et sa famille habitent à Corsier sur Genève. Il a effectué un apprentissage de tapissier-peintre à Nyon. Après deux ans de vie professionnelle, il a décidé de faire une école de disciples et aussi d'évangélisation. Un jour son pasteur de Nyon lui proposa de rénover l'église, puis une autre à Genève. Ensuite, il a créé sa propre entreprise. Pendant sept ans, il effectué des travaux de rénovation de toutes sortes dans la région genevoise. Pour des raisons familiales, il a changé d'orientation.
Lorsqu'un jour il a entendu parler de l'UDF, un parti politique composé de chrétiens, il s'y engage en 2001. Il estimait bien avant déjà que les valeurs judéo-chrétiennes étaient de moins en moins appliquées dans notre société. Il fut nommé vice-président en 2003. Son épouse l'aide beaucoup pour le travail informatique. Jean-Luc Ruffieux s'est fixé divers objectifs pour la section cantonale. Parmi ceux-ci, l'organisation de la fête des 30 ans de l'UDF Suisse à Genève l'an prochain, la participation de l'UDF Genève aux élections communales et cantonales et la mise sur pieds de récoltes de signatures pour les référendums qui seront lancés par l'UDF au niveau national.

Conférence de Jean-Claude Chabloz
L'assemblée générale s'est poursuivie par une conférence donnée par Jean-Claude Chabloz sur le thème «Lobbyiste pour Jésus au Palais Fédéral». Une centaine de personnes avaient répondu présent à cette occasion. Jean-Claude Chabloz est un miraculé sur le plan physique. Il a subi une opération à l'âge de six mois puis trente-six opérations en raison de la décalcification de ses os. Il a donné son cur à Dieu à l'âge de vingt ans et exerce son ministère pastoral depuis quarante ans. Dieu l'a conduit à s'occuper de personnes ayant de grandes responsabilités. Il fait actuellement partie d'une commission qui réfléchit à la vocation de la Suisse dans le concert des nations. Dans I Tim. 2 Paul nous «exhorte à prier et à faire en permanence des requêtes, des actions de grâce (...) pour nos autorités». C'est le verset qui motive son engagement, notamment au Palais fédéral. Et aussi de «saluer, sourire, servir». Un philosophe a dit : « la distance la plus courte entre deux personnes c'est un sourire».
A Berne, il y a une aumônerie officielle avec un prêtre, deux pasteurs et une responsable de paroisse catholique engagés par les autorités fédérales. Il y a trois intercesseurs évangéliques qui sont soutenus par des dons. Ils travaillent en toute amitié et se réunissent régulièrement. A chaque période de session, Jean-Claude Chabloz est présent très tôt le matin pour accueillir les parlementaires. Il en connaît 157 sur 200. Quatorze sont ouvertement nés de nouveau. Il a eu plusieurs occasions de parler en public, d'être à leur service en toute humilité, de prier avec ceux qui le demandent. Il y a eu des réponses aux prières (guérisons, conversions, occasions de témoignages, etc.). Cette année le président du Conseil national a demandé qu'on le bénisse pour cette nouvelle législature.
L'enregistrement de la conférence est disponible sur cassette audio auprès de Jean-Luc Ruffieux, tél. 022/751.20.23 ou à l'adresse jlsruffieux@bluewin.ch.
Jean-Luc Ruffieux et Maximilien Bernhard

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Votations: faut-il supprimer l'impôt sur les successions?

En prévision des votations cantonales du 16 mai voici les mots d'ordre de l'UDF Vaud.

Initiative «Sauver le Pied du Jura»
La grande majorité du comité a relevé que cette initiative n'a plus lieu d'être. En effet, à l'heure actuelle, la législation est suffisamment restrictive pour protéger ce qui doit l'être, ce d'autant plus qu'entre le dépôt de l'initiative et sa mise au vote, un certain nombre de projets de gravières ont été abandonnés. Il faut aussi noter qu'aujourd'hui l'approvisionnement par l'étranger n'est plus garanti. Ce serait un non sens de vouloir «délocaliser» les effets néfastes de l'exploitation des gravières chez nos voisins européens pour préserver notre environnement et d'importer cette matière première à grand renfort de transports en camion! D'autre part, l'introduction de cette loi induirait un manque à gagner substantiel de l'ordre de 350 millions de francs pour une économie locale qui en aurait grandement besoin. C'est pour ces raisons que le comité vaudois s'est prononcé contre l'initiative par 5 non et 1 abstention.

Initiative populaire pour la suppression de l'impôt sur les successions et donations en ligne directe descendante et entre conjoints
L'UDF Vaud a relevé que l'initiative propose de supprimer certaines injustices, comme l'imposition des successions entre conjoint ou la triple taxation des revenus (impôt sur le revenu, la fortune et les successions). Pour l'UDF, l'initiative va néanmoins trop loin et fait perdre trop de recettes pour un canton dont les finances sont déjà mal en point. En revanche le contre-projet semble plus raisonnable et permet de corriger des erreurs sans toutefois mettre trop à mal les finances. Il permet d'éviter la plupart des problèmes que tente de résoudre l'initiative et de faciliter la transmission de PME, le legs de fortunes raisonnables (jusqu'à CHF 500 000.- à un enfant) sans impôts, tout en imposant les grosses fortunes qui participent, dans une mesure raisonnable, au financement du canton. Le comité vaudois s'est prononcé contre l'initiative à l'unanimité et pour le contre-projet à l'unanimité.

La prochaine assemblée générale de l'UDF Vaud est repoussée au 1er septembre 2004. A cette occasion, une nouvelle section régionale UDF La Côte sera créée. L'assemblée générale sera suivie d'un débat sur le thème du retour des notes à l'école.
Luc-Olivier Suter, membre de l'UDF Vaud

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Des forces vives pour l'UDF Valais

Ccréée le 24 novembre 2000, la section valaisanne avait immédiatement participé aux élections cantonales avec une liste de candidats dans les districts de Martigny, Conthey et Sion. Depuis, il y a eu de nombreux mouvements au sein du comité. Par ces quelques lignes, j'aimerais encourager chaque chrétien à revoir sa position et son attitude vis-à-vis la société et notre entourage, et à l'égard de l'UDF.
L'UDF vous invite et donne à chacun la possibilité de lutter contre l'injustice, la dégradation du niveau social, la régularisation de doctrines malsaines et lutter pour que l'enseignement de la Parole de Dieu soit respectée le mieux que possible dans ce beau canton du Valais. Il y a bien évidement d'autres domaines dans lesquels nous aimerions intervenir. Mais pour cela il faut être équipé, avoir des forces intellectuelles et des personnes motivées. Voici les objectifs de l'UDF Valais pour ces quatre prochaines années :
1. Trouver de nouveaux membres : nous cherchons des personnes qui souhaitent s'engager à participer aux activités du parti, par la récolte de signatures pour des pétitions, la rédaction d'articles pour les journaux ou en exerçant une fonction au sein du comité.
2. Renouveler le comité: nous voulons renouveler notre comité suite au départ de plusieurs membres. Actuellement, le comité se limite à représenter l 'UDF en Valais et aux préparatifs des votations. Mais le but est de progresser. Sans votre engagement, il nous paraît difficile de réussir.
3. Participer aux élections: si vous dédirez participer au développement de votre ville ou de votre village, l'UDF est prête à vous soutenir lors des prochaines élections communales de l'automne prochain. C'est une opportunité inouïe de témoigner de votre engagement envers votre prochain.
4. S'engager pour le Valais: un engagement politique n'est-il pas une bonne occasion de montrer à nos concitoyens, qu'un chrétien peut aussi avoir le souci de lutter politiquement contre le dénigrement des valeurs judéo-chrétiennes ? Je pense à la famille, la violence, la consommation de stupéfiants, etc. S'engager à combattre toutes ces tendances néfastes qui, à long terme, nous privent de liberté, n'est-ce pas là l'expression de notre foi en Jésus ?
Vous pouvez soutenir de diverses manières l'UDF Valais : par la prière, en devenant membre sympathisant sans engagement, en optant pour la qualité de membre actif pour nous aider dans diverses actions, en devenant membre du comité, ou encore par des dons financiers. Pierre Cavin, président de l'UDF Valais

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La presse en parle

 

Le 18 mars dernier, la section UDF Nord-vaudoise a mis sur pied une conférence sur le thème de la violence juvénile. L'UDF a invité quatre intervenants à s'exprimer sur le sujet.
Un important compte-rendu (photo) a été effectué par La Presse Nord-vaudois. Le grand intérêt de cette conférence a réaffirmé la position de plus en plus reconnue de l'UDF dans la région.

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Formation professionelle

La question de l'instruction publique est très discutée ces temps-ci, notamment dans le canton de Vaud avec l'initiative libérale demandant la réintroduction des notes dès la troisième année primaire. En contre-projet, le Conseil d'Etat propose leur réintroduction dès la cinquième année, en renonçant à l'utilisation de la moyenne générale et en fixant par la même occasion de nombreux points restés flous ou ayant varié au cours de la réforme Ecole Vaudoise en Mutation (EVM). Les questions touchant au mode d'évaluation au cours de la scolarité obligatoire sont importantes. L'UDF Vaud soutient le régime des notes, et nous nous réjouissons du débat le concernant.
Au cours de la scolarité obligatoire, la première division en nombre d'élèves est maintenant la voie du baccalauréat, alors qu'avant EVM, la voie médiane était la plus fréquentée. Dans les gymnases, cela se traduit par une augmentation rapide des effectifs, tandis qu'aussi bien des professeurs du gymnase que de l'université signalent une baisse importante du niveau général. De l'intérieur, je constate que les études ne sont plus considérées comme un privilège qui se mérite, mais prises avec une certaine nonchalance. On voit des élèves quitter la filière de maturité pour un apprentissage, ce qui, au mieux, limite leurs études à un apport de culture générale.
De même, dans les universités, la plupart des sections ont des taux élevés à très élevés d'échecs en première année, simplement pour niveler le nombre d'élèves et opérer une «sélection» qui n'a pas eu lieu auparavant.
On constate dès lors qu'il y a un problème avec le rôle d'orientation de l'école. On a voulu rendre les études accessibles à tous car il va de soi que les questions financières ne doivent pas empêcher des élèves doués de suivre une formation appropriée. Néanmoins, cela pose problème lorsque cela se mue en un désir de rendre toutes les études accessibles au plus grand nombre indépendamment des capacités personnelles ou du travail fourni.
L'idée n'est pas de diviser la société en classes de valeurs différentes, mais de reconnaître simplement les dons naturels de chacun. Certains se sentent plus à l'aise pour des travaux manuels ou physiques, d'autres pour des rôles sociaux, d'autres encore pour des travaux intellectuels, et la liste n'est pas exhaustive. L'école n'a pas à attribuer des valeurs différentes, mais à donner à chacun la possibilité de suivre une formation qui lui corresponde. Un CFC est tout aussi honorable qu'une maturité ou une licence. Malgré cela, on encourage parfois (avec beaucoup de bonnes intentions) certains dans une voie inadaptée, leur faisant ainsi perdre de précieuses années et générant des coûts supplémentaires pour l'Etat.
Il est vrai que le nombre de places d'apprentissage est lui aussi limité. C'est pourquoi l'objectif de «revaloriser la filière de formation pratique» proposé par l'UDF doit se faire selon deux axes : d'une part en rappelant qu'une formation pratique a tout autant de valeur qu'une formation académique et rappeler son utilité pour la société, et d'autres part en encourageant la création de places d'apprentissage, soit par des incitations aux entreprises, soit par l'extension du système des écoles techniques. Jean-René Moret, membre de l'UDF Vaud

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La Passion du Christ, un film qui respire l'odeur de vie

S'il y a un sujet d'actualité qui alimente toutes les conversations de cette période pascale, c'est bien le film «La Passion du Christ» de Mel Gibson. Tant de choses ont été dites avant même sa sortie officielle... Ce n'est sans doute pas un hasard si ce film sort maintenant, pour instruire et interpeller les gens de notre temps.
Gros coup financier? Etalement de violence? Bain de sang? J'ai vu ce film en avant-première, et si je devais le résumer en une phrase, je dirais: il est vrai, comme Christ est vrai, comme sa souffrance a été vraie. D'ailleurs le film commence par le verset d'Esaïe 53, 5: «Mais il était blessé pour nos péchés, brisé pour nos iniquités. Le châtiment qui nous donne la paix est tombé sur lui, et c'est par ses meurtrissures que nous sommes guéris.»
Mel Gibson l'a bien compris et l'a bien saisi en images. Il nous montre Jésus blessé, brisé, meurtri. On le frappe beaucoup? Oui, mais les soldats romains étaient cruels et violents; il n'y a qu'à voir les documentaires sur les arènes romaines, les combats de gladiateurs, les esclaves battus
Antisémite? Non. On voit les membres du Sanhédrin ligués contre Jésus, demandant à Pilate sa crucifixion: c'est la réalité des faits. Les juifs ne sont pas accusés. Rien ne les met en avant. L'acteur qui tient le rôle de Jésus a prié chaque matin avant de tourner les scènes. C'est peut-être pourquoi il a si bien exprimé les souffrances de notre Sauveur. Certains ont dit que le film ne montrait pas la résurrection; faux, elle est présentée sobrement: La pierre du tombeau roulée, le tombeau vide, les linges blancs et Jésus vivant, qui se lève, laissant voir sa main percée. Quelques images claires, bibliques, suffisantes.
En fait, les gens qui trouvent ce film trop violent et sanglant se focalisent là-dessus; mais ce qui est montré, c'est la violence des hommes contre «le Fils de Dieu». Soyons honnêtes, l'humanité est comme ça, incrédule, cruelle, violente. Et je crois que c'est cela qui choque: de nous voir tels que nous sommes ou pouvons être! C'est notre péché, notre nature pécheresse qui est manifestée et nous est renvoyée comme dans un miroir, et personne n'aime y être confronté!
Avez-vous vu le film «La rançon» avec Mel Gibson? Une histoire fictive de kidnapping d'un enfant par des malfrats exigeant une rançon de deux millions de dollars d'un père propriétaire d'une compagnie d'aviation. Un film violent, plein de tueries, finissant dans un bain de sang insupportable. Ce film a été un succès. Et qui s'est plaint qu'il y avait trop de sang? Pourtant «La rançon» est une fiction. «La Passion» est une réalité. La Passion est l'histoire vraie d'une rançon, qui contrairement au père de l'enfant qui refuse de la verser, est payée, intégralement, par Jésus-Christ, Dieu fait homme, sur la croix, pour ôter nos péchés qui nous condamnent à perpétuité. Si «La rançon» a une odeur de mort, «La passion» a une odeur de vie, de vie éternelle. Si vous acceptez la rançon de Jésus-Christ, vous serez sauvé. C'est cela Pâques.
Dominique Ardellier

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Rubrique : Réflexion

Le génie du christianisme dans l'ordre politique



Acertains égards, la culture des pays occidentaux est encore indirectement inspirée par le christianisme. Par endroits, des Eglises fidèles aux Ecritures connaissent un développement réjouissant. Mais fondamentalement, nous vivons dans une ère post-chrétienne. Les sociétés occidentales répudient chaque jour davantage leur héritage judéo-chrétien. Les pays européens, surtout, semblent même être entrés dans l'époque de reniement massif de leurs racines spirituelles. Les activités religieuses les plus ostentatoires des musulmans sont considérées par beaucoup comme la noble expression d'un légitime droit à la différence et d'une foi profonde. Les chrétiens qui agissent avec autant d'intensité et de visibilité s'attirent aussitôt une réprobation quasi générale et passent pour de dangereux réactionnaires dont le prosélytisme est socialement intolérable. En ce temps de confusion, de déliquescence, de crise, de profondes mutations et d'effondrement des repères traditionnels, il est urgent que les chrétiens s'adonnent à un véritable travail apologétique afin de faire connaître ou redécouvrir à leurs contemporains les incommensurables richesses de la Bible, parole inspirée par Dieu lui-même. Le christianisme est d'abord et avant tout une religion de salut. Dieu offre sa rédemption et l'accès à son paradis à quiconque croit en son Fils Jésus-Christ. Mais la révélation chrétienne ne s'arrête pas là. Elle contient des normes, des paradigmes explicatifs et des éclairages relatifs à tous les domaines essentiels de la vie humaine.
Ces admirables enseignements permettent, notamment, de dessiner une insurpassable architecture de la vie en société qui constitue, selon Aristote, l'essence même de la politique. Trois passages clefs des Ecritures autorisent la constitution d'un véritable triangle magique fondateur du meilleur discours possible sur le régime politique souhaitable ainsi que sur la légitimité et la valeur des régimes politiques réels.
La Bible affirme tout d'abord que l'origine ultime du pouvoir étatique se trouve en Dieu. Dans l'Epître aux Romains (13 ; 1, 4-5), il est écrit : «Que toute personne soit soumise aux autorités supérieures; car il n'y a point d'autorité qui ne vienne de Dieu, et les autorités qui existent ont été instituées de Dieu... Le magistrat est serviteur de Dieu pour ton bien... Il est donc nécessaire d'être soumis, non seulement par crainte de la punition, mais encore par motif de conscience». Ces paroles visent, entre autres, à empêcher toute forme d'anarchie. Il est évident que dans le dessein de Dieu, les deux fonctions les plus importantes de l'Etat devraient toujours résider dans la sécurité intérieure et dans la défense contre les injustes agressions extérieures.
Pris isolément, ce texte pourrait servir à justifier une soumission absolue et veule à l'Etat. Mais ce n'est pas la pensée de Dieu ! Car, l'Ecriture nuance aussitôt l'affirmation paulinienne en proclamant : «Il faut obéir à Dieu plutôt qu'aux hommes» (Actes 5, 29). Cette célèbre réplique des apôtres Pierre et Jean constitue le prodigieux ancrage divin de toute objection de conscience contre les lois et ordres iniques de l'Etat. L'Ecriture s'oppose ainsi à tous les totalitarismes, voire à toute forme de démocratie enracinée dans un positivisme sociologique orgueilleux et impérieux (la majorité doit imposer sa volonté, quelle que soit la valeur éthique de cette volonté!).
Le christianisme biblique verrait-il alors dans la théocratie son régime idéal? Loin de là ! L'apôtre Paul nous invite clairement à rejeter ce régime autoritaire et légaliste qui a fait tant de victimes dans l'histoire. «Qu'ai-je, en effet, à juger ceux du dehors ?», s'exclame-t-il (I Cor. 5, 12) ! Cela pour signifier que l'Eglise n'a pas à se substituer à l'Etat, ni à exercer de jugement à l'égard de ceux qui ne se réclament pas du statut de membre volontaire de l'Eglise.
Ainsi, le christianisme biblique récuse, sans ambiguïté, à la fois l'anarchie, le totalitarisme et la théocratie. A partir de là, émerge tout naturellement, et en contraste, le régime politique le plus propice à l'humanité : une démocratie fondée sur les grands préceptes généraux de la révélation chrétienne ou, à tout le moins, sur le droit naturel dérivé de la conscience universelle. Dans l'ordre politique, comme ailleurs, le christianisme biblique déploie et exprime son génie! Le génie du christianisme - pour reprendre le titre d'une uvre de Châteaubriand - est à l'origine de ce qu'il y a de meilleur en Occident. A vouloir l'oublier et à se délecter d'un relativisme absolu qui ne reconnaît plus aucune supériorité au christianisme sur les autres religions, nos sociétés risquent de sombrer dans un chaos profondément attentatoire à la dignité et à la liberté humaines.

Jean-Pierre Graber, Dr ès sciences politiques

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Rubrique : Agenda

La section UDF Neuchâtel vous invite à la conférence publique

Thème : Quelle relation entre l'Israël biblique et l'Israël d'aujourd'hui?

Vendredi 18 juin à 20h

Stadmission, r. Musée 37, 2300 La Chaux-de-Fonds

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Congrès UDF Fribourg

Samedi 8 mai 2004
12h00: buffet canadien / 15h00: partie officielle

Buvette du terrain de foot de Neyruz, salle Noisette en compagnie du conseiller national UDF Christian Waber

Conjoints, amis, enfants, tous sont les bienvenus
Activités de détente prévues pour tous. Venez nombreux !

 

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