L'UDF édite Impulsion. Ce journal, qui paraît entre cinq et neuf fois par an, informe de l'actualité politique suisse et de l'action de l'UDF au niveau fédéral et dans les différents cantons romands. Chaque édition contient également une interview. 

Edition actuelle 3/06 - mai 2006 :

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Edition actuelle 3/06 - mai 2006

RUBRIQUE EDITO

Le succès appelle le succès

Le 9 avril dernier, l'UDF romande a obtenu son premier siège dans un parlement cantonal avec l'élection de Marc Früh, maire de Lamboing (Jura bernois). Le parti est ravi et encouragé par ce succès. L'électorat traditionnel de l'UDF s'est mobilisé avec un mot d'ordre: voter compact. À cela se sont ajoutés divers suffrages d'électeurs de tous horizons partageant les valeurs de notre parti politique, un apparentement avec le PEV, et le tour était joué. L'UDF Berne fonctionnera dorénavant avec sa propre fraction, ce qui lui permettra de définir sa stratégie politique et d'affirmer son identité au sein du Grand Conseil. Ce résultat récompense une belle persévérance. En effet, les Bernois de l'UDF ont obtenu leur premier siège au Parlement cantonal il y a près de trente ans. Aujourd'hui, ils en ont six et forment un groupe à part entière. D'autres échéances électorales se profilent déjà pour les autres sections romandes. L'UDF Fribourg et Jura participeront aux élections cantonales cet automne. L'UDF Vaud participera également à l'élection du Grand Conseil au printemps 2007, avec une réduction du nombre de députés et des arrondissements électoraux. Pour rappel, l'UDF Vaud a manqué son entrée au Grand Conseil de 32 voix seulement. Il est dès lors très important que les membres et sympathisants de l'UDF de ces cantons se mobilisent lors des prochaines échéances, et votent compact. Ils confirmeront ainsi leur soutien indispensable aux candidats prêts à s'engager pour défendre leurs valeurs dans l'arène politique. Tout comme à Berne, les autres sections cantonales romandes de l'UDF ont besoin de signaux forts de leur électorat. C'est une condition très importante de la poursuite de leur action politique. Les résultats de l'UDF ont régulièrement progressé ces dernières années. Mais l'UDF ne veut pas en rester là. Le parti espère pouvoir augmenter l'impact de sa réflexion et de son action. Le succès appelle le succès. Le dicton est bien connu en politique. Preuve en est la progression très importante des Verts. Gageons donc qu'il en soit de même pour l'UDF.


Maximilien Bernhard

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Agenda de l'UDF

Dimanche 1er août: journée nationale de prière
Samedi 19 août: assemblée des délégués de l'UDF Suisse à Olten
Vendredi 15 septembre: formation des sections romandes de l'UDF

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RUBRIQUE: Nationale

L'UDF soutient l'harmonisation scolaire

LES DELEGUES DE L'UDF NE RECOLTERONT PAS DE SIGNATURE CONTRE LE MILLIARD DE COHESION CH/UE

Réunis le 8 avril à Olten, les délégués de l'Union Démocratique Fédérale (UDF) ont notamment décidé de soutenir l'Arrêté fédéral modifiant les articles de la Constitution sur la formation.

Votations fédérales du 21 mai
Pour l'UDF, l'harmonisation des systèmes scolaires soumise en votation fédérale le 21 mai est une nécessité afin de prendre en compte la mobilité croissante des familles sur l'ensemble du territoire. L'UDF ne craint pas une ingérence de la Confédération dans les affaires cantonales puisque son intervention sera limitée et qu'elle se basera sur le principe de la subsidiarité, la Confédération ne légifèrant que si les cantons n'arrivent pas à s'entendre. Cette harmonisation minimale permettra aux autorités d'intensifier leur coopération pour assurer la qualité de l'enseignement et permettre la mobilité intercantonale et internationale. À la quasi unanimité, les délégués de l'UDF ont par conséquent dit oui à l'Arrêté fédéral modifiant les articles de la Constitution sur la formation.

Milliard de cohésion CH-UE
Le Conseiller national UDF Markus Wäfler a présenté les enjeux liés au milliard de cohésion entre la Suisse et l'Union européenne (UE). L'UDF rappelle que cette contribution était prévue dans la cadre du dossier des Bilatérales II. Ce montant a été négocié avec l'Union européenne comme prix à payer pour bénéficier des accords bilatéraux, sans devoir adhérer à l'UE. L'UDF considère qu'un refus pourrait durcir sérieusement les relations avec l'UE, ce qui pourrait aussi coûter cher à la Suisse (contrôles accrus aux frontières, etc.), voire remettre en cause les accords bilatéraux.
On ne peut par ailleurs exclure que la situation devienne difficile au point de remettre la question de l'adhésion sur le devant de la scène. Contrairement aux membres de l'UE, notre pays gardera un droit de regard sur la manière dont les fonds seront utilisés.
Les délégués de l'UDF ont donc décidé, par 40 voix contre 14 et 6 abstentions, de ne pas soutenir le référendum contre le milliard de cohésion.

Ligne politique de l'UDF
L'UDF a par ailleurs décidé d'entreprendre la rédaction de quarante prises de position d'ici à fin 2006 sur différents sujets tels que la politique familiale, l'écologie, les assurances sociales, l'asile et les étrangers, l'islam en Suisse, l'euthanasie, l'eugénisme, l'agriculture, les valeurs pour la société, la formation, l'aide au développement, ou encore le soutien aux régions périphériques. Le politologue de l'UDF Stéphane Derron sera en charge de l'élaboration des prises de positions qui seront notamment utilisées dans le cadre des élections fédérales 2007.

Nouveau logo de l'UDF
À l'approche des élections fédérales 2007, l'UDF a décidé d'entreprendre un toilettage du logo actuel. La réflexion sur l'image du parti avait été lancée l'an dernier, à l'occasion du trentième anniversaire du parti.
Le nom en italien du parti intègre le logo suite à la récente création de l'UDF Tessin.


Maximilien Bernhard

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Pour une véritable politique familiale

LE CONSEIL NATIONAL A ADOPTE LE PRINCIPE D'UNE ALLOCATION FAMILIALE MINIMALE. ANALYSE AVEC LE DEMOGRAPHE HERMANN-MICHEL HAGMANN, SUR FOND DE REFERENDUM

Quelle influence de meilleures allocations peuvent-elles avoir sur le bien-être des familles?
D'une façon générale tout soutien améliore le bien-être de la famille. Historiquement, la famille a été trop longtemps considérée comme une valeur conservatrice.
Nous assistons néanmoins à un frémissement de changement dont le vote sur les allocations familiales au Conseil national est un signe. Il existe enfin dans notre pays un mouvement pour des solutions
permettant de mieux concilier vie professionnelle et vie familiale.
Une telle politique familiale devrait avoir plusieurs objectifs dont le premier est d'aider les familles et le second de renforcer l'économie du pays, grâce à une meilleure insertion professionnelle des femmes. Certains milieux économiques ont compris la contribution bénéfique des femmes à l'économie et ont par exemple soutenu l'idée des crèches.

La politique familiale relève-t-elle de l'État ou de la sphère privée comme on l'a beaucoup entendu lors de la campagne pour le congé maternité?
Le débat autour de l'assurance maternité a montré que les
choses bougent. C'est vrai que de nombreux Suisses, alémaniques surtout et notamment des femmes, disaient que l'État n'avait pas à se mêler des affaires familiales. Mais l'État, en développant les allocations familiales ou un congé maternité, ne se mêle pas des affaires privées. Il donne au
contraire davantage de liberté aux jeunes familles, en leur apportant un
soutien.
Les études menées révèlent une différence entre le désir théorique d'enfants, qui se situe à 2,2-2,3 par femme, alors que le nombre d'enfants par femme n'est finalement que de 1,3-1,4.

Comment expliquez-vous cette différence?
De nombreux obstacles se dressent entre le désir théorique et la pratique du désir d'enfants: l'accueil de la petite enfance, le logement, une fiscalité défavorable et la grande difficulté de concilier vie professionnelle et vie familiale, en particulier pour les jeunes femmes.

Quelle pourrait être l'influence d'une véritable politique familiale sur le taux de natalité?
C'est très complexe et il est difficile d'affirmer que l'on peut arriver à un résultat très précis. Pour faire simple, je dirais qu'une politique étroitement nataliste n'a aucune chance.
En revanche, ce qui est sûr, c'est que la qualité de vie des familles et des enfants augmente par la mise en place d'une véritable politique familiale. Si en plus, grâce à ce soutien symbolique, on améliore la natalité, c'est tant mieux.
Une telle politique est constituée de multiples mesures dont les allocations familiales.

Mais pourquoi privilégier une telle politique si les résultats ne sont pas certains?
La population suisse est vieillissante, d'abord par un manque de jeunes, et après par l'accroissement de l'espérance de vie.
Pour corriger l'âge moyen de la population, il existe deux solutions: agir sur la natalité ou sur la migration. Cette dernière n'est qu'une piste à court et moyen terme.
Il faut savoir que le déclin de la population serait un coup majeur porté à l'économie. Il suffit de penser au système de santé, et à la difficulté de réorganiser l'économie qu'il entraînerait.

Le financement des allocations familiales constitue le principal point d'achoppement du débat actuel. Quelle approche préconisez-vous?
Les employeurs se plaignent de cette nouvelle charge. C'est un faux débat. En effet, ils n'ont pas une caisse noire. Ils vont donc répercuter cette charge sur le prix de revient et de vente. Il s'agit donc d'un transfert vers le client que toute l'économie finance.
Certains cantons comme le Valais ont fait participer modestement le salarié et c'est une piste envisageable. Le taux de natalité y dépasse légèrement la moyenne helvétique, avec 1,5-1,6 enfants par femme.
Mais c'est plutôt le conservatisme ambiant, qui ne voit pas les enjeux d'une politique familiale globale, qui explique les réticences actuelles. Est-il nécessaire de rappeler qu'en comparaison internationale, la politique familiale suisse est mal classée.

Existe-t-il des modèles dont la Suisse ferait bien de s'inspirer?
Il y a bien des idées à prendre, mais la Suisse doit inventer son propre modèle. Les conditions familiales dans les pays scandinaves, l'accueil scolaire en France doivent être étudiées sérieusement.

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LA PAGINA ITALIANA: Cattivo esempio politico

E' fresca la notizia apparsa sul quotidiano La Regione di martedì 18 aprile concernente l'intervento della Polizia di Lugano volto a impedire l'esposizione alla vista dell'ultimo numero del quindicinale "Il Diavolo" nelle edicole cittadine, che ritrae Marina Masoni nuda, carponi, con il titolo "Alzati e cammina!".
Prescindendo da considerazioni di merito relative all'opportunità o alla legalità di una tale azione di "censura" da parte della Polizia cittadina, l'Unione Democratica Federale del Cantone Ticino (UDF) ritiene molto grave, vergognoso e al di là di ogni limite di decenza il fatto che su un organo di stampa, e addirittura in copertina, sia stata ritratta la nostra ministra delle finanze e dell'economia in modo tanto abietto, estremamente irrispettoso, degradante e lesivo della personalità e dell'onore dell'interessata. E tanto più se si tiene conto del fatto che tra i responsabili di tale oscenità vi è nientemeno che un deputato del Gran Consiglio, Sergio Savoia, chiamato al bene e all'edificazione del popolo!
La questione assume una grande valenza politica, etico-morale, educativa, religiosa e culturale.
Innanzitutto qual è il messaggio e il fine che l'immagine proposta dal giornale satirico vuole far passare? E quali conseguenze porta con sé?

Divertimento gratuito e senza limiti?
Osiamo avanzare l'ipotesi - invero giustificata poiché supportata da elementi che non possono sfuggire all'osservatore - del divertimento gratuito attraverso la ridicolizzazione, la derisione, la denigrazione e lo scherno di un personaggio pubblico, di un detentore dell'autorità civile e della sua situazione politica e personale, che può concretamente portare l'osservatore non solo al sorriso, bensì a poco a poco ad assuefarsi all'idea di mancare di rispetto alla persona in generale, al politico in generale, all'autorità in generale. E' in fondo un sistema educativo, anzi diseducativo molto pericoloso e subdolo, presentato sottoforma di diversivo innocuo, nettamente contrastante con quanto la nostra società (ancora) richiede al cittadino dal profilo civile e morale: obbedienza e rispetto nei confronti delle autorità civili costituite, dell'autorità familiare, scolastica e religiosa, rispetto e solidarietà con chi si trova nella sofferenza, indipendentemente dal suo stato sociale, da razza, religione, sesso, ecc., rispetto della sfera privata, della personalità, dell'onore e di quant'altro.

Un servizio al Paese?
Peraltro tutti principi ancorati nel corpo legislativo che regola la vita sociale di questo Paese. Un Paese che Sergio Savoia, in quanto deputato del Gran Consiglio e quindi dell'autorità civile, è chiamato a servire in tutta fedeltà, rispetto e onore, come del resto ha giurato o promesso solennemente dinnanzi al popolo ticinese. La copertina in questione disonora e offende non solo Marina Masoni, ma anche la nostra Costituzione, le autorità e tutto il popolo ticinese. E, cosa ben più grave, disonora e offende Dio con la presa in prestito, ma per un uso perverso in un contesto osceno, di parole di amore e di potenza pronunciate dal Signore Gesù Cristo al paralitico a Betesda: "Alzati, prendi il tuo lettuccio e cammina" (Giovanni 5, 8).
E' di tali deputati che il popolo ticinese ha bisogno? Al lettore la risposta.

Giovanni Isella, presidente UDF Ticino

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Le désendettement est une priorité

Lorsque j'étais enfant (début des années nonante), j'apprenais que la Confédération et le canton de Vaud (notamment) faisaient du déficit, plusieurs centaines de millions voire des milliards de francs. Les années ont passé, les collectivités continuaient à faire du déficit, sans que, apparemment, personne ne s'en offusque trop.
Pourtant, la dette du canton de Vaud est passée de 1,75 milliards en 1990 à 10,62 milliards en 2003 (elle s'est un petit peu améliorée depuis), celle de la Confédération est passée de 11 milliards en 1970 à 38 milliards en 1990 et à 124 milliards en 2003. Quand au total des engagements des administrations publiques, elle a passé de 36 milliards en 1970 à 98 milliards en 1990 et à 241 milliards en 2003.
Le seul canton de Vaud à lui seul paie environ un million de francs par jour pour la seule charge de l'intérêt. Ne parlons même pas de la Confédération...

Année faste
Or, l'année passée, la Suisse a connu une année faste. La Confédération bouclait sur un déficit de 100 millions (seulement, serait-on tenté de dire) alors que le budget prévoyait une perte de près de deux milliards et le canton de Vaud bouclait avec un excédent de recettes de 46 millions, une première depuis seize ans. Il y a quelques jours, l'émission Forum de la RSR avait invité deux députés vaudois pour leur demander si l'ère des restrictions était révolue ou s'il fallait continuer sur la voie entamée en direction de l'équilibre.
Et quelle ne fut pas ma surprise d'entendre un des deux protagonistes défendre l'idée qu'il fallait tout de suite réinvestir dans les domaines qui avaient souffert des restrictions puisque de toute façon les comptes bouclaient en positif.

200 ans pour rembourser la dette
Ne nous y trompons pas: certes les comptes ont pour une fois bouclé dans le noir, mais de quelques petits millions. Il faudrait plus de 200 ans pour rembourser la dette du canton de Vaud à coup de 46 millions par an. En plus, et cela il faut le dire, l'année 2005 a été une année exceptionnelle pour l'économie suisse. Pour s'en convaincre, il suffit de regarder les chiffres publiés par les grandes entreprises. Ce n'est donc parce qu'on boucle une fois avec un léger excédent de recettes (les mesures prises commencent à porter du fruit) que tout est gagné.
La conjoncture a joué un grand rôle dans ces chiffres, mais comme chacun le sait, l'économie évolue de façon cyclique. C'est pourquoi l'UDF a toujours proposé une politique anticyclique qui permettrait de faire des réserves pendant les années de haute conjoncture pour pouvoir investir et soutenir tant l'économie que la population en période de vaches maigres.
Il ne faut donc pas se laisser piéger et croire que tout continuera à bien aller. C'est maintenant qu'il faut poursuivre les efforts, ne pas s'arrêter à mi-chemin et qu'il faut avoir le courage de faire ce que nous serons contents d'avoir fait lorsque la situation sera plus difficile.

Assainir les finances, une priorité
Que l'on discute sur les moyens d'atteindre l'équilibre à long terme, savoir s'il faut augmenter les impôts, améliorer l'efficacité ou réduire les prestations, est une chose.
Mais la situation est grave et elle ne s'améliorera pas sur le long terme si l'on ne poursuit pas sur la voie de l'assainissement des finances cantonales, et surtout ne pas céder à ceux qui prétendent que la situation n'a rien d'alarmante, à l'image de Peter Bodenmann qui disait: "Les dettes, il faut toujours les opposer aux actifs pour avoir une vision objective de la situation. Si l'on additionne les actifs de la Confédération, des cantons et des communes, on s'aperçoit que ces 125 milliards de dettes [de la Confédération] représentent à peine 50% [de ces actifs]. Les avoirs cumulés de la BNS et des banques cantonales sont aussi largement supérieurs à la dette. Enfin, les capitaux du deuxième pilier sont cinq fois plus élevés que ce montant. Dans l'absolu, la Suisse n'a donc pas de dette".
Les millions utilisés pour payer les intérêts seraient bien plus utiles dans d'autres secteurs, et l'on ne pourra pas emprunter indéfiniment pour vivre au-dessus de nos moyens.

Luc-Olivier Suter, président de l'UDF La Côte

http://www.bfs.admin.ch/bfs/portal/fr/index/themen/oeffentliche_verwaltung/vermoegen_und_schulden/blank/kennzahlen0/schulden.html
http://www.efv.admin.ch/f/finanzen/bundfina/pdf_v_05/bufi_V2005_f.pdf
http://www.safari.vd.ch/safdoc/basedoc1/d72/f291472.PDF

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Les finances au centre de la session de printemps

Les parlementaires n'ont pas chômé lors de la dernière session de printemps qui s'est tenue durant les trois premières semaines de mars. En vrac, voici les principaux débats qui ont eu lieu sous la coupole fédérale:

Allocations familiales:
Un nouveau système a été adopté sur le principe d'un enfant, une allocation. Des planchers sont fixés et sont valables pour tous les cantons. Au moins 200 francs pour les enfants jusqu'à 16 ans et 250 pour les jeunes en formation jusqu'à 25 ans.
Le financement des allocations constitue le principal point de discorde. Dans le projet adopté par les chambres, la charge pèse sur les employeurs et les cantons. Le référendum a été saisi et probablement que le peuple sera consulté.

Imposition des participations de collaborateurs
De plus en plus d'employés sont rémunérés par des participations à l'entreprise qui les emploie (sous forme d'actions). La particularité de ces nouvelles formes de rémunérations est le revenu différé dans le temps (principe des options). L'imposition est souvent déficiente ou ne respecte pas le principe de l'imposition selon la capacité financière. Une réglementation s'avère dès lors nécessaire.

Milliard aux nouveaux pays de l'UE
c'est la contre-partie financière et politique aux Bilatérales II voulues par les Suisses. C'eût été naïf de croire que l'UE laisserait la Suisse profiter des avantages des Bilatérales sans demander une participation financière à ses efforts de cohésion. Outre le principe de devoir payer un milliard sur cinq ans, ce qui échauffe les esprits, c'est le fait que la question soit évincée des débats précédant les votations populaires (Schengen/Dublin et libre-circulation) qui a suscité plusieurs réactions politiques. Mais c'est surtout le fait que le Conseil fédéral n'a jamais expliqué comment il allait financer ce montant.

Taxe sur le CO2
Le Conseil national aurait dû définir le montant d'une taxe sur les combustibles, mais c'est son principe même qui a été remis en question. Au final la taxe a été préférée de justesse au centime climatique. Le dossier est renvoyé à la commission parlementaire qui aura pour tâche de déterminer le montant et l'utilisation de cette taxe.

Révision de l'AI
Le nombre de personnes touchant une rente invalidité a énormément augmenté ces dernières années, au point que cette assurance sociale accumule un déficit de quelque huit milliards de francs. Une majorité de ces nouveaux rentiers le deviennent suite à des problèmes psychiques.
Le contexte économique, marqué par des adaptations et des réorganisations d'entreprises, est lié à cette nouvelle tendance. La politique doit désormais s'atteler à l'assainissement de l'AI pour en assurer sa pérennité. Mais comment? En renflouant les caisses ou en corrigeant le système pour en éviter les abus? Telle est la question qui sépare la droite et la gauche.

Markus Wäfler, Conseiller national UDF

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RUBRIQUE: L'UDF dans les cantons

Un siège romand pour l'UDF

Rarement des élections bernoises ont suscité autant d'intérêt que celle du 9 avril 2006. La réforme du Parlement cantonal (Grand Conseil) passant de 200 à 160 sièges, la réorganisation des cercles électoraux, et la première élection du nouveau Conseil du Jura Bernois avaient de quoi désorienter plus d'un électeur. Les citoyens ont dû s'informer et fournir un gros effort pour s'y retrouver. L'incertitude était maîtresse et les pronostics des meilleurs analystes n'ont rien fait pour calmer le jeu. Un journaliste espérait même voir disparaître les partis chrétiens: "Le problème de ces petits partis religieux, c'est qu'ils ne servent à rien...". Heureusement, le dernier mot appartient à l'électeur averti.
Ces élections ont été un sujet de prière important pour de nombreux chrétiens. Nous avons été très réjouis de constater que toujours plus de croyants réalisent qu'ils ont à participer à la vie publique. Dans plus de 200 communes du canton, des groupes de prière ont intercédé spécifiquement pour ces élections.
Lentement mais sûrement, les citoyens comprennent l'importance de l'engagement des chrétiens dans la vie politique. Espérons qu'ils continueront de prier assidûment aussi après les élections, afin que les élus soient remplis de sagesse et prennent les bonnes décisions.
L'objectif de l'UDF pour le Grand Conseil était d'occuper un siège du Jura bernois, et d'en gagner dans le reste du canton. J'ai aussi accepté d'être candidat à l'exécutif du canton. Je savais mes chances minimes, mais cela m'a permis de participer aux débats régionaux, radiophoniques,
télévisés et de bénéficier d'une
présence médiatique accrue pour présenter le programme du parti. Avec 11253 voix, score honorable pour l'inconnu que j'étais.
Malgré la réduction de 200 à 160 députés, l'UDF a gagné deux sièges, dont un dans le Jura bernois, grâce à l'apparentement avec le PEV. Ont été élus: Fred Schneiter, Thierachern, président cantonal de l'UDF (BE), Erwin Burn, Adelboden, Andreas Brönimann, Belp, Martin Friedli, Sumiswald, Marc Früh, Lamboing, Markus Kronauer, Burgdorf. Lors de la nouvelle législation, l'UDF bernoise siègera pour la première fois avec son propre groupe parlementaire.
Merci aux électrices et électeurs qui nous font régulièrement l'honneur de leur confiance, aux candidats qui ont consacré du temps, aux autres volontaires qui n'ont pas ménagé leurs efforts pour que l'UDF se développe.

Marc Früh, maire, député

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L'UDF Bienne a le vent en poupe


La section locale de l'UDF Bienne & environs a tenu son assemblée générale annuelle le vendredi 24 mars dernier à la salle de l'AEM à Bienne. Après un excellent repas préparé par le couple Zbinden, nouveaux membres, l'assemblée générale s'est dotée d'un nouveau comité. Après une année transitoire sans président -l'ad intérim ayant été assuré par la vice-présidente Yolanda Linder- les membres ont nommé le Biennois et Conseiller de Ville Samuel Grünenwald comme nouveau chef de file. Kurt Oppliger de Port se charge du secrétariat et entre donc au comité. Damaris Lehmann de Longeau (Lengnau) reprend la gestion des finances des mains de Barbara Nabold, qui elle s'est "retirée" dans son pays natal à Winterthour. Le noyau du comité compte donc maintenant trois Romands, ce qui plaît bien à la Bienne bilingue.
L'assemblée a également renouvelé à l'unanimité les autres membres actuels dans leurs fonctions particulières. Yolanda Linder de Port reste notre vice-présidente. Les cinq membres Florian Lehmann de Longeau, Anita et Martin Wüthrich de Bienne, Karl Leutwiler de Dotzigen et Paul Alder d'Orpund complètent le comité. Anita Wüthrich fait partie de la commission scolaire des Prés Ritter. Martin Wüthrich représente les Biennois à l'assemblée des délégués bernois à Thoune. Paul Alder défend nos intérêts à l'assemblée des délégués suisses à Olten.
Après toutes ces nominations, le président a remercié ses prédécesseurs Walter Hofmann, Peter Bonsack et Yolanda Linder pour leur engagement.
Du même coup, le parti se voit élargi par cinq nouveaux membres. Une chaleureuse bienvenue à Annette Grünenwald, l'épouse du nouveau président, Thérèse Oppliger de Port, Claudia Leutwiler de Dotzigen, ainsi qu'à Johannes et Rose-Marie Zbinden d'Évilard.
Ce nouveau comité n'a pas tardé à retrousser les manches pour emporter un bon résultat aux élections au Grand Conseil bernois du 9 avril. Un autre jalon important est déjà placé: les élections au Conseil de Ville de Bienne en 2008. Bon courage et beaucoup de succès et de sagesse pour les tâches qui ne se font pas attendre.

Kurt Oppliger, nouveau secrétaire de l'UDF Bienne

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Renforcement de l'UDF Genève

Pour renforcer son comité, la section cantonale de l'UDF Genève recherche

> un/une nouvelle secrétaire,
> un/une vice-président(e),
> un(e) délégué(e) pour les assemblées qui se déroulent à Olten (SO) quatre fois par année,
> ainsi qu'un rédacteur, et non pas une personne pour la gestion des finances comme indiqué dans la précédente édition.
Les personnes intéressées peuvent contacter le président de l'UDF Genève Jean-Luc Ruffieux, tél. 022 751 20 23.



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RUBRIQUE: Internationale



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Rubrique : Réflexion

La place de l'homme et celle de la femme

Ma sœur est plutôt douée: elle est scénariste, metteur en scène, réalisatrice, épouse et mère de deux enfants. Or, dans son milieu de travail, les discussions se passent la plupart du temps entre les hommes et elle n'a voix au chapitre que pour un soupir. En général, elle finit par confier son analyse directement aux producteurs qui, en définitive, retiennent son point de vue. Ainsi, en dépit de ses capacités, elle doit faire un "esclandre" pour avoir un droit de parole.
Que se passe-t-il ici? Quel devrait être la place des hommes et des femmes dans un réel équilibre?
Les hommes et les femmes sont des êtres censés être libres et capables de mener à bien leurs existences d'une manière autonome. Il faut pour cela savoir gérer un minimum de pouvoir, car sans pouvoir, il n'y a pas de liberté. Aussi, ceux (masculins et féminins) qui se sentent "victimes" dans la relation avec leurs conjoints, amis ou collègues, tenteront certainement d'utiliser leur pouvoir pour "rétablir" l'équilibre, mais pas toujours dans un sens constructif.
La plupart des hommes sont empreints du modèle classique des relations hommes-femmes, car il tend à conforter pour eux une position de leadership. Certes, la société ne peut fonctionner sans leadership, mais cette position n'est pas toujours méritée par ceux qui croient devoir l'occuper. C'est en partie pourquoi ce modèle classique a fait l'objet d'attaques virulentes dans les milieux progressistes. Et les hommes contre-attaquent. Mais, est-ce vraiment une solution?
Les hommes ont tendance à confondre domination et leadership, en exerçant une domination là ou les femmes espèrent une protection; en imposant leurs vues là ou les femmes souhaitent échanger; d'où une volonté de revanche ou de reprise de pouvoir chez les femmes - qui sont aussi des dominations mais construites avec d'autres armes.
Parviendrons-nous un jour à un équilibre où chacun(e) se sent ... libre? Dans les Écritures, selon Paul, l'homme n'est pas sans la femme et la femme n'est pas sans l'homme. La femme a été tirée de l'homme et l'homme naît par la femme; tout vient de Dieu. Il faut donc regarder d'abord à Dieu. Or, Dieu a donné à chacun, chacune, liberté et responsabilités spécifiques (1 Cor. 11, 11-12)
Aussi, le véritable objectif à poursuivre autant par la femme que par l'homme, ne serait-il pas de protéger la liberté de l'autre, sa liberté de penser, et de soutenir ses responsabilités?
Il s'agit de redonner la liberté à ceux et celles qui se sentent "victimes". Selon Jean-Claude Guillebaud, tel est le sens de la Croix de Christ elle parvient à déjouer et à briser l'unanimité des persécuteurs; elle réhabilite le point de vue des victimes. Ainsi, la reconnaissance mutuelle et la considération réciproque, dans l'humilité, sont des clés qui ouvrent les places respectives de l'homme et de la femme dans la société (La refondation du monde, Seuil, 1999, p. 349).

Daniel Depelteau, directeur du Forum des Hommes


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