Edition actuelle 3/09 - mai 2009 :
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Edition actuelle 3/09 - mai 2009
RUBRIQUE EDITO
Nouvelles affaire de fiches?

Suite aux attentats du 11 septembre 2001, plusieurs pays ont sombré dans une "hystérie sécuritaire". Des milliers de caméras de surveillance ont été installées dans les capitales occidentales. Le passeport biométrique est une nouvelle étape dans le "tout-sécuritaire". Il est désormais légitime de se demander jusqu'où l'Etat ira pour surveiller la population. Le passeport biométrique représente bel et bien une intrusion de plus dans la sphère privée. La surveillance ne cesse de se développer. Traçabilité par le biais des fichiers informatiques, cartes de crédit, téléphones portables et internet; banalisation des implants à usage médical?: autant d'exemples qui démontrent à quel point la liberté individuelle se réduit. Il est donc de notre devoir de nous opposer à ces atteintes qui sont éthiquement inacceptables. En 1989, le Parlement avait créé une commission d'enquête parlementaire (CEP) chargée de faire la lumière sur les circonstances ayant conduit la Conseillère fédérale Elisabeth Kopp à la démission. L'une des tâches de cette commission consistait à enquêter sur le renseignement et la protection de l'Etat. Le rapport de la CEP révélait que depuis le début du siècle, près d'un million de fiches avaient été amassées par le Ministère public. Or, le récent arrêté fédéral contre lequel l'UDF a soutenu le référendum prévoit une centralisation des données du même type que celles de l'époque. Ni les États-Unis ni les accords de Schengen/Dublin n'imposent cette disposition. Le Conseil fédéral et le Parlement ont été plus loin que les diverses réglementations ne l'exigeaient. L'arrêté fédéral soumis en votation le 17 mai représente bel et bien une nouvelle affaire des fiches, mais à très large échelle. En effet, ceux qui feront une demande de passeport verront leurs données personnelles centralisées, vraisemblablement sur un serveur informatique, piratable par définition. Les données du système d'information peuvent être transmises à des tiers. Certains rétorqueront qu'il faudra une autorisation préalable. Lorsqu'on se souvient de la façon dont les noms des 250 titulaires des comptes de l'UBS ont été transmis aux autorités américaines avant que l'autorité judiciaire suisse se soit prononcée, on ne donne pas chère de la protection des données biométriques. Devant la menace terroriste actuelle, les activités de renseignement se multiplient. Devant toutes ces possibilités d'atteinte à la sphère privée, il est grand temps de donner un signal fort pour la protection de la sphère privée, en votant NON le 17 mai prochain.
Maximilien Bernhard, secrétaire romand de l'UDF
RUBRIQUE: Nationale
L'UDF dit non au passeport biométrique
A lausanne pour son assemblée des délégués, l'udf suisse a été saluée par le syndic
et le président du grand conseil
Le 4 avril, les délégués UDF de toute la Suisse sont venus à Lausanne. Ils y ont été accueillis par quelques mots de salutations de Jacques Perrin, président du Grand Conseil (photo de d.), et Daniel Brélaz, syndic de Lausanne.
Médecines complémentaires
Un débat contradictoire entre le Dr. méd. Björn Riggenbach (pour) et le Dr. méd. Daniel Beutler-Hohenberger (contre) a permis aux délégués de se déterminer sur l'élargissement aux thérapies alternatives du catalogue des médecines prises en charge par l'assurance-maladie de base. Au final, les délégués s'y sont opposés à l'unanimité moins deux abstentions.
Les médecines complémentaires entraîneraient une forte hausse des coûts, grèverait lourdement l'assurance-maladie et les budgets publics. Dans une période de hausses des coûts de la santé, le remboursement de prestations supplémentaires n'est pas approprié. De plus, le contre-projet ouvre la porte au remboursement de traitements effectués par des thérapeutes sans formation de médecine officielle. Enfin, l'absence de base scientifique rend l'acceptation de telle ou telle médecine alternative totalement arbitraire.
Passeports biométriques
Le Dr. Jan Atteslander (pour) et l'ancien conseiller national Markus Wäfler (contre) ont débattu des nouveaux documents d'identité biométriques obligatoires. Là encore, l'UDF s'y est opposé, par 44 voix, 9 pour et 6 absentions.
Ces documents représentent une atteinte supplémentaire aux libertés individuelles et à la sphère privée. Si l'arrêté est accepté, nous assisterons à un fichage des individus à très grande échelle puisque toute personne qui demandera un passeport biométrique verra ses données centralisées. Ces dernières pourront en outre être transmises à des tiers.
L'UDF exige le libre choix. Celles et ceux souhaitant continuer d'avoir des documents d'identité sans biométrie doivent pouvoir le faire. A noter encore que la technologie RFID utilisée dans la puce du passeport n'est pas fiable et présente plusieurs failles sécuritaires.
Crise financière
L'UDF salue un retour de l'éthique et d'une certaine moralité dans le domaine financier. La crise actuelle doit permettre à notre pays de repenser aux valeurs auxquelles il est attaché. L'UDF propose l'élaboration d'un code de conduite éthique en matière de politique sanitaire, financière, économique et environnementale.
Minarets
La campagne de votation sur l'initiative anti-minarets s'annonce très émotionnelle. L'UDF, qui entend conserver une attitude de respect à l'égard de la communauté musulmane, avancera dès lors des arguments tels que la réciprocité, le respect de l'histoire et de la culture chrétienne suisse, l'indifférence des musulmans modérés vis-à-vis de l'initiative et la volonté des islamistes intégristes de placer la charia au-dessus de l'État de droit.
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Qualche notizia del e dal Ticino
La popolazione ticinese è di circa 330'000 abitanti di cui circa il 26% (quindi più della media nazionale) sono stranieri.
Il partito di maggioranza relativa in Ticino è il Partito liberale radicale (FDP) che ha 2 rappresentanti nel Governo (Consiglio di Stato), dove inoltre siedono 1 PPD (CVP), 1 PST (SP) e 1 esponente della Lega dei Ticinesi.
Il Ticino è un cantone a maggioranza cattolica, ma anche la Chiesa Evangelica riformata gode del riconoscimento dello statuto di personalità giuridica di diritto pubblico.
Sono inoltre rappresentate una ventina di Comunità Evangeliche libere di cui una dozzina fanno parte della FCELT (Federazione delle Chiese Evangeliche Libere del Ticino).
Minareti. ticinesi
Lo scorso anno tre deputati al Gran Consiglio (un liberale radicale, un UDC e un leghista) hanno inoltrato un'iniziativa parlamentare tendente a proibire la costruzione di minareti sul territorio cantonale.
Lo scorso 16 febbraio, dopo oltre 4 ore di dibattito, il Gran Consiglio ticinese ha respinto l'iniziativa con 55 sì, 22 no e 4 astenuti. Come previsto tutti i socialisti ed i verdi hanno respinto l'iniziativa, insieme con la grande maggioranza dei PPD e buona parte dei liberali. I no sono giunti dalla Lega, dall'UDC e da alcuni liberali e PPD.
E UDF Ticino?
Dalla fondazione nell'ottobre 2005 e fino al 2008, a causa dei molteplici impegni, primi fra tutti quelli per le elezioni cantonali dell'aprile 2007 e nazionali dell'ottobre dello stesso anno e poi delle comunali dell'aprile 2008, abbiamo avuto poco tempo per informare i credenti ticinesi sulla necessità di un impegno politico cristiano. Tale sensibilizzazione, nel nostro cantone, è molto importante, poiché molti credenti sono scettici sull'impegno in politica ritenendo quest'ultima un affare "sporco" per natura.
Lo scorso autunno abbiamo quindi iniziato la distribuzione del libretto "Il Cristiano e la politica", traduzione in italiano di "Christ und Politik" in origine edito dalla sezione EDU del canton Zurigo, che ringraziamo di cuore.
L'obiettivo 2009 è quello di far pervenire, entro breve, il libretto citato ad ogni membro singolo o famiglia delle chiese evangeliche libere del Ticino. Abbiamo avuto la conferma di essere sulla strada giusta con la stampa di questa opera, poiché, ancora prima che uscisse dalla tipografia, i costi d'impaginazione e stampa risultavano già coperti da un grosso dono che abbiamo appositamente ricevuto ed inoltre, da quando la distribuzione è iniziata, anche le spese spedizione hanno potuto essere sostenute con le offerte spontanee di chi ha letto il libretto.
Infine una richiesta di preghiera
Per portare aventi adeguatamente il lavoro politico abbiamo assolutamente bisogno di nuove forze nel comitato cantonale di UDF Ticino: sosteneteci in preghiera nella ricerca di un/segretario/a e di un/una cassiere/a. Grazie di cuore.
Roberto Pellegrini, membro UDF Ticino
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L'UDF s'oppose à Harmos
L'UDF Fribourg a décidé de rejoindre les rangs des opposants à Harmos, système d'harmonisation scolaire fédéral. Concrètement, l'UDF participe à la récolte de signatures dans le cadre du référendum lancé par le Forum des Parents du Canton de Fribourg. Objectif, rassembler six mille signatures d'ici au 28 mai prochain. Mais pourquoi donc s'opposer à Harmos, alors que le début de l'école à quatre ans y est déjà acquis? Le comité référendaire relève que l'âge du début de la scolarisation n'est qu'un détail de ce projet d'harmonisation. Le comité est plus inquiet de la structure appelée à diriger ces travaux de planification scolaires. Le pouvoir s'éloignera des familles, de la région et même du canton: "Les compétences seront transférées au comité fantôme du CDIP dont le contrôle échappera au parlement fédéral."
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Christian Waber en Israël
Une délégation du groupe parlementaire suisse "Suisse-Israël" a évité de peu un tir de roquettes, le 31 mars. Alors qu'ils avaient quitté la ville de Sderot depuis vingt minutes, des tirs de roquettes se sont abattus sur la ville, blessant une femme. La délégation de cinq parlementaires emmenée par l'évangélique Christian Waber, Conseiller national UDF et initiateur du groupe "Suisse-Israël" (à d. sur la photo) était en visite en Israël du 28 au 31 mars. Ils ont visité la Knesset, le Golan et les territoires sous contrôle palestinien, notamment. Ils y ont rencontré le ministre suppléant des Affaires Etrangères palestinien.
RUBRIQUE: L'UDF dans les cantons
L'efficacité des médecines alternatives en question (votations du 17 mai)
Entretien avec Raymond Bossy, médecin et membre des Chrétiens Au Service de la SantéFaut-il inclure les médecines complémentaires dans le catalgoue des médecines remboursées par l'assurance maladie?
Le sujet des médecines complémentaires mérite qu'on s'y arrête, voire qu'une certaine réglementation ou un cadre d'utilisation soit posé. Toutefois, le texte de loi soumis au vote reste très flou. Il dit seulement que l'Etat s'investit pour les prendre en compte.
Mais que signifie "prendre en compte"? Les prendre en charge financièrement? Créer des chaires de médecines complémentaires? Et jusqu'à quel point l'Etat a-t-il des compétences dans un domaine qui touche de plus en plus au domaine des croyances et de la spiritualité? Je redoute plutôt qu'il agisse comme un "chèque en blanc" vis-à-vis duquel la population sera moins attentive, du moment qu'elle aura voté "pour la prise en compte des médecines complémentaires".
Le texte demande à ce que cinq médecines complémentaires soient remboursées à nouveau par l'assurance de base (homéopathie, médecine traditionnelle chinoise, phytothérapie, médecine anthroposophique, thérapie neurale). Il est dit qu'elles répondent aux critères "d'efficacité, d'adéquation et d'économicité" (LaMal Art 32). Qu'en pensez-vous?
Les études dont j'ai connaissance ont plutôt montré que l'utilisation des médecines complémentaires ne venait pas remplacer, mais s'ajouter à l'utilisation de la médecine académique; les coûts risquent donc de prendre l'ascenseur.
Qui plus est, l'efficacité de ces thérapies n'est pas démontrée: ce n'est pas ce qu'on peut appeler une maîtrise des coûts. Les études montrent en effet que l'homéopathie a un effet guère supérieur au placebo; pour la médecine traditionnelle chinoise, l'efficacité démontrée se limite à un champ nettement plus restreint que celui pour lequel elle se prétend efficace. On ne dispose, à ma connaissance, que de peu d'études sur la médecine anthroposophique et elles ne sont pas forcément encourageantes. Pour la phytothérapie, il est vrai qu'elle a montré une certaine efficacité; reste toutefois à lui donner un cadre sécuritaire au moins équivalent à la médecine académique. Il en est de même de la thérapie neurale. Elles ne répondent donc pas aux critères de la LaMal (art. 42).
Vous mentionniez la dimension spirituelle de ces thérapies. Comment l'appréhender dans un cadre politique et juridique?
Un arrêté du Tribunal Fédéral de 1997 dit que l'on estime que "l'évaluation de l'efficacité des médecines complémentaires ne peut se limiter à l'optique des sciences naturelles ou de la médecine académique". On ne dit toutefois pas quels critères doivent être utilisés. Bon nombre de médecines complémentaires se réfèrent à une conception de l'homme et de la santé différente que celle sur laquelle nous nous basons actuellement et font référence à une dimension spirituelle; comment la Confédération va-t-elle pouvoir juger de l'efficacité et de l'adéquation de ces thérapies?
De plus, jusqu'ici je n'ai jamais entendu parler d'une évaluation des effets indésirables, pourtant indispensable dans l'appréciation de la médecine académique, avant que celle-ci ne puisse être utilisée. Comment juger des effets indésirables sur le plan spirituel? Et ce n'est pas là seulement une question privée, puisque l'on peut sans difficulté imaginer qu'une perturbation sur le plan spirituel ait des implications physiques, émotionnels et/ou psychiques et risque donc potentiellement de conduire à une augmentation des consultations médicales, de perturbations sociales (ruptures familiales, conflits, etc.), ayant ensuite aussi un coût humain, social et financier.
Les défenseurs du contre-projet parlent de sécuriser la qualité de ces pratiques en exigeant des thérapeutes qualifiés...
Le fait d'exiger une formation solide et reconnue est certes nécessaire mais pas suffisante pour garantir l'efficacité ou l'innocuité d'une thérapie. Donner une formation standardisée solide évite peut-être d'avoir affaire à un charlatan, mais ça ne valide pas une thérapie.
Malgré tout, les médecines parallèles rencontrent un succès grandissant. Qu'en retirer?
J'estime que l' "apport" des médecines complémentaires tient à ce qu'elles ouvrent à la dimension spirituelle de l'être humain, essentielle dans la prise en charge du patient, comme le montrent de nombreuses études actuellement. Elles rappellent aussi l'importance de donner du temps et de l'écoute au patient. Ce n'est toutefois pas parce qu'un thérapeute se met vraiment à l'écoute de son patient que la thérapie qu'il prescrit ou pratique soit au bénéfice du patient. Ceci est vrai pour la médecine académique comme pour les médecines complémentaires. Toute thérapie mérite d'être évaluée correctement, tant dans son efficacité que dans ses effets indésirables, puis dans son adéquation et son économicité. Ceci n'est visiblement pas encore le cas actuellement.
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La noblesse des soins palliatifs
conférence avec le dr bigler, organisée par l'udf genevoise
Mourir dans la conscience et la joie de vivre": la conférence de Jean-Michel Bigler, médecin engagé dans les soins palliatifs à Rive Neuve (Villeneuve), a marqué les esprits, le 3 mars dernier à Genève.
Comme le témoignage vidéo d'une pensionnaire de Rive Neuve aujourd'hui décédée et présenté lors de la conférence, de nombreux patients en fin de vie préfèrent les soins palliatifs à l'euthanasie proposée par Exit.
Le médecin a d'abord décrit les étapes de fin de vie et le rôle des soins palliatifs. Le cadre d'abord: Ces soins s'appliquent aux patients souffrant de maladie incurable ou chronique rapidement évolutive (insuffisante respiratoire terminale, sida, cancer etc.).
Les soins palliatifs permettent de maintenir une meilleure qualité de vie jusqu'à la mort. Ils prennent en compte l'aspect physique, social, moral et spirituel, même religieux des patients. Ces soins commencent à entrer dans les mœurs et jouissent d'une reconnaissance croissante. Ils font l'objet d'une formation dans les facultés de médecine et les écoles d'infirmières. Un label est en voie d'établissement au niveau suisse pour uniformiser les soins et leur reconnaissance.
Ces soins sont prodigués pour défendre la valeur inaliénable de la vie du patient jusqu'au dernier souffle. Ils s'articulent autour d'un accompagnement -vivre avec- dans un endroit d'accueil agréable. La cuisine, par exemple, fait l'objet de soins sur mesure et l'art permet d'exprimer les émotions des patients. Le but de ces soins n'est pas seulement de supprimer la douleur physique, mais d'accompagner le patient dans la douleur et l'angoisse morale, de parler ensemble de la mort, de la maladie et des croyances.
Les soins palliatifs sont un apprivoisement de la mort, vécus en général dans le calme, malgré des moments de turbulence. Les derniers moments ne sont pas les plus pénibles: l'annonce du diagnostic et celle de l'échec d'un traitement bouleversent davantage le patient. Quand ils arrivent à Rive Neuve, dans un "mauvais état", ils sont remis en forme, comme dans une seconde vie, avec la prise en compte des souffrances physique et morale.
Que dit la loi?
Jean-Michel Bigler a ensuite expliqué que l'euthanasie active directe et volontaire est clairement punie par le Code pénal tout comme le meurtre actif. L'euthanasie active indirecte -endormir en tant que traitement mais non pour tuer- est admise. L'euthanasie passive -suppression du traitement est aussi admise. La loi Suisse parle de "hâter la mort", dit que l'assistance au suicide est punissable si cela est fait "par un mobile égoïste". Les sociétés Dignitas et Exit utilisent ce biais légal "par compassion", devant des événements les plus durs à vivre. Mais ces demandes de suicides assistés sont souvent provoquées par le syndrome de démoralisation qui provient non de la douleur physique, que l'on peut atténuer ou même éliminer par les médicaments, mais par la douleur totale, celle de la solitude ou de l'angoisse.
Pas d'enthanaise à Rive Neuve
Le suicide assisté n'est pas permis à Rive Neuve, car il n'est pas un acte médical. La prévention du suicide fait partie de l'éthique des médecins, des soignants de l'établissement. Bien sûr, Rive Neuve respecte la volonté des patients qui veulent mourir en dehors de l'établissement.
Plus largement, le docteur Bigler a abordé les dérives de l'euthanasie, qui peuvent être multiples: risques d'eugénisme (handicapés, malades psychiques), de dérive économiques (le coût d'un patient) ou encore du poids d'un patient incurrable pour ceux qui l'entourent.
Jean-Marc Bigler comprend que dans un moment d'égarement on soit conduit à accepter l'idée de l'euthanasie. Mais le plus souvent, après une discussion approfondie, on y renonce.
Comme le témoignage vidéo l'a relevé, on peut mettre l'impact sur la valorisation de la vie, la signification de la richesse de chaque moment vécu.
Rivkah Simpson
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Face à la crise, quelles sont nos valeurs et priorités?
Les séismes financiers vécus ces derniers mois nous bouleversent. Même les plus endurcis estiment que nous vivons une époque unique. Des milliards de francs se sont volatilisés; c'est incompréhensible. Comment est-ce possible?? Ceux que l'on admirait comme des spécialistes, certains de ceux que l'on appelait courtoisement "Monsieur l'expert" se retrouvent au chômage, voire en prison!
Chez mes amis, tous n'ont pas réagi de la même façon face à cette crise financière. Certains ont versé dans la dépression, ont cessé toute activité et se lamentent. D'autres se réjouissent de n'avoir perdu qu'une partie de leurs biens. Pour comprendre ce qui les différenciait, je me suis tourné vers un homme de foi et d'un solide bon sens. Voici ce qu'il m'a dit:
Premièrement, l'écureuil disperse les cachettes de ses réserves de nourriture hivernale. De même le bon sens nous invite à ne pas placer tout son avoir dans un seul et même institut financier.
Deuxièmement, l'argent est un bon serviteur, mais un maître impitoyable. Depuis quelques dizaines d'années, la relation à l'argent de notre société était faussée. Tout était permis, l'éthique et la morale devaient laisser la première place aux gains et à l'économie. On faisait même abstraction des conséquences désastreuses que causaient les gains exorbitants sur le prochain, celui qui vit de l'autre côté de la frontière, sur un autre continent. Cela ne pouvait pas durer. L'argent doit permettre de faciliter les échanges et permettre la vie en harmonie. Il ne doit jamais être un moyen d'extorsion et de malversation. Cette crise aura été utile si elle contraint les hommes à se tourner vers les valeurs et la gestion pécuniaire rigoureuse voir calviniste.
Troisièmement, sur terre, tout est passager. Ne l'oublions pas. A force d'engranger des bénéfices, de faire des réserves et de souscrire des assurances, on oublie le risque qui est lié à la vie. On oublie aussi que les structures sociales se modifient sans attendre notre approbation. Mieux vaut donc se réjouir de ce que l'on a, plutôt que de geindre sur ce qui n'est plus et que personne ne nous redonnera!
Là où est ton trésor...
Quelle philosophie?! Elle nous invite à méditer?: "Là où est ton trésor, là sera ton cœur"... et tes priorités! Fixer les priorités est un élément central de tout cours de management! Si nos valeurs éthiques nous tiennent à cœur, cela peut devenir inconfortable. Un expert incontestable n'a-t-il pas précisément parlé de l'argent en disant: "Nul ne peut servir deux maîtres. Car ou il haïra l'un et s'attachera à l'autre, ou il s'attachera à l'un et méprisera l'autre..." (Mat.6,?24).
L'argent est nécessaire. Mais l'avenir de nos instituions bancaires ne peut être garanti que si celles-ci se remettent fondamentalement en question quant aux objectifs à poursuivre. Et pour les atteindre, qu'elles adhèrent à une éthique financière et professionnelle irréprochables, fondées sur des valeurs authentiques.
Marc Früh, ?député BE, Lamboing
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Où nous conduira la crise?
L'année 2008 a ceci de particulier qu'elle a connu non pas une mais quatre crises majeures. La première concerne la crise alimentaire, au printemps 2008. Les prix des céréales s'envolent sur les marchés mondiaux à des prix jamais atteints pour retomber à des niveaux très bas après les récoltes d'été. En été 2008, ce sont les minerais du monde entier qui prennent l'ascenseur. L'acier est très recherché et les grandes sociétés métallurgiques ont énormément de mal à être livrées en matières premières. La Chine est montrée du doigt et on lui reproche une consommation surabondante d'acier. Là encore, après quelques mois de flambée des prix, ceux-ci retombent au niveau habituel. À la fin de l'été 2008, c'est le baril de pétrole qui décolle pour atteindre des sommets inégalés, près de 150 dollars le baril. On nous informe alors que le prix pourrait connaître une poussée à 200 dollars. Aujourd'hui, le baril de pétrole se négocie à environ 40 dollars. La quatrième crise, concerne le domaine financier et boursier qui, selon les experts, est pire que la crise de 1929. Il est très important de se rappeler que la crise de 1929 a très sérieusement déstabilisé l'économie mondiale et allemande tout particulièrement. Elle a facilité l'arrivée au pouvoir d'Adolf Hitler au printemps de 1933. Si la crise de 1929, moins grave que celle que l'on vit aujourd'hui, a conduit à l'arrivée au pouvoir d'un dictateur sanguinaire dans un pays d'Europe avec les conséquences que l'on connaît, quelles seront les implications de la crise actuelle? Je crois que le pire est à venir. Le crash boursier et le surendettement des Etats-Unis va accentuer encore très fortement la pression sur un dollar américain déjà très fragile. Est-il nécessaire de rappeler que la dette publique américaine se monte à environ 9000 milliards de dollars et qu'elle va plonger les Etats-Unis dans une situation de quasi-faillite? En 1929 le rétablissement de l'ordre économique en Europe et en Allemagne n'a pu se faire qu'à l'arrivée au pouvoir d'un dictateur investi de pouvoirs sans précédents. Je ne serais pas surpris qu'il en soit de même avec cette crise. Les peuples et les nations du monde seront prêtes à accueillir à bras ouverts les conseils et les directions d'un homme investi d'une autorité et d'un pouvoir "absolu". La Bible appelle cet homme l'Antéchrist. Bien sûr, il n'y a pas de preuve que nous vivons cette époque-là. Mais les signes avant-coureurs d'un scénario de ce genre se renforcent. L'arrivée au pouvoir d'Adolf Hitler en a été affermie par l'attentat du Reichstag, le 27 février 1933. Quel sera donc le prochain attentat terroriste de grande envergure qui permettra à un homme d'être investi d'une autorité planétaire, d'être adulé par les foules pour sa capacité à résoudre les problèmes sociaux et économiques engendrés par ceux-là mêmes qui aspireront à son avènement?
Jacques Dumas, président UDF Jura
Jean-René Moret, UDF Vaud
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Agenda de l'UDF
Samedi 25 avril 15h-16h30 - Lausanne
Manifestation en faveur d'Israël. Sur la place de la Riponne, venez manifester votre soutien à Israël.
Dimanche 26 avril
Israël: signe des temps
Conférence à la Salle des spectacles d'Epalinges, de 14h30 à 17h30
avec Ruben Berger et Jean-Marc Thobois. ?Renseignements: 021 657 11 88
Samedi 22 août
Assemblée des délégués de l'UDF Suisse
Les derniers samedis de chaque mois
Réunion de prière de l'UDF Genève
Prochaines rencontres, le 29.4/27.5/24.6, de 19h à 21h, 4 rue du Jura. Venez nous rejoindre avec votre désir de prier pour Genève, la Suisse, Israël et le monde. Qui de vous a ces sujets à cœur? Tél. J.-L. Ruffieux 022 751 20 23.
Rubrique : Réflexion
Médias et chrétiens, partenariat possible
En n'ajoutant pas un point d'interrogation à la fin de ce titre, j'imagine que certains lecteurs supposeront qu'il s'agit d'un oubli. Ce n'est bien sûr pas le cas. J'affirme sans hésitation, et contrairement à ce que nous entendons trop souvent dans les milieux chrétiens évangéliques, que les médias séculiers peuvent devenir partenaires lorsque nous avons des informations à diffuser ou des événements à faire connaître. Les expériences acquises au fil des années m'ont apporté la preuve que dans bien des cas, nos convictions et le sens de nos engagements ont été déformés ou ignorés par les médias séculiers en raison d'une communication déficiente entre eux et nous. Mon propos n'est pas de leur donner toujours raison. Mais honnêtement j'observe très souvent que nous ne prenons pas la peine de comprendre les multiples contraintes des journalistes lorsque nous les sollicitons. Lorsque j'étais correspondant de presse régional pour la presse écrite de mon coin de pays, il m'arrivait de devoir "couvrir" pour mon employeur cinq à six événements très différents en l'espace d'un week end. Muni de mon matériel de photo, parfois d'un petit magnéto, d'un bloc- notes et de mon stylo, je faisais brusquement irruption dans un concert, une séance, l'AG d'une association ou la remise d'un prix à un lauréat. Par manque de temps, je ne pouvais pas assister à l'intégralité de ces rencontres. Je ne disposais que de quelques minutes, parfois d'une heure pour saisir l'essentiel de celles-ci. Vous n'imaginez pas la satisfaction que j'éprouvais lorsque je recevais sous forme inprimée des informations fiables des responsables de ces événements. J'étais certain de pouvoir rédiger un article honnête, proche de la réalité. Bien sûr, je conservais toute ma liberté pour accorder plus ou moins d'importance à telle section d'un communiqué ou d'un compte rendu. Et je dirigeais l'objectif de mon appareil photo là où je le décidais. Mais je perdais patience lorsqu'un président de parti voulait à tout prix me faire l'historique à partir du déluge de son cher parti avant de me dire ce qu'il en était aujourd'hui. Je suis persuadé qu'un partenariat est possible lorsque nous faisons l'effort de connaître un peu mieux les attentes des journalistes. Ils n'ont en général ni le temps ni l'espace rédactionnel pour décrire en détail les événements auxquels ils assistent. Il nous appartient donc d'orienter sans perdre de temps leur attention vers l'essentiel. Dernier point important: Dans la Bible il est écrit -c'est une déclaration de Jésus-Christ- que nous devons pardonner à ceux qui nous ont offensés. Ne devrions-nous pas nous aussi effectuer cette démarche fondamentale après avoir été offensé par un article ou une émission TV ou radio? C'est tout de même capital puisque de cela dépend notre relation personnelle ou communautaire avec Dieu. Mon double engagement depuis quelques années dans un ministère pastoral et le journalisme m'autorise à affirmer que bien des préjugés tombent lorsqu'on se met à l'écoute de son vis-à-vis. Et si l'on ajoute la dimension de la prière à cette démarche, alors tout devient ?possible.
Charles-André Geiser, pasteur de l'Eglise évangélique libre à la Chaux-de-Fonds et secrétaire de rédaction à Lausanne