L'UDF édite Impulsion. Ce journal, qui paraît entre cinq et neuf fois par an, informe de l'actualité politique suisse et de l'action de l'UDF au niveau fédéral et dans les différents cantons romands. Chaque édition contient également une interview. 

Edition actuelle 2/02 - avril 2002:

  • Edito: Berne renonce à l'abattage rituel des animaux
  • Romandie : Pour une UDF forte en Romandie
  • Nationale : L'UDF, le centre politique parfait
  • Entretien: La solution des délais évite la question du début de la vie
  • L'UDF dans les cantons : Genève, Vaud, Jura, Berne, Zurich
  • Etranger: Proche-Orient: deux guerres deux mesures
  • Réflexions: Les projets communs fascinent l'homme

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Edition actuelle 2/02 - avril 2002

Elections cantonales bernoises du 14 avril:
- Votez UDF
- Donnez votre voix à Andreas Brõnimann au Conseil d'Etat

RUBRIQUE EDITO

Berne renonce à l'abattage rituel des animaux

Le couperet est tombé. Pascal Couchepin voulait, au nom de la liberté de croyance, autoriser en Suisse l'abattage rituel des animaux sans étourdissement préalable. Aujourd'hui, face à une levée de boucliers de tous bords, il s'est résolu à renoncer à lever cette interdiction «dans l'intérêt de la paix confessionnelle». Il faut remonter à 1893 pour se souvenir que le peuple avait choisi de supprimer ces pratiques contre l'avis du Conseil fédéral et des Chambres. Ce débat, enterré depuis plus d'un siècle a refait surface il y a peu. D'un côté, juifs et musulmans soutenaient cet abattage au nom de la liberté de croyance. De l'autre, écologistes et associations de protection des animaux se sont insurgés contre des pratiques qu'ils estiment ancestrales et empreintes de barbaries. La science, de son côté, peine à mesurer le degré de souffrance engendré par de telles pratiques sur les animaux. Si la Constitution fédérale garantit effectivement la liberté de croyance et de religion, cette liberté s'arrête cependant là où d'autres lois commencent, en l'occurrence celle sur la protection des animaux. Bien que l'on puisse comprendre le souhait des juifs et des musulmans de poursuivre leurs traditions, on ne peut perdre de vue que celles-ci se heurtent à nos valeurs traditionnelles. Si Dieu a effectivement soumis l'ensemble de la création à l'homme, il n'en demeure pas moins que notre pays a la responsabilité d'en prendre soin. L'UDF ne s'est quant à elle pas encore positionnée sur le sujet. Une étude approfondie serait d'ailleurs nécessaire. Il n'en demeure pas moins qu'un jour ou l'autre, le débat refera probablement surface, s'annonçant d'ores et déjà passionné.
Maximilien Bernhard

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RUBRIQUE: Romandie

Pour une UDF forte en Romandie

APPEL AU SOUTIEN FINANCIER
L'UDF a fait une percée significative en Suisse romande. Au rang de ses succès, elle compte entre autres une nette progression de l'UDF au législatif de la seconde ville du canton de Vaud (Yverdon-les-Bains), l'abandon de la colline de chanvre de l'Expo.02 suite notamment à la pétition lancée par l'UDF, ou encore la création de sections dans chacun des cantons romands. Ces signes, qui attestent qu'une présence politique chrétienne est souhaitée et répond à un réel besoin, ont été rendus possibles en grande partie grâce au secrétariat romand mis sur pied au début 2000.
L'engagement de Maximilien Bernhard pour soutenir l'important travail des sections a été déterminant.
Le 26 janvier dernier, l'UDF Suisse confirmait Maximilien Bernhard dans son poste de secrétaire romand de l'UDF à 30%. Jusqu'ici, ce poste a été largement soutenu par les sections alémaniques. Le temps est venu pour que les Romands confirment à leur tour leur intérêt pour ce travail de développement de l'UDF. Dans ce but, Impulsion lance une campagne de récolte de fonds pour le financement du secrétariat romand. Serez-vous de ceux qui, par la prière et/ou par un don unique ou régulier de CHF 20.-, 50.- ou 100.- permettront à cette présence politique chrétienne d'augmenter son impact? Impulsion publiera dans chaque édition, le thermomètre du financement de ce poste. Nous vous prions par conséquent de cocher la case «Poste de secrétariat romand» sur le bulletin de versement ci-joint.

Les soussignés vous remercient de votre précieux soutien à l'UDF, et ils s'engagent à vous servir par une action politique faite de convictions, d'espérance et responsabilité.

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RUBRIQUE: Nationale

L'UDF, le centre politique parfait

La très sérieuse «Neue Zürcher Zeitung» (NZZ) a publié récemment les résultats de l'étude annuelle de l'Université de Fribourg concernant une évaluation des parlementaires fédéraux à la moitié de la législature. Sur une échelle gauche-droite, allant de ­10 à +10, elle a passé au crible une quarantaine d'objets votés l'an dernier. Il se trouve que, pour l'ensemble des chambres, seuls deux parlementaires se trouvent exactement au centre de la fourchette gauche-droite. Et devinez qui? Le conseiller national UDF Christian Waber est l'un deux. Cette évaluation démontre une fois de plus que l'UDF ne peut s'apparenter à un bord ou à un autre de l'échiquier politique, mais se positionne selon ses convictions, en fonction des enjeux éthiques des divers dossiers politiques.
Maximilien Bernhard

Il n'y a pas 36 façons de faire baisser le coût de l'assurance maladie.
Seule une réduction du nombre de prestations d'une part, et en récompensant les comportements responsables d'autre part, permettront d'avoir une influence durable et concrète des coûts de la santé.
L'UDF a lancé une initiative populaire dans ce sens. Un grand nombre de signatures sont encore nécessaires pour franchir la barre des 100 000 qui permettrait au peuple suisse de se prononcer.
D'avance, merci de signer et de faire signer cette initiative populaire autour de vous.

Votation sur l'ONU
L'UDF a pris acte du résultat des votations fédérales concernant l'adhésion de la Suisse à l'ONU. Pour l'UDF, la Suisse doit maintenant proposer de jouer un rôle de médiateur sur le plan international. Le score des opposants est tout à fait honorable, puisqu'il atteint plus de 45%. Vu sa représentation de la Suisse d'une voix sur cent-nonante, l'UDF estime qu'il est illusoire de croire que notre pays aura une réelle influence sur le processus décisionnel de l'ONU, et qu'il était plus prétentieux de prétendre pareille chose que de choisir la voie en dehors de cette organisation. L'UDF s'étonne, en regard aux réactions des personnes en faveur de l'adhésion, du manque de vision à long terme de la politique étrangère de la Suisse.
Dans cette nouvelle situation, l'UDF pense qu'il incombe désormais à la Suisse de trouver un rôle original au sein de cette organisation, en proposant par exemple ses «bons offices» aux Nations Unies. Pour cela, la Suisse pourrait devenir plus active dans le domaine de la médiation. En effet, son statut de pays neutre le prédestine au rôle de médiateur.
Maximilien Bernhard

Non au "Pacs"
La Confédération a-t-elle tenu compte des plus de 88 000 signatures récoltées en 1996 par l'UDF contre la reconnaissance juridique des couples homosexuels ? On peut en douter, puisque la Conseillère fédérale Ruth Metzler a dit qu'une majorité d'avis exprimés lors de la consultation étaient favorables au projet du gouvernement. Dans le cadre de sa participation à la consultation, l'UDF avait pourtant bien pris le soin de relever l'indignation populaire soulevé il y a quelques années sur la question du partenariat enregistré entre personnes du même sexe, appelé «PACS fédéral». L'UDF a rappelé qu'elle demeurait opposée à toute forme de reconnaissance juridique des couples homosexuels, estimant qu'une telle loi affaiblirait la famille et remettrait en question l'avenir et la pérennité de la société. L'UDF constate que cet avant-projet de loi ne faisait de loin pas l'unanimité. En effet, le Parti évangélique suisse (PEV), la Conférence les évêques suisses (CES) et l'Union démocratique du centre (UDC) rejettent également ce projet de loi, notamment en raison d'une forme de partenariat s'approchant trop de celle du mariage.
l'UDF et le PEV demandent l'arrêt immédiat de l'élaboration de cette loi.

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RUBRIQUE: ENTRETIEN

La solution des délais évite la question du début de la vie
Dans deux mois, les Suisses devront se prononcer sur la libéralisation de l'avortement. Impulsion fait le point sur les objets de votation avec Dr. Pierre Meylan, médecin généraliste.

Dans deux mois, les Suisses devront se prononcer doublement sur la question de l'avortement. Le Conseil Fédéral a décidé de soumettre en votation populaire la solution des délais et l'initiative Aide suisse pour la mère et l'enfant (ME), le 2 juin prochain. Votre pronostic ?
Acceptation des délais à 55%. Rejet de l'initiative ME à une grosse majorité. Je constate en effet que le courant de pensée actuel est en faveur de la liberté de choix individuel, en particulier en matière d'interruption de grossesse. Ce mouvement très général en Europe touche maintenant la Suisse; notre pays semble se calquer finalement sur la politique de nos voisins, et nos valeurs fondamentales s'étriquent et se diluent.

D'après vous, l'acceptation de la solution des délais ne mettrait-elle pas un terme à l'hypocrisie qui prévaut en matière d'avortement (loi restrictive, pratique libérale) ?
Le terme «hypocrisie» est habilement utilisé par les milieux pro-avortement pour forcer l'opinion publique à valider la pratique actuelle, certes plutôt libérale, et de faire ainsi passer le régime des délais. Cela dit, je trouve que la loi actuelle est encore un consensus raisonnable et pratiquement viable entre les deux tendances en présence. La solution des délais n'émane pas tant des milieux médicaux ou juridiques que du mouvement post-féministe revendiquant une pseudo libéralisation de la femme. Ce terme hypocrisie, j'ai bien envie de le renvoyer à son auteur; il serait en effet parfaitement hypocrite d'admettre une liberté d'interruption jusqu'à 12 semaines, et de garder au-delà le régime actuel des indications médicales. Cette barrière arbitraire des 12 semaines n'est soutenable que pour des commodités techniques; mais cette façon de faire est inacceptable du point de vue juridique et éthique, surtout à l'heure où l'on peut intervenir sur le même ftus pour traiter et corriger certaines maladies. L'acceptation de la solution des délais permettrait des avortements encore plus secrets et cachés avec l'utilisation de la pilule abortive RU 486 qui vient d'être autorisée en Suisse. Comment peut-on avorter librement jusqu'à 12 semaines, alors que le débat actuel tourne autour du devenir des embryons surnuméraires, auxquels on reconnaît bien les caractéristiques humaines ?

Ce qui surprend dans la prétendue solution des délais, c'est l'absence apparente de repères médicaux. Les uns disent que la vie commence dès la conception, d'autres au moment où le ftus serait viable hors du corps de sa mère. Comment expliquer ce flou scientifique?
J'ai envie de dire que la question du début de la vie humaine est vieille comme le monde. A l'époque des Grecs et des Romains, on sacrifiait les bébés indésirables ou chétifs; cette pratique est jugée maintenant comme scandaleuse. L'Eglise catholique a ensuite statué sur le moment où le ftus était doté d'une âme. Actuellement, la rumeur publique, mais aussi la Fédération des Eglises Protestantes de Suisse, vont peut-être statuer que la vie avant 12 semaines est laissée au libre choix de la mère, comme une sorte de sous-vie humaine non protégée par la société, alors qu'au-delà cette même vie a davantage d'importance et nécessite une protection juridique. Toujours est-il que du point de vue médical, il serait absolument hypocrite de nier l'évidence scientifique que la vie débute lors de la fusion de deux cellules paternelle et maternelle. Il est tout aussi évident de reconnaître qu'après cette mystérieuse rencontre, la frêle existence a besoin de soins maximaux tout au long de sa vie intra-utérine, et bien au-delà de la naissance. Il y a donc bel et bien évidence scientifique quant au début de la vie qui rejoint d'ailleurs le message biblique; c'est l'acceptation et les implications de cette évidence qui posent problème plus que jamais.

Les pro-avortement contestent les syndromes post-avortement signalés par certains médecins notamment. Qu'en est-il réellement ?
La question de l'avortement est rarement abordée dans une consultation médicale, parce qu'encore et toujours tabou et délicat, secret. Certaines femmes ne répondent que de façon très administrative à la question d'un éventuel avortement antérieur, cachant peut-être par là-même un malaise; d'autres apportent tout un cortège de souffrance et de revendications, en particulier à l'égard du milieu gynécologique ou de leur partenaire ou mari. Rarement l'avortement n'est à prendre isolément; la plupart des situations sont complexes, tant du point de vue social que médical. L'avortement est souvent l'aboutissement d'une situation déjà difficile au départ, chez une femme souffrant déjà de rejet ou d'une mauvaise estime d'elle-même, dans le cadre d'un projet de vie fragile. Dernièrement, c'est un homme que j'ai vu pleurer car son amie voulait interrompre la grossesse, alors que lui souhaitait la poursuivre...
Dès lors, faire de toutes ces situations particulières des statistiques et des syndromes est entreprise difficile. La plupart des études sont faites à court terme, et surtout par des gynécologues qui s'intéressent à l'aspect physique. A l'université et dans les ouvrages de référence médicaux, j'ai plutôt reçu le message que l'avortement ne posait pas de gros problème à long terme. D'autres études montrent exactement le contraire. Ce syndrome post-avortement est bien réel, mais pas forcément facile à reconnaître chez une personne, et encore plus difficile à cerner dans une étude scientifique et statistique. Je constate que le milieu médical se comporte vis-à-vis de l'avortement davantage avec des réactions affectives et des attitudes personnelles dictées par le courant de pensée en vigueur, qu'avec une cohérence neutre et scientifique, celle-ci restant encore largement discutée.

Vous êtes médecin. Qu'est-ce qui vous a poussé à vous opposer à l'avortement ?
Comme assistant et au début de mon installation, j'étais favorable à l'avortement et j'en ai pratiqué personnellement. J'étais convaincu de les faire à juste titre, pour rendre service aux femmes qui le désiraient. J'avais reçu cette mentalité en particulier durant mes études et durant mes stages hospitaliers, et n'avais pas le moindre doute sur la validité de cette pratique. C'est après avoir redécouvert la vérité de l'Evangile que je me suis laissé interpeller, et aussi par le biais de ma propre épouse et de certaines femmes de ma paroisse qui m'ont montré le côté violent et agressif de l'avortement sur les femmes; je me suis ensuite renseigné auprès de différents pasteurs. J'ai cheminé et le Seigneur m'a alors montré très personnellement mon erreur et le péché que cela représentait à Ses yeux, l'équivalent actuel des sacrifices d'enfants décrits dans l'Ancien Testament. Dès lors, j'ai pris la décision de ne plus avorter, ni de délivrer d'avis conforme. Je me suis engagé pratiquement dans le soutien des femmes enceintes en difficulté et de leur fournir des propositions et moyens de poursuivre leur grossesse pour celle qui font ce choix.

Doutez-vous parfois de votre position ?
Je suis convaincu que l'avortement ne fait pas partie du plan de Dieu. Il est aussi évident que nos lois ne sont pas parfaites et doivent tenir compte de l'ensemble d'une population qui se déchristianise de plus en plus. Je dois donc admettre un moyen terme à notre pratique; Moïse avait dû adapter la Loi à son peuple, notamment en matière de divorce (Matt. 19, 7). C'est pourquoi, bien que résolument opposé à la solution des délais, je n'arrive pas à envisager une impossibilité absolue d'interruption de grossesse. Constatant quelques fois la volonté acharnée des femmes d'avorter, l'intervention médicale limite évidemment les risques graves, voire vitaux, que l'on voyait autrefois. Je suis donc convaincu de ma position personnelle de préserver la vie, allant en cela à l'encontre d'une pratique médicale suisse favorable et libérale pour l'avortement. Je pense qu'il est important de développer le soutien aux femmes qui poursuivent leur grossesse, alors que la voie de l'interruption a trop longtemps été la seule pratiquée. Je pense aussi que la prévention de base de l'avortement est une remise en question de l'éducation de nos enfants, notamment en mettant en valeur les fréquentations sans sexualité avant le mariage.

On a longtemps dit que les chrétiens étaient les plus conservateurs en matière d'avortement, Il semble cependant que même eux y recourent. Y a-t-il réellement des raisons religieuses ou bibliques qui devraient pousser les chrétiens à voter contre la libéralisation de l'avortement ?
Quand on parle avortement, la discussion devient très vite crispée et nouée. Cette réaction de malaise est logique, car envisager la possibilité d'avorter est déjà tordre le plan de Dieu, qui a des projets de vie, alors que l'avortement est un projet de mort, et cela même s'il s'est aseptisé et validé par nos mentalités cartésiennes et égocentristes (la logique de l'avortement en cas d'échec de la contraception orale par exemple). L'Evangile ne parle qu'indirectement de l'avortement, car cette pratique était exclue du peuple juif. Exclue car en contradiction complète avec la parole de Dieu du respect absolu de la vie humaine («Tu ne tueras pas»): je crois que les chrétiens pourraient encore mieux soutenir les femmes enceintes sur un plan pratique. On éviterait ainsi de tomber dans le piège de la culpabilité suggérée par les pro-avortements qui eux proposent quelque chose, mais quelque chose de mortel.
Notre loi actuelle est imparfaite, mais la pseudo-solution des délais serait pire, car elle laisserait les femmes encore plus seules et démunies dans la prise de décision. J'espère que la Suisse ne sera pas européenne dans sa façon de voter, et saura préserver une des valeurs inscrites dans notre Constitution: le respect et le soutien de chaque personne.

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RUBRIQUE: L'UDF DANS LES CANTONS

Genève

Fusion Vaud-Genève
Le 2 juin, citoyens genevois et vaudois seront appelés à voter sur l'initiative populaire constitutionnelle «Vaud-Genève», préconisant l'union des deux cantons en un seul. Lancée en 1998 par les anciens conseillers d'Etat Philippe Pidoux (PRD/VD) et Bernard Ziegler (PS/GE), l'initiative prévoit la création d'un canton lémanique unique, dirigé par une assemblée constituante de 100 députés. Une nouvelle Constitution commune serait élaborée.
Les parlements genevois et vaudois ont nettement refusé cette proposition. Mais le nombre de signatures ayant été obtenu, l'objet passera en votation le même jour dans les deux cantons.
Nous pensons qu'il est bien plus réaliste et judicieux d'établir des coopérations et des liens par secteurs(hôpitaux, universités, écoles, transports publics, etc.), en cherchant les avantages au cas par cas, tout en évitant les effets néfastes d'une fusion généralisée.
D. Ardellier

Vaud

Elections au Grand Conseil vaudois: siège manqué pour 32 voix
L'UDF, qui s'est présentée pour la première fois aux élections cantonales vaudoises, juge l'issue du scrutin très encourageant. Dans la région du Nord-vaudois, le siège lui échappe de peu, du simple fait du système de recoupement des voix entre les districts d'Yverdon et Grandson. Sans celle-ci, l'UDF aurait obtenu son premier siège de député. L'UDF note qu'elle a obtenu le quorum dans l'arrondissement d'Yverdon. C'est finalement son résultat dans l'arrondissement de Grandson qui a fait pencher la balance en sa défaveur. Il aurait suffit à l'UDF d'obtenir 32 voix supplémentaires pour décrocher un siège. Avec ce résultat, l'UDF confirme sa progression lors des élections communales d'octobre dernier à Yverdon-les-Bains, démontre qu'elle fait dès lors partie du paysage politique vaudois, et que l'obtention d'un siège de député est désormais à sa portée. Elle relève d'autre part que son score est, dans cette région, bien supérieur à celui du PDC. Quant au résultat de l'arrondissement d'Echallens, son unique candidat, Antoine Baer, a fait un score tout à fait honorable. La section vaudoise de l'UDF va maintenant se concentrer sur les élections fédérales de l'an prochain où elle espère obtenir un siège romand au Conseil national.
Maximilien Bernhard

Jura

L'UDF Jura dresse son bilan
La section Jura de l'UDF a tenu son assemblée générale le vendredi 15 mars à Porrentruy. Une vingtaine de membres y étaient présents.
Le président de la section, Jacques Dumas, a tiré un bilan positif des activités 2001. La section a récolté plusieurs centaines de signatures pour l'initiative «miniMax». Le site internet www.jura.ch/partis/udf présentant l'UDF Jura a été activé. Le débat organisé sur le thème de la mondialistion a été un franc succès. La section a en outre enregistré l'adhésion de plusieurs nouveaux membres en 2001, et aucune démission. En ce qui concerne les élections fédérales de 2003, la section n'entend pas présenter de candidats, préférant axer son engagement sur le plan local et cantonal.
En seconde partie de soirée, Jonathan Rivers-Kirby, licencié en sciences politiques, a donné une conférence sur le conflit israélo-palestinien. Son éclairage a suscité de nombreuses questions.
J. R-K.

Berne

Elections cantonales bernoises du 14 avril: Donnez vos voix à l'UDF!
L'échéance des élections s'approche à grand pas. Représentée au parlement bernois depuis 1978, l'UDF tentera de confirmer ses quatre sièges et peut-être même d'en obtenir un ou deux de plus, le 14 avril prochain. Un cinquième siège lui permettrait en effet de constituer un groupe parlementaire UDF.
Présente avec une liste de candidats dans plus de districts électoraux, l'UDF se réjouit de présenter 170 candidats, des jeunes et des moins jeunes, des femmes et des hommes, de tous horizons professionnels, mais tous animés par une foi chrétienne commune.
Dans la plupart des districts, l'UDF a jumelé ses listes avec celles du Parti Evangélique. Lors des précédentes élections, la même stratégie avait permis aux deux partis d'obtenir des sièges supplémentaires.
L'UDF présente également un candidat au Conseil d'Etat. Les habitants des quatre coins du canton de Berne peuvent par ailleurs donner leur voix à Andreas Brönnimann, député et par ailleurs directeur d'entreprise à Belp.
Vous pourrez obtenir des dépliants et autre matériel électoral en appelant le 033 222 00 37 ou sur le site www.edu-be.ch.

Les candidats des districts romands (ou bilingues)

Bienne
Alder PauL, 36 (année de naissance), serrurier, Bienne; Geissbühler Pierre, 65, maçon dipl., Bienne; Hofmann Walter, 38, jardinier, Bienne; Keller Hanna, 34, couturière, Bienne; Marti Hanspeter, 57, policier, Evilard; Senti Christoph, 71, ingénieur dipl., Bienne; STeiner Alfred, 48, chauffeur, guide de voyages, Bienne; Wüthrich Martin, 65, menuisier-ébéniste, Bienne; Wüthrich Anita, 55, employée de commerce, Bienne; Zeller Roland, 54, moniteur d'auto-école.

Courtelary
Lehmann Erich, 57, agriculteur, Tramelan; Messerli Bernard, 55, dessinateur, Sonceboz; SchNegg-Rimann Claudia, 72, paysanne dipl. et mère de famille, Sonceboz/Sombeval; Spycher Myriam, 63, professeur de piano/chanteuse, Mont-Tramelan; Zürcher Ueli, 65, agriculteur, mécanicien agricole, Tramelan.

Moutier:
Burkhalter Henri, 53, agriculteur, Sorvilier; Moser Beatrix, 67, infirmière, Reconvilier; Vaucher Vincent, 81, étudiant, Reconvilier; Vaucher Cornelia, 54 secrétaire médicale/ménagère, Reconvilier, Geiser PieRre Pierre-Yves, 80, employé de banque, Sonceboz.

La Neuveville
Früh Marc, 56, éducateur, maire, Lamboing.

Zurich

PACS: le référendum aboutit à Zurich
Plus de 9000 signatures sur les 5000 nécessaires ont été récoltées dans le cadre du référendum contre le partenariat des couples homosexuels adopté par le parlement zurichois.
Le comité référendaire emmené par l'UDF Zurich a remis les signatures le 27 mars dernier. Au moment de clore cette édition, on ne connaissait pas encore la date de votation.

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RUBRIQUE: Etranger

Proche-Orient: deux guerres, deux mesures
Israéliens et Palestiniens sont en guerre. Mais deux causes, et donc deux guerres se chevauchent. L'une est liée à la conquête et à l'occupation d'un territoire et à sa domination: Etat israélien? Etat palestinien? Qui est chez qui? L'autre est liée au terrorisme islamique. La confusion dans ce conflit tient pour beaucoup à l'amalgame qui est fait entre les deux. Que le peuple palestinien puisse avoir un territoire - son pays, est légitime et souhaitable. Mais aujourd'hui l'Intifada pour la terre fait de plus en plus place à des attaques terroristes islamiques.
La ville de Ramallah est le point d'ancrage et de départ des kamikazes et autres terroristes qui sévissent à Jérusalem et autour. En sachant cela, on comprend mieux pourquoi l'armée israélienne opère dans cette région. Elle tente de détruire les ateliers de fabrication et les stocks d'explosifs, et d'arrêter des terroristes dans leurs repères. Il y a aussi des activistes parmi les policiers palestiniens, d'où les représailles contre des bureaux de police à Ramallah et Gaza.
La première femme qui s'est fait sauter dans un attentat suicide à la bombe en plein centre de Jérusalem le 27 janvier, Wafa Idris, était une étudiante en médecine du Croissant rouge (membre islamique de la Croix rouge internationale). Elle a circulé à bord d'un véhicule du Croissant rouge, depuis le camp de réfugiés près de Ramallah jusqu'à Jérusalem. Ce n'était pas la première fois que les Palestiniens utilisaient ces véhicules à but humanitaire pour faire transiter des armes et des terroristes en Israël. C'est pourquoi l'armée israélienne arrête et vérifie les ambulances et les voitures de cette organisation. Ce n'est que lorsque l'une d'elles fonce à un barrage qu'ils tirent pour la stopper. L'objectif d'Israël est d'empêcher les terroristes du Hamas et du Fatah islamique d'agir mortellement, et ainsi de défendre son peuple.
Depuis le 11 septembre, le président Bush cherche à éradiquer le réseau Al Quaïda, responsable de l'attentat des tours du World Trade Center. Pour cela il n'a pas hésité pas à bombarder l'Afghanistan. Actuellement il est question d'une deuxième phase en Irak, pour éliminer le terrorisme. Beaucoup trouvent cela normal, il faut bien se protéger, se défendre.
Pourquoi Israël devrait-il être le seul pays qui n'ait pas le droit de se défendre contre les attaques terroristes et de pourchasser ses auteurs? Y a-t-il un poids et deux mesures?
Dominique Ardellier

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Rubrique: rélexion

Les projets communs fascinent l'homme
Allons! bâtissons-nous une ville et une tour dont le sommet touche au ciel, et faisons-nous un nom.»
C'est par ces paroles que les «managers» et les «politiciens» de l'époque de Babel ont amorcé la construction de leur grande tour. Ce projet mettait à jour le besoin essentiel de se faire un nom en élevant une imposante construction.
Mais, comme nous le savons, ce désir de créer une construction universelle à été mis en échec par la diversité des langues et des cultures. Ainsi, toutes les tentatives pour faire un grand empire capable de contrôler l'ensemble du monde n'ont jamais pu s'accomplir.
Mais le désir reste, et plusieurs indices nous permettent de discerner que ce projet ancestral, caché au fond de la nature humaine trouve de nouveaux chemins.
Les nouvelles technologies permettent d'abattre les barrières et de tisser un projet universel. Et l'homme y court. Persuadé que dans la grandeur et le nombre d'adeptes se cache la promesse de toucher le ciel.
Cet engouement pour les grandes choses (Europe, ONU, globalisation) dépasse la logique et le profit réel que l'homme peut en tirer. Car les tours sont fragiles! Mais le projet de rassembler le monde dans un objectif unique exerce une fascinante séduction sur l'esprit humain.
Déjà à l'école, l'enfant et l'adolescent apprennent à se plier au moule des modes et de la pensée du groupe. Difficile d'être soi-même et de jouer la différence, car l'homme sans connaissance du Dieu est religieusement soumis à la pression que joue les ambitions communes.
Ainsi, l'homme cherche dans l'universalité la référence «divine» qui lui manque cruellement. En oubliant que ce culte à ces dieux cruels sacrifie l'extraordinaire richesse des diversités humaines.
Mais paradoxe fabuleux de l'épisode de Babel, Dieu finit par descendre pour voir la «grande» construction humaine.
Dieu est descendu vers les hommes pour proposer une autre vision du monde basée sur la dignité individuelle qui nous permet de devenir ses enfants. Humilité et dignité sont les bases de ce Royaume. Car, comme nous le rappelle la Pâque, Lorsque Dieu s'élève, c'est sur une croix... et c'est pour donner aux hommes sa vie et son amour.
Jacques-Daniel Rochat
Evangéliste et créateur de jeux multimédias

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