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Edition actuelle 2/02 - avril 2002
Elections cantonales bernoises du 14 avril:
- Votez UDF
- Donnez votre voix à Andreas Brõnimann au Conseil
d'Etat
RUBRIQUE EDITO
Berne renonce à l'abattage rituel des animaux
Le couperet est tombé. Pascal Couchepin voulait, au nom
de la liberté de croyance, autoriser en Suisse l'abattage
rituel des animaux sans étourdissement préalable.
Aujourd'hui, face à une levée de boucliers de tous
bords, il s'est résolu à renoncer à lever
cette interdiction «dans l'intérêt de la paix
confessionnelle». Il faut remonter à 1893 pour se
souvenir que le peuple avait choisi de supprimer ces pratiques
contre l'avis du Conseil fédéral et des Chambres.
Ce débat, enterré depuis plus d'un siècle
a refait surface il y a peu. D'un côté, juifs et
musulmans soutenaient cet abattage au nom de la liberté
de croyance. De l'autre, écologistes et associations de
protection des animaux se sont insurgés contre des pratiques
qu'ils estiment ancestrales et empreintes de barbaries. La science,
de son côté, peine à mesurer le degré
de souffrance engendré par de telles pratiques sur les
animaux. Si la Constitution fédérale garantit effectivement
la liberté de croyance et de religion, cette liberté
s'arrête cependant là où d'autres lois commencent,
en l'occurrence celle sur la protection des animaux. Bien que
l'on puisse comprendre le souhait des juifs et des musulmans de
poursuivre leurs traditions, on ne peut perdre de vue que celles-ci
se heurtent à nos valeurs traditionnelles. Si Dieu a effectivement
soumis l'ensemble de la création à l'homme, il n'en
demeure pas moins que notre pays a la responsabilité d'en
prendre soin. L'UDF ne s'est quant à elle pas encore positionnée
sur le sujet. Une étude approfondie serait d'ailleurs nécessaire.
Il n'en demeure pas moins qu'un jour ou l'autre, le débat
refera probablement surface, s'annonçant d'ores et déjà
passionné.
Maximilien Bernhard
RUBRIQUE: Romandie
Pour une UDF forte en Romandie
APPEL AU SOUTIEN FINANCIER
L'UDF a fait une percée significative en Suisse romande.
Au rang de ses succès, elle compte entre autres une nette
progression de l'UDF au législatif de la seconde ville
du canton de Vaud (Yverdon-les-Bains), l'abandon de la colline
de chanvre de l'Expo.02 suite notamment à la pétition
lancée par l'UDF, ou encore la création de sections
dans chacun des cantons romands. Ces signes, qui attestent qu'une
présence politique chrétienne est souhaitée
et répond à un réel besoin, ont été
rendus possibles en grande partie grâce au secrétariat
romand mis sur pied au début 2000.
L'engagement de Maximilien Bernhard pour soutenir l'important
travail des sections a été déterminant.
Le 26 janvier dernier, l'UDF Suisse confirmait Maximilien Bernhard
dans son poste de secrétaire romand de l'UDF à 30%.
Jusqu'ici, ce poste a été largement soutenu par
les sections alémaniques. Le temps est venu pour que les
Romands confirment à leur tour leur intérêt
pour ce travail de développement de l'UDF. Dans ce but,
Impulsion lance une campagne de récolte de fonds pour le
financement du secrétariat romand. Serez-vous de ceux qui,
par la prière et/ou par un don unique ou régulier
de CHF 20.-, 50.- ou 100.- permettront à cette présence
politique chrétienne d'augmenter son impact? Impulsion
publiera dans chaque édition, le thermomètre du
financement de ce poste. Nous vous prions par conséquent
de cocher la case «Poste de secrétariat romand»
sur le bulletin de versement ci-joint.
Les soussignés vous remercient de votre précieux
soutien à l'UDF, et ils s'engagent à vous servir
par une action politique faite de convictions, d'espérance
et responsabilité.
RUBRIQUE: Nationale
L'UDF, le centre politique parfait
La très sérieuse «Neue Zürcher Zeitung»
(NZZ) a publié récemment les résultats de
l'étude annuelle de l'Université de Fribourg concernant
une évaluation des parlementaires fédéraux
à la moitié de la législature. Sur une échelle
gauche-droite, allant de 10 à +10, elle a passé
au crible une quarantaine d'objets votés l'an dernier.
Il se trouve que, pour l'ensemble des chambres, seuls deux parlementaires
se trouvent exactement au centre de la fourchette gauche-droite.
Et devinez qui? Le conseiller national UDF Christian Waber est
l'un deux. Cette évaluation démontre une fois de
plus que l'UDF ne peut s'apparenter à un bord ou à
un autre de l'échiquier politique, mais se positionne selon
ses convictions, en fonction des enjeux éthiques des divers
dossiers politiques.
Maximilien Bernhard
Il n'y a pas 36 façons de faire baisser le coût
de l'assurance maladie.
Seule une réduction du nombre de prestations d'une part,
et en récompensant les comportements responsables d'autre
part, permettront d'avoir une influence durable et concrète
des coûts de la santé.
L'UDF a lancé une initiative populaire dans ce sens. Un
grand nombre de signatures sont encore nécessaires pour
franchir la barre des 100 000 qui permettrait au peuple suisse
de se prononcer.
D'avance, merci de signer et de faire signer cette initiative
populaire autour de vous.

Votation sur l'ONU
L'UDF a pris acte du résultat des votations fédérales
concernant l'adhésion de la Suisse à l'ONU. Pour
l'UDF, la Suisse doit maintenant proposer de jouer un rôle
de médiateur sur le plan international. Le score des opposants
est tout à fait honorable, puisqu'il atteint plus de 45%.
Vu sa représentation de la Suisse d'une voix sur cent-nonante,
l'UDF estime qu'il est illusoire de croire que notre pays aura
une réelle influence sur le processus décisionnel
de l'ONU, et qu'il était plus prétentieux de prétendre
pareille chose que de choisir la voie en dehors de cette organisation.
L'UDF s'étonne, en regard aux réactions des personnes
en faveur de l'adhésion, du manque de vision à long
terme de la politique étrangère de la Suisse.
Dans cette nouvelle situation, l'UDF pense qu'il incombe désormais
à la Suisse de trouver un rôle original au sein de
cette organisation, en proposant par exemple ses «bons offices»
aux Nations Unies. Pour cela, la Suisse pourrait devenir plus
active dans le domaine de la médiation. En effet, son statut
de pays neutre le prédestine au rôle de médiateur.
Maximilien Bernhard
Non au "Pacs"
La Confédération a-t-elle tenu compte des plus de
88 000 signatures récoltées en 1996 par l'UDF contre
la reconnaissance juridique des couples homosexuels ? On peut
en douter, puisque la Conseillère fédérale
Ruth Metzler a dit qu'une majorité d'avis exprimés
lors de la consultation étaient favorables au projet du
gouvernement. Dans le cadre de sa participation à la consultation,
l'UDF avait pourtant bien pris le soin de relever l'indignation
populaire soulevé il y a quelques années sur la
question du partenariat enregistré entre personnes du même
sexe, appelé «PACS fédéral».
L'UDF a rappelé qu'elle demeurait opposée à
toute forme de reconnaissance juridique des couples homosexuels,
estimant qu'une telle loi affaiblirait la famille et remettrait
en question l'avenir et la pérennité de la société.
L'UDF constate que cet avant-projet de loi ne faisait de loin
pas l'unanimité. En effet, le Parti évangélique
suisse (PEV), la Conférence les évêques suisses
(CES) et l'Union démocratique du centre (UDC) rejettent
également ce projet de loi, notamment en raison d'une forme
de partenariat s'approchant trop de celle du mariage.
l'UDF et le PEV demandent l'arrêt immédiat de l'élaboration
de cette loi.
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RUBRIQUE: ENTRETIEN
La solution des délais évite la question du début de la vie
Dans deux mois, les Suisses devront se prononcer sur la libéralisation
de l'avortement. Impulsion fait le point sur les objets de votation
avec Dr. Pierre Meylan, médecin généraliste.
Dans deux mois, les Suisses devront se prononcer doublement
sur la question de l'avortement. Le Conseil Fédéral
a décidé de soumettre en votation populaire la solution
des délais et l'initiative Aide suisse pour la mère
et l'enfant (ME), le 2 juin prochain. Votre pronostic ?
Acceptation des délais à 55%. Rejet de l'initiative
ME à une grosse majorité. Je constate en effet que
le courant de pensée actuel est en faveur de la liberté
de choix individuel, en particulier en matière d'interruption
de grossesse. Ce mouvement très général en
Europe touche maintenant la Suisse; notre pays semble se calquer
finalement sur la politique de nos voisins, et nos valeurs fondamentales
s'étriquent et se diluent.
D'après vous, l'acceptation de la solution des délais
ne mettrait-elle pas un terme à l'hypocrisie qui prévaut
en matière d'avortement (loi restrictive, pratique libérale)
?
Le terme «hypocrisie» est habilement utilisé
par les milieux pro-avortement pour forcer l'opinion publique
à valider la pratique actuelle, certes plutôt libérale,
et de faire ainsi passer le régime des délais. Cela
dit, je trouve que la loi actuelle est encore un consensus raisonnable
et pratiquement viable entre les deux tendances en présence.
La solution des délais n'émane pas tant des milieux
médicaux ou juridiques que du mouvement post-féministe
revendiquant une pseudo libéralisation de la femme. Ce
terme hypocrisie, j'ai bien envie de le renvoyer à son
auteur; il serait en effet parfaitement hypocrite d'admettre une
liberté d'interruption jusqu'à 12 semaines, et de
garder au-delà le régime actuel des indications
médicales. Cette barrière arbitraire des 12 semaines
n'est soutenable que pour des commodités techniques; mais
cette façon de faire est inacceptable du point de vue juridique
et éthique, surtout à l'heure où l'on peut
intervenir sur le même ftus pour traiter et corriger certaines
maladies. L'acceptation de la solution des délais permettrait
des avortements encore plus secrets et cachés avec l'utilisation
de la pilule abortive RU 486 qui vient d'être autorisée
en Suisse. Comment peut-on avorter librement jusqu'à 12
semaines, alors que le débat actuel tourne autour du devenir
des embryons surnuméraires, auxquels on reconnaît
bien les caractéristiques humaines ?
Ce qui surprend dans la prétendue solution des délais,
c'est l'absence apparente de repères médicaux. Les
uns disent que la vie commence dès la conception, d'autres
au moment où le ftus serait viable hors du corps de sa
mère. Comment expliquer ce flou scientifique?
J'ai envie de dire que la question du début de la vie humaine
est vieille comme le monde. A l'époque des Grecs et des
Romains, on sacrifiait les bébés indésirables
ou chétifs; cette pratique est jugée maintenant
comme scandaleuse. L'Eglise catholique a ensuite statué
sur le moment où le ftus était doté d'une
âme. Actuellement, la rumeur publique, mais aussi la Fédération
des Eglises Protestantes de Suisse, vont peut-être statuer
que la vie avant 12 semaines est laissée au libre choix
de la mère, comme une sorte de sous-vie humaine non protégée
par la société, alors qu'au-delà cette même
vie a davantage d'importance et nécessite une protection
juridique. Toujours est-il que du point de vue médical,
il serait absolument hypocrite de nier l'évidence scientifique
que la vie débute lors de la fusion de deux cellules paternelle
et maternelle. Il est tout aussi évident de reconnaître
qu'après cette mystérieuse rencontre, la frêle
existence a besoin de soins maximaux tout au long de sa vie intra-utérine,
et bien au-delà de la naissance. Il y a donc bel et bien
évidence scientifique quant au début de la vie qui
rejoint d'ailleurs le message biblique; c'est l'acceptation et
les implications de cette évidence qui posent problème
plus que jamais.
Les pro-avortement contestent les syndromes post-avortement
signalés par certains médecins notamment. Qu'en
est-il réellement ?
La question de l'avortement est rarement abordée dans une
consultation médicale, parce qu'encore et toujours tabou
et délicat, secret. Certaines femmes ne répondent
que de façon très administrative à la question
d'un éventuel avortement antérieur, cachant peut-être
par là-même un malaise; d'autres apportent tout un
cortège de souffrance et de revendications, en particulier
à l'égard du milieu gynécologique ou de leur
partenaire ou mari. Rarement l'avortement n'est à prendre
isolément; la plupart des situations sont complexes, tant
du point de vue social que médical. L'avortement est souvent
l'aboutissement d'une situation déjà difficile au
départ, chez une femme souffrant déjà de
rejet ou d'une mauvaise estime d'elle-même, dans le cadre
d'un projet de vie fragile. Dernièrement, c'est un homme
que j'ai vu pleurer car son amie voulait interrompre la grossesse,
alors que lui souhaitait la poursuivre...
Dès lors, faire de toutes ces situations particulières
des statistiques et des syndromes est entreprise difficile. La
plupart des études sont faites à court terme, et
surtout par des gynécologues qui s'intéressent à
l'aspect physique. A l'université et dans les ouvrages
de référence médicaux, j'ai plutôt
reçu le message que l'avortement ne posait pas de gros
problème à long terme. D'autres études montrent
exactement le contraire. Ce syndrome post-avortement est bien
réel, mais pas forcément facile à reconnaître
chez une personne, et encore plus difficile à cerner dans
une étude scientifique et statistique. Je constate que
le milieu médical se comporte vis-à-vis de l'avortement
davantage avec des réactions affectives et des attitudes
personnelles dictées par le courant de pensée en
vigueur, qu'avec une cohérence neutre et scientifique,
celle-ci restant encore largement discutée.
Vous êtes médecin. Qu'est-ce qui vous a poussé
à vous opposer à l'avortement ?
Comme assistant et au début de mon installation, j'étais
favorable à l'avortement et j'en ai pratiqué personnellement.
J'étais convaincu de les faire à juste titre, pour
rendre service aux femmes qui le désiraient. J'avais reçu
cette mentalité en particulier durant mes études
et durant mes stages hospitaliers, et n'avais pas le moindre doute
sur la validité de cette pratique. C'est après avoir
redécouvert la vérité de l'Evangile que je
me suis laissé interpeller, et aussi par le biais de ma
propre épouse et de certaines femmes de ma paroisse qui
m'ont montré le côté violent et agressif de
l'avortement sur les femmes; je me suis ensuite renseigné
auprès de différents pasteurs. J'ai cheminé
et le Seigneur m'a alors montré très personnellement
mon erreur et le péché que cela représentait
à Ses yeux, l'équivalent actuel des sacrifices d'enfants
décrits dans l'Ancien Testament. Dès lors, j'ai
pris la décision de ne plus avorter, ni de délivrer
d'avis conforme. Je me suis engagé pratiquement dans le
soutien des femmes enceintes en difficulté et de leur fournir
des propositions et moyens de poursuivre leur grossesse pour celle
qui font ce choix.
Doutez-vous parfois de votre position ?
Je suis convaincu
que l'avortement ne fait pas partie du plan de Dieu. Il est aussi
évident que nos lois ne sont pas parfaites et doivent tenir
compte de l'ensemble d'une population qui se déchristianise
de plus en plus. Je dois donc admettre un moyen terme à
notre pratique; Moïse avait dû adapter la Loi à
son peuple, notamment en matière de divorce (Matt. 19,
7). C'est pourquoi, bien que résolument opposé à
la solution des délais, je n'arrive pas à envisager
une impossibilité absolue d'interruption de grossesse.
Constatant quelques fois la volonté acharnée des
femmes d'avorter, l'intervention médicale limite évidemment
les risques graves, voire vitaux, que l'on voyait autrefois. Je
suis donc convaincu de ma position personnelle de préserver
la vie, allant en cela à l'encontre d'une pratique médicale
suisse favorable et libérale pour l'avortement. Je pense
qu'il est important de développer le soutien aux femmes
qui poursuivent leur grossesse, alors que la voie de l'interruption
a trop longtemps été la seule pratiquée.
Je pense aussi que la prévention de base de l'avortement
est une remise en question de l'éducation de nos enfants,
notamment en mettant en valeur les fréquentations sans
sexualité avant le mariage.
On a longtemps dit que les chrétiens étaient
les plus conservateurs en matière d'avortement, Il semble
cependant que même eux y recourent. Y a-t-il réellement
des raisons religieuses ou bibliques qui devraient pousser les
chrétiens à voter contre la libéralisation
de l'avortement ?
Quand on parle avortement, la discussion devient très vite
crispée et nouée. Cette réaction de malaise
est logique, car envisager la possibilité d'avorter est
déjà tordre le plan de Dieu, qui a des projets de
vie, alors que l'avortement est un projet de mort, et cela même
s'il s'est aseptisé et validé par nos mentalités
cartésiennes et égocentristes (la logique de l'avortement
en cas d'échec de la contraception orale par exemple).
L'Evangile ne parle qu'indirectement de l'avortement, car cette
pratique était exclue du peuple juif. Exclue car en contradiction
complète avec la parole de Dieu du respect absolu de la
vie humaine («Tu ne tueras pas»): je crois que les
chrétiens pourraient encore mieux soutenir les femmes enceintes
sur un plan pratique. On éviterait ainsi de tomber dans
le piège de la culpabilité suggérée
par les pro-avortements qui eux proposent quelque chose, mais
quelque chose de mortel.
Notre loi actuelle est imparfaite, mais la pseudo-solution des
délais serait pire, car elle laisserait les femmes encore
plus seules et démunies dans la prise de décision.
J'espère que la Suisse ne sera pas européenne dans
sa façon de voter, et saura préserver une des valeurs
inscrites dans notre Constitution: le respect et le soutien de
chaque personne.
RUBRIQUE: L'UDF DANS LES CANTONS
Genève
Fusion Vaud-Genève
Le 2 juin, citoyens genevois et vaudois seront appelés
à voter sur l'initiative populaire constitutionnelle «Vaud-Genève»,
préconisant l'union des deux cantons en un seul. Lancée
en 1998 par les anciens conseillers d'Etat Philippe Pidoux (PRD/VD)
et Bernard Ziegler (PS/GE), l'initiative prévoit la création
d'un canton lémanique unique, dirigé par une assemblée
constituante de 100 députés. Une nouvelle Constitution
commune serait élaborée.
Les parlements genevois et vaudois ont nettement refusé
cette proposition. Mais le nombre de signatures ayant été
obtenu, l'objet passera en votation le même jour dans les
deux cantons.
Nous pensons qu'il est bien plus réaliste et judicieux
d'établir des coopérations et des liens par secteurs(hôpitaux,
universités, écoles, transports publics, etc.),
en cherchant les avantages au cas par cas, tout en évitant
les effets néfastes d'une fusion généralisée.
D. Ardellier
Vaud
Elections au Grand Conseil vaudois: siège manqué pour 32 voix
L'UDF, qui s'est présentée pour la première
fois aux élections cantonales vaudoises, juge l'issue du
scrutin très encourageant. Dans la région du Nord-vaudois,
le siège lui échappe de peu, du simple fait du système
de recoupement des voix entre les districts d'Yverdon et Grandson.
Sans celle-ci, l'UDF aurait obtenu son premier siège de
député. L'UDF note qu'elle a obtenu le quorum dans
l'arrondissement d'Yverdon. C'est finalement son résultat
dans l'arrondissement de Grandson qui a fait pencher la balance
en sa défaveur. Il aurait suffit à l'UDF d'obtenir
32 voix supplémentaires pour décrocher un siège.
Avec ce résultat, l'UDF confirme sa progression lors des
élections communales d'octobre dernier à Yverdon-les-Bains,
démontre qu'elle fait dès lors partie du paysage
politique vaudois, et que l'obtention d'un siège de député
est désormais à sa portée. Elle relève
d'autre part que son score est, dans cette région, bien
supérieur à celui du PDC. Quant au résultat
de l'arrondissement d'Echallens, son unique candidat, Antoine
Baer, a fait un score tout à fait honorable. La section
vaudoise de l'UDF va maintenant se concentrer sur les élections
fédérales de l'an prochain où elle espère
obtenir un siège romand au Conseil national.
Maximilien Bernhard
Jura
L'UDF Jura dresse son bilan
La section Jura de l'UDF a tenu son assemblée générale
le vendredi 15 mars à Porrentruy. Une vingtaine de membres
y étaient présents.
Le président de la section, Jacques Dumas, a tiré
un bilan positif des activités 2001. La section a récolté
plusieurs centaines de signatures pour l'initiative «miniMax».
Le site internet www.jura.ch/partis/udf présentant l'UDF
Jura a été activé. Le débat organisé
sur le thème de la mondialistion a été un
franc succès. La section a en outre enregistré l'adhésion
de plusieurs nouveaux membres en 2001, et aucune démission.
En ce qui concerne les élections fédérales
de 2003, la section n'entend pas présenter de candidats,
préférant axer son engagement sur le plan local
et cantonal.
En seconde partie de soirée, Jonathan Rivers-Kirby, licencié
en sciences politiques, a donné une conférence sur
le conflit israélo-palestinien. Son éclairage a
suscité de nombreuses questions.
J. R-K.
Berne
Elections cantonales bernoises du 14 avril: Donnez vos voix
à l'UDF!
L'échéance des élections s'approche à
grand pas. Représentée au parlement bernois depuis
1978, l'UDF tentera de confirmer ses quatre sièges et peut-être
même d'en obtenir un ou deux de plus, le 14 avril prochain.
Un cinquième siège lui permettrait en effet de constituer
un groupe parlementaire UDF.
Présente avec une liste de candidats dans plus de districts
électoraux, l'UDF se réjouit de présenter
170 candidats, des jeunes et des moins jeunes, des femmes et des
hommes, de tous horizons professionnels, mais tous animés
par une foi chrétienne commune.
Dans la plupart des districts, l'UDF a jumelé ses listes
avec celles du Parti Evangélique. Lors des précédentes
élections, la même stratégie avait permis
aux deux partis d'obtenir des sièges supplémentaires.
L'UDF présente également un candidat au Conseil
d'Etat. Les habitants des quatre coins du canton de Berne peuvent
par ailleurs donner leur voix à Andreas Brönnimann,
député et par ailleurs directeur d'entreprise à
Belp.
Vous pourrez obtenir des dépliants et autre matériel
électoral en appelant le 033 222 00 37 ou sur le site www.edu-be.ch.
Les candidats des districts romands (ou bilingues)
BienneCourtelary
Lehmann Erich, 57, agriculteur, Tramelan; Messerli Bernard,
55, dessinateur, Sonceboz; SchNegg-Rimann Claudia, 72, paysanne
dipl. et mère de famille, Sonceboz/Sombeval; Spycher Myriam,
63, professeur de piano/chanteuse, Mont-Tramelan; Zürcher
Ueli, 65, agriculteur, mécanicien agricole, Tramelan.
Moutier:
Burkhalter Henri, 53, agriculteur, Sorvilier; Moser Beatrix,
67, infirmière, Reconvilier; Vaucher Vincent, 81, étudiant,
Reconvilier; Vaucher Cornelia, 54 secrétaire médicale/ménagère,
Reconvilier, Geiser PieRre Pierre-Yves, 80, employé de
banque, Sonceboz.
La Neuveville
Früh Marc, 56, éducateur, maire, Lamboing.
Zurich
PACS: le référendum aboutit à Zurich
Plus de 9000 signatures sur les 5000 nécessaires ont été
récoltées dans le cadre du référendum
contre le partenariat des couples homosexuels adopté par
le parlement zurichois.
Le comité référendaire emmené par
l'UDF Zurich a remis les signatures le 27 mars dernier. Au moment
de clore cette édition, on ne connaissait pas encore la
date de votation.
RUBRIQUE: Etranger
Proche-Orient: deux guerres, deux mesures
Israéliens et Palestiniens sont en guerre. Mais deux causes,
et donc deux guerres se chevauchent. L'une est liée à
la conquête et à l'occupation d'un territoire et
à sa domination: Etat israélien? Etat palestinien?
Qui est chez qui? L'autre est liée au terrorisme islamique.
La confusion dans ce conflit tient pour beaucoup à l'amalgame
qui est fait entre les deux. Que le peuple palestinien puisse
avoir un territoire - son pays, est légitime et souhaitable.
Mais aujourd'hui l'Intifada pour la terre fait de plus en plus
place à des attaques terroristes islamiques.
La ville de Ramallah est le point d'ancrage et de départ
des kamikazes et autres terroristes qui sévissent à
Jérusalem et autour. En sachant cela, on comprend mieux
pourquoi l'armée israélienne opère dans cette
région. Elle tente de détruire les ateliers de fabrication
et les stocks d'explosifs, et d'arrêter des terroristes
dans leurs repères. Il y a aussi des activistes parmi les
policiers palestiniens, d'où les représailles contre
des bureaux de police à Ramallah et Gaza.
La première femme qui s'est fait sauter dans un attentat
suicide à la bombe en plein centre de Jérusalem
le 27 janvier, Wafa Idris, était une étudiante en
médecine du Croissant rouge (membre islamique de la Croix
rouge internationale). Elle a circulé à bord d'un
véhicule du Croissant rouge, depuis le camp de réfugiés
près de Ramallah jusqu'à Jérusalem. Ce n'était
pas la première fois que les Palestiniens utilisaient ces
véhicules à but humanitaire pour faire transiter
des armes et des terroristes en Israël. C'est pourquoi l'armée
israélienne arrête et vérifie les ambulances
et les voitures de cette organisation. Ce n'est que lorsque l'une
d'elles fonce à un barrage qu'ils tirent pour la stopper.
L'objectif d'Israël est d'empêcher les terroristes
du Hamas et du Fatah islamique d'agir mortellement, et ainsi de
défendre son peuple.
Depuis le 11 septembre, le président Bush cherche à
éradiquer le réseau Al Quaïda, responsable
de l'attentat des tours du World Trade Center. Pour cela il n'a
pas hésité pas à bombarder l'Afghanistan.
Actuellement il est question d'une deuxième phase en Irak,
pour éliminer le terrorisme. Beaucoup trouvent cela normal,
il faut bien se protéger, se défendre.
Pourquoi Israël devrait-il être le seul pays qui n'ait
pas le droit de se défendre contre les attaques terroristes
et de pourchasser ses auteurs? Y a-t-il un poids et deux mesures?
Dominique Ardellier
Rubrique: rélexion
Les projets communs fascinent l'homme
Allons! bâtissons-nous une ville et une tour dont le sommet
touche au ciel, et faisons-nous un nom.»
C'est par ces paroles que les «managers» et les «politiciens»
de l'époque de Babel ont amorcé la construction
de leur grande tour. Ce projet mettait à jour le besoin
essentiel de se faire un nom en élevant une imposante construction.
Mais, comme nous le savons, ce désir de créer une
construction universelle à été mis en échec
par la diversité des langues et des cultures. Ainsi, toutes
les tentatives pour faire un grand empire capable de contrôler
l'ensemble du monde n'ont jamais pu s'accomplir.
Mais le désir reste, et plusieurs indices nous permettent
de discerner que ce projet ancestral, caché au fond de
la nature humaine trouve de nouveaux chemins.
Les nouvelles technologies permettent d'abattre les barrières
et de tisser un projet universel. Et l'homme y court. Persuadé
que dans la grandeur et le nombre d'adeptes se cache la promesse
de toucher le ciel.
Cet engouement pour les grandes choses (Europe, ONU, globalisation)
dépasse la logique et le profit réel que l'homme
peut en tirer. Car les tours sont fragiles! Mais le projet de
rassembler le monde dans un objectif unique exerce une fascinante
séduction sur l'esprit humain.
Déjà à l'école, l'enfant et l'adolescent
apprennent à se plier au moule des modes et de la pensée
du groupe. Difficile d'être soi-même et de jouer la
différence, car l'homme sans connaissance du Dieu est religieusement
soumis à la pression que joue les ambitions communes.
Ainsi, l'homme cherche dans l'universalité la référence
«divine» qui lui manque cruellement. En oubliant que
ce culte à ces dieux cruels sacrifie l'extraordinaire richesse
des diversités humaines.
Mais paradoxe fabuleux de l'épisode de Babel, Dieu finit
par descendre pour voir la «grande» construction humaine.
Dieu est descendu vers les hommes pour proposer une autre vision
du monde basée sur la dignité individuelle qui nous
permet de devenir ses enfants. Humilité et dignité
sont les bases de ce Royaume. Car, comme nous le rappelle la Pâque,
Lorsque Dieu s'élève, c'est sur une croix... et
c'est pour donner aux hommes sa vie et son amour.
Jacques-Daniel Rochat
Evangéliste et créateur de jeux multimédias
