L'UDF édite Impulsion. Ce journal, qui paraît entre cinq et neuf fois par an, informe de l'actualité politique suisse et de l'action de l'UDF au niveau fédéral et dans les différents cantons romands. Chaque édition contient également une interview. 

Edition actuelle 4/07 - juillet 2007 :

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Edition actuelle 4/07 - juillet 2007

RUBRIQUE EDITO

Unis pour les éléctions fédérales

Les élections fédérales du 21 octobre prochain approchent à grands pas et les tractations entre les partis politiques vont bon train. L'UDF romande déposera des listes pour l'élection au Conseil national dans les cantons de Vaud, Fribourg et Berne. et peut-être dans le Jura. Lors des élections nationales de 2003, l'UDF avait remporté son second siège au Conseil national grâce à des alliances conclues avec d'autres partis politiques. Plus récemment, l'UDF Berne a gagné des sièges au Grand Conseil, dont un dans le Jura bernois, grâce à un apparentement avec le PEV. Chez les Vaudois, l'UDF a obtenu son premier siège de député grâce à une alliance avec le PEV et le PDC, alliance que notre parti souhaite reconduire cet automne. Après des tentatives d'apparentement infructueuses avec le PEV, l'UDF Fribourg a été approchée par plusieurs partis du centre droit avec lesquelles elle est actuellement en discussion. Le potentiel électoral de l'UDF varie d'une région à l'autre de la Suisse romande. Mais une chose est sûre. Seules des alliances permettront à l'UDF de progresser. Elles lui donnent accès à des mandats, lui permettant ainsi de se situer au coeur des décisions politiques. Elles lui évitent d'agir de l'extérieur des hémicycles avec une influence moindre. L'expérience de l'UDF dans le cadre des alliances est relativement nouvelle. Plus il y a de partenaires potentiels, plus il devient difficile de négocier dans une configuration de type gagnants-gagnants. L'UDF ne veut pas se contenter d'être une simple pourvoyeuse de voix. Là où ses chances de dérocher des sièges sont limitées, même avec une alliance, l'UDF gagne en visibilité et en crédibilité à chaque élection. Une participation quasi systématique aux élections communales, cantonales ou fédérales, devient dès lors indispensable. Ces nombreuses participations constituent un défi de taille tant au niveau financier que de l'investissement personnel. L'objectif de l'UDF est de gagner deux sièges supplémentaires au Conseil national, dont un en Suisse romande. Pour cela, elle a clarifié sa ligne politique en éditant de nouveaux documents. Ils permettront à notre parti de parler à l'unisson dans de nombreux domaines. Il s'agit d'un catalogue de "valeurs de références " sur lesquelles l'UDF base son action politique, d'un nouveau programme d'action 2007-2011 et de l'élaboration d'une quarantaine de prise de position sur des sujets très divers (voir ci-contre). Notre parti se lance dans les prochaines élections de façon plus homogène, tant vis-à-vis de la population que face aux médias. Ce travail de fond renforcera l'unité de l'UDF sur certains sujets où les sensibilités divergent. Une pierre de plus à l'édifice que l'UDF s'applique à construire depuis de nombreuses années et qui lui permet de poursuivre sa progression.


Maximilien Bernhard, secrétaire général romand de l'UDF

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RUBRIQUE: Nationale

Que penser des minarets?

J'appelle les musulmans à la modération Pierre Tschanz, de portes ouvertes international, analyse l'affaire des minarets.
Devrait-on interdire la construction de mosquées en Suisse?
Plutôt que de répondre à votre question par oui ou par non, voici plutôt quelques considérations de base au sujet des minarets. Tout d'abord, comme l'a rappelé Tariq Ramadan, une mosquée sans minaret n'empêche pas les musulmans de vivre leur foi. Il est important de le relever dans un pays attaché au respect de la liberté religieuse. Il convient donc de s'interroger sur les motivations de ceux qui souhaitent la construction de minarets. Si l'on regarde un peu ce qui s'est passé dans d'autres pays, on s'aperçoit que d'abord on a construit des minarets et qu'ensuite les musulmans ont obtenu l'autorisation d'y lancer des appels à la prière. Il ne faut pas se méprendre sur la fonction du minaret. Il ne s'agit pas d'un symbole décoratif mais bien d'un moyen d'appeler à la prière. En Allemagne par exemple, l'appel à la prière est aujourd'hui une réalité dans plusieurs villes. La logique de construction de minarets en Suisse relève de la même logique.

Mais concrètement, ne faudrait-il pas interdire leur construction de façon préventive ?
Plutôt que d'aboutir à une interdiction inscrite dans la loi, je préfère en appeler à la modération volontaire des musulmans. Ces derniers sont accueillis et peuvent pratiquer leur religion librement en Suisse. Pas un pays musulman n'offre l'équivalent aux chrétiens. En implantant des minarets, la communauté musulmane donne le mauvais signal. Celui que la conquête de l'islam avance dans notre pays.

Mais le cadre démocratique n'est-il pas suffisant pour contenir tout velléité de conquête?
La Suisse dispose bien entendu d'un cadre démocratique clair. Mais là encore, un regard sur les pays voisins est utile. En Angleterre, par exemple, des musulmans demandent de pouvoir appliquer la sharia dans certains quartiers. Rien de moins étonnant lorsque l'on sait que le religieux et le politique sont intimement liés dans l'islam, comme l'attestent la pratique des pays musulmans. Aujourd'hui en Suisse, il est incontestable que l'islam suscite au pire la peur au mieux l'inquiétude, par l'impression donnée de la conquête du monde occidentale.N'oublions pas que but de l'islam est bien d'islamiser le monde entier. Tout comme les chrétiens veulent évangéliser le monde entier.

Pourtant les deux religions ne semblent pas engagées de la même façon... Lorsque l'islam conquiert un territoire, celui-ci lui appartient et ne peut pas être restitué. Dans la conception de l'islam il y a deux maisons. Celle de la paix (pour les territoires déjà acquis) et celle de la guerre (pour ceux pas encore conquis). L'islam est donc bien en "guerre" contre ceux qui ne sont pas encore dans la maison de la paix. Dans le passé, les chrétiens sont également partis à la conquête du monde, ont planté des croix dans des territoires et baptisé des individus de force. Mais ce temps est heureusement révolu depuis fort longtemps. Contrairement à l'islam, les chrétiens sont préoccupés par le salut des âmes, tout en insistant sur la liberté individuelle; chaque individu est responsable devant Dieu seul.

Quels conseils donneriez-vous pour une cohabitation paisible entre l'islam et le christianisme en Suisse? Je me souviens d'avoir été sollicité par une Église en Algérie: j'avais conseillé à ses responsables de ne pas afficher de symbole chrétien voyant sur le bâtiment de culte. En effet, dans le contexte, celui-ci aurait pu être considéré comme une provocation. Une bonne cohabitation passe par le respect mutuel. En Égypte, une mosquée a été construite à proximité immédiate de chaque Église. Cette confrontation préfigure-t-elle une même situation à long terme en Suisse? Rien n'est moins souhaitable. Même si je ne défends pas l'initiative anti-minarets, son mérite est de nous engager à mieux nous connaître les uns les autres. J'espère qu'elle suscitera un véritable dialogue. Et que ce dernier favorise la réflexion des musulmans dans leur inscription dans la société helvétique.

Pierre Tschanz, ancien directeur de Portes Ouvertes Suisse est désormais attaché à la direction internationale de Portes Ouvertes, organisation d'aide aux Églises persécutées.

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Legalizzare l'incesto?

E del 2 febbraio la notizia apparsa sul Corriere della Sera che in Germania tali Patrick e Susan Stübing, stanno portando il loro caso davanti alla Corte costituzionale per cercare di far abolire una legge "vecchia di 100 anni". I due sono fratello e sorella, hanno quattro figli e dopo che lui ha scontato due anni di prigione per incesto si sono affidati ad un legale e hanno trovato l'appoggio di alcuni politici per tentare di legalizzare la loro situazione. Contemporaneamente negli Stati Uniti un uomo condannato per incesto con la figliastra di 22 anni attaccherà la legge davanti alla Corte Suprema (questa notizia è sul Time del 5 aprile; entrambi gli articoli sono accessibili dal blog www.kattolikamente.splinder.com del 23 aprile). L'esempio della ruggine è quello che meglio si addice per comprendere quello che stiamo vivendo: si può riverniciare un bollo sulla fiancata, ma questa tornerà inesorabilmente a corrodere la carrozzeria. E così quando abbiamo permesso il divorzio abbiamo inferto un colpo micidiale all'istituzione della famiglia tant'è che ora una su due va in sfacelo. Non dico che sia sempre facile, ma certo è che la soluzione non sta nel accettare il male come se fosse il male minore. Al contrario bisogna credere che una soluzione ci sia sempre. E così vale per l'aborto; ci stiamo pero abituando anche a questo, in attesa che raggiunga la percentuale simile a quella dei divorzi (e siamo già al 20% dopo un anno...), per cui tanto vale sposarsi tra uomini (ma che gusto ci sarà mai ?) e permettere l'eutanasia per i vecchi e meno vecchi che non sono più autosufficienti. Il prossimo e logico passo è quello citato sopra, viva l'incesto e tutto il resto. Ma ci siamo chiesti dove si va a finire per questa strada ? Penso che neanche gli animali siano tanto stupidi, loro sanno che per continuare a esistere bisogna procreare e che non serve ostacolare la vita, tanto di ostacoli sul nostro cammino ce ne sono già troppi, senza andarseli a cercare. Vorrei vedere un'inversione di rotta a 180 gradi, e che certi comportamenti non venissero incentivati da pubblicità tipo "love life". Vorrei che oltre ai siti di pedofilia venissero oscurati anche quelli pornografici "normali", che costituiscono assieme alla prostituzione un colossale giro di vite stroncate e schiavizzate. Basta basta e basta!

Pietro Brenna, segretario UDF Ticino

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Un centre renforcé

Répondant favorablement à la demande des députés Régis Courdesse et Jacques-André Haury, les membres de l'Alliance du Centre (dont l'UDF fait partie) se réjouissent de les accueillir au sein de leur groupe parlementaire. Les deux députés rejoignent l'Alliance du Centre afin de pouvoir poursuivre leur travail actif par une présence au sein des commissions et défendre une politique commune sur des valeurs partagées comme la politique familiale et l'assainissement des finances, entre autres, mais aussi sur la protection de l'environnement et la politique énergétique. Forte désormais de sept députés à l'aube de cette législature 2007-2012, l'Alliance du Centre renforce sa position charnière entre la Droite et la Gauche du Grand Conseil vaudois. Pour faire entendre ses propositions, l'Alliance du Centre cherchera des appuis auprès d'élus situés autant à gauche qu'à droite de l'hémicycle. Elle privilégiera l'écoute et la concertation dans le but d'arriver à des décisions consensuelles dans l'intérêt des citoyennes et citoyens vaudois.

(comm.)

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Nouvelle secrétaire administrative

Dès le 1er juillet 2007, mon défi sera de découvrir les aspects de l'UDF et de remplir ma fonction de secrétaire administrative à 20%. L'offre d'emploi à ce poste, qui a parut dans l'édition d'avril du journal d'Impulsion a retenu toute mon attention. J'étais à la recherche d'un emploi à temps partiel qui ne négligerait pas ma tâche de première priorité : m'occuper de notre fils Dany né en mars dernier. Ce travail me permettra donc de garder notre enfant tout en travaillant à domicile. De plus, les principes de base de l'UDF correspondent à mon engagement que j'ai pris avec Dieu, à savoir de marcher avec Lui. J'ai grandi dans une famille bilingue (Français/Suisse-allemand) près d'Yverdon-les-Bains. Après ma scolarité, ma vie professionnelle a débuté avec un apprentissage d'employée de commerce dans une maison d'édition chrétienne. Après quoi, j'ai suivi l'École des métiers de l'économie familiale et passé un court séjour linguistique à Londres. Je suis persuadée que les principes bibliques sont les meilleures pour notre société. Dans notre pays judéo-chrétien, la crainte de Dieu est de moins en moins présente. Il est très important que des personnes s'engagent à défendre les vraies valeurs (chrétiennes) auprès de nos autorités. J'ai dès lors l'opportunité de collaborer dans ce sens en remplissant cette fonction de secrétaire administrative. Mon travail sera de reprendre des tâches administratives de Maximilien Bernhard (coordonner, planifier, rédiger des communiqués de presse, effectuer des traductions, gérer la publication du journal Impulsion, assurer la correspondance et la coordination des sections romandes lors de votations, d'élections, d'initiatives et de référendums, mettre à jour le site Internet, etc.) ainsi que de collaborer avec la Suisse-allemande, notamment en participant aux comités directeurs de l'UDF Suisse, aux Assemblées des délégués et au Congrès national. Maximilien Bernhard restera quant à lui secrétaire romand de l'UDF et se concentrera sur les dossiers politiques ainsi que les relations publiques. Je me réjouis de pouvoir travailler au sein de l'UDF, et de contribuer à ce que les valeurs chrétiennes gagnent en influence dans le débat politique suisse. N'hésitez pas à me contacter (tél. 024 425 96 23) afin que nous puissions faire plus ample connaissance.

Béatrice Bircher

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L'UDF a besoin de vous

L'UDF-Genève souhaite effectuer plusieurs stands par année. Nous vous encourageons donc à passer aux stands ou, encore mieux, vous engager. Le samedi 9 juin dernier, nous avons été sur la place du Molard avec notre stand, des affiches, dont une intitulée "des chrétiens qui s'engagent en politique". Notre présence n'est pas passée inaperçue, avec des informations sur les votations fédérales (ce fut sur la révision de l'AI cette fois-ci) et une récolte de signatures contre les minarets en Suisse. Les nouveaux membres de l'UDF nous ont bien soutenus. Nous présentons publiquement l'UDF à Genève et les contacts sont très intéressants. Une prochaine action de stand aura lieu probablement en septembre ou en octobre. Vous désirez participer? Nous attendons votre coup de fil (tél. 022 751 20 23). Autre possibilité d'engagement: assister aux débats sur la TSR, pour les membres et sympathisants de l'UDF. Une occasion vous est donnée le samedi 15 septembre prochain dans l'émission "Face aux partis", en vue des élections fédérales. Prière de vous inscrire au plus vite auprès du soussigné, tél. 022 751 20 23. Enfin, si vous n'êtes pas encore membres de l'UDF, inscrivez-vous car vous êtes nombreux à lire ce journal mais pas suffisamment nombreux à adhérer à l'UDF. Votre adhésion serait un grand soutien pour notre section genevoise et nous permettrait de faire plus, entre autres témoigner de nos actions politiques basées sur des principes bibliques. Enfin, merci de prendre note du changement d'adresse de notre section: UDF-Genève, case postale 52, 1246 Corsier. Merci de votre soutien.

Jean-Luc Ruffieux, président de l'UDF Genève

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RUBRIQUE: L'UDF dans les cantons

L'UDF publie 40 prises de position

Pour vous permettre de mieux connaître sa ligne politique, l'UDF se positionne sur 40 défis et questions politiques

L'UDF a pris position sur plusieurs dossiers d'actualité politique au cours de ces derniers mois: comment gérerons-nous le conflit entre générations? Que penser de la montée de l'islam et des musulmans dans notre pays? Que dire du secret bancaire? La concurrence fiscale est-elle une bonne chose? Une armée de milice est-elle encore utile ? Jusqu'où peut-on pousser la recherche sur l'être humain? Comment pensons-nous régler le problème de l'assurance-invalidité? Pourquoi soutenons-nous l'État d'Israël? Quelle est notre position face aux changements climatiques et dans le monde agricole? Voilà quelques-unes des questions auxquelles l'UDF désire répondre. Pour ce faire, quarante prises de positions ont été élaborées et sont désormais disponibles (notamment sur www.udf.ch). Les thèmes retenus sont des défis politiques et de société qui concernent la Suisse aujourd'hui ou dans un proche avenir. L'UDF est connue pour son engagement sur certains dossiers spécifiques, mais elle ne s'est pas vraiment positionnée sur d'autres sujets épineux actuels ou futurs. Les quarante prises de position sont un document qui permettra aux électeurs de mieux connaître le projet politique de l'UDF à l'occasion du renouvellement du parlement. Ce document montre d'une part l'analyse et la compréhension globale des défis actuels et, d'autre part, les mesures concrètes proposées par l'UDF. Il s'agit de prises de position et non pas de rapports. Mais positionnement ne signifie pas ancrage ou décision. Les thèmes choisis ne sont pas des mots d'ordre ou des décisions sur des questions précises soumises à votation qui court-circuiteraient les opinions de nos délégués ou de nos représentants dans les parlements. Non, il s'agit seulement de présenter concrètement la ligne politique de l'UDF. Ce document se veut autant que possible objectif, concret et argumenté. Conscients que l'objectivité absolue relève de l'impossible, notre approche se veut transparente, sincère et cohérente. Ces documents sont en lien direct avec le nouveau catalogue des valeurs de l'UDF. La Bible oriente l'action de notre parti. Ces valeurs constituent la norme et le fil conducteur de notre politique. La plupart des principes bibliques qui soutendent l'éthique politique se trouvent dans l'Ancien Testament. Ces principes transparaissent également dans le Nouveau Testament. Bien entendu, les valeurs de l'UDF découlent des dix commandements. Leur force particulière vient du fait qu'ils forment le seul texte de la Bible que Dieu a écrit de sa propre main. Ils résument l'éthique biblique et couvrent tous les domaines de la vie, aussi bien publique que privée. Tous les commandements bibliques expriment l'amour pour Dieu et pour le prochain. Les valeurs de l'UDF ont dès lors été définies comme suit : la crainte de Dieu, l'honnêteté, la justice, la liberté et la responsabilité, le travail et le repos, le mariage et la famille, la vie et la dignité humaine, la propriété. Au-delà des élections fédérales d'octobre, ces prises de position sont aussi une aide pour les nombreuses activités du parti, tant au niveau national que dans les cantons. De plus, elles ne sont pas le résultat des réflexions d'une seule personne. Elles ont été discutées au sein de la direction, approuvées par le comité fédéral du parti. Et quarante thèmes, ça n'est pas exhaustif! De nouveaux défis apparaîtront rapidement.

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L'histoire incroyable des anabaptistes

Les collines boisées du Jura étaient presque infranchissables à l'époque. Elles sont empreintes d'un passé et d'histoires parfois belles et parfois dramatiques. Les anabaptistes, appelés aussi mennonites, ont profondément marqué la vie dans les collines jurassiennes qui les ont abrité au temps de la Réforme. On parle parfois de la plus ancienne "Église libre". Leur mouvement, issu de la "Réforme" à Zurich vers 1520, où Ulrich Zwingli, qui partage les idées d'un certain Martin Luther, prêche la diffusion des Saintes Écritures et le salut par grâce. Dès 1523 cependant, Conrad Grebel, enthousiasmé par les idées de Zwingli, considère que les réformes de celui-ci sont trop lentes et timorées. La rupture est consommée lorsque Zwingli confie l'autorité religieuse au conseil de la ville de Zurich, autorité politique mais non spirituelle. En janvier 1525, Grebel convaincu qu'une personne n'est sauvée qu'à condition qu'elle puisse en toute connaissance de cause adhérer à la foi et au salut, baptise George Blaurock, le premier baptême d'adulte de l'époque. Le conseil de la ville, ayant eu vent de l'événement, déclare la pratique du baptême d'adulte illégale et interdit les réunions de ces chrétiens. C'est la genèse du mouvement anabaptiste.

La répression dynamise son essor
En quelques années, le mouvement se développe si puissamment, qu'on espère le freiner par la répression. Mais la noyade de 100 à 200 adultes désirant le baptême dans le lac de Zurich ne fait qu'amplifier le mouvement qui comptera plus de 4000 membres en 1529. Pour trouver refuge, ils se dispersent vers diverses régions telles l'Emmental, le long du Rhin et le Jura. On signalera pour la première fois la présence d'anabaptistes aux environs de 1530, en Erguël, Saint-Imier, où le prince-évêque de l'Évêché de Bâle leur loue des domaines sur les montagnes, à plus de 1000 mètres d'altitude. Les mennonites fuient les persécutions politiques et religieuses. Poursuivis et menacés, les communautés anabaptistes cherchent des endroits isolés pour poursuivre leur existence. Ils se rencontrent pour lire et étudier la Bible et pour célébrer leur culte, dans des endroits clandestins. Un de ces lieux est le Pont des anabaptistes au-dessus de Courtelary. À condition qu'ils ne fassent pas de prosélytisme, les anabaptistes sont tolérés dans l'évêché de Bâle et dans la principauté du Mont Terrible en raison de leurs compétences professionnelles d'agriculteurs et de défricheurs. Ils ont en effet apporté une contribution réelle au développement économique agricole des hauts plateaux jurassiens. Parfois les officiers trop zélés de l'Inquisition française pénètrent dans la région qui leur est proscrite. Un automne, une fermière de Grandval est avertie par ses enfants de l'arrivée d'une unité de dragons. Très rapidement elle comprend le sujet de la visite : Ils recherchent des Bibles, et emmènent ceux qui les possèdent. Le four à pain chauffe et la fermière pétrit sa pâte tout en priant "Seigneur comment cacher ta sainte Parole?". Soudain, une pensée traverse son esprit. Et notre boulangère, d'une main leste, prend le précieux livre qu'elle entoure de pâte à pain et met le tout dans le four. Malgré une fouille minutieuse, personne ne trouve le précieux Livre. Grâce à ce geste, elle et ses enfants ont la vie sauve, et gardent le livre de vie, qui est aussi pain de vie.

Exode vers le Nouveau monde
Touchés de plein fouet par la crise du XIXe siècle, ils quittent la région pour le nouveau Monde. Ils sont jusqu'à 180 en gare de Moutier pour prendre le chemin de l'exil. Une très importante communauté mennonite a ainsi vu le jour aux États-Unis. Une compréhension nouvelle de l'existence naît de la foi; conduite par le Saint-Esprit, elle se traduit dans la vie de tous les jours, notamment dans des valeurs telles que le témoignage de paix, l'engagement social et l'hospitalité. Les valeurs qui ont imprégné la vie de ces communautés, leur ont permises de surmonter toutes les difficultés de la vie. Ces valeurs, issues des Saintes Écritures, sont les fruits de l'Esprit. Ces hommes et ces femmes sont un exemple pour nous. Les anabaptistes sont restés fidèles à leur engagement et sont restés implantés sur les terres de leurs ancêtres. "Les uns c'est à leurs chars, les autres c'est à leurs chevaux, mais nous c'est au nom de l'Éternel notre Dieu que nous faisons appel. Eux ils plient et tombent, mais nous restons debout et tenons ferme". Que notre Seigneur trouve en nous des coeurs engagés prêt à le servir!

Marc Früh, député, maire, Lamboing

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Doit-on fêter le 1er août au Grütli?

Durant ces derniers mois, on a beaucoup parlé du Grütli : doit-on y fêter ou non le 1er août ? Est-il nécessaire de fêter là où notre Pays a pris naissance grâce au pacte des trois confédérés (Uri, Schwyz et Unterwald) ? Il serait magnifique de pouvoir célébrer la fête nationale dans tout le pays et là ou chacun le souhaite, mais il est vrai que celle planifiée au Grütli a pris une toute autre dimension. En effet, le Grütli est le symbole de la fondation et de l'indépendance de la Suisse et permet de garder nos valeurs et traditions. Selon les paroles de Franz Steinegger, ancien conseiller national uranais, "la fête au Grütli est tout de même un événement national et la plaine un monument national". Si l'on hésite à organiser le 1er août au Grütli en raison des extrémistes qui ont pris un malin plaisir à venir chahuter la manifestation depuis quelques années, une annulation ne serait pas digne de notre pays. Une telle décision laisserait le terrain libre à des groupes extrémistes de gauche ou de droite défendant des idées inadmissibles. La Suisse ne peut pas se permettre de capituler devant l'extrémisme en arguant que des mesures de sécurité importantes doivent être prises. Finalement, cette question financière et indigne d'un pays reconnu comme l'un des plus riches dans le monde. S'il est vrai que notre démocratie donne le droit à chacun, musulmans, skinhead, gens de couleurs, juifs ou chrétiens, de penser ce qu'il veut, il est également vrai que chacun doit respecter son prochain. Il incombe à la police de contrôler les identités et effectuer des fouilles. Il conviendrait de prendre les mêmes mesures que celles prévues pour faire face aux hooligans lors de grandes manifestations sportives et interdire l'accès à la prairie aux extrémistes connus et enregistrés par les services de police afin de refouler les violents. Il serait souhaitable que les cantons coopèrent avec la Confédération afin que la célébration du 1er août puisse se dérouler dans la dignité et le respect de chacun. Libre à chacun de fêter ou non et cela, là où il le souhaite.

David Mayer, membre du comité UDF La Côte

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RUBRIQUE: Internationale

L'UDF s'oppose à la construction de minarets en Suisse

LE CONSEILLER NATIONAL CHRISTIAN WABER EXPLIQUE POURQUOI L'UDF A LANCE UNE INITIATIVE

Que demande votre initiative?
L'interdiction de construire des minarets en Suisse.

Il ne s'agit pas d'interdire les mosquées en Suisse?
Non, pas du tout.

Mais pourquoi donc accepter les mosquées et interdire les minarets?
Des responsables musulmans en Suisse et sur le plan international reconnaissent que le minaret n'est pas une nécessité pour exprimer la foi musulmane. De nombreuses mosquées dans le monde, y compris dans les pays musulmans ou à Jérusalem, ont été construites sans minaret. Mais là où un minaret a été construit, on est en terre musulmane. Il est un symbole de pouvoir et non de foi. L'appel à la prière fait partie du concept même de minaret, même si aujourd'hui en Suisse, on fait comme si la question n'était pas d'actualité. L'expression spirituelle de l'islam ne serait donc en rien restreinte si l'interdiction de construire des minarets était introduite en Suisse.

Craignez-vous un manque d'intégration de la communauté musulmane en Suisse?
Il ne doit pas y avoir d'autres instances juridiques que celles instituées par l'État, que ce soit pour la charia ou des droits religieux particuliers. Afin de privilégier le bien commun, chacun doit accepter que les droits individuels soient parfois et légèrement limités. En tant que chrétiens, nous le savons et nous nous soumettons à ce cadre démocratique. Nous nous y conformons le plus possible: la liberté de rassemblement n'est pas garantie dans tous les cas de figures, l'enseignement de la foi chrétienne est tronqué et la construction de lieux de culte évangéliques liés à de nombreuses obligations. D'autres religions sont elles aussi limitées dans l'expression de leurs rituels. Les juifs et les musulmans ne peuvent procéder à l'abattage rituel d'animaux qu'à certaines conditions.

Votre intitiative n'est-elle pas une atteinte à la liberté religieuse?
Les musulmans ont le droit de choisir leur religion et d'être protégés dans leur choix. Mais comme l'ont montré les récents exemples en Suisse allemande, chaque demande de permis de construire d'un minaret a menacé, ou tout au moins fragilisé la paix religieuse. Une interdiction de construire des minarets inscrite dans la loi constituerait un renforcement de notre démocratie.

Les musulmans réagissent
Une visite du site d'Al-Jazeera permet de prendre la mesure du lancement de cette initiative. Des internautes appellent au boycott des banques helvétiques au cas où la loi était acceptée par la population suisse. Les articles de la presse arabe montrent également comme l'information se déforme vite. Ainsi, le site Al-Jazeera parlait d'interdiction de construire des mosquées.

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Rubrique : Réflexion

Notre engagement chrétien

A partir de mes divers engagements et expériences, j'ai essayé de dégager quelques points qui me paraissent importants pour notre action de chrétiens dans la société aujourd'hui.

Ne pas nous détruire les uns les autres!
En tout premier lieu et c'est fondamental: arrêter de se critiquer les uns les autres et de s'annuler entre tenants de différentes thèses et formes diverses d'engagements possibles du chrétien. Certains pensent qu'il ne faut pas trop se mêler aux engagements sociaux (le rôle des chrétiens étant limité à la prière et l'évangélisation). D'autres estiment qu'il faut un engagement social et prophétique dans la société mais pas en politique. D'autres encore sont convaincus qu'il faut pratiquer la politique dans les partis traditionnels de droite ou de gauche. Enfin, certains chrétiens estiment pertinent que leur engagement politique soit pratiqué au sein de partis clairement positionnés et profilés. Quand comprendrons-nous qu'il y a de la place pour toutes ces différentes approches et qu'elles peuvent même déboucher sur une dynamique remarquable !

Un partenariat historique et stratégique
Je crois aussi (et là je me mouille un peu plus) que nous sommes devant un partenariat historique et stratégique entre catholiques et évangéliques sur les questions éthiques (différent de l'union théologique); c'est un tournant clé au niveau mondial: de plus en plus de lieux de rencontres et de dialogues s'organisent entre ces deux familles du christianisme. Il faut reconnaître que les orthodoxes et les catholiques "tiennent la route" sur les questions éthiques, de façon pertinente et courageuse.

Ouverture au surnaturel
Lorsque nous suivons le rôle de Jésus au travers des Écritures, nous voyons qu'il est là pour distribuer son amour, qu'il enseigne, juge aussi parfois; nous le voyons se donner pour le salut du monde et concrètement, tout au long de son ministère, agir par miracles interposés: changer de l'eau en vin, guérir les sourds et les lépreux, multiplier les pains et les poissons... Par la suite, les apôtres ont fait de même. Aujourd'hui, comment penser toucher les foules en nous passant de signe et de miracle qui parlent de façon indispensable de "transcendance "et de "révélation", d'un "Tout Autre" et d'un "Ailleurs" ? Une précision est nécessaire: si nous avons à vivre des miracles de "Puissance", les signes de compassion, de tendresse, de secours sont tout aussi don de Dieu !

Une évidence !
Dans notre présence au monde, quand rien ne se passe, quand il y a une perte d'espérance, quand il y a des questions, des voies sans issue, encore et toujours persévérer, persévérer, persévérer, persévérer. Une évidence qui ne l'est peut-être pas complètement! Je termine avec cette citation de Jean-Arnold de Clermont: "Ne regardons pas en arrière, telle la femme de Lot, comme si nous avions quitté un monde meilleur; ne regardons pas vers le ciel comme les disciples à l'Ascension, comme si nous voulions fuir nos responsabilités; regardons notre monde en face pour partager avec lui l'enthousiasme de notre espérance, et la force de notre prière."

Florian Rochat, pasteur et président du CPDH, Montigny-les Arsures (F)

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