L'UDF édite Impulsion. Ce journal, qui paraît entre cinq et neuf fois par an, informe de l'actualité politique suisse et de l'action de l'UDF au niveau fédéral et dans les différents cantons romands. Chaque édition contient également une interview. 

Edition actuelle 4/08 - juillet 2008 :

  • Edito : Politique vaudoise de la drogue: l'UDF demande un bilan
  • Nationale : Evitons une politique de la drogue incohérente
  • L'UDF dans les cantons : Berne: bilan de la session parlementaire
  • Réflexion : Bénissez Israël et vous serez bénis en retour

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Edition actuelle 4/08 - juillet 2008

RUBRIQUE EDITO

Politique vaudoise de la drogue: l'UDF demande un bilan

En mai dernier, plusieurs députés vaudois se sont rencontrés dans le cadre du nouveau groupe thématique Toxicomanie & Dépendances du Grand Conseil, créé sous l'impulsion de votre secrétaire romand. Des députés se sont étonnés d'apprendre que plusieurs actions de prévention n'avaient pas été portées à la connaissance des institutions, écoles, parents et des personnes intéressées. La problématique de la toxicomanie chez les jeunes doit être traitée de manière efficace et transparente. Une information accrue permet d'améliorer l'impact des politiques mises en œuvre. Conformément à l'Art. 118 de la loi sur le Grand Conseil, votre secrétaire romand a demandé au Conseil d'État, par voie de postulat, de présenter un rapport -?bilan??- sur sa politique cantonale en matière de prévention et de lutte contre la toxicomanie, ainsi que sur l'utilisation et les résultats obtenus par le fonds, en particulier:

- les enseignements tirés du rapport annuel d'évaluation du fonds et sa diffusion aux acteurs concernés de près ou de loin par la problématique des toxicodépendances.

- Les résultats qualitatifs et quantitatifs obtenus dans le cadre des actions de prévention et de répression qui ont été financées par le fonds (cibles, mesures envisagées et degré de réalisation).

- La manière dont les actions de prévention sont communiquées aux divers secteurs œuvrant avec des jeunes (enseignement obligatoire, écoles professionnelles, écoles post-obligatoires, enseignement supérieur), ainsi qu'aux acteurs institutionnels (associations de parents d'élèves, communes, groupes d'intérêt jeunesse, etc.). - L'alimentation et les perspectives de pérennisation du fonds qui, selon l'art. 2 du règlement du 17 décembre 1997 concernant le fonds pour la prévention et la lutte contre les toxicomanies, est alimenté principalement par les séquestres et par conséquent tributaire de fluctuations.

- La collaboration et la complémentarité avec les actions menées par les autorités communales.

Il ne fait aucun doute que ce postulat permettra d'établir une sorte de feuille de route en matière de prévention et de lutte contre la toxicomanie dans le canton de Vaud. Le rapport qui sera présenté par le Conseil d'État contiendra des informations sur la politique qu'il entend mener dans le domaine de la politique de la drogue durant ces prochaines années. L'UDF analysera le contenu de la réponse du Conseil d'État et le mettra en regard de son action politique. Votre secrétaire romand interviendra ensuite sur les points qu'il estimera les plus pertinents.


Maximilien Bernhard, secrétaire romand de l'UDF

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RUBRIQUE: Nationale

Evitons une politique de la drogue incohérente

La récolte de signatures pour le référendum sur la LSTUP bat son plein. Enjeux

L'UDF a annoncé le lancement du référendum contre la révision de la LStup. Cette dernière reprenait les points soi-disant non contestés du projet de révision de 2004 qui a finalement échoué devant le Conseil national. En y regardant de plus près, la révision qui nous est proposée aujourd'hui est une véritable porte ouverte à une politique laxiste en matière de drogue. Voici les raisons qui ont amené l'UDF à lancer le référendum:

L'orientation contraignante visant l'abstinence a disparu
Dans le modèle des quatre piliers de la loi révisée des stupéfiants, la priorité contraignante visant l'abstinence est tout simplement absente. L'objectif de la prévention, de la réintégration, de la thérapie, de l'aide médicale à la survie et de la répression ne sont pas définis (art. 1a). Le terme fréquent "critères de qualités requis" n'est pas défini. La notion de la finalité des mesures est totalement absente (art.1).

La LStup étend de la remise de stupéfiants
La distribution d'héroïne sous contrôle médicale limitée temporellement à des toxicodépendants très atteints est modifiée et la possibilité est donnée à la Confédération et aux cantons, de prescrire des stupéfiants (cocaïne, cannabis, héroïne, etc.) sans maintenir les conditions cadres précédentes (art. 3e). Il manque une évaluation scientifique externe et indépendante, attestant que les objectifs de la prescription médicale d'héroïne ont été atteints. Une évaluation scientifique neutre est indispensable avant toute nouvelle expansion nationale de la prescription médicale de stupéfiants.

Les accords internationaux sont esquivés
Le Département fédéral Intérieur maintient ouvertes des options pour esquiver les accords et recommandations internationaux en vigueur, tels ceux de la Commission des stupéfiants de l'ONU (avec les art. 2a, 3§1 et 6, l).

Les cantons doivent installer des locaux d'injection
Les cantons sont obligés de créer les installations nécessaires à la réduction de risques et d'aide à la survie (art. 3d et 3g). Cela signifie l'installation de locaux d'injections. Ces derniers sont des zones libres où tous les stupéfiants peuvent être consommés, peu importe leur provenance (légale ou illégale), sous une surveillance médicale. Les coûts induits sont à la charge du public (caisse de maladie, assurance invalidité, aide sociale). L'État de droit perd sa crédibilité, car dans les locaux d'injection, le trafic de drogue est toléré.

La LStup révisée met l'Etat de droit en échec
Le personnel des institutions d'aide à la survie ou d'établissements thérapeutiques est libéré de l'obligation de dénoncer, de témoigner et de renseigner sur les infractions dont ils ont connaissance (art.3c §4). Ainsi le travail de répression de la police est rendu plus compliqué et celui des vendeurs de stupéfiants facilité?! Mais si le toxicomane devient une menace pour la circulation routière, un service d'administration doit aviser l'autorité (art. 3h).

L'aide à la survie avec de l'héroïne n'est pas une thérapie adéquate
La LStup inscrit dans la loi, la prescription médicale d'héroïne d'aide à la survie, comme un moyen thérapeutique médical illimité, financé par les caisses-maladie. Toutes les conditions cadres sont éliminées (art.3e). Ceci est contraire à toutes les affirmations du Conseil fédéral lors de l'introduction limité de la distribution d'héroïne. De plus, les cantons seront autorisés à prescrire cocaïne, cannabis, etc.

L'affaiblissement des mesures pénales sabote la répression et les enquêtes
L'article 19 §3 favorise le petit marché. Ce dernier est le système de distribution le moins onéreux et le moins risqué pour lesgros trafiquants. Chaque privilège accordé favorise les deux marchés. Les condamnations pénales sont assouplies et diminuées. Il suffit de prétendre que l'on ignorait ce que contenait le courrier transporté pour être exempté de condamnation. Une fois de plus, l'État de droit est bafoué et l'action répressive entravée.

Entrave à la prévention efficace de la jeunesse
La loi révisée sur les stupéfiants méprise la protection de la jeunesse. La consommation, de stupéfiants illégaux ou prescrits par l'État, détruit la santé physique et psychique des jeunes et des adultes. Les conséquences financières sont énormes selon une étude de l'Université de Neuchâtel. Les coûts sociaux directs et indirects ainsi que ceux liés à la santé ont été pris en considération. Ils s'élevaient pour l'année 2000 à CHF 4,1 milliards. Autoriser la consommation par petite quantité et en groupe tel que le prévoit l'article 19b est un signal totalement faux pour notre jeunesse. En Suisse romande, l'Association romande contre la drogue a coordonné la récolte de signatures pour le référendum. À l'heure de boucler cette édition, la récolte de signatures battait son plein. Gageons que le référendum ait abouti, au nom d'une véritable politique de la drogue cohérente et efficace.


(comm)

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Votazioni e mass media
Sovranità del popolo senza propaganda

UDF Ticino esiste esattamente da due anni e mezzo, dall'ottobre 2005

Tre no massicci a livello nazionale all'inizio di giugno. L'oggetto su cui ci accingiamo a riflettere è il secondo, quello concernente la "Sovranità del popolo senza propaganda di governo", il cui esito è stato negativo: 24,8% i sì e 75,2% i no. Da un punto di vista cristiano, quanto è lecito che i mezzi di comunicazione di massa influenzino le scelte politiche come pure quelle di vita quotidiana?

Dalle ultime votazioni...
Come sempre in qualsiasi votazione, c'erano anche in questo caso due poli distinti entro cui ci si poteva muovere per prendere la propria posizione: da una parte c'era chi sosteneva che le informazioni fornite alla pubblica opinione prima delle votazioni fossero propaganda; dall'altra invece, chi non le classificava in questa categoria, ma affermava che esse fossero fondamentali nella formazione dell'opinione di coloro che hanno diritto di voto. Senza di queste infatti, verrebbero meno, secondo i contrari all'iniziativa, i principi di oggettività, trasparenza e proporzionalità.

Informazione e media
Dati questi due punti di vista, risulta spontaneo chiedersi dove si debba porre il cittadino cristiano e quanta influenza è opportuno che abbiano sulle sue scelte, politiche ma non solo, i mezzi di comunicazione di massa. Da una parte, è dovere e diritto civile di ogni cittadino esprimere la propria opinione e presa di posizione mediante il voto. A tal fine, egli deve informarsi e documentarsi il più possibile per ponderare tutti gli aspetti positivi e rispettivamente quelli negativi dell'oggetto in esame; deve confrontare la situazione attuale o passata con la nuova possibilità offerta dalla votazione e valutare se il cambiamento sia favorevole o sfavorevole per se stesso, per la propria cerchia di persone e per la collettività in generale; deve avere il coraggio di sapere argomentare ed esprimere la propria scelta finale. A questo proposito, è doveroso da parte sua servirsi dei mezzi di comunicazione di massa per formarsi un'opinione oggettiva su quanto si va dibattendo.
Dall'altra parte, bisogna sempre essere consapevoli che tali mezzi portano con sé i propri aspetti negativi: essi sono onnipresenti e amano reiterare le notizie per infiltrarsi, talvolta anche subdolamente e inconsciamente, nelle menti delle persone. Inoltre, la verità dovrebbe essere uno dei principi fondamentali della diffusione di notizie, come pure l'oggettività e la trasparenza; purtroppo, sempre più ai giorni nostri, queste sono prerogative che non sempre vanno mantenute.

Una situazione ambigua
Tirando le somme, il cittadino cristiano si trova di fronte ad una situazione ambigua: da un lato, per assolvere al meglio i suoi doveri civili, esso deve informarsi e aggiornarsi per prendere al meglio le proprie decisioni; dall'altro, i mezzi e i modi che gli vengono offerti non sempre sono appropriati. Il consiglio pertanto, ancor prima di avvicinarsi al materiale di voto o ai mezzi di comunicazione, è quello di affidarsi alla Bibbia e ai consigli che il Signore dà, sia per la vita di tutti i giorni, che per le decisioni politiche: mantenersi sulla strada stretta e vagliare opportunamente, passo dopo passo, quali sono le informazioni da prender con sé, per maturare le proprie scelte, e quali invece sono da lasciare sulla strada larga?!

Fulvia Basile Membro UDF Ticino

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Un 60e anniversaire d'Israël contesté injustement

En lisant les articles des journaux sur le 60e anniversaire d'Israël, on arrive à la conclusion que tous les Juifs sont d'exécrables voleurs et les Palestiniens, les pauvres victimes innocentes chassées de leurs terres! Estimant que l'histoire peut être regardée sous différents angles, je me permets de vous faire part des constatations suivantes:

- Journal du Jura, 8 mai 2008, "le drame Palestinien". Les Palestiniens sont devenus réfugiés parce qu'en 1948, ils ont quitté leurs maisons, afin que les armées d'Egypte, du Liban, de Syrie, de Jordanie et des Emirats Arabes puissent "?rejeter à la mer tous les juifs (Larousse historique)?" et d'autres ont fui les combats !

- Journal du Jura, le jour suivant, "Les palestiniens ont commémoré la catastrophe". Entre 1946 et 1948, les 650?000 Israéliens de Canaan ont accueilli environ 240?000 juifs européens, dont environ 90?000 survivants des camps de déportations. De 1948 à 1952, la jeune nation d'Israël accueillera encore 455?000 Juifs fuyant les pays arabes. Donc il y avait un problème de réfugiés dans les deux camps. Selon une étude récente de 2005, 83% des Israéliens âgés de 60 ans et plus, sont nés dans un autre pays et ont immigré en Israël à un moment de leur vie (Jenny Brodsky Howard LITWIN, janvier 2005).

- Journal du Jura, 16 mai 2008, "Gaza entre pénurie d'essence et coupures d'électricité". L'UNRWA est l'organisme de l'ONU qui s'occupe des réfugiés palestiniens. Ainsi depuis 60 ans, les Palestiniens reçoivent une aide régulière d'un milliard de dollars pour les écoles, pour construire les hôpitaux, les canalisations et autres infrastructures. Le problème est que 70 % de cette aide disparaît, est détournée de l'objectif initial (Bluewin info 05.02.2006).

Mais l'année suivante, l'ONU reverse l'aide internationale. Donc les leaders palestiniens, habitant les quartiers chics de Damas, Beyrouth, le Caire, etc. et qui encaissent des millions de dollars, n'ont pas d' autre intérêt que le statu quo. Ils veillent à ce que leur peuple reste affamé, désinformé et inculte, dépendant de quelques "intellectuels islamiques". C'est cela qui consiste le vrai drame des Palestiniens.

- La guerre civile ou l'occupation progressive du Liban par les armées du Hezbollah et des Palestiniens du Fatah de 1974 à 1994, ont fait des dizaines de milliers de morts (Massacre de Damour) et entre autres 672?000 réfugiés (Centre de média indépendant de Suisse romande 23.10.2003). Or aucune aide internationale n'est apportée à ces réfugiés libanais, victimes de réfugiés subventionnés par l'ONU.

- Depuis 2004, la progression du Hezbollah ou l'islamisation progressive du Liban a pour conséquence le départ pour l'exil d'environ 880?000 chrétiens libanais (exil ou mort pour les fils de la croix, Ian Hamel, 22 mars 2008). Où est restée l'aide pour ces derniers?? Il n'y a rien, même pas une larme; le drame est ignoré. Critiquer le passé est facile, mais dans ce dossier, on peut réagir maintenant.

- Journal du Jura, 17 mai 2008, "Israël exclut tout droit de retour des Palestiniens". Peut-on en vouloir aux Israéliens, de refuser le retour sur ces terres de ceux qui veulent la destruction d'Israël? Pas une semaine ne passe sans que des religieux musulmans n'incitent à la haine ou au djihad. Peut-on réellement signer un acte de paix de manière crédible avec des personnes aussi mal intentionnées?? Car la paix est premièrement une attitude du coeur.

Face au manque d'objectivité et au lieu de courage pour réagir et crier la vérité, nos autorités permettent la venue de "l'intellectuel" Azzam Tamimi, apôtre de la violence, prédicateur du djihad et des attentats suicides à venir prêcher son venin à Genève, dans le cadre d'organisations pro-palestiniennes (Le Matin 14.05.2008)! Calvin et Henri Dunant doivent se voiler la face de honte?! Mais la ligue suisse contre le racisme garde le silence. Shalom, Paix pour Israël.

Marc Früh, député, maire, Lamboing

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RUBRIQUE: L'UDF dans les cantons

L'UDF en lice à Bienne

Samuel Grünenwald, président de l'UDF section de Bienne se lance dans les élections pour un siège au Conseil municipal à titre accessoire. En sa qualité de conseiller de ville UDF depuis maintenant 14 ans et œuvrant au sein de la fraction bourgeoise "Forum", il a été retenu et reconnu comme candidat potentiel.Le but essentiel de "Forum" est de regrouper toutes les forces bourgoises sous la même étiquette afin d'obtenir enfin une majorité au Conseil municipal. Notre candidat s'engage avec le slogan "Rechercher le bien de la Ville". Son souhait est de mettre ses connaissances et son expérience à la disposition de la population biennoise afin d'aider à faire progresser encore mieux les affaires publiques de la ville. Ceci avec une entière disponibilité, un esprit ouvert, coopératif, visionnaire et créatif.

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Groupe parlementaire pro-Israël

Conformément au règlement parlementaire fédéral, il est possible de former un groupe d'intérêt parlementaire. Il existe toutes sortes de ces groupes au sein du parlement. En raison de la politique au Moyen et Proche Orient, il était indispensable de combler une lacune, celle d'un groupe favorable à Israël. Ses objectifs, soutien à l'État d'Israël, contacts avec la Knesset (parlement hébreu) et ses membres, lutte contre l'antisémitisme en Suisse, contact et soutien des groupes parlementaires pro Israël internationaux. Quelle joie d'avoir pu enthousiasmer 21 parlermentaires à me rejoindre pour constituer ce groupe d'intérêt. Je le présiderai et c'est Prof. Jean Henri Dunant qui assurera la vice-présidence. Tous les partis à l'exception des verts sont représentés dans ce groupe.

Christian Waber

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Berne: bilan de la session parlementaire

Christian waber évoque et commente les débats et décisions prises par le parlement en juin

Le parlement a décidé d'octroyer 5,3 milliars de francs à l'aide au développement, de 2009 à 2012. La gauche, les verts et le PEV ont demandé une augmentation de 0.4% à 0.7% du PNB, ce qui aurait augmenté l'aide de 2,3 milliards de francs. Les ONG ont critiqué la décision parlementaire, le secrétaire général de l'Alliance Évangélique Suisse a parlé de scandale, "une honte pour la Suisse". Il est toujours possible d'exiger davantage, en particulier lors de la distribution des recettes fiscales. En ce qui me concerne, j'aurais également voté en faveur du 0,7%, si les 2,3 milliards avaient pu être financés sans affecter l'équilibre budgétaire. La Suisse reste en tête des pays où les donateurs sont les plus généreux. Laissons donc les particuliers décider quelles causes, quelles ONG ils souhaitent soutenir.

Démocratie quo vadis
À l'exception de la libre circulation des personnes, les accords bilatéraux conclus entre la Suisse et l'Union Européenne ont été tacitement étendus aux dix États qui ont intégré l'Union en 2004. Le 25 septembre 2005, la Suisse en décidait ainsi, lors d'un scrutin populaire. Mais ce que les partis politiques de tous bords avaient promis aux citoyens, c'est que leur extension à la Roumanie et à la Bulgarie était soumise au référendum obligatoire. Les accords bilatéraux devaient être confirmés après sept ans. Pourtant, le Conseil des États a imaginé la "glorieuse" idée de soumettre à la décision populaire les deux objets de façon groupée. Argument avancé, l'UE est un tout et il s'agit de traiter tous les États-membres sur pied d'égalité. Il n'en demeure pas moins que cette manœuvre est trompeuse pour le citoyen. Concrètement, la pression sur les prix et les salaires va s'accentuer et une adaptation du niveau de vie à la moyenne européenne.

Autres dossiers traités
Les deux chambres se sont prononcées en défaveur de la suppression pure et simple de la Lex Koller, qui empêche la vente de terrains sans condition aux étrangers. Le nouveau fonds d'assurance invalidité bénéficiera d'une aide de départ de cinq milliards de francs, prélevés sur la réserve de l'AVS. Objectif, l'assainissement du fond AI. Cette mesure ne règlera en revanche pas la question de l'endettement de l'AI. Par de nouvelles mesures, le parlement espère accentuer l'efficacité de la lutte contre le blanchiment d'argent sale. L'interdiction de fumer dans les cafés-restaurants a été très nettement allégée. Au lieu d'une interdiction pure et simple, la fumée y sera restreinte, mais toujours possible. Dommage que l'interdiction n'ait pas abouti. Il reste heureusement la possibilité pour les cantons de légiférer de façon plus stricte. Enfin, l'examen de conscience pour le service civil a été aboli. La période de ce dernier est 1,5 fois celle d'un engagement dans l'armée suisse. Je salue cette avancée.

Christian Waber, conseiller national UDF

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Agenda de l'UDF

Vendredi 26 septembre:
Formation médias des sections romandes de l'UDF à Yverdon-les-Bains

Mercredi 16 août:
Assemblée des délégués de l'UDF Suisse

La conférence commune UDF/PDC/PEV à Lausanne prévue le 11 juin dernier se déroulera finalement l'automne prochain. Une information sera publiée le moment venu dans Impulsion.

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Réformons le pouvoir décisionnel des entreprises

Dans le système de la société par action, la "souveraineté" est détenue par l'assemblée des actionnaires, à savoir l'ensemble des personnes ayant investi un capital dans une entreprise. En conséquence, les décisions seront prises dans l'intérêt -réel ou supposé- de ces investisseurs?; les buts poursuivis seront donc l'augmentation du cours de l'action, ainsi que des bénéfices en vue du versement de dividendes. Ce système définit la finalité d'une entreprise comme la recherche d'une rentabilité maximale du capital investi.
Cependant, l'utilité d'une entreprise du point de vue de la société est autrement plus complexe. Elle sert à transformer des matières premières, des heures de travail et du capital en biens ou services nécessaires, utiles ou agréables à la société. Cette valeur ajoutée est réalisée par la vente desdits biens et services et sert à rémunérer les travailleurs et les investisseurs. Ainsi, l'entreprise contribue à la société tant par la commercialisation de ses produits que par l'emploi qu'elle fournit; à ce titre elle pourrait ne produire aucun bénéfice tout en restant bénéfique pour la société.
Il est certes normal que celui qui investit son capital ait un droit de regard sur le fonctionnement de l'entreprise ainsi qu'un retour sur investissement. Mais il est en revanche anormal et injuste qu'il ait seul ce droit. Il est bon de rappeler que si l'actionnaire investit son capital -souvent de manière impersonnelle-, le personnel, comme son nom l'indique, investit son temps, sa personne et parfois sa vie et que les décisions prises au niveau de la direction peuvent le toucher bien plus que l'actionnaire. L'existence de syndicats est une résultante de cette situation, mais leur contre-pouvoir dépend de la volonté de négocier du patron et s'arrête lorsque celui-ci renonce à poursuivre les activités de telle filiale ou activité.
Il est à noter que les dirigeants de PME sont le plus souvent proches de leurs employés, attachés à la poursuite des activités et à une réputation locale et donc plus facilement fléchissables que des PDG nommés pour des mandats courts par les actionnaires. D'autre part, les conséquences de la toute-puissance de l'actionnariat sont visibles, multiples et néfastes: "rationalisation" d'entreprises pourtant déjà rentables, mise sous pression des employés dégénérant en "burn-outs" à la charge de l'AI, fusions produisant des monstres incontrôlables, offres publiques d'achat inamicales (parfois en vue d'un démantèlement et de la vente des actifs), favorisation des effets d'annonce au détriment de la pérennité des entreprises, et j'en passe.
En conclusion, il y a quelque chose de pervers au pays des sociétés par actions cotées en bourse. Il est temps de réfléchir à une meilleure répartition du pouvoir décisionnel, par exemple répartie entre les employés et les propriétaires comme le font déjà certaines entreprises.

Jean-René Moret, conseiller communal, Gland

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Rubrique : Réflexion

Bénissez Israël et vous serez bénis en retour

Israël joue un rôle prépondérant sur la scène internationale, tant au niveau stratégique, géopolitique, idéologique que religieux. C'est pourquoi, il est intéressant de se demander quelle est la place à donner à Jérusalem, capitale controversée pour les uns, reconnue et légitime pour les autres. À ce jour, il n'y a que l'Ambassade chrétienne qui est représentée officiellement à Jérusalem et qui reconnaît Jérusalem comme capitale d'Israël. Pourtant, la Bible nous enseigne que si nous bénissons Israël, nous serons bénis en retour. C'est une merveilleuse promesse et un immense défi, parce que la Bible nous dit aussi que Jérusalem sera une pierre d'achoppement pour toutes les nations de la terre. On peut se demander quelle est la position de la Suisse par rapport à l'État d'Israël et plus précisément par rapport à Jérusalem. La fondation de l'État d'Israël est étroitement liée à la Suisse. Le premier congrès sioniste (1897) s'est tenu à Bâle. Quinze des vingt-deux congrès se sont déroulés en Suisse. Avant la fondation de l'État israélien en Palestine, la Suisse disposait d'un consulat à Jérusalem (accrédité auprès de la puissance mandataire britannique) et d'agence consulaire à Tel-Aviv. En 1949, elle a reconnu le nouvel État et, dans la foulée, a ouvert un consulat à Tel-Aviv, transformé en ambassade en 1958. De plus, Israël est un des principaux débouchés commerciaux de la Suisse au Proche-Orient. Des accords bilatéraux règlent les relations dans de nombreux domaines depuis les années 1960. Malgré un refroidissement dans les relations provoqué par l'escalade dans le conflit au Proche-Orient entre 2002 et 2005, les deux États ont maintenu un dialogue politique régulier. La Suisse a représenté les intérêts israéliens à de nombreuses reprises: Hongrie (1967-1989), Guinée (1967-1973), Ceylan/Sri Lanka (1970-1976), Madagascar (1973-1994), Libéria (1973-1983) et Ghana (1973-2002). Elle a également représenté les intérêts iraniens (1958-1987) et ivoiriens (1973-1986) en Israël. Elle s'engage aujourd'hui en faveur d'une solution pacifique du conflit du Proche-Orient et pour le respect du droit humanitaire international. Au travers de cette collaboration, l'ICCC veut encourager les responsables politiques, économiques et ecclésiastiques suisses à entretenir des relations plus étroites avec Israël, afin qu'un jour, la Suisse puisse reconnaître Jérusalem comme capitale indivisible d'Israël et puisse bénéficier des bénédictions que la Bible nous promet. Si la Suisse, de même que certains États africains (Bénin, Burundi, Libéria, Rwanda) qui entretiennent également des relations de coopération économiques, déplaçaient leur ambassade à Jérusalem, un processus de reconnaissance et de bénédiction pourrait alors s'engager.

Michel Koegler, président d'ICCC (Suisse), Chambre de Commerce Chrétienne Internationale

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