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Edition actuelle 3/01- mai 2001
RUBRIQUE EDITO
Oui à la nationalisation des étrangers
de troisième génération
Dans le cadre de la consultation sur la loi sur la naturalisation, l'UDF s'est
prononcée en faveur de sa révision, afin notamment de favoriser
l'intégration des étrangers en Suisse, ceux-ci contribuant de
manière significative au renouvellement de la population helvétique.
L'UDF s'est dite favorable à une simplification de la procédure
de naturalisation pour les enfants ayant grandi en Suisse, pour autant que ceux-ci
soient nés dans notre pays et aient atteint la majorité. L'UDF
est pour l'acquisition de la nationalité suisse par les étrangers
de la troisième génération, à condition qu'ils soient
nés en Suisse et qu'au moins l'un des parents soit de la deuxième
génération. L'UDF a soutenu le principe du plafonnement des émoluments
de naturalisation. Par contre, elle s'est opposée à ce que les
cantons ne puissent plus fixer ces émoluments, considérant qu'il
n'était pas opportun de leur retirer cette compétence. L'UDF ayant
malheureusement constaté certains abus dans la pratique, elle s'est opposée
à l'idée d'un droit de recours accordé en dehors du plan
communal, estimant qu'une commission de naturalisation issue du législatif
communal est l'instance la mieux placée pour juger de l'intégration
effective d'un candidat à la naturalisation. Elle a proposé, en
cas d'échec lors de la première audition, que les candidats puissent
être entendus plusieurs fois si nécessaire. L'UDF a émis
des réserves au sujet de la Convention européenne sur la nationalité,
qui ne propose pas, mais impose certaines règles (doit de sol, droit
de recours, etc.) et réduisant par là même l'autonomie décisionnelle
de notre pays.
Enfin, pour l'UDF, le but de cette révision est d'assurer une meilleure
intégration de la population étrangère en Suisse.
Maximilien Bernhard
RUBRIQUE: La "Une"
L'UDF s'oppose à l'abrogation de l'article sur les évêchés
L'armée, c'est 2 x non
L'UDF a rejeté la modification de la loi fédérale sur l'armée.
L'UDF estime que l'engagement de militaires armés est contraire aux principes
d'une armée défensive et de neutralité du pays. Elle ne
souhaite pas que la Suisse se rapproche d'un commandement supranational tel
que l'OTAN. Pour l'UDF, l'envoi de militaires armés à l'étranger
est en contradiction avec l'aide humanitaire qui y est actuellement prodiguée.
L'UDF considère que cette aide humanitaire ne pourrait dès lors
plus être apportée dans les pays où la Suisse se verrait
contrainte de prendre parti lors de conflits. Pour l'UDF, l'engagement humanitaire
de la Suisse doit rester avant tout dans un cadre civil.
L'UDF a dit également «Non» à la coopération
en matière d'instruction, mais de façon moins nette. La majorité
des délégués ont considéré qu'une collaboration
avec des armées étrangères entraînerait tôt
ou tard la Suisse à participer à certains conflits ou à
adhérer aux organisations supranationales, notamment à l'OTAN
et l'ONU. (comm)
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Romandie
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RUBRIQUE: ENTRETIEN
Certaines valeurs doivent subsister: la vérité,
la justice et la liberté
Après plus de 100 jours passés au gouvernement, quel premier
bilan en tirez-vous?
C'est très positif. Il y a beaucoup de travail très intéressant
au niveau du Conseil fédéral et de la direction d'un département.
Je pense en outre que c'est aux citoyens de juger mon travail. Afin de leur
faciliter la vie, voici les intentions que j'ai formulée lors de mon
arrivée au gouvernement:
«Je veux diriger mon département de façon efficace, en optant
pour un management par objectifs, et accomplir cette tâche en conformité
avec la Constitution.
Je veux accorder un soin particulier à la collaboration au sein du Conseil
fédéral.
Par des discours et un travail d'information, j'entends créer un climat
de confiance envers les autorités politiques et appuyer notre politique.»
Lors des auditions des candidats à l'élection au Conseil fédéral,
vous vous êtes décris comme «un libéral défenseur
des valeurs». Que vouliez-vous dire par là?
La pensée dominante de notre Confédération, ce qui l'a
suscitée, ce qui lui donne une valeur de vie, qui lui a donné
la vie, c'est la liberté, au sens global du terme. «Libertas»
en latin est la racine du concept libéral, ce qui signifie est indépendant.
La base sur laquelle peut s'appuyer la liberté pour perdurer, c'est le
droit. Et le fondement du droit, c'est le respect du prochain, la fidélité
à la cohabitation sociale, par exemple dans une commune ou une famille.
Voilà pour les valeurs. En résumé, sur le diadème
du portrait de femme qui orne nos pièces de 20 centimes, il est écrit:
«Libertas», et sur le bord des pièces de 5 francs, «Dominus
Providebit», Dieu pourvoit!
Un membre du Conseil fédéral incarne toujours une fonction
d'exemple. En quoi souhaitez-vous être un exemple pour les Suisses?
Je n'aime pas être flatté. J'ai moi aussi mon lot de faiblesses
et d'erreurs. Il n'y pas de place pour rechercher à briller.
Où en est-on aujourd'hui en ce qui concerne la défense nationale?
Le projet de la vision de l'armée a été présenté
et le concept sera mis en consultation tout prochainement. Il s'agit de créer
un débat large autour d'une discussion complexe concernant la réforme
de notre défense.
La nouvelle armée devrait être efficace, crédible et
redimensionnée, mais la sécurité n'a-t-elle pas aussi un
prix?
Le prix de notre liberté est d'assurer une garde continuelle des frontières
du pays.
Comment jugez-vous la menace actuelle pour la Suisse?
Le rêve d'une paix éternelle est un beau rêve, mais malheureusement,
ce n'est qu'un rêve. Platon disait: «seuls les morts ont vu la paix».
La Suisse veut et peut contribuer au maintien de la paix, premièrement
dans notre pays, et ensuite également au-delà de nos frontières.
Mais nous ne devons pas nous faire des illusions. L'histoire de l'humanité
nous montre que la guerre est un phénomène qui survivra au-delà
de notre génération.
«Présence suisse» est notre nouveau «produit»
de relations publiques. L'armée entend être présente notamment
avec les troupes «Swisscoy» au Kosovo. Comment comprenez-vous le
concept de sécurité par la coopération?
La Constitution est la genèse de ma réflexion en tant que politicien.
Celle-ci nous demande de respecter le principe de neutralité. Cela signifie
que toute coopération à l'extérieur de nos frontières
doit être soumise au principe de neutralité. Cela fait des années
que nous parlons de neutralité et de solidarité. Nous ne nous
engageons jamais «contre quelqu'un», mais toujours pour l'utilité
publique, et ce dans le cadre des décisions prises par l'ONU. Et à
l'intérieur même de ces limites, nous n'intervenons que pour le
maintien de la paix et jamais pour imposer la paix de force. Cela signifie que
nos efforts de paix aux côtés de l'OTAN ne se concrétisent
que dans les limites strictes de la neutralité. C'est exactement ce qui
se fait au Kosovo.
Le Conseil fédéral se réfère toujours plus à
la stratégie de l'OTAN, et ce depuis plusieurs années...
Il s'agit de bénéficier de l'expérience militaire d'autres
nations, et de rassembler les éléments de décision qui
seraient nécessaires au Conseil fédéral lors d'une éventuelle
mais heureusement pour l'instant improbable agression militaire de la Suisse.
Car la neutralité n'est souhaitée qu'aussi longtemps que nous
ne sommes pas agressés, n'est-ce pas? Il est aujourd'hui impossible de
dire si la Suisse resterait fidèle à ce principe après
une agression.
Ne croyez-vous pas que trop de réformes sont entreprises actuellement?
Nous ne pouvons pas nous dérober face aux défis actuels. Les réformes
sont donc indispensables, si elles sont conduites dans des proportions raisonnables.
Mais tout ne doit pas changer. Certaines valeurs doivent subsister: la vérité,
la justice et la liberté.
Propos recueillis par Thomas Feuz
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RUBRIQUE: L'UDF DANS LES CANTONS
L'UDF fait une percée
Pour sa première participation aux élections cantonales, la liste
de l'UDF du Val-de-Travers s'en est plutôt bien sortie. Même si
les candidats nourrissaient des ambitions autrement plus élevées,
pour la première fois, une liste UDF atteint un score honorable de plus
de 4%.
Il aurait fallu 13% pour décrocher une présence au Grand-Conseil.
Le canton de Neuchâtel est l'un des plus difficile en Romandie en matière
d'élections. L'UDF n'est pas le premier parti à en faire l'expérience,
d'autres formations autrement plus importantes sur le plan suisse n'ayant pas
réussi. Tout de même, en regard avec 1997, le résultat de
la liste UDF a fait une progression de 125%. C'est 17% de mieux que le parti
socialiste, 116% de mieux que les radicaux.
Le bon résultat de l'UDF a le mérite de montrer qu'une présence
politique chrétienne est souhaitée par une partie de la population
qui est attachée à une éthique et des valeurs chrétiennes
dans la société.
Gageons que ce résultat encouragera les chrétiens à rejoindre
les rangs de l'UDF pour que, lors de la prochaine échéance, le
parti présente une liste de candidats plus complète que cette
fois-ci. En effet, à l'heure du bilan le comité cantonal s'est
dit réjouit et encouragé. Il a déjà planché
sur la prochaine échéance, à savoir les élections
communales de 2004.
(Michel Béguelin/comm)
Le PACS passe
Courant février 2001 le Grand-Conseil genevois a voté une nouvelle
loi sur le partenariat (PACS). La section genevoise de l'UDF a décidé
de lancer un référendum contre cette loi car elle ne correspond
pas à l'éthique chrétienne et est une attaque directe de
la notion du mariage telle que consacrée par la Bible et la Constitution
de notre pays.
Ce référendum n'a pas abouti pour deux raisons principales, à
savoir, premièrement une manuvre par Internet et par fax incitant à
torpiller le référendum en convaincant des opposants à
cette loi à signer le référendum, en leur précisant
qu'ils n'avaient pas le droit de signer une deuxième fois, puis en ne
retournant pas les signatures ainsi obtenues au comité référendaire,
ce qui fait que de nombreuses personnes ont répondu à nos demandes
qu'elles avaient déjà signé et qu'elles ne pouvaient le
faire une seconde fois.
Deuxièmement, une personne s'est présentée à la
poste au nom du comité référendaire pour retirer le courrier
venu avec dans les lettres des signatures et la personne préposée
au guichet lui a remis une pile d'enveloppes sans lui demander de pièce
d'identité.
Sur ces faits, nous avons déposé deux plaintes auprès du
procureur général du canton de Genève et avons demandé
une prolongation du délai pour la récolte de signatures. A ce
jour, nous n'avons toujours pas obtenu de réponse sur la suite donnée
à nos plaintes, et le service des votations ne nous a accordé
que 24 heures supplémentaires en précisant que cela était
fait à bien-plaire et que cela n'engageait pas l'Etat, mais le seul service
des votations.
Des dons financiers nous ont permis de couvrir une partie des frais engendrés
par cette démarche, mais nous finissons tout de même par un déficit
du compte référendum de Fr. 800,--.
L'UDF Genève remercie chaleureusement toutes les personnes de Genève,
des membres des sections d'autres cantons et des associations qui nous ont généreusement
aidés dans la récolte de signatures en se mobilisant sur le terrain,
en nous fournissant les adresses de leurs membres a Genève et pour certaines
personnes en prenant ouvertement position dans les journaux contre cette loi.
Marc Liggenstorfer
Vaud: Tous contre la colline de chanvre
Pour s' opposer au projet «Cannasens» prévu sur l'artéplage
yverdonnois, l'UDF du Nord-vaudois a lancé une pétition contre
les collines de chanvre. Ce projet d'Expo.02 prévoit de recouvrir une
des collines de cet artéplage avec du chanvre «industriel».
L'UDF a créé un comité de pétition inter-parti et
interconfessionnel qui demande à la Municipalité d'Yverdon-les-Bains
qu'elle intervienne fermement auprès des dirigeants d'Expo.02 pour qu'ils
renoncent à ce projet.
L'UDF considère que l'artéplage yverdonnois ne doit pas permettre
au lobby de la drogue de promouvoir la libéralisation des stupéfiants
dans notre pays. Elle pense qu'une telle colline donnerait une image très
négative de la région du bout du lac de Neuchâtel durant
toute la durée de l'Expo, que ce soit en Suisse ou dans les pays voisins
qui mènent une politique de la drogue souvent plus restrictive qu'en
Suisse. L'UDF rappelle que le chanvre, dont le taux de THC est supérieur
à 0,3 %, sert à la fabrication de stupéfiants. Elle estime
que l'amalgame entre le chanvre «industriel» et celui utilisé
pour les stupéfiants sera inévitable pour les milliers de visiteurs.
Pour l'UDF, ce projet relève de la provocation et du lobbying politique
visant à faire accepter une libéralisation de la consommation
de stupéfiants. Yverdon-les-Bains ne doit pas se transformer en plaque
tournante du trafic de chanvre après l'Expo. La récente affaire
«CannaBioland» a d'ailleurs démonté les inévitables
dérapages qui se produisent actuellement dans le domaine de la culture
du chanvre. L'UDF a fait part à plusieurs reprises de son opposition
à ce projet à Expo.02 et a même proposé deux idées
de substitution aux responsables d'Expo.02. Une de ces idées, en rapport
avec le thème «Moi et l'Univers», s'intitulerait «la
colline aux reflets». Il s'agirait de recouvrir cette colline à
l'aide d'éléments permettant aux visiteurs de contempler le reflet
du ciel durant la journée et étoilé durant la nuit. Des
formulaires de pétition peuvent être commandés gratuitement
au secrétariat romand de l'UDF, tél. 024 425 96 46.
Vaud: Constitution pour le XXIe siècle
Les premiers résultats des travaux de l'Assemblée constituante
sont désormais connus. Ils font d'autant plus regretter que les chrétiens
ne se soient pas, à l'époque, sentis davantage concernés
par la révision de la Constitution vaudoise. En 1998, le peuple en avait
accepté le principe à une large majorité. Les Constituants
eux, avaient été élus en février 1999.
Le texte adopté par l'assemblée a de quoi donner quelques soucis.
Mises à part quelques petites «provocations» qui ont donné
l'illusion du changement, le texte ne s'attaque en effet pas vraiment aux problèmes
dont sont victimes les institutions vaudoises. Il oscille plutôt entre
solutions conservatrices et idées voulues progressistes, mais dont la
réalisation sera loin d'aller de soi : si on peut regretter que la fusion
de communes ne puisse en aucun cas être imposée, même à
de toutes petites localités ne disposant déjà pas d'infrastructures
minimales, on peut aussi se demander si le peuple vaudois sera vraiment prêt
à accorder le droit de vote et d'éligibilité communal et
cantonal aux étrangers établis depuis six ans dans le canton.
Ce qui préoccupe le plus l'UDF, ce sont des «petites phrases»,
manifestement rédigées à la va-vite, mais qui pourraient
néanmoins donner le ton de la politique cantonale ces prochaines années.
Le texte prévoit que «L'Etat reconnaît la famille dans sa
diversité comme élément de base de la société»
(art. 1.4) et que «la liberté de choisir une autre forme de vie
en commun est garantie» (art. 3.12). Il dispose encore que «toute
personne a droit aux soins médicaux essentiels, à recevoir l'assistance
nécessaire devant la souffrance et à mourir dans la dignité»
(art. 3.7). De telles formulations font le lit des revendications émanant
soit des milieux favorables au PACS ou à la reconnaissance juridique
des couples non mariés, soit à ceux favorables à l'euthanasie
active. Ces propositions contiennent donc en germe des politiques aux enjeux
éthiques fondamentaux.
Il n'est cependant pas encore trop tard pour réagir. Le texte sera soumis
à une large consultation au cours de l'été ou de l'automne.
L'UDF ne manquera pas de prendre position de manière détaillée.
Vous pourrez aussi le faire, que ce soit à titre individuel ou en tant
que groupement, église ou association. Ces réactions seront prises
en considération avant les «deuxièmes et troisièmes
débats» qui arrêteront le texte définitif l'automne
et l'hiver prochain. La votation populaire est prévue au printemps 2002.
François Zürcher
Info
Nous vous invitons cependant d'ores et déjà à vous informer
de l'évolution des travaux de la Constituante, que ce soit lors des conférences
publiques que celle-ci donne, par la presse ou sur internet (www.vd.ch).
Il est également possible de demander des renseignements ou de s'abonner
à un bulletin gratuit d'informations directement au secrétariat
de la Constituante, pl. du Château 6, 1014 Lausanne (tél 021 316
41 55, fax 021 316 41 50, e-mail : constituante@chancellerie.vd.ch).
Votations cantonales du 10 juin: 3 fois OUI
Les prochaines votations cantonales ne comportent pas d'enjeux éthiques
fondamentaux, mais leur complexité impose toutefois une réflexion
sérieuse.
Projet triangulaire (Décret du Grand Conseil et révision de
la Loi sur l'Université)
La recherche et l'enseignement universitaire doivent être de pointe, tout
particulièrement dans les domaines appelés à un développement
rapide. Il faut absolument éviter que se reproduisent les erreurs du
passé, qui, sous-estimant le développement de l'informatique,
ont privé l'industrie suisse de spécialistes de haut vol. L'Université
de Lausanne prévoit de mettre désormais l'accent sur les sciences
de la vie. Ce développement a un coût: afin de le maîtriser,
des mesures de rationalisation ont été prévues. L'une prévoit
de rattacher certains enseignements (mathématiques, physique, chimie)
uniquement à l'EPFL, afin de mettre fin à des doublons avec l'Université
de Lausanne. L'autre prévoit de centraliser l'Ecole de pharmacie à
Genève. La première mesure, qui implique un crédit supplémentaire
de 32,8 millions pour permettre à la fois de dédommager l'EPFL
et d'assurer le développement de l'enseignement des sciences de la vie,
est soumise au référendum financier obligatoire. La seconde mesure
est soumise au peuple suite à l'aboutissement d'un référendum.
L'UDF est d'avis que ces mesures sont raisonnables. Le maintien de doubles enseignements
de certaines matières, à l'Université de Lausanne et à
l'EPFL, ne se justifie pas. D'autre part, le déplacement de quelques
dizaines d'étudiants en pharmacie permettra de libérer un bâtiment
actuellement sous-occupé et de le transformer à moindres frais
(environ 5 millions) pour les sciences de la vie. La construction d'un nouveau
bâtiment coûterait, elle, 50 millions de francs. Il est donc raisonnable
de regrouper à Genève l'ensemble des étudiants en pharmacie.
Initiative «Oui à la baisse d'impôts pour deux tiers des
Vaudois» (taux unique)
Cette initiative a suscité des débats vifs et intéressants.
Il faut bien reconnaître qu'elle représenterait un changement important
pour les communes vaudoises. Le système actuel est toutefois injuste:
un citoyen paie jusqu'à trois fois plus d'impôts communaux qu'un
autre disposant d'un même revenu, suivant la commune dans laquelle il
est domicilié. Par ce système, les communes «riches»
attirent les contribuables aisés, ce qui leur permet soit d'investir
dans des dépenses somptuaires, soit de diminuer encore les impôts.
Inversement, les communes «pauvres» sont souvent celles qui accueillent
des familles aux revenus modestes.
L'initiative veut fixer un taux unique pour tout le canton, correspondant au
taux moyen actuel (environ 0.92). Par la suite, ce taux sera déterminé
par le Grand Conseil. Les recettes ainsi obtenues seraient ristournées
aux communes sur la base de différents critères, en tenant compte
des infrastructures existantes. Le Conseil communal pourrait toutefois, pour
une durée limitée, augmenter quelque peu le taux d'impôt
communal pour financer un investissement précis et lourd.
Une des objections à cette initiative est qu'elle déresponsabiliserait
les élus locaux, en ne les incitant plus à faire des économies.
C'est un risque dans certaines communes. Toutefois, on pourrait en dire autant
du système actuel, mis en place l'an dernier (ETACOM). D'autre part,
il faut bien voir que plusieurs communes n'ont actuellement plus de marge de
manuvre, la totalité de leur budget étant absorbée par
des dépenses obligatoires. Si donc l'initiative restreindrait la marge
de manoeuvre de certaines communes, elle l'augmenterait pour d'autres, laissant
à chacune la responsabilité de gérer ses deniers dans les
limites d'une assiette financière déterminée. D'autre part,
un taux unifié faciliterait une approche régionale des problèmes
(équipements, aménagement du territoire, etc.), en évitant
de coûteuses concurrences entre communes voisines. L'initiative ne comporte
pas que des avantages ; elle va toutefois dans le sens d'une plus grande justice.
François Zürcher
RUBRIQUE: Etranger
La Hollande légalise l'euthanasie
En 1999, plus de 2000 actes d'euthanasie ont été recensés
par les autorités sanitaires néerlandaises. Fin novembre 2000,
92% des citoyens de ce pays se disaient favorables à l'euthanasie et
le Parlement a adopté un projet de loi allant dans ce sens. 2001 n'est
que la suite logique: la Hollande légalise l'euthanasie active.
Pionnière certes, mais pour combien de temps? En France, en Suisse des
projets de loi similaires se préparent. Les médias font de l'euthanasie
un sujet d'actualité, pour ouvrir le débat sur la scène
publique.
En Suisse, les experts recommandent au Conseil fédéral de dépénaliser
l'euthanasie active. A Zürich, elle vient d'être autorisée
dans les EMS. Appelée «assistance au suicide», elle permet
au malade de formuler une demande manuscrite qui sera remise à la justice
pour couvrir l'assistant. Est-ce la solution?
En fait, il y a deux composantes dans l'euthanasie active. Le récit de
la mort de Saül dans 1 Samuel 31, 3-4 et 2 Samuel 1, 5-10, 14-15 nous en
donne un exemple. Il y a d'un côté celui qui demande la mort, le
suicidant (comme Saül), et de l'autre celui qu'il appelle à l'aide,
l'assistant (comme le porteur d'armes qui refuse, et le jeune amalécite
qui accepte de le tuer). Et la Bible nous enseigne deux choses à propos
de la fin de vie:
Lorsque l'amalécite raconte à David ce qu'il a fait, celui-ci,
loin d'approuver son geste de compassion, le fait mettre à mort. Si l'euthanasie
était une pratique bénéfique, approuvée par Dieu,
David aurait récompensé l'amalécite, il ne l'aurait pas
puni de mort. Ce texte montre clairement que selon Dieu, l'euthanasie est inacceptable
et doit être pénalisée. Dieu dit: «Tu ne tueras pas».
Même si la personne est condamnée, «sachant qu'il ne survivrait
pas» (1, 10).
Le 2e aspect est celui du suicide. Avons-nous la liberté de décider
notre mort? le Psaume 139, 16 affirme: «Sur ton livre étaient tous
inscrits les jours qui m'étaient destinés, avant qu'aucun d'eux
existe». Et 1 Corinthiens 6, 19-20: «Vous ne vous appartenez pas
à vous-même votre corps et votre esprit appartiennent à
Dieu.»
Job très malade, a refusé cette solution (voir Job 2, 7-10); disant:
«Quoi, nous recevons de Dieu le bien, et nous ne recevrions pas aussi
le mal!» et la Bible en conclut: qu'en cela «Job ne pécha
pas».
C'est sur la Parole et la volonté de Dieu que se base l'UDF pour refuser
la dépénalisation de l'euthanasie. Ce n'est pas un manque de compassion
envers ceux qui souffrent. Dieu nous demande de prier pour eux et de les entourer.
Et lui-même promet son assistance dans ces jours de combat: «Fortifie-toi
et prends courage L'Eternel marchera lui-même devant toi, il sera lui-même
avec toi, il ne te délaissera pas, il ne t'abandonnera pas; ne crains
pas, et ne t'effraie pas.» (Deut.31, 7-8).
Dominique Ardellier
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Rubrique: rélexion
Chrétiens à la niche ou chrétiens
de garde
Il dort. Mais d'un il seulement. Un bruit léger... est-ce un homme, une
bête qui se glisse dans la nuit? Une branche qui frotte contre le mur?...
La tête encore entre les pattes, il dresse les oreilles. Ses yeux luisent
comme deux braises...
Le bruit se rapproche. On ne sait quoi encore. Mais lui a deviné. Il
grogne et son poil se hérisse.
Des pas qui s'arrêtent. On entend des chuchotements... Alors le bon chien
bondit hors de sa niche. Il tire sa chaîne. Il secoue, s'étrangle
en rauques aboiements.
A longues enjambées peureuses, les maraudeurs ont pris la fuite. Demain,
il ne manquera ni un poulet ni un lapin.
La fenêtre s'est ouverte. L'homme a crié. Longuement il scrute
la nuit. Encore engourdi de sommeil, il ne voit rien, n'entend rien. Seul son
chien qui aboie toujours. Alors la colère le prend contre cette «sale
bête» qui l'a contraint à se lever.
Il l'invective brutalement, lui jette dans les pattes ses lourds sabots. Le
pauvre chien pousse un hurlement de douleur. Humblement, la queue entre les
pattes, il regagne sa niche, et se couche avec un gros soupir.
Il dort maintenant, mais d'un il, toujours prêt à recommencer à
la première alerte. Son métier, c'est de veiller et non de recevoir
des caresses ou du sucre.
Monter la garde n'est pas un métier de tout repos. On y récolte
plus d'horions que de compliments. Ils viennent de partout à la fois.
Du côté des violents qui n'aiment pas qu'on les dérange,
et du côté des braves gens, qui ne veulent pas qu'on trouble leur
repos, ni qu'on les oblige à demeurer les yeux ouverts alors qu'il est
si bon de les fermer.
En rappelant cette courte histoire, la Croisade de Maison en Maison (CMM) crie
que l'heure est grave, que trop d'hommes, chaque jour, quittent cette vie, sans
connaître le Christ. Selon le conseil du Maître, elle crie que l'heure
vient où plus personne ne pourra travailler... à cause de la nuit.
Bref, elle rappelle à tous l'urgente mission: porter l'Evangile à
chaque créature.
Pour la CMM, il ne s'agit pas seulement d'avertir, d'alerter. Il faut également
faire reculer l'incrédulité qui menace et qui s'installe chez
nos contemporains.
Cette année, la CMM fête en Suisse romande ses 25 ans d'existence.
Près de 3 millions de familles ont eu la possibilité de recevoir
la Bonne Nouvelle et 13 425 personnes ont manifesté un intérêt.
Environ 6038 personnes ont suivi le cours biblique par correspondance et 2590
ont déclaré vouloir suivre Jésus. Prions pour que beaucoup
de chrétiens s'engagent avec la CMM pour témoigner de la vie nouvelle
en Jésus-Christ.
Alors? où en êtes-vous personnellement? Entendez-vous, cette nuit,
l'appel du «chien de garde»?
Votre ami de la C.M.M. Henri Parent, Yverdon
