Edition actuelle 3/03 - mai 2003 :
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Edition actuelle 3/03 - mai 2003
RUBRIQUE EDITO
Le
statut de l'islam en Suisse
La réponse du Conseil fédéral à l'interpellation
du Conseiller national UDF Christian Waber concernant la place de l'Islam en
Suisse laisse pour le moins perplexe (voir p. 4). Il est vrai que notre Constitution
fédérale garantit la liberté religieuse et de conscience.
Il n'en demeure pas moins que notre pays a été fondé, il
y a 700 ans, «Au Nom de Dieu Tout-puissant». Son préambule
fait ainsi clairement référence au Dieu dont parle l'Ancien et
le Nouveau Testaments.
Aujourd'hui, le Conseil fédéral estime que l'invocation divine
peut être attribuée à une «puissance supérieure»
sans être nécessairement comprise dans une perspective chrétienne.
S'il est vrai que chacun est libre d'interpréter ce préambule
comme il l'entend, l'Etat se doit de souligner son importance sur une base judéo-chrétienne.
Attribuer ce préambule à une autre «puissance supérieure»
est dès lors inacceptable. Les réponses du Conseil fédéral
concernant l'objectif d'islamisation de notre société par les
musulmans sont pour le moins surprenantes. En effet, Le Coran, écrit
par Mohammed, énonce clairement quelle doit être l'attitude des
musulmans à l'égard de ceux qui ne sont pas soumis à un
pouvoir musulman: «Combats ceux qui d'entre eux ont reçu les écritures,
et ne croient pas en Allah» (Coran 2, 29).
Peut-on dès lors croire qu'un Islam modéré est capable
de s'intégrer dans nos sociétés occidentales? L'avenir
nous le dira.
Mais lorsqu'on lit les récentes déclarations de Hani Ramadan dans
le journal «Le Monde» au sujet de la lapidation pour adultère,
propos qui lui ont d'ailleurs valu d'être révoqué de l'enseignement
public genevois, on peut en douter.
L'UDF estime que la laïcité de l'Etat et la liberté religieuse
sont deux conditions fondamentales pour la paix confessionnelle et la stabilité
de notre société. Elle s'opposera néanmoins à tout
projet politique visant à donner un statut officiel à une religion
non liée à l'héritage judéo-chrétien.
Maximilien Bernhard
RUBRIQUE: Nationale
L'UDF dit oui aux dimanches sans voitures
Mots d'ordre pour les neuf objets soumis en votation fédérale, le 18 mai prochain
Pas moins de neuf sujets seront soumis en votations populaires, le 18 mai prochain. Les délégués de l'UDF, réunis en assemblée nationale le 5 avril dernier à Olten, ont pris position sur l'ensemble des sujets.
Non à la modification de la loi fédérale sur l'armée
(Armée 21)
L'UDF est d'avis que des réformes doivent être effectuées
dans l'armée, mais ne soutient pas la majorité de celles qui sont
proposées. Elle demeure critique à l'encontre des réductions
massives d'effectifs et s'oppose au principe «d'OTAN-compatibilité»,
proposé dans le cadre d'Armée 21. De plus, Armée 21 prévoit
une accélération excessive de la formation des cadres qui amènera
des personnes très inexpérimentées sur le terrain, et affaiblira
le principe de neutralité.
Oui à la loi fédérale sur la protection de la population
et sur la protection civile
L'UDF estime que les réformes proposées permettent de mieux faire
face aux menaces actuelles qui pèsent sur la population, notamment en
ce qui concerne les catastrophes naturelles. Pour l'UDF, il est temps que les
effectifs de la protection civile soient adaptés aux besoins de la population.
De plus, cette loi fédérale permettra de renforcer la collaboration
entre les diverses organisations d'intervention.
Non à l'initiative populaire «pour des loyers loyaux»
L'UDF est favorable à une séparation complète entre loyer
et taux hypothécaire. Toutefois, elle estime que la révision du
droit de bail correspond mieux aux besoins du marché immobilier, tout
en prenant en compte la protection des locataires. L'initiative rigidifierait
considérablement le marché du logement et pénaliserait
les locataires à moyen terme, un calcul du taux hypothécaire sur
les cinq dernières années perpétuant la problématique
actuelle du calcul du montant des loyers.
Oui à l'initiative populaire fédérale «pour un dimanche
sans voitures par saison - essai limité à quatre ans»:
L'UDF estime l'idée très intéressante et a décidé
de la soutenir. Elle espère que ces dimanches sans voitures susciteront
de nouvelles activités au niveau local, un rapprochement des personnes
vivant dans les mêmes quartiers. Consciente que l'initiative pose des
problèmes pratiques, notamment en ce qui concerne les personnes travaillant
le dimanche, elle considère que ces problèmes pourront être
résolus par le biais de dérogations.
Non à l'initiative populaire fédérale «La santé
à un prix abordable (initiative-santé)»
Si cette initiative paraît plus équitable, l'UDF pense qu'elle
ne résoudra pas la problématique de l'explosion des coûts
de la santé. De plus, un financement par le biais d'une augmentation
de la TVA pénalisera les familles. L'UDF, qui a lancé l'initiative
«miniMax», estime que seule une limitation des prestations de l'assurance
de base permettra de stabiliser les coûts de la santé.
Non à l'initiative populaire fédérale «Droits égaux
pour les personnes handicapées»
S'il est évident que la Suisse doit aider les personnes à mobilité
réduite, l'UDF considère que la nouvelle Loi sur l'égalité
pour les handicapés répond déjà en bonne partie
aux objectifs de l'initiative. Pour l'UDF, l'initiative va trop loin et aurait
de lourdes conséquences financières, puisque toutes les constructions
et installations ouvertes au public devraient être adaptées. L'UDF
souhaite donc que la Confédération effectue des campagnes de sensibilisation
pour encourager la population à aider les personnes handicapées
dans la vie quotidienne.
Non à l'initiative populaire fédérale «Pour la prolongation
du moratoire dans la construction de centrales nucléaires et la limitation
du risque nucléaire (Moratoire-plus)»:
Si l'UDF est consciente qu'à terme la Suisse devra renoncer à
l'exploitation de ses centrales nucléaires, elle constate qu'aujourd'hui
aucune solution concrète ne se profile pour remplacer l'énergie
nucléaire. Elle souhaite dès lors que la recherche dans le domaine
des énergies renouvelables s'intensifie, et espère qu'à
terme ce type d'énergie pourra remplacer les 40% d'énergie produites
actuellement dans les centrales nucléaires suisses.
Non à l'initiative populaire fédérale «Pour un tournant
dans le domaine de l'énergie et pour la désaffectation progressive
des centrales nucléaires (Sortir du nucléaire)»
L'UDF considère que l'initiative est irréaliste en regard de l'état
actuel des énergies de substitution, notamment les énergies renouvelables.
D'après l'UDF, accepter cette initiative obligerait la Suisse à
importer de l'énergie de l'étranger qui pourrait elle-même
provenir de centrales nucléaires et la rendrait dépendante des
autres pays. L'approvisionnement du pays en énergie ne pourrait plus
être garanti.
De plus, les normes sécuritaires actuellement en vigueur font que de
nos centrales nucléaires sont parmi les plus sûrs d'Europe.
Non à l'initiative populaire fédérale «Pour une
offre appropriée en matière de formation professionnelle (Initiative
pour des places d'apprentissage)»
Pour l'UDF, c'est le marché du travail, et non la Confédération,
qui doit réguler le nombre de places d'apprentissage. En effet, centraliser
la gestion de l'apprentissage aura des effets néfastes sur la formation
professionnelle, créera un décalage entre la formation et les
besoins des entreprises suisses et générera de ce fait une augmentation
des demandeurs d'emploi qui ne trouveront pas de place de travail à la
sortie de leur apprentissage. (comm)
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Suisse, où est ta conscience?
En matière de drogue, la politique s'est singularisée par sa distribution d'héroïne, et peut-être bientôt par la dépénalisation de la consommation de cannabis, l'autorisation de la culture et de certains points de vente de chanvre. la Suisse joue avec sa conscience.
Distribution d'héroïne, dépénalisation de la consommation
de cannabis, autorisation de la culture et de certains points de vente de chanvre,
autant de concessions prévues dans le cadre de la révision de
la Loi sur les Stupéfiants (LStup): notre éthique est mise à
rude épreuve. Actuellement, l'horizon de notre beau pays paraît
passablement brumeux.
Contrairement au demi-million de consommateurs quotidiens de cannabis annoncés
par l'OFSP, il y en aurait en réalité que 87 000 d'après
l'ISPA.
Certains parlementaires disent que le cannabis n'est pas une drogue-palier,
c'est-à-dire qu'il ne mène pas forcément à la consommation
de drogue dure, et que sa consommation n'est pas plus préoccupante que
celle de l'alcool ou du tabac.
La police et les services judiciaires étant surchargés par des
poursuites liées à la production, la vente et la consommation
de cannabis qu'ils ne sont plus en mesure de contrôler, la révision
de la LStup tentera de légaliser ces domaines, en passant notamment par
la dépénalisation générale de la consommation de
cannabis et de ses actes préparatoires, et l'inscription dans la loi
de la prescription d'héroïne comme «thérapie».
Il ressort clairement que l'état n'a plus ni la force et ni les moyens
d'éradiquer ce fléau.
Concrètement, le Conseil fédéral veut définir, au
travers d'une nouvelle réglementation, la façon de gérer
ce nouveau marché bien lucratif. D'une part en renonçant à
des poursuites pénales et d'autre part en acceptant certains points de
vente ainsi que la culture de cette plante.
On parle du projet «zéro mort» sur la route. Pourquoi ne
pas étendre cet objectif à la drogue et viser le zéro consommateur
?
Le problème n'est-il pas à la base le lieu où l'enfant
a grandi ? Ne serait-il pas plus judicieux d'investir dans la structure de nos
familles ? Des subventions sont données dans les crèches pour
la garde des enfants pour permettre le travail du ou des parents. Mais à
quoi sert donc la famille ? Elle est le premier lieu où le jeune apprend
à vivre en société. Pourquoi ne donnerions nous pas ces
subventions aux familles (également monoparentale), pour permettre à
l'un des conjoints de diminuer de façon significative son temps de travail
?
La société actuelle oublie la responsabilité qu'elle a
envers ses enfants qui ne sont pas des objets. Faisons des campagnes de sensibilisation
à grande échelle pour faire prendre conscience que l'enfant est
un être humain et qu'il a besoin d'être aimé. Investissons
au travers d'associations sportives, artistiques et musicales qui s'occupent
d'entourer nos enfants, et donnons un grand coup de pouce aux enfants défavorisés.
Nous pourrons ainsi mobiliser les gens pour la sauvegarde de notre jeunesse,
et éviter que des scénarios tels ceux rencontrés dans les
banlieues des grandes métropoles européennes, se répandent
dans les villes de notre pays.
Lorsque l'on a une maladie, il est normal de diminuer la douleur et les conséquences.
Mais plus important encore, il s'agit de trouver la cause, l'origine de la maladie.
Si celle-ci n'est pas guérie, alors il arrive dans les cas les plus graves
que la personne n'y survive pas.
Pourquoi nos autorités n'abordent-elles pas le problème à
la racine ? Lors d'une discussion, un assistant social travaillant parmi les
adolescents m'a même parlé d'une génération perdue,
une génération incapable de subvenir à ses besoins. Pourtant
nos enfants sont notre avenir. Un être humain n'a pas de valeur marchande,
mais une valeur affective. Il est donc temps de prendre conscience de nos véritables
richesses.
Daniel Cherbuin,
président de l'UDF Fribourg
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Pour une scolarité chrétienne?
Le 30 janvier 2003, la Conférence intercantonale de l'Instruction publique
de la Suisse romande et du Tessin a adopté une «Déclaration
relative aux finalités et objectifs de l'Ecole publique».
Ce texte mentionne qu'à côté de ses missions d'instruction
et de transmission culturelle, l'Ecole publique assume notamment des missions
d'éducation et de transmission de valeurs sociales. Elle veille, en associant
tous les acteurs de l'institution scolaire, à l'articulation entre l'instruction
et l'éducation, de manière à permettre à l'élève
de construire ses valeurs éthiques et spirituelles, d'édifier
son capital de connaissances et de développer ses compétences.
L'école a toujours eu, à côté de son rôle d'instruction,
une tâche éducative. Cette dernière appartient toutefois
prioritairement aux parents, la transmission de connaissances restant l'objectif
principal de l'école. Or, depuis plusieurs années, la mission
éducative de l'école tend à croître, pour devenir
complémentaire à celle des parents, dont il faut malheureusement
reconnaître qu'ils sont nombreux à avoir abandonné cette
prérogative à l'Etat.
Outre le fait que l'on puisse douter de la capacité de l'école
de mener à bien les innombrables missions qui lui sont confiées,
cet accent mis sur son rôle éducatif a de quoi inquiéter
les parents chrétiens. En effet, dans une société «chrétienne»,
ceux-ci pouvaient espérer que les principes inculqués en classe
à leurs enfants correspondent aux instructions qu'eux-mêmes leur
donnaient. Or, le christianisme n'est guère en vogue aujourd'hui et nos
enfants risquent fort - quand ils ne le sont pas déjà par notre
faute - d'être contaminés par l'«évangile» des
droits de l'homme, de la solidarité et de la tolérance professé
en classe. Dieu peut certes les protéger et nous espérons tous
qu'Il bénisse l'éducation que nous leur donnons. Le temps passé
par nos enfants à l'école et la difficulté qu'éprouvent
de nombreux parents à garder une certaine influence sur eux nous interpellent
néanmoins. Nous pensons qu'il est temps de soutenir les écoles
chrétiennes existantes et d'en créer de nouvelles. Il ne s'agit
pas d'élever nos enfants en vase clos, mais de les protéger en
leur assurant une instruction et une éducation cohérentes pendant
une période de leur vie où ils sont particulièrement fragiles
et où leur personnalité se construit. Dotés d'une formation
solide et ayant appris à intégrer Dieu dans leurs connaissances,
leur réflexion et tous les domaines de leur vie, nos enfants ne seront-ils
pas mieux armés pour être le sel de la terre et la lumière
du monde ?
Il serait souhaitable que de telles écoles soient accessibles à
tous moyennant un écolage modeste. Une motion, déposée
au Grand conseil vaudois en 1997 et visant l'introduction, dans le canton de
Vaud, d'un bon scolaire permettant aux parents de financer la scolarité
de leurs enfants dans l'établissement de leur choix, a été
rejetée. L'idée du bon scolaire rencontre encore aujourd'hui beaucoup
d'hostilité et la situation ne paraît pas devoir changer prochainement.
Pourquoi l'Eglise, qui a longtemps considéré l'instruction chrétienne
des enfants comme un enjeu capital, ne relèverait-elle pas le défi
en reprenant une tâche qui fut jadis la sienne et en soutenant les écoles
chrétiennes ? C'est un investissement à long terme. Nous sommes
toutefois convaincus qu'il serait profitable à nos communautés
comme au monde dans lequel Dieu nous a placés.
Natacha Rickenbacher
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Le statut de l'Islam en Suisse
Le 30 septembre dernier, le Conseiller national UDF Christian Waber a interpellé le Conseil fédéral au sujet de la place de l'Islam dans notre pays. Aujourd'hui, environ 330 000 personnes de confession islamique vivent en Suisse. Par conséquent, l'exigence d'une meilleure intégration concerne aussi nos lois. Les musulmans qui vivent dans notre pays demandent de plus en plus une reconnaissance de l'Etat ainsi que des réglementations particulières. Voici un condensé des questions de l'interpellation et les réponses complètes du Conseil fédéral.
Christian Waber: La liberté de religion et de croyance est un des points
essentiels de notre Constitution. Toutefois, comment les musulmans qui vivent
dans notre pays pourraient-ils se reconnaître dans le préambule
de notre constitution «Au nom de Dieu Tout-Puissant»?
Réponse du Conseil fédéral: L'invocation de Dieu dans le
préambule de la Constitution perpétue une tradition qui remonte
aux premiers pactes de l'ancienne Confédération. Elle a pour but
de rappeler qu'il existe une puissance supérieure, au-dessus de l'Etat
et de l'être humain. Mais cette puissance ne doit pas nécessairement
être comprise dans une perspective chrétienne. Chacun est libre
d'interpréter cette notion d'une manière qui corresponde à
la foi dont il se réclame ou à sa conception du monde.
La liberté de conscience et de croyance interdit à l'Etat de déclarer
obligatoire une religion particulière. L'ordre juridique et les organes
de l'Etat doivent faire en sorte que chaque personne puisse librement choisir
et professer sa religion ou sa conception du monde.
Selon le Coran, le but de la religion et de l'idéologie islamiques est
une constante «islamisation» de notre société. Quelle
est la position du Conseil fédéral par rapport à la disposition
islamique à la violence et à sa pratique à l'intérieur
et à l'extérieur de notre pays?
Le Conseil fédéral ne peut partager l'avis de l'auteur de l'interpellation,
selon lequel l'Islam, de manière générale, serait une religion
disposée à la violence et non pacifique. La communauté
musulmane de Suisse représente la troisième communauté
religieuse du pays en importance. Des milliers de personnes se réclamant
de l'Islam, qu'elles soient de nationalité suisse ou étrangère,
résident sur notre sol et pratiquent leur religion quotidiennement de
manière pacifique et en parfait accord avec notre ordre juridique. La
grande majorité de ces personnes voit dans la liberté de conscience
et de croyance un élément essentiel permettant à des représentants
de différentes confessions et conceptions religieuses de vivre ensemble
de manière pacifique et dans le respect mutuel.
Cela n'empêche pas le Conseil fédéral de constater que les
déclarations intolérantes et intégristes de tous bords
se sont multipliées récemment. Le Conseil fédéral
n'y est pas insensible, et il veillera à l'avenir, dans les limites de
ses possibilités et en étroite collaboration avec les cantons,
à ce que l'ordre juridique suisse soit entièrement respecté.
Sur un plan global, le Conseil fédéral s'engage de multiples manières
pour la défense et la promotion des Droits de l'homme (cf. ch. 4). Recourir
ou menacer de recourir à la violence contre d'autres êtres humains
sans respecter les Droits de l'homme et le Droit international est ainsi absolument
inacceptable pour le Conseil fédéral, quelle que soit la conviction
religieuse ou la vision du monde en jeu. De tels procédés ne peuvent
en aucun cas se justifier sous l'angle de la liberté de conscience et
de croyance.
Que pense le Conseil fédéral de la naturalisation des musulmans.
Au sein de la religion islamique, la liberté de croyance et d'opinion
n'existe pas. Comment obliger les adeptes de cette religion à respecter
notre Constitution et nos lois?
Les conditions pour la naturalisation de ressortissants étrangers sont
réglées dans la loi fédérale sur l'acquisition et
la perte de la nationalité (RS 141.0). Ainsi, avant l'octroi de la nationalité
suisse, on vérifie que le candidat s'est intégré dans la
communauté suisse, qu'il respecte l'ordre juridique suisse et qu'il ne
constitue pas un danger pour la sécurité intérieure ou
extérieure de la Suisse. Il est impossible de faire dépendre la
naturalisation d'une profession de foi. Une telle condition serait contraire
à la liberté de conscience et de croyance inscrite dans la Constitution.
Cette liberté de conscience et de croyance trouve ses limites dans d'autres
principes et droits fondamentaux, comme le droit à l'intégrité
physique et psychique et la liberté d'opinion. Ces principes et droits
fondamentaux incarnent des conquêtes centrales de notre société
libérale, démocratique et sociale. Les ressortissants étrangers
doivent s'intégrer à cet environnement social, sans nécessairement
perdre leurs particularités pour autant. Celui qui, en invoquant ses
convictions religieuses, use de violence ou appelle à la violence et
ne respecte pas l'ordre juridique suisse, montre par ses actes qu'il ne veut
pas partager les valeurs fondamentales de la vie dans notre société.
Il ne remplit alors pas les conditions nécessaires pour une naturalisation.
Qu'entreprend le Conseil fédéral dans les pays islamiques contre
les persécutions violentes subies par les chrétiens?
La liberté de conscience et de croyance fait partie intégrante
de la politique de la Suisse en matière des Droits de l'homme. Mais bien
qu'elle soit imprégnée de tradition chrétienne, la Suisse
ne prend pas de mesures particulières en faveur des chrétiens
dans le monde. Elle s'engage pour la promotion et le respect des droits fondamentaux
de toutes les personnes ou minorités. La promotion des Droits de l'homme
est l'une des priorités de la politique étrangère de la
Suisse et figure, à ce titre, à l'article 54 alinéa 2 de
la Constitution. Comme le Conseil fédéral l'a déjà
expliqué dans sa réponse à l'interpellation Studer 00.3115,
«Persécutions de chrétiens dans le monde», du 23 mars
2000, la Suisse participe activement aux travaux d'organisations internationales
comme l'ONU et l'OSCE pour défendre et promouvoir les Droits de l'homme,
mais aussi pour prévenir toute forme d'intolérance religieuse.
La Suisse sensibilise les Etats concernés aux questions de liberté
de conscience et de croyance aussi bien sur le plan multilatéral (prises
de position, soutien à des résolutions) que sur le plan bilatéral
(démarches générales ou en faveur de cas individuels).
Cela signifie concrètement que la Suisse, dans le dialogue qu'elle entretient
avec des Etats étrangers, leur rappelle régulièrement les
conventions qu'ils ont ratifiées en matière de Droits de l'homme.
(...)
Les divers instruments dont la Suisse dispose et les critères pour l'utilisation
de ces instruments sont présentés dans le rapport du Conseil fédéral
sur la politique suisse des droits de l'homme (réponse au postulat Bäumlin
du 17 décembre 1997).
RUBRIQUE: L'UDF DANS LES CANTONS
Votations cantonales genevoises
Le comité de l'UDF Genève vous recommande de voter Non à
la loi (8388) modifiant: a) les zones de développement, b) l'extension
et l'aménagement des quartiers ou localités, c) la loi sur l'expropriation
pour cause d'utilité publique.
Ce projet de loi permettrait d'exproprier d'office les propriétaires
de villas, en raison du droit de servitude, sur un simple accord entre le promoteur
et l'Etat pour bâtir des logements sociaux.
En revanche, l'UDF s'est prononcé pour la liberté de vote en ce
qui concerne la loi (8917) augmentant temporairement l'impôt sur les gros
bénéfices et les grandes fortunes. (comm)
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L'UDF Valais recherche des forces vives
Créée le 24 novembre 2000, la section valaisanne de l'UDF
recherche activement de nouvelles personnes pour renforcer son comité
Cette section, qui s'était présentée en mars 2001 à l'élection du Grand Conseil, souhaite se développer, notamment par le biais du contact avec le Haut-Valais.
Son objectif est également de se présenter à de futures élections.
Vous êtes prêts à relever le défi ?
Appelez sans plus tarder Pierre Cavin, président cantonal,
tél. 027 346 19 11 ou
picav@netplus.ch
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La mondialisation irréversible
En marge de l'Assemblée générale de l'UDF-Genève
du 21 mars, une quarantaine de personnes sont venues écouter Jean-Pierre
Graber, Dr ès Sciences Politique, parler de la mondialisation. Un phénomène
toujours plus actuel, inévitable et irréversible.
Par l'exemple très présent de la guerre en Irak, le conférencier
a montré quatre aspects manifestes de la mondialisation:
Le premier est un comportement général: cette guerre a suscité
une hostilité véhémente à travers le monde entier,
parce que les USA l'ont lancée sans l'aval de l'ONU, c'est-à-dire
sans l'aval du monde. Or dans un monde mondialisé, n'est plus considéré
comme légitime, que ce qui est conduit en vertu des valeurs du monde
ou des institutions qui représentent le monde.
Deuxième aspect, une connaissance immédiate de ce qui se passe.
Nous vivons le conflit en Irak en direct à la télévision.
C'est une preuve de la mondialisation de la technologie.
Quelques heures après les premières frappes, les cours de la bourse
ont monté de 3-4%, même en Suisse! Cette relation de cause à
effet ultra rapide est la troisième expression de la mondialisation.
Enfin, les retentissements de cette guerre peuvent se propager très rapidement
au monde entier: manifestations, actions terroristes, attentats suicides...
La mondialisation se manifeste lorsqu'un ou plusieurs domaines fondamentaux
de l'activité humaine sont organisés à l'échelle
mondiale. C'est le cas aujourd'hui de l'économie. Peut-être direz-vous,
mais il y a une vague d'opposition violente à cette mondialisation! Pas
vraiment, répond Jean-Pierre Graber. Il y a trois ou quatre ans, ils
étaient opposés à la mondialisation en tant que telle.
Mais aujourd'hui, ils appellent une «altermondialisation» (une autre
mondialisation). Refusant la mondialisation économique, ils réclament
une mondialisation politique pour combattre et contrôler la première.
En fait, la mondialisation est à l'origine d'une doctrine qui s'appelle
«le mondialisme». C'est la doctrine de ceux qui travaillent à
l'édification d'un monde uni dans les domaines économique, politique,
social et même religieux. Le monde est sur le chemin de la supra-société
qui transcende les Etats politiques et impose les valeurs occidentales à
l'humanité.
L'un des grands dangers pour les chrétiens évangéliques,
c'est que les Occidentaux sont prêts à lâcher leur liberté
de conscience - c'est-à-dire la liberté d'adorer Dieu selon leurs
propres convictions sur l'autel de la liberté instinctuelle: liberté
de suivre leurs instincts, leurs pulsions. Les Occidentaux ne sont plus prêts
à mourir pour leur croyance, mais pour défendre leur style de
vie! Exemple: l'homosexualité.
Actuellement, l'Islam est la nouvelle barrière à la mondialisation.
Si l'Islam venait à tomber, la voie de la mondialisation absolue serait
ouverte.
Quelle doit être l'attitude de l'UDF face à la mondialisation?
Jean-Pierre Graber nous a conseillé trois comportements en tant que parti
politique: Premièrement, la lucidité. La mondialisation est un
processus irréversible, qui ira jusqu'à son terme et aboutira
à la catastrophe de l'apocalypse. Il n'y a pas de réalisation
de l'Apocalypse sans mondialisation (Apoc. 13). Deuxièmement, rendons
témoignage à la vérité. L'UDF a une mission apologétique
dans le domaine politique. Elle doit rappeler la position des Ecritures face
aux problématiques politiques, et notamment que les Etats-nations sont
une institution voulue de Dieu. Enfin, gardons confiance en Dieu malgré
les perspectives apocalyptiques.
Dominique Ardellier
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Elections fédérales:
L'UDF dans la course pour le Conseil des Etats
La section vaudoise de l'UDF a entériné sa liste de 18 candidats
à l'élection du Conseil national. Cette liste sera présentée
à l'occasion d'une conférence de presse le 2 mai prochain à
Lausanne, ainsi que lors de son congrès cantonal du 22 mai. Elle sera
d'autre part publiée sur le site Internet www.udf.ch, également
début mai.
Le comité vaudois a par ailleurs décidé de lancer un candidat
à l'élection du Conseil des Etats, ce qui est une première.
En effet, jusqu'ici, les Vaudois n'avaient présenté que des candidats
pour l'élection au Conseil national. Convaincue qu'il est temps de se
lancer également dans la course aux Etats, l'UDF Vaud a choisi de présenter
Maximilien Bernhard, membre du législatif yverdonnois depuis 1997, président
de l'UDF Vaud depuis le 1er janvier dernier et actuel secrétaire romand
de l'UDF.
Cette stratégie augmentera incontestablement les chances de l'UDF romande
de placer l'un des siens dans la chambre du peuple et celle des cantons.
A l'occasion de la conférence de presse du 2 mai prochain, l'UDF présentera
également son nouveau programme d'action 2003-2007 et son catalogue de
propositions. Ce dernier contient notamment l'obligation faite aux cantons de
promouvoir les soins palliatifs, un droit d'objection de conscience dans le
domaine médical, des déductions fiscales pour les dons versés
aux églises et uvres chrétiennes reconnues d'utilité publique
et des baisses de primes de caisses maladie pour les assurés renonçant
à un style de vie nuisant à leur santé. (comm)
Rubrique: réflexion
Levons-nous
Je cherche parmi eux un homme qui élève un mur, qui se tienne
à la brèche devant moi en faveur du pays, afin que je ne le détruise
pas; mais je n'en trouve point (Ez. 22, 30).
Dans ce texte, le mur représente les structures d'autorité de
la société. C'est une sécurité, une protection,
une limite. Imaginons que dans une montagne, beaucoup de personnes tombent dans
un précipice, et que les samaritains disent : «Bâtissons
un hôpital au fond du précipice, car il y aura trop de morts d'ici
à l'arrivée des secours et à l'admission des blessés
à l'hôpital». Le sage, au contraire, dirait ceci : «Construisons
une barrière au bord du ravin qui empêchera ces personnes de tomber».
Ne serions-nous pas trop souvent comme ces samaritains s'occupant simplement
des blessés de la vie ; sans prévision d'arrêter l'hémorragie,
nous attachant aux conséquences et oubliant les causes. Considérons
la parole du sage : «Elevons un mur de protection qui, selon la Bible,
commence par le gouvernement de soi et la maîtrise de soi». (Prov.
25, 28) : «Comme une ville forcée et sans murailles, ainsi est
l'homme qui n'est pas maître de lui-même».
Souvent, nous pouvons disposer de grands murs solides tels que celui du barrage
de la Grande Dixence, mais cela ne nous dispense pas de les protéger
des fissures. La brèche représente les failles que sont nos raisonnements
et nos pensées qui s'élèvent contre la connaissance de
Dieu. Exemple : cet hiver un arrosoir resté à l'extérieur
subit une petite fissure due au gel. Désirant arroser ses fleurs, mon
épouse mit chambrer de l'eau en ignorant la petite cassure. Cette brèche
insignifiante et invisible a vidé l'arrosoir de son contenu en une seule
nuit.
Luttons contre nos pensées mauvaises qui vident littéralement
la Parole de Dieu de son contenu. Comprenons au travers de cette image que même
remplis de l'Esprit, une brèche dans notre maîtrise, si infime
soit-elle, va nous faire perdre l'héritage que le Seigneur nous a donné.
Dans notre société actuelle, nous constatons une faille importante
: l'absence de règles et la déresponsabilisation des personnes
produisent «le culte de soi». Lorsque les absolus moraux sont rejetés,
inévitablement de nouvelles normes apparaissent. Nous construisons de
manière insidieuse une propre expression personnelle comme but ultime
de l'existence. Le culte de soi prône l'homme comme être suprême,
cherchant à assouvir ses plaisirs personnels, ses buts égoïstes
et minimisant tout ce qui essaie de les restreindre. La pensée actuelle
se résume à ceci : Si cela a l'air bon, fais-le ! Si tu le veux,
prends-le ! Si tu te sens coupable, débarrasses-toi de la culpabilité
! La liberté personnelle est devenue dieu et les valeurs sont sacrifiées
sur l'autel de l'autosatisfaction. Les hommes violent pour satisfaire leurs
besoins, en utilisant des femmes, ou même des enfants comme des objets
de plaisir. Soyons conscients que 30 000 enfants disparaissent annuellement,
dont un grand nombre sont livrés au monde de la pornographie enfantine.
Tant que ce culte de soi n'est pas dénoncé et rejeté, la
société pourra choisir ses présidents ou ses juges sans
qu'aucun changement de société n'apparaisse. Le système
de valeurs corrompues en lui-même, est bien plus puissant dans sa capacité
à faire le mal que les dirigeants pourraient l'être dans leur capacité
à faire le bien.
En acquérant des structures bibliques selon l'Esprit, j'accède
à davantage de liberté, de bien-être, de bonheur, de dignité.
Retournons aux lois divines qui sont la seule base pour assurer les Droits de
l'homme et ses responsabilités. Elles produiront la liberté pour
tous les citoyens de notre pays.
Georges Fleury, pasteur de la Fraternité Chrétienne à Porrentruy
RUBRIQUE AGENDA
Les 10 ans de l'UDF Vaud
Projection publique
A l'occasion de son dixième anniversaire, la section vaudoise de l'UDF
organise une projection publique de quelques-uns des onze films de 11 minutes,
9 secondes et 1 image, en souvenir des attentats 11.09.01. Ces films, réalisés
à l'initiative du producteur Alain Brigand par 11 cinéastes, dessinent
une carte du monde d'après la tragédie.
S'ensuivra un débat animé par Jean-Claude Chabloz, chargé
de mission au Palais fédéral, sur le thème "Attentats
du 11 septembre: quel message pour le pouvoir politique ?"
Rendez-vous le jeudi 22 mai 2003 à 20h
Eglise la Colline à Crissier
Venez nombreux !
Ouvert à tous. Entrée libre.