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Edition actuelle 5/05 - Septembre 2005
RUBRIQUE EDITO
Peut-on pactiser avec la mort?
Au printemps dernier, le débat autour de la mort de Terri Schiavo a fait rage aux États-Unis et au-delà, relançant le débat sur l'euthanasie. En Suisse, selon l'art. 115 du Code pénal, l'assistance au suicide n'est pas punissable, pour autant "qu'elle ne soit pas pratiquée dans un but égoïste". Récemment l'Office de fédéral de la justice s'est penché sur la question. Il a rendu un premier rapport dans lequel il propose de soumettre à autorisation les organisations actives dans ce domaine, et d'interdire la pratique de l'euthanasie aux personnes venant de l'étranger, de manière à prévenir le tourisme de la mort.
L'UDF, qui considère que la vie commence dès la conception et se termine à la mort naturelle, est opposée à toute forme d'euthanasie. Elle condamne sans détour le travail effectué par des associations telles qu'Exit et Dignitas qui profitent d'un vide juridique dans ce domaine pour exercer leurs pratiques sordides. À elle seule, la seconde association a accompagné 102 personnes au suicide l'an passé. Le phénomène entraîne peu à peu la banalisation de la mort.
Pour l'UDF, les médecins qui participent à ces suicides ont violé le Serment d'Hippocrate qui stipule "de ne jamais remettre du poison, même si on vous le demande, et ne conseilleriez pas d'y recourir".
La pratique de l'euthanasie est emblématique d'une société qui veut pouvoir disposer de la vie de chaque individu, soit-il en devenir, handicapé ou malade. Il est vrai que certaines situations nous dépassent. Mais les soins palliatifs répondent déjà en bonne partie aux souffrances des personnes atteintes dans leur santé en fin de vie. L'euthanasie n'amène en aucun cas à mourir dans la dignité. On se demande d'ailleurs qui peut dire à partir de quel moment une vie n'est plus digne d'être vécue, d'autant que le désir de mourir peut varier beaucoup d'un jour à l'autre.
Il est paradoxal et incohérent de vouloir d'un côté encourager le suicide chez les aînés, et d'un autre côté le combattre au sein de la jeunesse. Mais le combat s'annonce difficile. Les partisans de l'euthanasie, que l'on peut qualifier de lobby de la mort, ont plusieurs longueurs d'avance sur les opposants. Il est donc temps d'appeler toutes celles et ceux qui envisagent de mettre un terme à leur existence à reconsidérer que la vie est précieuse et de soutenir toute alternative à l'euthanasie. C'est à ce prix que l'on peut espérer une inversion de tendance.
Maximilien Bernhard
RUBRIQUE: Nationale
L'UDF se prononce contre l'extension de la libre circulation
Net vote de l'assemblée des délégués
Les délégués de l'Union Démocratique Férédale (UDF) réunis le 20 août à Olten ont dit non à l'extension de l'accord sur la libre circulation des personnes aux nouveaux membres États de l'UE et à la révision des mesures d'accompagnement, soumis au vote populaire le 25 septembre prochain. C'est par 41 voix contre 5 pour, et 2 abstentions, que l'UDF a tranché.
Un débat contradictoire sur le sujet a opposé le conseiller national UDF Markus Wäfler (pour) et le conseiller national UDF Christian Waber (contre). Ce sont finalement les arguments du second qui ont convaincu les délégués.
L'ouverture, même progressive, de notre marché du travail entraînera une pression sur les salaires et un déséquilibre socio-économique important. Les cas de sous-enchère salariale déjà constatés dans diverses régions frontalières le prouvent, et le phénomène ne fera que de s'accentuer. En ce sens, les mesures d'accompagnement prévues ne sont qu'un leurre et ne feront qu'augmenter les dépenses de la Confédération en raison de l'engagement d'inspecteurs du travail supplémentaires. À l'époque des débats aux chambres fédérales, les revendications syndicales pour obtenir une nouvelle intervention de l'État sur le marché du travail n'étaient pas favorables à notre économie.
L'extension de l'accord sur la libre circulation risque également de provoquer une immigration massive en Suisse et d'engendrer des abus dans l'assurance chômage. Une possible adhésion de la Turquie à l'Union européenne, pays à dominante musulmane, ira dans le même sens au moment venu. Les besoins en travailleurs de l'Est de divers secteurs de l'économie, notamment l'agriculture, pourraient être déterminés par des contingents.
Au-delà des considérations purement économiques, il est évident que l'extension de la libre circulation représente un pas supplémentaire de l'adhésion de la Suisse à l'Union européenne, à laquelle l'UDF est opposée. Le récent chantage de la Commission européenne au sujet du soi-disant lien indéfectible entre l'objet de la votation du 25 septembre et l'accord sur Schengen/Dublin est inadmissible, tout comme la volonté de l'UE de gommer les frontières entre les divers États.
Compte tenu des avantages déjà obtenus de part et d'autre, l'UDF ne croit pas que l'UE dénoncera l'ensemble des accords bilatéraux en cas de refus de la Suisse le 25 septembre prochain. Notre pays donnera au contraire un signal clair en direction de Bruxelles, et montrera par là qu'elle garde la maîtrise de son système de démocratie directe et de son intégration européenne.
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Ne renonçons pas à la prescription pour les crimes pédophiles

La récolte de signatures pour l'initiative populaire fédérale "pour l'imprescriptibilité des actes de pornographie enfantine" a été lancée le 30 août 2004 par l'association Marche Blanche.
La reconnaissance du traumatisme
Le nouvel article 123b qu'elle introduirait ne s'applique qu'aux enfants "impubères", parce qu'un adolescent doit avoir conscience des limites à partir desquelles il sait qu'il sera en droit de réclamer réparation. Cette distinction entre un adolescent (qui est considéré par la loi comme un enfant s'il a moins de 16 ans) et un enfant impubère a aussi son importance en regard de la législation actuelle?: selon le code pénal, un jeune homme de 19 ans qui a des relations sexuelles avec une jeune fille de 15 ans encoure la même peine qu'un homme de 60 ans qui s'adonne à des actes d'ordre sexuels sur un enfant de 4 ans. L'initiative permettra de poursuivre l'abuseur jusqu'à la fin de ses jours. En ceci, le projet de loi n'envisage pas l'idée d'une répression indispensable, mais une logique mathématique?: le nombre de victimes serait moindre. D'avantage de reconnaissance des victimes, et moins de victimes.
Pas de confusion avec un crime contre l'humanitéDepuis l'annonce du lancement de l'initiative populaire, la presse a rapporté que la Marche Blanche assimilait la pédophilie à un crime contre l'humanité. Cette confusion est immense. À ce jour, seuls les crimes contre l'humanité sont imprescriptibles. L'entrée d'un nouvel article 123b dans le code pénal ne revêtirait pas la même signification. Le génocide, qui désigne l'extermination d'un peuple au nom d'une idéologie, est un crime contre l'humanité. Selon cette définition, la pédophilie ne peut être considérée comme un crime contre l'humanité, même si l'on entend parfois que s'en prendre à un enfant, c'est s'en prendre à l'humanité tout entière.
Il faut du temps pour que les victimes s'associentCertains argumentent qu'après des années, les preuves sont très difficiles à trouver. Les preuves "matérielles" ont déjà disparu deux ou trois jours après un viol. Les victimes d'actes pédophiles ne se confient généralement pas au bout de quelques jours. Les années ne sont pas un obstacle aux preuves. Le laps de temps séparant le crime d'un dépôt de plainte auront, dans la majorité des cas, occasionné de nouvelles victimes. Et très souvent, une victime est amenée à porter plainte après avoir entendu dire que son agresseur perpétrait d'autres actes similaires. Elle décide alors que si elle ne le fait pas pour elle, elle le fait pour d'autres, pour les protéger.
La viabilité des images pédophiles est illimitéeIl est maintenant l'heure d'envoyer un signal clair: plus d'impunité due aux délais de prescription. Cette prescription devient chaque jour de plus en plus insensée lorsqu'on pense au problème de la pédophilie sur internet. Un pédophile prend des images. Il les met sur internet. Même s'il le souhaite, il lui sera impossible de retirer ces images de la Toile. Elles circulent et se téléchargent, se relogent dans d'autre sites. Dans quinze ans, un homme ayant décidé de refermer le couvercle de la boîte à cauchemard apprend que son image circule encore sur internet. Il s'y reconnaît. Va-t-on oser lui dire: "C'est bien vous sur cette image, mais il est trop tard pour que justice vous soit rendue. Il y a prescription. Votre image continue d'être salie, mais c'est ainsi, c'est la loi"?
Christine Bussat,--------------
La croissance est bien la nouvelle panacée
Selon certains, le retour de la croissance serait la solution aux problèmes de l'AVS, aux déficits des finances publiques, au chômage etc., et donc l'objectif principal de toute politique crédible. On se propose d'atteindre cet objectif soit par l'adhésion à l'UE, soit par davantage de libéralisation, soit par des baisses d'impôts ou des investissements publics plus importants, suivant le bord politique où l'on se place.
Interrogeons-nous sur ce qu'est la croissance, et comment la Suisse se situe par rapport à elle. La croissance peut être définie comme une augmentation de la richesse du pays. Or notre pays est (ou était jusqu'à récemment) le plus riche du monde. On peut donc se demander comment cette richesse a été acquise. Voici une conjonction de facteurs non exhaustive:
- La Suisse a échappé aux ravages des deux guerres mondiales.
- Des valeurs telles que le travail bien fait ont eu une place importante dans la mentalité suisse, ce qui a beaucoup aidé à la progression du pays.
- D'autres facteurs moins honorables ont contribué à notre enrichissement, tels le commerce de l'or avec l'Afrique du Sud soumise au boycott, l'hébergement de capitaux douteux et quelques autres.
- Enfin. un système éducatif performant.
Le goût du travail bien fait n'est plus qu'une exception parmi la jeune génération, je puis vous le certifier; j'ai 19 ans. La politique peut difficilement changer cela; l'Évangile en est peut-être capable, mais son annonce est du ressort de chacun, et non d'abord de l'UDF. Pour ce qui est du système éducatif, il se dégrade, mais c'est certainement un des dossiers sur lesquels nous pouvons nous engager pour redresser la barre.
La fin de l'exception suisse
Si, comme je le pense, l'exception suisse prend fin, il est temps de prendre acte que notre pays va devoir rentrer dans le rang, et de ne pas attendre une crise majeure pour voir comment préserver ce que nos ancêtres ont bâti de bon afin de vivre heureux dans notre pays, sans rechercher toujours plus de richesse, qui ne nous est pas indispensable.
Je citerai en conclusion Ulrich Zwingli, dont la réflexion me semble toujours pertinente sur le fond: "Il est vrai que les ressources de notre pays ne peuvent suffire au luxe qui s'est introduit dans nos montagnes?; mais si, satisfaits du sort que Dieu nous a accordé, nous voulions mener la vie simple de nos ancêtres, nous n'aurions pas besoin de cet argent."
Jean-René Moret,
membre de l'UDF La Côte
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RUBRIQUE: L'UDF dans les cantons
Un plaidoyer pour les éoliennes

Si j'ai bien lu, il existe un marché de la pollution qui fonctionne sur cette base: "Vu que tu pollues moins que ce que tu es autorisé à polluer, alors je te paie afin de pouvoir polluer plus que ce qui m'est autorisé". Quelle aberration?! Quand notre civilisation comprendra-t-elle qu'il est urgent d'intervenir concrètement contre les émissions de CO2?
On sait que ce dernier est le principal responsable de l'effet de serre. Dans certaines villes, des augmentations de la température moyenne annuelle de 3,6 degrés ont été mesurées. Il est donc urgent de diminuer ces émanations issues de la combustion de produits fossiles. Selon Environnement Suisse 2002, Politiques et Perspectives?: "La terre se réchauffe et il est temps de donner une forte impulsion aux énergies alternatives et renouvelables" (p. 12).
L'énergie produite par les éoliennes est exempte de toute pollution. Selon l'institut Paul Scherrer (info du 11.2004), c'est l'énergie la plus écologique qui existe actuellement. De plus, elle est renouvelable. Et les éoliennes sont fabriquées de manière à pouvoir être entièrement recyclées. Pourquoi ne favorise-t-on donc pas leur implantation? À Vienne, avec la mise en service de neuf nouvelles éoliennes, ce sont 16'000 foyers qui recevront du courant "nature made" (Zukunft Energie + Technik, avril 2005, page 54).
En Suisse, les éoliennes subissent les attaques d'opposants déjà en phase d'étude. On craint pour le paysage, et l'on omet bien sûr de rappeller en parallèle qu'il faut 24'000 ans aux déchets radioactifs pour se désintégrer! Quant aux oiseaux déchiquetés par les pales, ce dommage repercuté par certains journaux fait sourire.
Au moment où notre gouvernement subit les assauts du lobby nucléaire qui envisage la construction d'une nouvelle centrale électrique, il est important de bien peser tous les intérêts en jeux. Une centrale permettra à une poignée de personnes de gérer le courant électrique de presque toute la nation. Les dangers liés à une fuite sont connus, bien qu'il ne soit pas possible de comparer la technologie suisse, très professionnelle, avec celle de Tchernobyl.
La quantité de déchets radioactifs me pose un autre problème de conscience. Pouvons-nous jouir des bienfaits de cette technologie en laissant un monde pollué à nos enfants et petits-enfants? Non, nous devons prendre nos responsabilités. J'estime que si l'énergie éolienne recevait plus de soutien, elle se développerait davantage. Il en va de même pour l'énergie solaire qui a fait des progrès non négligeables tout en prouvant sa fiabilité.
Ces deux énergies sont des champs de recherches en technologies nouvelles où de nombreux jeunes et futurs patrons peuvent investir tout leur potentiel d'intelligence et de savoir-faire professionnels. Je suis certain que leur succès est assuré. Ces énergies sont celles de l'avenir car elles assurent l'avenir.
Marc Früh, maire de Lamboing
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Fumée et santé. La loi doit suivre l'opinion publique
Suite à une initiative qui a fait un véritable tabac, les électeurs du canton de Genève seront les premiers en Suisse à se prononcer sur une interdiction de fumer dans tous les lieux publics. Le texte soumis à votation introduit dans la constitution cantonale l'interdiction de fumer dans tous les lieux publics fermés: bars, restaurants, lieux de formation et de loisirs, bâtiments administratifs, culturels ou hospitaliers dépendants de l'État ou des communes, et transports professionnels. De plus, à partir du changement d'horaire de décembre, la protection contre la fumée passive dans les transports publics deviendra réalité. Dans les trains, les bus et les bateaux, ainsi que dans des locaux fermés des stations, il ne sera plus permis de fumer. Il s'agit là de la décision prise par les entreprises de transports affiliées à l'Union des transports publics (UTP) dont font partie les CFF.
Vaud mauvais élève
En regard des actions menées, à l'heure actuelle, force est de constater que le canton de Vaud ne joue pas de rôle pionnier. Le Grand Conseil vaudois a en effet rejeté par 67 voix contre 55 (et 5 abstentions) un postulat qui exigeait que deux tiers au moins des tables de cafés et de restaurants soient réservées aux non-fumeurs. De plus, alors qu'en septembre 2002 le Parlement vaudois a déposé une motion réclamant l'interdiction de la publicité pour le tabac et l'alcool sur le domaine public, aucune loi n'a encore vu le jour. Le Conseil d'État vaudois a justifié ce long délai par l'attente des résultats d'une étude détaillée sur les retombées d'une éventuelle loi. Quel paradoxe lorsque l'on considère le consensus entourant ce genre de publicité et les dangers du tabagisme.
Un tiers des fumeurs sont d'accord
Le tabagisme passif représente un danger pour la santé souvent sous-estimé. Chez les non-fumeurs exposés, adultes comme enfants, il peut provoquer, entre autres, des cancers du poumon, des maladies cardio-vasculaires, de l'asthme et des infections des voies respiratoires. En Suisse, près de la moitié de la population active est exposée à la fumée des autres sur son lieu de travail. Alors que la moitié des actifs non-fumeurs souhaitent une interdiction totale ou partielle de fumer dans l'entreprise, un tiers des personnes actives qui fument partage cette opinion.
L'UDF Nord-vaudois considère que la protection des non-fumeurs, adultes et enfants, constitue un enjeu important et que des actions doivent être menées à tous les échelons de notre société. Dans le souci de permettre une avancée du débat sur la place publique et de permettre à chaque citoyen de la ville d'Yverdon-les-Bains d'être au mieux protégé contre la fumée passive, notre section a déposé une motion visant l'interdiction de fumer dans tous les bâtiments communaux. Au-delà du débat politique, cette motion vise également à garantir à tout le personnel communal un environnement et des conditions de travail optimaux. Il s'agit simplement à nos yeux de ce que tout employeur responsable devrait pouvoir garantir à ses collaborateurs.
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De bonnes raisons de quitter Gaza
Le retrait israélien de la bande de Gaza s'achèvera aux alentours du 25 septembre (une fois les installations militaires évacuées), un mois après le départ définitif des 8000 résidents répartis dans 21 colonies. Ces derniers ont été relogés dans un cadre similaire sur la côte, entre Ashkelon et Ashdod, où on leur a construit de nouveaux villages. Décidément, le peuple d'Israël est voué à l'exode et à la vie sous tentes! Le terrain qu'occupaient les colons représentait un cinquième des 363 km2 de la bande de Gaza, et il revient aux 1,5 million d'habitants palestiniens.
Reste la question du statut de cette terre dans une perspective chrétienne. Que dit la Bible à propos de Gaza? Dès la Genèse, Gaza fut une contrée cananéenne occupée par les Philistins. C'était le même peuple que du côté de Sodome et Gomorrhe (Gen.10,19 et Jos.13,3). L'Éternel a ordonné à Josué de les dévouer par interdit (Jos.10,40-41), c'est-à-dire de les détruire; mais il y resta des "Anakim" -géants- (Jos.11,22). Dieu donna "Gaza, les villes de son ressort, et ses villages" en héritage aux fils de Juda (Jos.15,20 et 47), et Juda s'en empara (Jug.1,18). Mais les habitants de Gaza vénéraient le dieu Dagon, père de Baal, et Samson dut aller à Gaza détruire ce temple païen (Jug.16). Vers 724 av. J.-C., le roi Ézéchias ravagea leur territoire, "et l'Éternel fut avec Ézéchias" (2R.18,8).
Puis Gaza fut égyptienne, babylonienne, phénicienne; elle passa par Alexandre le Grand, les Macchabées, les Croisades, Hérode, les Ottomans et Napoléon, jusqu'au mandat britannique de 1919 à 1948, et sous administration égyptienne jusqu'en 1967. On constate donc que Gaza a été tout sauf israélienne, et tout sauf un peuple attaché à Dieu! Israël l'annexe lors de la Guerre des Six jours, point de départ de la montée du nationalisme palestinien qui ira jusqu'à l'exigence d'un État. Si Gaza était restée en mains égyptiennes, il n'y aurait sans doute pas eu d'aspiration à un État palestinien! L'implantation des colonies juives fut initiée par Ariel Sharon en 1981.
Les textes prophétiques parlent aussi de Gaza. L'Éternel dit: "J'enverrai le feu dans les murs de Gaza, et il en dévorera les palais" (Amos 1,6-7). Jugement, parce que dans le passé, "ils ont fait une foule de captifs pour les livrer à Édom". Pour Dieu, le passé a des conséquences à court et à long terme. Et en effet, Gaza a vécu sous le feu des armes. Soph.2,2-6 nous apprend qu'au "jour de la colère de l'Éternel… Gaza sera délaissée. L'Éternel a parlé contre toi, Canaan, pays des Philistins! Je te détruirai… les côtes de la mer seront des pâturages… Ces côtes seront pour les restes de la maison de Juda".
Depuis les temps anciens, Dieu considère Gaza comme un territoire païen ennemi d'Israël, qu'il destine à la destruction et à son jugement. Qu'a à faire le peuple de Dieu sur cette bande de terre? "Ne vous mêlez pas avec ces nations qui sont restées parmi vous" (Jos.23,7); "ne vous mettez pas avec les infidèles sous un joug étranger" (2Cor.6,14). Israël va donc dans le bon sens en se séparant de Gaza.
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La pagina italiana Preghiera per la Terra Santa
Michael Freund, ex consigliere del Primo Ministro israeliano Benjamin Netanyahu, invita in una lettera aperta i "credenti biblici cristiani" a pregare e a prendere posizione per Israele. Il Primo Ministro israeliano Ariel Sharon ha [compieto suo] programma di cacciare migliaia di ebrei dalle loro case e consegnare agli arabi parti della terra di Israele, come la striscia di Gaza.
Il patto indissolubile concluso da Dio con Abramo alla quercia di More, presso Sichem (oggi Nablus), "Io darò questo paese alla tua discendenza", costituisce un tema centrale che percorre tutta la Bibbia.
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Rubrique : Réflexion
Les temps de crise sont bons à quelque chose
Une vie paisible et tranquille, synonyme de bonheur, c'est ce que Dieu veut pour chacune de ses créatures. L'appel à prier avec ferveur pour tous les hommes et en particulier pour les autorités de la ville et du pays retentit depuis le premier siècle jusqu'à nos jours. Heureux le pays qui peut compter sur de nombreux intercesseurs prenant leur mandat au sérieux! Je crois que notre pays est riche de beaucoup de chrétiens qui ont compris leur appel et y sont fidèles.
L'apôtre Paul exhorte le chrétien (et l'Église) à persévérer dans la prière afin que nous menions une vie paisible et tranquille. Jouir de la paix sociale et de la stabilité politique est un privilège inestimable. Comparé à tant de nations dans le monde, les habitants de la Suisse ne peuvent qu'être infiniment reconnaissants. Cette paix devrait conduire à vivre dans la piété et l'honnêteté (1 Tim. 2,2), c'est-à-dire dans le respect des principes de la Parole de Dieu et dans une communion de proximité avec le Seigneur. Mais cette démarche n'est pas automatique: une vie tranquille peut aussi aboutir dans une ornière qui se nomme "somnolence spirituelle", ou "laisser-aller" ou encore éloignement progressif de Dieu. L'Église d'Éphèse qui vivait sous la Paix romaine avait finalement perdu son premier amour (Apoc. 2,4).
Pensez-vous que des conditions de vie sociales idéales soient capables de changer le cœur de l'homme?
Ces conditions de rêve existeront lors du Règne millénaire de Christ (Apoc. 20, connu aussi sous le nom de "millénium"), un temps de paix et de bonheur universel. Mais à la fin de cette période merveilleuse, une partie de la population terrestre refusera pourtant le règne de Christ et cèdera au mal. Soyons clair, le changement véritable et la transformation du cœur ne s'opèrent que par la puissance de Dieu, par le passage à la Croix de Jésus-Christ, dans la repentance, avec la volonté de changer.
La lecture attentive du livre de l'Apocalypse montre que, dans les temps à venir, les chrétiens auront à faire face à de nombreuses pressions, des défis croissants et qu'ils devront témoigner de leur foi avec bravoure et courage. Les temps de difficultés et de crises sont des "temps à risque" car la tentation existe d'abandonner, de laisser tomber ou au contraire de s'attacher à Dieu. La nature nous l'enseigne: en temps de sécheresse, l'arbre doit sa survie à ses racines qui cherchent l'eau dans les profondeurs. L'épreuve, la crise nous "obligent" de même à toucher l'essentiel et il ne sera plus possible de se contenter d'une piété de surface et d'une foi "à la carte". Les temps de crise sont intenses d'enseignement, chacun le confirmera, ceux-ci sont utilisés par Dieu pour notre transformation. Son but étant de nous façonner à l'image de Christ.
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Au Nom de Dieu Tout-Puissant...

Un temps de proclamation sur la Place fédérale Berne, samedi 3 septembre 2005 à 14h
La Suisse pour Christ