L'UDF édite Impulsion. Ce journal, qui paraît entre cinq et neuf fois par an, informe de l'actualité politique suisse et de l'action de l'UDF au niveau fédéral et dans les différents cantons romands. Chaque édition contient également une interview. 

Edition de mai 2000

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Edition actuelle 1/00- mai 2000

Les enjeux des bilatérales

Soutien de l'udf romande

Réunis le 15 avril dernier à Olten, les délégués de l'UDF ont recommandé le rejet des accords bilatéraux au terme d'un débat animé (49 non contre 18 oui). Les délégués alémaniques, contrairement à la majorité des représentants romands, ont ressenti ces accords comme une première étape vers l'adhésion à l'Union européenne, adhésion à laquelle l'UDF s'est toujours opposée.
Le contenu et l'interdépendance de ces accords ont été déterminants dans cette prise de position. Les délégués auraient en effet préféré que ces accords bilatéraux soient dissociés, et négociés sectoriellement.

Même si les accords bilatéraux portent sur des contrats commerciaux entre la Suisse et l'Union européenne, c'est la symbolique politique qui a retenu l'attention de la majorité des délégués. L'UDF s'est toujours prononcée en faveur d'une Suisse indépendante et souveraine, et c'est donc assez logiquement que les délégués ont exprimé des craintes que les règles européennes priment sur le droit suisse dans divers domaines. De plus, ils ont estimé que l'ouverture des marchés publics aux entreprises étrangères pénaliserait passablement les PME suisses.
Contrairement à l'attitude assez émotionnelle des Alémaniques, celle des délégués romands s'est révélée plus rationnelle. La majorité des représentants des sections cantonales romandes s'est prononcée en faveur de ces accords, estimant qu'il s'agit d'une réelle alternative à l'adhésion de la Suisse à l'Union européenne. L'acceptation de ces accords permet en effet d'éloigner le spectre d'une adhésion pure et simple à l'Union européenne. S'ils conviennent que les accords bilatéraux risquent d'accroître la concurrence dans certains domaines, ils constituent néanmoins une opportunité pour les entreprises suisses qui désirent se battre à armes égales sur les marchés européens. Les délégués romands ont également estimé que les garde-fous présents dans ces accords en ce qui concerne la libre circulation des personnes étaient largement suffisants, notamment avec le référendum facultatif prévu sept ans après leur entrée en vigueur. L'aboutissement du référendum annulerait la totalité des sept dossiers concernés par ces accords. Les Romands ont également constaté que la Suisse avait besoin de personnel hautement qualifié en provenance de l'Europe et introuvable dans notre pays.
Enfin, les Romands, ont rappelé que les opposants à l'EEE, lors de la votation du 6 décembre 1992, avaient proposé le développement d'accords bilatéraux entre la Suisse et l'Union européenne. Même si ces accords ne sont pas parfaits - ils sont le fruit d'une négociation et ne peuvent donc être qu'au seul avantage de la Suisse - il est important de se souvenir de cette proposition et de la reconsidérer d'ici au 21 mai, date de la votation.

Maximilien Bernhard


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éditorial

Nouveau succès pour l'UDF

L'UDF a fait une entrée remarquée au législatif thurgovien il y a quelques semaines de cela. Pour sa première participation aux élections cantonales, la section thurgovienne a décroché un siège dans le district de Bischofszell.
Cette section cantonale est d'autant plus reconnaissante que c'est à la faveur d'une différence de quatorze voix seulement que l'UDF s'est assurée ce siège, lors de la seconde répartition des suffrages.
L'avance du futur député au Grand Conseil était encore plus serrée sur le candidat UDF suivant, puisqu'il ne comptait qu'une seule voix de plus. Le nouvel élu, Daniel Wittwer, 41 ans, est consultant financier. Il entend apporter ses compétences dans le domaine des finances au législatif cantonal. Il est également président de la section UDF du district de Bischofszell.
Avec ce nouveau succès, l'UDF est désormais présent dans quatre législatifs cantonaux, à savoir Berne, Argovie, Zurich et Thurgovie. Au niveau suisse, le parti affiche ainsi une nouvelle fois sa progression et ce malgré la forte progression de l'UDC dont la plupart des autres partis ont souffert.

Hans-Peter Mosheer


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C'est grave Monsieur le président?

Impulsion : A plusieurs reprises dans un passé récent, les sections alémaniques et romandes de l'UDF ont donné des mots d'ordre de votation divergents. L'unité du parti est-elle menacée par la «barrière de rösti»?

Christian Waber : Non, elle n'est pas menacée. Dans un parti démocratique, il y a de la place pour l'expression de plusieurs opinions. A l'exception de la procréation médicalement assistée, toutes les questions au sujet desquelles il y a eu divergence jusqu'ici sont des questions d'ordre politique. Les différences reflètent les sensibilités particulières des régions linguistiques de notre pays. Si les Alémaniques sont plus influencés par l'Allemagne, les Romands le sont plus par la France. Les regards différents de la Suisse alémanique et de la Romandie sur la Deuxième guerre mondiale ou sur la vision du monde en sont des illustrations.
Quant à la procréation médicalement assistée, seule question éthique où il y a eu divergence, ce sont des perceptions individuelles différentes qui ont conduit à des positions divergentes. Mais la base du parti, la reconnaissance de Christ, constitue toujours l'unité des différentes sections alémaniques et romandes. Tous les membres de l'UDF se reconnaissent dans la nécessité de communiquer les valeurs du Christ dans le domaine politique.
Je précise qu'il n'y a pas de tensions internes, d'agressivité ou de division au sein du parti. Ces divergences sont vécues avec sérénité, contrairement à ce qui se passe dans d'autres partis. L'UDF fête cette année 25 ans d'existence.

Impulsion : Etes-vous confiant pour l'avenir d'une politique chrétienne en Suisse?

C'est avec conviction que je réponds affirmativement à cette question. L'engagement politique est de moins en moins controversé chez les chrétiens de notre pays. Mieux, ils sont toujours plus nombreux à voir son importance et à vouloir chercher le bien du pays. J'en veux pour preuve la présence accrue de chrétiens dans plusieurs partis politiques. Tous s'accordent à dire que les valeurs sur lesquelles se construit l'avenir politique du pays ne peuvent changer chaque année. Ils reconnaissent que les seules valeurs qui ne changent pas sont les valeurs chrétiennes. Des valeurs qui ont fait leurs preuves sur la durée.
Ce qui est vrai pour le monde politique l'est par ailleurs aussi pour d'autres domaines comme le secteur scientifique ou l'économie. Les bases éthiques pour ces domaines tendent à changer toujours plus vite.
C'est pour ces différentes raisons que je crois en l'avenir de la politique menée par l'UDF. Il importe dans cette optique que nous ne soyons pas toujours sur la défensive, mais au contraire porteurs d'espérance. Les Romands ont joué un rôle clé à cet effet au sein du parti, avec une approche positive et constructive.


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L'UDF émet des réserves face au projet de loi sur la transplantation

En réponse à la consultation sur la loi sur la transplantation, l'UDF s'est dite favorable au principe de la transplantation d'organes vitaux issus du corps humain. Elle désapprouve toutefois la transplantation de tissus ou de cellules issus d'embryons humains. Ces derniers sont obtenus suite à des avortements. Or, l'UDF s'est toujours opposée à l'avortement. Elle ne peut par conséquent cautionner ce genre de pratique. L'UDF observe que ce type de transplantation contrevient à la loi actuelle sur l'avortement. L'UDF note également une contradiction entre le contenu du projet de loi et le rapport explicatif. En effet, ce dernier précise que dix à quinze ftus sont nécessaires pour une transplantation efficace, ce qui implique une planification de plusieurs avortements destinés à une seule transplantation! L'UDF rappelle le risque important d'abus dans ce domaine, problème reconnu par le rapport fédéral. L'UDF s'étonne par conséquent que le projet de loi maintienne ce type de transplantations. L'UDF exige le retrait des articles liés à ce type de transplantations du projet de loi.
Enfin, l'UDF a émis une réserve en ce qui concerne la xénotransplantation, notamment pour des motifs d'ordre sanitaire, cette pratique n'étant actuellement qu'au stade expérimental. (comm)


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Le chrétien et la politique - la religion du pouvoir

Charles W. Colson, un des anciens conseillers du Président Nixon, et Kenneth A. Meyer, diplômé d'Université et de Faculté de théologie, ont regroupé dans ce livre plusieurs points de vue et expériences vécues dans le cadre de l'engagement politique du chrétien. Les auteurs de ce livre font remarquer à quel point les chrétiens doivent être vigilants et remplis de sagesse dans l'exercice du pouvoir. En effet, Charles W. Colson, dit que «tout le problème réside dans l'utilisation que l'on fait du pouvoir, que ce soit à des fins personnelles ou dans l'optique du bon fonctionnement de l'Etat» et que «la véritable nature du pouvoir, de celle qui est enseignée par le christianisme, consiste à se mettre au service des autres».
L'approche de Colson au sujet du pouvoir exercé par le chrétien est remarquable. Ce dernier peut très bien l'exercer, comme une humble mission déléguée par Dieu, et non comme un droit de dominer les autres. Le chrétien peut proposer des alternatives et faire la différence au sein des milieux politiques. Il doit être, comme tout spécialiste, choisi en fonction de ses compétences professionnelles, de ses capacités et de sa personnalité (Exode 18, 21). Charles W. Colson nous rend également attentif au fait que «l'Etat chrétien ne confère aucune prérogative aux citoyens chrétiens, mais recherche la justice pour tous, conformément au principe de l'intérêt général». Kenneth A. Meyer, quant à lui, différencie de manière très claire la mission de l'Eglise qui est de faire de toutes les nations des disciples, et celle de l'engagement du chrétien en politique (vocations particulières suscitées par Dieu dans le Corps de Christ). Cet auteur prend l'exemple de la réaction des églises évangéliques américaines face au film «La dernière tentation du Christ». En effet, les églises avaient protesté avec véhémence contre ce film en proposant un boycott des distributeurs de ce film. Or, le tapage médiatique engendré par ce boycott a eu un effet contre-productif en attirant plus de spectateurs que prévu. Au lieu du boycott, Kenneth A. Meyer propose la proclamation. Les églises évangéliques avaient, à ce moment-là, une occasion rêvée de proclamer qui était véritablement Jésus-Christ. L'auteur conclut l'ouvrage en précisant «qu'il n'y a rien de mal à ce que les chrétiens fassent de la politique, surtout dans le contexte démocratique qui prévaut dans les pays occidentaux. En fait, les chrétiens devraient s'intéresser à tous les aspects de la vie».
Le contenu de cet ouvrage est intéressant, même si certains exemples évoqués sont propres à la culture et à l'identité américaine, et ne sont par conséquent pas comparables au contexte européen.
Le livre «Le chrétien et la politique ­ la religion du pouvoir» est disponible à l'adresse suivante au prix de Fr. 3.50 (+ Fr. 1.40 de frais d'envoi): Union Démocratique Fédérale, secrétariat romand, case postale 220, 1400 Yverdon-les-Bains 3, tél. 024 / 425 96 23, fax 024 / 425 96 46.

Maximilien Bernhard


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UDF Genève, c'est reparti!

Comme nous l'avions annoncé dans la précédente édition d'Impulsion, la section genevoise de l'UDF se remet en marche. Des séances régulières du comité ont été planifiées pour cette année, notamment pour préparer et analyser les prochaines votations qui auront lieu les 21 mai, 24 septembre et 26 novembre prochains.
C'est avec reconnaissance que nous accueillons parmi nous Maximilien Bernhard, secrétaire romand de l'UDF, pour les séances de comité. Il nous apporte son savoir-faire et son expérience, notamment les moyens stratégiques pour développer une section cantonale et pour nous faire connaître des médias.
Etant donné les ressources restreintes du comité actuel - nous ne sommes que quatre personnes - nous avons décidé de nous en tenir aux thèmes politiques d'ordre éthique. Nous tenterons d'agir et de vous informer des prises de positions pour ce type de votations. Notre objectif prioritaire est de chercher à renforcer le nombre des membres de la section et le comité genevois, afin de créer une base solide et disposer ainsi des forces suffisantes pour intercéder, partager et travailler ensemble. Si les décisions concernant votre canton et votre pays vous intéressent, et que vous souhaitez devenir membre de la section genevoise de l'UDF, vous pouvez téléphoner à notre secrétaire, au (022) 349 35 68, ou écrire à: UDF Genève, CP 926, 1212 Grand-Lancy 1. Vous serez les bienvenus. Votre soutien sera précieux.

Dominique Ardellier


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Deux rendez-vous d'UDF Jura

L'UDF JURA a tenu son assemblée générale le 17 mars dernier. Après une prière d'introduction, le président de la section jurassienne, M. Jacques Dumas a accueilli l'orateur de la soirée, Maximilien Bernhard, secrétaire romand de l'UDF.
Le président jurassien a relevé que l'UDF Jura a sa place sur la scène politique jurassienne et que sa voix est importante pour donner une alternative politique, empreinte de valeurs bibliques, aux citoyens et citoyennes du canton.
Ensuite, Maximilien Bernhard a informé les membres de ses activités en tant que secrétaire romand à 20 %. La section jurassienne se réjouit de ce poste qui offre une dynamique nouvelle pour l'UDF en Romandie.
Maximilien Bernhard a ensuite rappelé l'importance de l'engagement politique du chrétien. «Au-delà de l'étiquette politique, c'est la prise de position et l'engagement en tant que chrétien qui doit nous guider à prier avec d'autres» a-t-il déclaré.
«Les prochaines décisions, référendums et autres initiatives qui mobiliseront le souverain sur des thèmes tels que l'avortement, la reconnaissance civile des couples homosexuels, etc. nous montrent clairement que l'engagement politique du chrétien est primordial. Dieu suscite actuellement un nombre croissant de vocations politiques parmi les chrétiens et nous pouvons nous en réjouir. Les fruits seront visibles dans cinq, dix, voire vingt ans. Ils dépendront de la mesure de notre engagement actuel.»
La soirée s'est terminée par un débat sur diverses préoccupations du moment, (accords bilatéraux, assurance Pro Life, etc.).
A noter que l'UDF Jura a organisé une conférence le 7 avril dernier à Porrentruy sur le thème suivant: «La vie après l'avortement, témoignage d'un couple... et conséquences sur la famille». C'était l'occasion de se laisser interpeller sur la banalisation et le financement public de l'avortement. Avec à la clé une proposition d'assurance maladie, Pro Life, projet original qui permet de démontrer les coûts de l'avortement et se démarquer en la matière.

Claude Zimmermann


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Secrétariat romand: premier bilan positif

Le secrétariat romand de l'UDF est actif depuis le 1er janvier 2000. Quatre mois après, l'heure est à un premier bilan.

Soutien des sections cantonales

Au mois de janvier, le secrétaire romand a mis en place son bureau. Il a contacté tous les cantons romands afin de mieux faire connaissance. Une des activités principales en ce début d'année fut l'organisation de l'assemblée générale de l'UDF Genève et la préparation de la conférence «Les enjeux éthiques du XXIe siècle» qui a suivi cette assemblée. Les divers échos au sujet de cette soirée ont été encourageants. Le secrétaire romand participe régulièrement aux comités de la section genevoise afin de l'accompagner dans la reprise de ses activités.
Le secrétaire romand a également participé à la création de la nouvelle section régionale vaudoise de l'UDF regroupant les régions de Lausanne, du Gros-de-Vaud et de Savigny. Il assiste régulièrement à leurs rencontres de comité.
Le secrétaire romand a d'autre part assisté aux assemblées générales des cantons du Jura et de Neuchâtel. Ce fut l'occasion d'expliquer les tâches attribuées à sa nouvelle fonction. Son engagement a été bien accueilli par les différentes sections.

Dynamique nationale

Il s'est également rendu au secrétariat central de l'UDF à Thoune afin de consolider la communication entre Suisses romands et Suisses alémaniques.

Rencontres

Le secrétaire romand a eu l'occasion d'assister à une demi-journée de session parlementaire à Berne. Ceci lui a permis de rencontrer divers parlementaires et autres secrétaires de partis. Il a rencontré les représentants du parti libéral vaudois qui l'avaient invité afin de mieux faire connaissance.

Actions politiques

Le secrétariat romand a élaboré la réponse de l'UDF à la consultation concernant la nouvelle loi sur la transplantation d'organes ainsi qu'à celle concernant la révision de la loi sur les stupéfiants. Plusieurs communiqués de presse ont été diffusés sur ces questions.

Impulsion

Il rédige également des articles pour le journal Impulsion et Standpunkt, effectue des traductions de documents allemand pour les membres francophones du parti.

Congrès de l'UDF Suisse

Le secrétaire romand prépare le congrès suisse de l'UDF du 17 juin prochain, qui aura lieu pour la seconde fois en Suisse romande, à Yverdon-les-Bains. Ce congrès de l'UDF Suisse est celui qui marquera le 25e anniversaire de la création du parti.

Préoccupations

Voici quelques actions qui lui tiennent à cur et qu'il entend entreprendre au cours de la deuxième partie de l'année:
- prendre des contacts pour la création d'une section cantonale en Valais,
- rencontrer des représentants des autres partis politiques romands et de diverses associations
chrétiennes,
- participer en compagnie du conseiller national Chritian Waber à une rencontre avec la direction d'Expo.02 au sujet du projet sponsorisé par Beate Uhse sur l'artéplage yverdonnois, afin que l'UDF puisse faire part de ses préoccupations à ce sujet.
La charge de travail de ce poste est conséquente et les démarches parfois délicates. Merci de continuer à prier afin que Dieu continue à uvrer au travers de ce mandat. Qu'Il renouvelle les forces du secrétaire romand.

Maximilien Bernhard


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Votations cantonales du 21 mai: Liberté de vote

L'UDF Vaud ne donnera pas de mot d'ordre de vote sur la question de «la création d'un fonds de péréquation entre communes», les positions au sein du comité vaudois étant trop partagées sur la question.
D'un côté, les partisans du projet de loi sont acquis à l'idée d'une meilleure répartition des tâches entre cantons et communes prévues par EtaCom. Ce point ne fait d'ailleurs pas l'objet du référendum. Ils saluent en outre la solidarité qui se dégage du projet et qui bénéficiera notamment aux communes avec de nombreuses familles.
De l'autre côté, les partisans du référendum contre ce projet considèrent que l'atteinte à la concurrence entre communes prévue par ce fonds de péréquation nuira à la responsabilité financière des communes. Quel intérêt ont-elles à porter un soin particulier à leurs finances si elles savent qu'elles peuvent compter sur les communes plus aisées?
La liberté de vote décidée par le comité vaudois de l'UDF démontre la présence en son sein de sensibilités politiques très variées. Tous pourtant s'accordent sur l'essentiel, à savoir les questions éthiques et les valeurs chrétiennes.

Nouvelle section régionale

Par ailleurs, une nouvelle section régionale a vu le jour le 9 mars dernier dans le canton de Vaud. Il s'agit d'une section regroupant Lausanne, le Gros-de-Vaud et Savigny. Deux membres du comité vaudois, le secrétaire romand ainsi que quatre nouvelles personnes très motivées formant cette nouvelle section se sont retrouvées à Lausanne pour débattre autour d'une table ronde.
C'est avec joie et reconnaissance que l'UDF a accueilli cette nouvelle section en terre vaudoise. Une assemblée constitutive sera mise sur pied prochainement. Les personnes intéressées à rejoindre cette section «Région lausannoise» peuvent prendre contact avec le soussigné au 024 / 425 96 23. (comm)/Maximilien Bernhard


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Congrès annuel de l'UDF Suisse du 17 juin

La section régionale du Nord-Vaudois aura le plaisir d'accueillir le prochain congrès national de l'UDF à Yverdon-les-Bains, le 17 juin prochain. Les invités à ce congrès seront reçus dans un cadre rustique, à l'intérieur du château situé en plein cur de la cité thermale. C'est la seconde fois que ce congrès aura lieu en terre romande, à l'occasion du 25ème anniversaire de l'UDF.
La matinée sera consacrée à divers objets relatifs au travail et projets de l'UDF, ainsi qu'aux rapports d'activités des sections cantonales. Le repas de midi aura lieu dans les caves du château qui ont été récemment restaurées et réaménagées à cet effet. Ce repas sera suivi d'un court exposé du conseiller national Christian Waber au sujet de la politique fédérale et des divers défis auxquels notre pays aura à faire face dans ces prochaines années.
La partie officielle de ce congrès fera place à une après-midi de détente. Les invités auront la possibilité de se baigner dans les eaux du Centre Thermal d'Yverdon-les-Bains, d'effectuer une visite du château de Grandson qui contient de très belles voitures de collection, ou encore de visiter le Centre Pro-Natura, lieu de rêve des pour les amoureux de la nature, si le temps nous est favorable.
Il va sans dire que le congrès se déroulera en langue française, avec traduction simultanée en langue allemande. Les membres de la section régionale du Nord-Vaudois se réjouissent d'ores et déjà de vous retrouver nombreux à cette occasion.

Maximilien Bernhard


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Congrès de l'UDF placé sous le signe des écoles chrétienne

La question de l'évolution de l'enseignement est une préoccupation majeure de l'UDF neuchâteloise. C'est la raison pour laquelle la conférence organisée à l'occasion de son assemblée générale lui était consacrée, le 11 avril dernier. L'affluence importante a démontré l'intérêt pour cette question.
M. Paul Schoop, directeur de la Ligue pour la Lecture de la Bible, a abordé le sujet de manière intéressante. Le débat qui a suivi, avec de nombreuses questions auxquelles l'orateur, mais aussi un instituteur et un parent de deux élèves ayant fréquenté une école chrétienne, était très nourri. La partie administrative du congrès a vu la démission pour motifs professionnels d'un membre fondateur de la section, délégué cantonal et caissier jusqu'à présent: Didier Meyrat. Le comité l'a chaleureusement remercié pour son engagement fidèle. C'est Francis Guillaume, de la Côte-aux-Fées, qui lui succède au poste de caissier. Le comité a élu deux nouveaux membres, Frédéric Cuche, de Villiers, et Christian Mérillat, de Neuchâtel. Le comité se dit satisfait d'avoir ainsi à nouveau dans ses rangs des représentants des districts du Val de Ruz et du Val de Travers. Le comité tire également un bilan positif de la première année de présidence de Claude Gauthier-Jaques. Elections communales
L'UDF Neuchâtel regrette de ne pas avoir réussi à présenter des listes de candidats aux élections communales de ce printemps. La surcharge professionnelle des membres du comité n'a pas permis le recrutement d'un nombre suffisant de candidats pour le dépôt d'une liste. L'UDF Neuchâtel demeure toutefois confiante pour son avenir. Ses responsables lorgnent déjà vers la prochaine échéance, les élections cantonales de 2001. D'ici là, la section cantonale espère bien réussir à implanter des sections de districts, étape importante pour l'action politique au niveau du canton.
Le comité lance donc un vibrant appel aux chrétiens neuchâtelois pour qu'ils considèrent leur engagement politique. «Il n'est pas possible de ne pas faire de politique. S'abstenir de voter ou de participer aux débats politiques, c'est accepter implicitement les décisions que d'autres nous imposent. La tendance à la libéralisation sur tous les fronts, en économie, mais aussi dans le domaine éthique (avortement, euthanasie, drogue, etc.) sont là pour le prouver si nécessaire. Les valeurs chrétiennes constituent un préalable idéal à la réflexion et l'élaboration de propositions politiques. Regroupons donc nos forces et engageons-nous ensemble».

Christof von Allmen


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Réflexion

Le 10 juin nous marcherons pour Jésus La Marche pour Jésus 2000 se prépare pour le 10 juin prochain à Lausanne. Toute la Suisse Romande (et au-delà) est invitée à prendre part à cette manifestation qui, comme les marches précédentes, se veut l'expression de l'attachement à Jésus-Christ, dans l'unité et la diversité.
La particularité d'une telle marche est de dire au grand jour et sur la place publique que le Christ, pierre angulaire sur laquelle cette nation a été édifiée, demeure aujourd'hui le centre de référence de toute une foule de témoins. Les modes passent, les philosophies et idéologies également, le Seigneur et sa parole demeurent pour l'éternité.
L'état d'esprit n'est ni celui d'un défilé revendicateur, ni celui d'une attitude passéiste ou d'autosatisfaction. L'Evangile que Jésus a prêché a été le plus souvent annoncé dans les rues, les places, les champs ou les collines, plus rarement dans les «églises» de l'époque. Et cet Evangile transmis dans la simplicité et de manière populaire a transformé l'histoire de l'humanité. Au travers de cette marche, nous désirons redonner à cette bonne nouvelle sa terre de prédilection, loin des cloisonnements suspicieux.
Sur le thème «Lève-toi et marche», la Marche pour Jésus attend plusieurs milliers de chrétiens, pour un cortège joyeux de louange et de prière. Notre désir est de redonner à Christ la première place au milieu de la cité et des activités humaines, pas seulement dans des bâtiments d'églises pour une heure le dimanche.
Sans forcément rechercher à rassembler des foules pour impressionner, nous devons tout de même reconnaître que parmi la population, les autorités et les médias, de nombreuses personnes n'ont aucune idée du nombre de croyants convaincus et attachés aux valeurs spirituelles et morales de l'Evangile. Seul un témoignage public peut leur permettre de prendre conscience de cette dimension. Cette marche mondiale se déroulera en connexion avec les marches de Paris, Strasbourg et Montréal.

Rolf Schneider,membre du comité d'organisation


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