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Edition 4/03 - juin 2003
RUBRIQUE EDITO
L'éthique
est la priorité de l'UDF
Ce numéro d'Impulsion est une édition spéciale pour les
cantons de Fribourg, Jura et le Jura bernois. La rédaction a toutefois
décidé de l'envoyer à l'ensemble des cantons romands afin
que ces derniers puissent mieux connaître les chevaux de bataille politiques
de ces trois régions. Chacune d'entre elles, engagée dans la course
au Conseil national du 19 octobre prochain, fait preuve d'un dynamisme sans
précédent.
Les sections cantonales fribourgeoises et jurassiennes se présentent
pour la première fois aux élections fédérales. Le
Jura bernois sera quant à lui bien représenté sur la liste
du canton de Berne.
En ce qui concerne les actions politiques, les membres de la section UDF Jura
entendent rappeler les valeurs de la famille traditionnelle auxquelles beaucoup
de nos concitoyens et concitoyennes sont attachés. A cette occasion,
des propositions seront faites pour renforcer financièrement et juridiquement
le soutien à la famille, qui demeure la base de notre société.
La section UDF Fribourg travaillera activement sur divers dossiers de la politique
cantonale, en particulier pour toutes les questions dont la dimension éthique
est prépondérante.
Quant à la section UDF Jura bernois, elle axe son action sur la révision
de la loi sur les stupéfiants (Lstup). Le laxisme dont font preuve les
autorités politiques dans ce domaine, fait le jeu du lobby de la drogue.
Marc Früh, maire de Lamboing, s'exprime largement sur le sujet dans cette
édition.
Enfin, ces trois sections cantonales, tout comme les autres sections romandes
de l'UDF, participeront activement aux récoltes de signatures dans le
cadre des référendums contre le «Pacs fédéral»
et la révision de la Lstup.
Quant à ceux qui ne connaissent pas encore l'UDF, nous les encourageons
à lire l'ensemble des articles de cette édition, et de vous laisser
interpeller par les engagements actuels de l'UDF.
Maximilien Bernhard, secrétaire romand de l'UDF.
RUBRIQUE: Nationale
La Suisse dans un nuage de fumée?
Un référendum pour empêcher la suisse de devenir la colombie de l'europe
Honneur à MM. Jean Henri Dunant (UDC/BS), Yves Guisan (rad./VD) et Kurt
Wasserfallen (rad./BE) qui, au sein d'une Commission du Conseil national déboussolée,
ont été les seuls à rejeter le projet de révision
de la loi sur les stupéfiants et son dernier avatar, la proposition de
taxer le cannabis. Le débat en plénum avait été
fixé au 8 mai, mais il a été renvoyé à la
session parlementaire de juin. Sans attendre un résultat qui sera de
toute évidence favorable au calamiteux projet du Conseil fédéral,
des représentants du monde politique et associatif - parents, enseignants
et médecins en tête - multiplient les contacts pour lancer le référendum.
Même si la collecte doit se dérouler de juillet à septembre,
nul doute que les 50 000 signatures exigibles seront réunies.
Ce sera le quatrième scrutin portant sur la politique en matière
de drogue. En 1997, la très restrictive initiative «Jeunesse Sans
Drogue» échoue mais l'analyse Vox conclut qu'«il serait hasardeux,
et même erroné, d'interpréter son rejet massif comme un
signe d'encouragement pour une politique beaucoup plus libérale».
En 1998, c'est l'initiative «Droleg» favorable à la légalisation
de facto de toutes les drogues qui fait chou blanc. L'analyse Vox relève
alors une «grande homogénéité sociale et politique
quant au refus d'une libéralisation des drogues». Un troisième
scrutin, celui sur la prescription médicale d'héroïne à
des toxicomanes, en 1999, est marqué par l'absence d'un véritable
consensus, avec une courte majorité acceptante à l'échelle
nationale et le refus de cinq cantons romands sur six.
Négligeant ces données, le Conseil fédéral et une
majorité de parlementaires refusent de voir la réalité
helvétique en face. Cette réalité, c'est que, loin de contribuer
à la réduction de l'offre et de la demande de drogues, la prétendue
«aide à la survie» introduite dans les années 90,
avec notamment la distribution d'héroïne et l'ouverture de locaux
pour la consommation de drogues illégales, est en train de phagocyter
les trois autres piliers de la politique de la drogue que sont la prévention,
la thérapie et la répression. Qu'il s'agisse de la consommation
de cocaïne, d'ecstasy ou de cannabis, tous les indicateurs sont à
la hausse, avec cette circonstance aggravante que l'âge auquel des adolescents
s'initient à la drogue ne cesse de s'abaisser. La culture du «chanvre
à drogue», qui rapporte un million de francs à l'hectare
contre 25 000 francs pour le tabac et près de 10 000 francs pour la pomme
de terre, a pris de telles proportions que la Suisse, supplantant les Pays-Bas,
est qualifiée par la presse allemande de «Paradies für Kiffer»
(paradis pour les toxicomanes) (Der Spiegel, 7/2001). Après avoir obtenu
l'ouverture de locaux pour l'inhalation de cocaïne, le lobby de la drogue
réclame avec insistance la distribution de cocaïne «pure»
aux cocaïnomanes. L'OFSP s'y oppose, mais pour combien de temps encore?
La dérive helvétique a été sanctionnée en
janvier 2002, au Conseil de l'Europe, lorsqu'une majorité de députés
de tous horizons politiques a rejeté le rapport Flynn sur la toxicomanie,
qui célébrait les prétendues vertus du «modèle»
suisse des quatre piliers. Un an plus tard, le Parlement français votait
une proposition de loi aux termes de laquelle la conduite sous l'emprise de
stupéfiants sera désormais passible de deux ans de prison et de
4500 euros d'amende. Le dépistage des stupéfiants sera systématique
en cas d'accident mortel. Comme la France, l'Allemagne continue de s'opposer
à la dépénalisation du cannabis. A Vienne, c'est l'Organe
International de Contrôle des Stupéfiants qui met notre pays en
garde contre une légalisation de facto du cannabis. Ce serait, estime-t-il,
une «erreur historique». Le gardien des conventions internationales
continue de penser que si le projet de loi était adopté dans sa
version actuelle, la législation suisse contreviendrait aux dispositions
des traités internationaux. L'OICS rappelle opportunément que
le cannabis d'aujourd'hui n'a plus rien à voir avec celui des années
60, puisque sa teneur en substance psychoactive a passé de 2 ou 3 % à
plus de 17%. Mais il y a, à nos yeux, plus grave encore: le projet de
loi donne au Conseil fédéral la compétence de limiter l'obligation
de poursuivre les infractions concernant la consommation de drogues «dures».
Ce serait là un puissant signal pour les dealers en même temps
qu'un coup terrible porté à la prévention.
Puisse le peuple avoir le dernier mot et contrarier les plans de ceux qui veulent
faire de la Suisse la Colombie de l'Europe!
Jean-Philippe Chenaux, article paru dans l'Agefi du 25-26-27 avril 2003.
La violence juvénile, quelles solutions?
Je viens d'achever la lecture de «Questions familiales» de l'OFAS,
dont le thème principal est «Criminalité - un défi
pour les familles et la société». Différents auteurs
décrivent et analysent les modifications vécues par des familles
: ses structures nouvelles, les rôles changeants des acteurs, la signification
de la progéniture, son rôle, etc. Face à la délinquance
juvénile, quelles sont les responsabilités des familles? «Faut-il
punir les parents d'enfants délinquants». Quelles solutions pour
diminuer la criminalité des jeunes entre 12 et 16 ans? Introduire le
couvre-feu pour les adolescents comme proposé par les maires de diverses
villes françaises?
Etrangement, on veut s'occuper des jeunes lorsque les délits sont causés.
Ils ont attiré l'attention. Est-ce parce qu'alors on peut les classer
comme voyous, criminels, marginaux, etc.? Il faut s'occuper des jeunes avant
qu'ils soient déviants.
Souvent le délit est un cri de détresse ou l'expression d'un conflit
intérieur que le jeune ne peut exprimer. Cette situation conflictuelle
se construit par petites étapes, pour arriver à une saturation
qui se traduit par une fugue, ou un acte de violence, une agression, la consommation
de drogues, une tentative de suicide, etc. Punir l'acte violent, certainement,
mais il faut surtout s'occuper des causes du conflit intérieur, sinon
la rechute est programmée.
La prévention, c'est que les parents, personnes les plus proches de leurs
progénitures, puissent constater le malaise de leur enfant, en discuter
avec lui. Eventuellement appeler à la rescousse une tierce personne formée,
afin de régler le conflit avant «l'explosion délictueuse».
La prévention idéale, c'est des parents conscients des besoins
fondamentaux de leurs enfants. Ils transmettent à leur progéniture
tout au long de son développement, tout ce qui lui est nécessaire.
Ainsi le petit homme sera équilibré, saura gérer des situations
difficiles dans lesquelles il cherchera l'aide auprès de ceux qu'il reconnaît
comme efficient. Placé dans des situations de stress, il saura faire
la part des choses, chercher des solutions en cohérence avec ses structures
intérieures, son esprit et sa conscience. Marc Früh
RUBRIQUE: L'UDF DANS LES CANTONS
Fribourg, qui te dirige?
L'UDF, parti politique implanté à Fribourg depuis 1993, s'engage pour une éthique reposant sur des valeurs chrétiennes. L'UDF refuse d'assister à des situations comme dans le cas de la loi sur l'extension des horaires des magasins de stations services, refusée par le peuple, mais qui n'est pas respectée. L'UDF veut promouvoir une politique qui respecte les citoyens et leurs choix. L'UDF présente trois candidats lors des élections fédérales 2003, elle s'engage à promouvoir les valeurs chrétiennes, notamment la famille.
Le programme d'action de l'UDF Fribourg fixe les priorités qu'elle défendra
lors de la campagne électorale, puis à Berne, si l'un de ses candidats
est élu.
Les dix commandements de la Bible, sont les meilleures bases pour la vie en
société. Le préambule de la Confédération
est clair à ce sujet. Le canton de Fribourg se réclame des mêmes
valeurs. Néanmoins, notre Constitution cantonale est en passe d'être
renouvelée. Et dans les discussions des constituants et constituantes,
il a été décidé ne plus faire référence
à Dieu. Il est clair que l'UDF devra se battre pour que les valeurs judéo-chrétiennes
ne soient pas oubliées ou dénaturées.
Il est clair que le principal engagement de l'UDF concerne les questions qui
revêtent une dimension éthique. La liberté religieuse et
de conscience doit être garantie. La discrimination liée à
cette liberté doit aussi être combattue. Un médecin qui
refuse de faire un avortement ou de distribuer de l'héroïne ne devra
par exemple pas subir de pression de la part de la direction d'un hôpital.
L'UDF s'opposera aussi à un projet politique qui entend donner un statut
de religion officielle, aux religions qui n'appartiennent pas à notre
héritage judéo-chrétien.
La famille, une priorité absolue
La famille est une préoccupation prioritaire de l'UDF. Cellule de base
de notre société, sa mise à mal par notre mode de vie explique
de nombreux problèmes actuels. Une société qui repose sur
des familles solides se porte bien. «Affaiblissez la famille, et vous
affaiblissez le bien-être collectif».
Nous nous engagerons contre tout projet visant à affaiblir la famille,
notamment en ce qui concerne le projet du partenariat enregistré qui
donnerait aux couples homosexuels plus ou moins les mêmes droits que ceux
d'un couple hétérosexuel ou qui autoriserait les mariages «allégés»
pour les concubins.
Les aînés se souviennent aussi, lorsque l'on parlait d'une famille,
qu'elle comptait plusieurs générations. Les enfants étaient
en contact étroit avec les grands-parents. Ce lien familial était
le garant d'une éducation stable et équilibrée, basée
sur des valeurs de référence, comme le respect d'autrui, etc.
Lié à la famille, la jeunesse est aussi mise à mal. On
rencontre souvent des jeunes qui n'ont plus d'espoir. Ils «zonent»
étant atteints du mal de l'ennui. La délinquance juvénile
est de plus en plus courante. Il ne suffit pas de traiter les symptômes
au fur et à mesure qu'ils apparaissent, mais il s'agit de s'attaquer
aux racines de ces problèmes.
Pour la jeunesse, avenir de la société, nous devons lui apporter
le meilleur. Mais quels exemples lui donnons-nous lorsque nous autres adultes
divorçons pour un oui ou pour un non? Comment peuvent-ils se responsabiliser,
lorsque les adultes fuient leurs responsabilités? Parallèlement
à ces grandes questions, il faut promouvoir les activités sportives
et culturelles, les emplois et la formation.
Pour le respect de la vie
L'UDF s'engage aussi pour le respect de la vie. Cette dernière commence
à la conception et se termine à la mort naturelle. Force est de
constater que cette définition de la vie perd du terrain. L'enfant à
naître doit-il faire les frais des problèmes passagers dans une
vie de couple, quand les choses ne vont pas comme on le souhaiterait? Ce qui
est sûr, c'est que c'est le plus innocent et le plus vulnérable
qui est sacrifié.
L'UDF s'oppose en outre à l'euthanasie. Elle lui préfère
les soins palliatifs.
Renoncer aux drogues
L'UDF soutient une politique de la drogue qui vise l'abstinence. Le seul «mérite»
de la distribution d'héroïne contrôlée aura été
de dissimuler le véritable problème des toxicomanes. N'est-il
pas surprenant que les anciens toxicomanes soient opposés à la
distribution d'héroïne? Seule une thérapie qui conduit à
une guérison et une réhabilitation sociale mérite notre
soutien. L'UDF s'oppose aussi à la banalisation et à une attitude
libérale en matière de consommation de drogue.
L'accès facile à la pornographie préoccupe également
l'UDF. Il s'agit d'en restreindre l'accès. Trop souvent, la publicité,
le cinéma flirtent avec la pornographie. Il n'est pas exagéré
d'affirmer que la pornographie est comparable à une bonne glace que l'on
montrerait en pleine été à une personne en lui interdisant
de la consommer. Notre société s'étonne ensuite des agressions
sexuelles (viols, pédophilie, etc.).
Economie et social
Dans le domaine social, l'UDF est favorable à la paix du travail. Les
PME constituent un important réservoir d'emplois. Il faut les soutenir.
L'UDF reconnaît les vertus de l'économie de marché. Mais
elle considère les entreprises qui licencient dans le seul but de privilégier
le gain par action doivent être pénalisées. L'UDF Fribourg
est favorable à ce que les entreprises étatiques, le service public
en particulier, restent en mains de l'Etat. Certains services ne peuvent être
rentables.
Les finances doivent être suivies plus rigoureusement. Le frein à
l'endettement accepté récemment peine à être appliqué.
Un assainissement des finances communales, cantonales et fédéral
est primordial, l'intérêt de la dette de l'Etat ayant pris des
proportions astronomiques. La tendance à la fuite en avant va se payer
«cash» à l'avenir. Une économie saine est liée
à une politique financière saine.
Notre agriculture doit être compétitive sur le marché international,
mais pas à n'importe quel prix. Nos paysans n'arrivent bientôt
plus à vivre correctement, tant les revenus diminuent. Il faut aussi
soutenir nos labels régionaux et autres appellations d'origine comme
le Gruyère, produit phare de notre canton.
Enfin, il s'agit de lutter contre le travail au noir, afin de pouvoir solutionner
le problème des sans-papiers. Notre terre doit demeurer une terre d'accueil
pour les réfugiés dans le besoin. En revanche, nous devons être
fermes et déterminés envers ceux qui abusent de notre hospitalité.
Philippe Menoud, membre de l'UDF Fribourg
Objectifs d'UDF Fribourg
La section de Fribourg a été fondée en 1993. Elle compte
une septantaine de membres. Depuis deux ans, le nouveau comité s'est
fixé comme objectif de donner la parole aux chrétiens dans le
canton de Fribourg. En effet, si nous voulons participer à la construction
de notre canton, il est impératif de placer des gens à tous les
échelons politiques. Nous ne pouvons rester les bras croisés devant
toutes les décisions qui se prennent actuellement. Combien de fois sommes-nous
stupéfaits ou déçus de ce qui se passe. La politique de
l'autruche de nous permettra ni de contribuer à l'amélioration
de la situation ni d'apporter de nouvelles idées.
Les élections fédérales de 2003 sont pour nous une grande
première. Elles nous permettent de nous engager concrètement au
service de notre pays, non comme spectateurs mais comme acteurs, et de montrer
que les croyants s'intéressent à l'avenir de leur pays. Il y a
un début à tout et nous sommes persuadés que cet engagement
-même modeste- lors des élections de cet automne permettra de faire
découvrir aux Fribourgeois l'originalité et la légitimité
de son engagement politique.
Daniel Cherbuin, président de l'UDF Fribourg
Loi sur les horaires des commerce de dépannage
Lors des dernières votations, le peuple fribourgeois s'est prononcé
contre la loi sur l'exercice du commerce permettant ainsi à la loi de
1999 de rester en vigueur. Le Grand conseil fribourgeois souhaitait modifier
la loi sur l'exercice du commerce, parce que, selon ses dires, elle ne correspondait
plus aux attentes de la population. Concrètement, cette loi comprenait
deux nouveautés. D'une part, elle prévoyait l'introduction de
la notion de «dépanneur ou commerce de dépannage»
pour permettre au magasin de station service de bénéficier d'un
horaire d'ouverture jusqu'à 21h00 du lundi au samedi à la place
des 6h00 à 19h00. D'autre part, elle proposait l'adaptation des horaires
pour les kiosques de 6h00 à 21h00, car la loi pour ces établissements
n'était jusqu'alors pas différente des autres commerces. Pour
le dimanche, dans les deux cas, l'ouverture restait comme jusqu'alors de 6h00
à 19h00. Mais la plupart des stations d'essence ne respectaient pas cette
loi et conservaient des horaires allant jusqu'à 24h00. Cette incapacité
des autorités à faire respecter une loi reflète un comportement
généralisé qui n'est pas nouveau. On le remarque également
dans la révision de la loi sur les stupéfiants. Nos autorités
ont-elles peur de l'humeur des consommateurs? Ou est-ce par crainte des puissants
groupes qui détiennent ces petites surfaces? Il en va bien autrement
lorsqu'un privé ne respecte pas le code de la circulation routière
ou la loi en matière de construction.
Notre canton fonctionnerait-il sous le régime «deux poids deux
mesures»? Y aurait-il des faveurs pour certains, alors que nous censés
être tous égaux devant la loi!
Au risque de nous rendre impopulaire, la décision prise par le peuple
lors de ces votations préservant un acquis social pour les employées
et employés de la vente, ainsi qu'une qualité de vie privée,
doit être préservé. Cette décision donnera l'exemple
pour d'autres professions où des dérapages sont toujours possibles.
Il ne faut pas se voiler la face, si cette loi avait été acceptée,
tout le secteur du commerce de détail aurait affiché des revendications
similaires.
Il ne reste plus qu'à espérer que nos autorités soient
capables de rétablir la situation, comme le souverain en a décidé.
Daniel Cherbuin
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La stupéfiante politique bernoise
Commentaire engagé sur la politique de la drogue fédérale et cantonale bernoise de Marc Früh, éducateur spécialisé et maire de Lamboing.
La politique en matière de stupéfiants de la Confédération
et du canton de Berne dont je suis citoyen et payeur d'impôts, me sidère.
Les articles des journaux locaux parlent d'eux-mêmes, avec des gros titres
«La cocaïne envahit le centre-ville», «Magasins de chanvre
sollicités», «Magasins de chanvre: commerce florissant et
autorité impuissante».
Je me permets de réagir à quatre niveaux, en tant que :
Père: c'est l'angoisse, car les enfants que l'on a chéris minuscules, dès leur conception, avaient notre attention. Il fallait qu'ils se développent dans les meilleures conditions afin qu'ils aient le maximum de chance dans la vie. Dès la naissance, maman leur donnait une nourriture saine, les stimulait par les jeux et leur donnait tout l'amour avec un brin de fermeté pour qu'ils grandissent et évoluent avec sagesse et intelligence. Les notes ramenées de l'école sont la fierté des parents, preuve de la réussite de l'éducation, l'enfant a de bonnes bases pour s'intégrer dans la société des adultes. Pourtant depuis quelque temps l'angoisse se fait plus intense! Qui sont ces personnes qui les apostrophent à la sortie du lycée, les bousculent à la disco toujours en vue de leur refiler des produits pour s'éclater?
Educateur: cela fait longtemps que l'on sait que le chanvre n'ouvre pas l'esprit,
mais se dépose dans le cerveau au niveau des interconnexions cellulaires.
Ainsi, il ralentit les flux d'informations échangées aux terminaisons
nerveuses. Donc les jeunes qui fument les joints sont lents, endormis, présents
de corps mais absent d'esprit et oublieux par-dessus tout. Suivre des cours
après avoir fumé du cannabis, c'est se moquer de l'enseignant
qui donne de son meilleur pour transmettre des connaissances.
Même si une discussion sur la dépénalisation des consommateurs
a lieu au niveau du gouvernement, cela ne signifie pas que le chanvre est ou
sera légalisé. Les nombreux commerces de chanvre dans nos cités
sont illégaux. Aussi longtemps qu'ils ne seront pas fermés, ils
diffuseront le message suivant: nous sommes autorisés, légaux
et nos produits reconnus comme inoffensifs! Par leur laxisme, les autorités
sont coresponsables de la diffusion d'un message indirect d'encouragement à
la consommation!
Citoyen: les impôts que je paie, c'est de l'argent gagné à la sueur de mon front et je le reverse à l'Etat pour que celui-ci puisse fonctionner et entre autre soutenir les plus démunis. J'accepte plus volontiers de payer des impôts lorsque des enfants, des handicapés, des familles sont soulagés de leur souffrance et nourris. Par contre, lorsque j'apprends que certains requérants d'asile - certes minoritaires - bénéficiant de l'aide sociale, donc de l'argent de mes impôts, vendent des stupéfiants qui détruisent les neurones de nos enfants et altèrent leur développement, et dont l'un se promènent avec CHF 19 000.- dans les poches, et bien j'avoue ne pas très bien comprendre! Je comprends encore moins lorsque ces vingt revendeurs arrêtés par la police sont relâchés. Pourquoi? Pour qu'ils continuent leur sale besogne ou se déplacent dans une autre cité refaire le même boulot? Non, notre système est malade. Dites-le moi, suis-je seul à penser ainsi? Personne n'est responsable? Tout le monde se renvoie la responsabilité : la police aux juges, les juges aux politiques et les politiques à la police. Et le trafic en plein expansion rapporte gros, et nos jeunes meurent sans aller au combat.
Maire: celui qui s'engage dans la gestion publique a le devoir de veiller au
bien-être, à l'épanouissement et la santé de la population.
C'est un devoir politique de limiter l'action des prédateurs en instaurant
des lois et en les faisant respecter, ainsi que de protéger le faible,
donc l'enfant par rapport aux personnes plus âgées et plus fortes
physiquement, qui lui proposent, vendent voir imposent avec des arguments fallacieux
des produits nocifs, perturbant son développement. Si les autorités
politiques ne reconnaissent pas la situation catastrophique qu'elles ont sciemment
laissé se développer, malgré les nombreux avertissement
de spécialistes, et si maintenant elles ne sont pas capables de dire
stop, quel est leur raison d'être? J'aimerais connaître le concept
de la politique en matière de drogue du canton. Quelles sont les mesures
prises pour lutter contre ce fléau qui décime tant de jeunes vie.
Y a-t-il une évaluation régulière de la situation? Quelles
sont les nouvelles mesures envisagées?
Il n'y a plus beaucoup de solutions, celles qui restent sont radicales et seul
l'Autorité peut les appliquer. Autorités impuissantes non, mais
peur de se mouiller, peur de ne plus être réélu?
Marc Früh, citoyen, père, éducateur et maire, Lamboing
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L'impact de Jura Pays ouvert en question
En 2001, le gouvernement jurassien mettait sur pied un projet ambitieux dans le but d'assurer la pérennité de la société jurassienne. L'UDF Jura salue les efforts de nos autorités dans le but d'augmenter l'attractivité de notre région en lui procurant les atouts pour affronter l'avenir. Trois raisons ont conduit les autorités cantonales à relever ce défi déterminant pour l'avenir. Le constat tout d'abord d'une accentuation du fossé entre la prospérité jurassienne et celle de la majorité des cantons suisses. Une stagnation de la densité de population ensuite, avec la combinaison d'un exode massif de la jeunesse au bénéfice de formations supérieures et un taux de natalité faible, avec la conséquence d'un vieillissement de la population et une perte de dynamique dans les nouveaux projets. Enfin, une pression fiscale forte, provoquée par une économie à la peine, des charges sociales et sanitaires fortes et une administration lourde et coûteuse.
Jura Pays ouvert, la réponse du gouvernement
Face à ces constats, le gouvernement jursassien a développé
Jura Pays ouvert, une stratégie qui préconise les remèdes
suivants :
- dynamiser l'économie pour augmenter le revenu moyen du citoyen et alléger
la pression fiscale
- accueillir de nouveaux habitants et freiner l'exode de notre jeunesse en ouvrant
de nouvelles perspectives d'avenir professionnel
Pour atteindre ces objectifs, le projet propose huit mesures construites sur
trois axes :
Mesures d'orientation
1) Nouvelles technologies de l'information et de la communication (émergence
d'un «Jura cyber-canton».
2) Une fiscalité révisée résolument à la
baisse.
Mesures indirectes
3) Amélioration et valorisation du cadre de vie.
4) Introduction de nouvelles prestations pour l'enfance et la jeunesse.
5) Développement de la région par le biais de la culture.
6) Création de conditions-cadre pour une formation permanente.
Mesures opérationnelles
7) Implantation de nouvelles entreprises grâce à l'action du Bureau
de développement économique.
8) Actions pour limiter l'émigration de la jeunesse et favoriser l'arrivée
de nouveaux habitants.
Les mesures engagées par Jura Pays ouvert ont l'avantage d'être
claires et précises. Cependant, rien ne garantit qu'elles auront les
effets escomptés sur le long terme. Toutes les sociétés
vivent des périodes de croissances suivies de phases de déclin
plus ou moins accentuées. L'Occident traverse une crise économique,
sociale et morale depuis plusieurs décennies sans qu'une amélioration
concrète se profile. Le chômage, la criminalité et l'insécurité
qu'elle génère, les crises sociales, l'isolement de l'individu
dans une société déshumanisée en sont les conséquences
les plus directes.
La famille, cellule de base de la société
La question est de savoir à quoi correspond le développement durable
d'une région. La pérennité de celle-ci est-elle assurée
par la prospérité économique et financière de ses
membres? Il est nécessaire de répondre à cette question
pour connaître les orientations porteuses d'avenir.
L'UDF Jura croit que l'avenir de notre société passe par un retour
aux valeurs de la famille et un renforcement de l'éthique. La famille
est la plus petite cellule de l'organisation de la société. L'éclatement
de celle-ci a des conséquences dramatiques à tous les niveaux
de l'évolution sociale.
La prospérité économique d'une région est tributaire
de l'existence d'une famille légitimée, sachant inculquer les
valeurs fondamentales de la vie aux générations suivantes. La
valeur qui donne le ton aujourd'hui, c'est le profit avant tout. L'influence,
les pressions de l'économique sur les gouvernements et les hommes politiques
augmente régulièrement. L'Etat n'est plus libre de ses décisions.
Il est dépendant des priorités de rendement et d'enrichissement
d'une minorité au détriment du reste de la population.
Dans ce contexte, l'UDF Jura considère que les mesures de Jura Pays ouvert
susceptibles de relancer l'économie et de redynamiser l'économie
en favorisant l'implantation de nouvelles entreprises dans la région,
n'entraîneront des effets positifs que de courte durée, tant la
pression de la globalisation et de la mondialisation sera forte dans les années
à venir.
Faire les bons choix
Il est plus que jamais nécessaire de savoir discerner les bonnes orientations,
avec des choix conséquents que resteront positifs sur le long terme.
Dans ce sens, une réhabilitation des valeurs morales est nécessaire.
La famille doit être mise au centre de la construction de la société
actuelle et future. Elle a besoin d'être protégée des pressions
extérieures en lui donnant des moyens nécessaires à son
développement et la restauration de sa mission de formation.
Jacques Dumas, président de l'UDF Jura, Grandfontaine
La venue de la gay pride au Jura sous la loupe
Chaque année, les homosexuels organisent une manifestation de revendication
dans une différente ville de Suisse. En 2003, la «Gay Pride»
investit le Jura. Elle est prévue les 5 et 6 juillet prochain. Compte
tenu de l'importance de l'événement et des valeurs qu'elle véhicule,
l'UDF Jura désire rappeler ses positions sur l'homosexualité et
les revendications de la communauté homosexuelle.
La société contemporaine a été en grande partie
construite sur les valeurs judéo-chrétiennes. Nous bénéficions
encore aujourd'hui des fruits positifs d'une société qui a opté
pour ces valeurs. Le système social et celui de la santé ont été
largement influencé par des personnes qui se sont engagées dans
des uvres missionnaires et ont su consacrer leur vie au service de leur prochain.
L'économie a largement bénéficié de la réflexion
et des valeurs chrétiennes de la Réforme, notamment.
La famille, fondée sur des valeurs chrétiennes, qui connaît
le respect de l'autre et la capacité de pardon, a résisté
pendant de nombreuses années aux pressions générées
par une évolution trop rapide de la société, avec une perte
du sens des valeurs et une morale qui se dégrade. Force est de constater
une synergie certaine entre la désintégration de la famille et
l'abandon des valeurs judéo-chrétiennes. Cette évolution
conduit notre société toute entière dans une impasse. Donner
un statut juridique aux couples homosexuels et leur reconnaître des droits
égaux reviendrait à affaiblir encore davantage la cellule familiale
et compromettrait l'avenir de notre société.
L'UDF Jura ne prend pas position contre les personnes homosexuelles, mais contre
leurs revendications. Nous rappelons que les mouvements homosexuels sollicitent
une reconnaissance juridique du couple homosexuel avec, a terme, le droit d'adopter
des enfants. Nous ne pouvons accepter ces revendications, constatant qu'elle
vont à l'encontre de l'ordre créationnel voulu par Dieu et qu'elles
mettent en péril les fondements même de la famille et de la société.
Les valeurs judéo-chrétiennes sont notamment construites sur la
capacité personnelle de repentance et de pardon. Tout être humain,
quel que soit son chemin, est appelé à en faire l'expérience.
Gay Pride signifie «Fierté homosexuelle»; l'UDF ne peut cautionner
l'homosexualité et ses revendications. Elle s'oppose également
au projet formulé par les associations homosexuelles de visiter les classes
scolaires dans le but de conduire une campagne d'information auprès des
enfants. Une telle démarche ne peut que déstabiliser les enfants
dans leur développement de leur identité sexuelle.
Les personnes homosexuelles doivent être respectées au même
titre que tous les êtres issus de la création de Dieu. Il n'en
demeure pas moins qu'il est légitime de s'opposer à une conception
du couple et de la famille qui sort du cadre de l'alliance entre un homme et
une femme.
Jacques Dumas
RUBRIQUE AGENDA
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