L'UDF édite Impulsion. Ce journal, qui paraît entre cinq et neuf fois par an, informe de l'actualité politique suisse et de l'action de l'UDF au niveau fédéral et dans les différents cantons romands. Chaque édition contient également une interview. 

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Edition actuelle 6/07 - octobre 2007

RUBRIQUE EDITO

Récompenser la responsabilité

Les temps sont durs pour les fumeurs. L'interdiction de fumer dans les lieux publics tend à se généraliser. Le Tessin a pris une longueur d'avance en appliquant cette interdiction sur l'ensemble du territoire cantonal. Les restaurants sont ainsi devenus non-fumeurs, à l'exception des terrasses. Diverses initiatives cantonales visant l'interdiction généralisée de fumer dans les lieux publics ont été déposées en Suisse romande. La Confédération pourrait mettre tout le monde d'accord en décrétant la même interdiction dans l'ensemble du pays. Ce qui est sûr, c'est que les jours de fumée dans les lieux publics sont comptés. Longtemps, les cigarettiers ont tenté de dissimuler les effets de la fumée passive. Aujourd'hui, le nombre de ses victimes est estimé à un millier par an. La seule interdiction de fumer en public permettra déjà d'en diminuer le nombre. L'UDF soutient cette mesure qui permettra de sauver des vies. Autre mesure, les autorités fédérales ont exigé l'inscription "Fumer nuit gravement à votre santé et à celle de votre entourage" ou "Fumer tue" sur les paquets de cigarettes. C'est dire si elles sont conscientes du problème. On sait aussi que les effets de la cigarette sur la santé coûtent aujourd'hui plus cher que ce que rapportent les taxes sur le tabac. Au-delà de la problématique liée à la santé se pose la question de la liberté individuelle. Là encore, les nuisances provoquées par les fumeurs à l'égard des non-fumeurs sont clairement unidirectionnelles. Les jeunes UDF du canton de Berne se prononcent pour un comportement responsable : Dans leur communication en vue des élections, ils écrivent: "Qui vit de façon à mettre sa santé en danger n'a pas le droit, ipso facto, de menacer la santé des autres. Mais celui qui veut consciemment mettre sa santé en danger devrait avoir le droit de le faire, dans une société libre. Toutefois, même là, le fumeur doit respecter la santé d'autrui". Cette position a le mérite d'être claire et relève au fond que la liberté individuelle s'arrête là où la santé d'autrui est mise en danger. La responsabilité individuelle est un thème cher à l'UDF et une des valeurs sur laquelle notre parti base son action politique. La proposition de l'UDF de "récompenser par des baisses de primes les assurés renonçant à un mode de vie nuisant à leur santé" a fait son chemin durant les quatre dernières années. Aujourd'hui, deux-tiers des Suisses sont favorables à l'application du principe "bonus/malus" dans le cadre de l'assurance-maladie. La notion de récompense est en parfaite adéquation avec les valeurs chrétiennes. Osons dès lors faire un premier coup d'essai en accordant des baisses de primes de l'ordre de 3 à 4% aux non-fumeurs. Cette mesure incitera certainement les moins accrocs au tabac à renoncer à la cigarette, et ce sera tout bénéfice pour la collectivité... et pour eux-mêmes.


Maximilien Bernhard, secrétaire général romand de l'UDF

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RUBRIQUE: Nationale

Le cannabis, plus nocif que prévu...

37 ans auront été nécessaires pour reconnaître la nocivité du cannabis. Analyse
Mon étonnement fut total en lisant l'article des chercheurs de l'Université de Zurich, qui ont constaté que le cannabis est plus nocif à la santé que prévu! On constate un doublement des troubles de schizophrénie chez les 20-25 ans, voire un triplement chez les jeunes de 15 à 19 ans. Il a fallu trente années à des professeurs pour découvrir ce qui est connu depuis 37 ans! La Commission LeDain du gouvernement Canadien avait publié en juin 1970 "Les effets psychologiques du cannabis vont de la stimulation à l'euphorie, en passant par des périodes de tension dont les effets sont : ... anxiété, dépression... hallucination, perte d'orientation, panique, paranoïa, état psychotique aigu". Le sujet a été réétudié par le Docteur André Boudreau (Connaissance de la drogue, éd. 1972): "Les effets les plus graves du cannabis sont ceux capables de contrarier le développement normal de l'individu et de perturber son comportement social et psychique". Dans son étude sur les conséquences du T.H.C. sur le corps humain, le Professeur Heather Ashton de la School of Neurological Science de Newcastel / GB (1984-1996), "Des joints à haute teneur en T.H.C. développent une accoutumance et déstabilisent le consommateur. Nous constatons que les gens se transforment en individus passifs, désœuvrés, effrayés par les initiatives, sans aucune envie de bouger. Les jeunes consommateurs sont particulièrement vulnérables." Ces informations étaient en mains de l'OFSP Philippe Lehmann, que j'avais rencontré en 1997, et de Thomas Zeltner. Elles ont été largement publiées par "Jeunesse sans drogue", l'association CAPTES dans son dossier 1999, l'Union Démocratique Fédérale et les opposants à la légalisation du cannabis. En ignorant ces informations, les partisans de la légalisation du cannabis ont contribué volontairement à ce que des jeunes deviennent handicapés d'une partie de leur activité cérébrale. Et la société doit maintenant assumer que près de 70000 jeunes handicapés psychiques soient tributaires des prestations de l'AI pour vivre (OFAS 2006)! Quelle répercussion va avoir la "découverte" zurichoise en matière de politique contre la drogue ? La "Commission fédérale" va-t-elle en prendre connaissance ? Ou la société va-t-elle continuer de laisser les dealers s'enrichir en vendant des produits ne tuant pas, mais détruisant le cerveau d'une partie de notre belle jeunesse helvétique ?


Marc Früh, député, maire, Lamboing

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Quale soluzione per contrastare la crescita della violenza giovanile?

Violenza tra i giovani
E' attualissima la tematica della violenza giovanile, che ormai dilaga dappertutto e pure nella nostra nazione ancora benestante. Ma benestante solo dal profilo materiale, poiché per quel che concerne lo spirito la nostra nazione sta mollando ad uno ad uno tutti i cardini morali ed etici cristiani che essa ritiene erroneamente essere un'inutile zavorra, un simbolo di schiavitù legato ai vecchi tempi ormai passati e obsoleti, cha va rimpiazzato da una sempre maggior libertà di essere ciò che ognuno desidera essere e di fare ciò che ognuno desidera fare. E poi ci si stupisce del fatto che tutto ciò porti a conseguenze nefaste, che sono lì da vedere agli occhi di tutti!
Attacchi alla famiglia
Si scardina il principio dell'adulterio nell'ambito del divorzio, che permetteva di farne derivare perlomeno conseguenze finanziarie al colpevole, poi si porta lentamente alla morte il matrimonio, proponendo un'alternativa legale e morale perversa e peccaminosa del partenariato omosessuale elevata in sostanza al medesimo livello del matrimonio eterosessuale, poi ancora, in nome dell'emancipazione della donna e della parità di trattamento tra i sessi, si incentivano in generale le mamme al lavoro e alla carriera professionale e pubblica, lasciando la responsabilità di allevare i figli a terze persone, parenti o professionisti. Senza contare la legalità dell'aborto, che lascia tracce traumatiche nella vita quotidiana della madre di futuri figli, con effetti negativi nelle relazioni con questi ultimi, oppure la sempre maggiore permissività e lassismo nel consumo di alcool (abbassamento del livello di età da 18 a 16 anni per il consumo negli esercizi pubblici), tabacco, droga leggera e nel campo sessuale. E fra poco ci si aprirà legalmente all'adozione di figli da parte di coppie omosessuali, agli incesti, alla pedofilia, ecc.? Dovrebbe apparire evidente che tutti questi attacchi alla famiglia minano ogni equilibrio esistente in questa cellula primaria della società umana, ne rodono il fondamento stesso, facendo crollare tutto.
Come affrontare il tema?
Eppure oggi questa società si chiede ancora perché vi è maggiore violenza giovanile o tra le mura domestiche: c'è proprio da chiedersi quale sia il valore dell'intelligenza umana, quella misurabile scientificamente in IQ (e che tanti politici, sociologi, psicologi ed esperti vari di vari settori sociali pretendono di avere), che non riesce anticipatamente a prevedere i programmi di violenza e morte derivanti dal vuoto lasciato dall'abdicazione della responsabilità cristiana della nostra società. La risposta è molto semplice: non è l'intelligenza il mezzo più adeguato per affrontare le conseguenze di questa carneficina di valori morali in tutti gli ambiti della società, bensì lo spirito di ognuno di noi, che deve fermarsi ad analizzare e a meditare su questo disastro alla luce del più alto valore nella nostra vita terrena, l'amore, e alla luce di Colui che ne è l'Autore e il Detentore, Dio stesso. La Bibbia dice: "Fermatevi e riconoscete che io sono Dio" (Salmi 46,10). La violenza e la morte sono la prova inconfutabile dell'allontanamento da Dio, che è amore, pace, vita, gioia, bontà, fedeltà. Ogni lotta preventiva al contenimento della violenza senza un intervento attivo nella direzione opposta, cioè nella direzione dell'amore, e quindi di Dio, e dell'obbedienza ai Suoi insegnamenti, è un semplice palliativo, che non risolve affatto il problema.
Una proposta di soluzione politica
Ma allora che proposta politica concreta avanzare? Avere il coraggio di fare retromarcia, ridando alla famiglia quella centralità e quei valori-pilastro cristiani, che ne fanno la vera ricchezza per l'intera società. Ma ciò può solo essere ricostruito partendo dalla volontà della società di dare, in quanto società cristiana, al nostro Creatore una possibilità di parlare ai cuori dei genitori di figli violenti e di riflesso ai cuori dei figli stessi. Ecco quindi che la proposta di corsi obbligatori a genitori di giovani violenti, avanzata dalla Consigliera di Stato di Zurigo Regina Aeppli, va nella direzione giusta, perché colma lacune di conoscenza, di comportamento e di relazioni umane presenti in quei genitori che si ritrovano con un grave problema familiare nel quale non sanno districarsi da soli, offrendo così un valido aiuto non solo a loro o alla loro famiglia, ma, di riflesso, all'intera società. Tuttavia tali corsi devono essere di stampo pratico e semplice e, condizione indispensabile, devono essere fondati sugli insegnamenti della Sacra Bibbia, attraverso i quali Dio parla amorevolmente e incisivamente al cuore dell'uomo, offrendogli la liberazione interiore da ogni violenza fisica o psicologica in relazione alla propria persona e in relazione ai rapporti con gli altri. Ed è proprio questa liberazione interiore ad essere il cuore e il successo dell'insegnamento proposto nei corsi obbligatori destinati ai genitori di figli violenti: e quanto ne ha bisogno la nostra società!

Giovanni Isella, Membro di comitato di UDF Ticino

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Bientôt un mariage à durée limitée ?

Les lecteurs et auditeurs de Suisse et d'ailleurs ont pu lire et entendre la proposition pour le moins "originale" qu'une parlementaire allemande a émise. Elle souhaite que son pays adopte un mariage à durée limitée de sept ans. Les époux devraient ainsi reconduire le contrat régulièrement. Qu'en penser à l'heure ou dans nombre de pays une union sur deux se termine par un divorce, et où le caractère sacré de l'engagement marital est battu en brèche? Bonne idée, diront certains, l'adage populaire voulant qu'une crise survienne dans les couples tous les sept ans. Ce serait l'occasion, voire une opportunité pour rompre un contrat qui n'aurait plus sa raison d'être. Mauvais signal, répondront les autres; au moment où certains principes sont galvaudés et où les fondements de la vie en société ne sont plus respectés. Et nous, comment sommes-nous appelés à réagir et à nous positionner, à la fois en tant que chrétiens engagés en politique, et comme citoyens intéressés par la chose publique ? Le mariage représente à nos yeux un engagement fondamental. Dans ce sens, il ne doit pas être traité de manière simpliste et réduit uniquement à une signature au bas d'un document, fût-il officiel. Le traiter de cette façon et rentrer en matière sans réflexion sur le projet de cette parlementaire équivaut à n'en faire qu'une démarche administrative. Le signal donné par un projet ou des propos tenus de la part d'une autorité (civile, politique, ou religieuse) est toujours perçu comme quelque chose de fort auprès de l'opinion publique, en positif mais également en négatif. Que l'on fasse une suggestion allant dans le sens du bien commun et les gens diront que nous faisons correctement notre travail. Que l'on stigmatise une situation, une minorité ou une communauté en publiant n'importe quoi et ces mêmes personnes diront que nous sommes des égoïstes. Que l'on défende verbalement une idée et les citoyens auront une approche positive de celle-ci. Que l'on tienne des propos inconvenants vis-à-vis d'une situation ou d'un groupe de personnes et les gens se sentiront légitimés à tenir des paroles déplaisantes ou commettre des actes déplacés. S'il est de bon ton, pour une certaine classe politique, de se conformer à l'air du temps, il est absolument nécessaire que nous proposions une alternative crédible basée sur les valeurs qui font notre force et qui sont les nôtres, en les défendant aussi sur le terrain d'un pouvoir législatif ou exécutif. Qu'à l'aube des prochaines élections fédérales, ce message soit porteur d'initiatives constructives pour l'avenir de notre pays.

Serge Herren, président de l'UDF Lausanne

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Nouveau président

Le 2 octobre, l'UDF Vaud a élu Jérôme Wulliamoz à la présidence de l'UDF Vaud. Il succède à Maximilien Bernhard qui se concentrera à l'avenir sur ses fonctions de député, conseiller communal et secrétaire romand de l'UDF. Le nouveau président cantonal est opticien en instruments et travaille à Yverdon-les-Bains d'où il est natif. Membre de l'UDF depuis deux ans, il est entré au conseil communal yverdonnois l'an passé. Il a exercé durant une année la fonction de vice-président de l'UDF Vaud. Dans l'immédiat, le recrutement de nouveaux membres et la création de nouvelles sections régionales font parties de ses buts principaux. Objectif, renforcer la présence de l'UDF au Grand Conseil vaudois lors des prochaines élections cantonales.

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RUBRIQUE: L'UDF dans les cantons

La maîtrise des coûts de la santé passe par des choix

Pierre meylan, médecin, analyse le développement des coûts de la santé

Les coûts de la santé ont été ralentis par la dissolution des réserves des caisses maladies. Mais le Conseiller fédéral Pascal Couchepin s'est montré plutôt pessimiste pour l'avenir (dès 2009). Comment, en tant que médecin, expliquez-vous cette augmentation des coûts?
Il me paraît nécessaire de rappeler les mesures conjuguées qui ont permis de limiter l'augmentation des coûts de la santé : rationalisations administratives, rationalisation des soins hospitaliers, diminution du coût des médicaments par un recours accru aux génériques, introduction de Tarmed pour les médecins. Mais ces efforts sont à eux seuls insuffisants pour maîtriser durablement les coûts de santé. En effet, le vieillissement de la population entraîne forcément une augmentation des soins. Et l'aspiration généralisée à une qualité de vie meilleure continuera d'influencer le développement des coûts. La médecine nous a habitués à des soins de pointe. Les innovations améliorent à la fois la sécurité et le confort du patient. Permettez-moi encore de préciser que la santé est souvent considérée à la seule aune des coûts. Elle l'est plus rarement en termes de création d'emplois, de rentrées fiscales grâce aux bénéfices de grands groupes pharmaceutiques ou hospitaliers privés, ou encore de progrès médicaux.
Pensez-vous qu'il soit possible de freiner ces coûts?
Une grande majorité des gens préfèrent une amélioration de la qualité plutôt que des économies. Il s'agit d'un important choix de société. Pratiquement, il existe un gros décalage entre l'impression de cherté de la santé et le réflexe des patients à recourir aux spécialistes et aux meilleures techniques médicales en cas de pépin de santé. Nous devrons tôt ou tard nous prononcer sur la limitation de certaines interventions d'après une série de critères (pas l'âge uniquement)? La prévention doit continuer de jouer un rôle clé. À l'exemple du vaccin contre le cancer de l'utérus, elle permet d'éviter des coûts bien plus importants en cas de maladie. Enfin, je rejoins l'UDF en ce qui concerne le catalogue des prestations. Je crois qu'une redéfinition d'une liste de soins de bases s'impose. Les assurances complémentaires sont là pour des soins étendus. L'UDF propose depuis plusieurs années de récompenser les comportements responsables par une baisse des primes. Cette approche constitue-t-elle une bonne idée à vos yeux?
Pour le tabac, leur proposition est juste sur le principe. Mais n'oublions pas que le fumeur ou le consommateur d'alcool paie déjà des taxes au moment de la consommation.

Maximilien Bernhard

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A quoi bon le 2e pilier?

Le Conseil fédéral vient de prendre une décision héroïque: il augmente le taux d'intérêt obligatoire de la Prévoyance Professionnelle (LPP) d'un quart de point à 2.75%. Quel courage de la part de nos magistrats fédéraux! Je ne sais pas s'il faut en pleurer ou en rire. Plutôt pleurer, car il s'agit de notre prévoyance vieillesse pour laquelle le taux de rémunération du capital accumulé joue un rôle très important. Pratiquement, un capital rentabilisé à 3% met 23 ans pour doubler, tandis que le capital rémunéré à 5% le fait en 14 ans, ou à 6% en 12 ans. Ce que nous toucherons lors de notre retraite ne dépend donc pas seulement de l'importance des cotisations (employeur/employé), mais en grande partie des crédits d'intérêts versés sur notre compte personnel LPP. Depuis quatre ans, la bourse fournit des résultats réjouissants, deux exercices étant même exceptionnels. Durant ces années, les fondations de prévoyance (en grande partie gérées par des banques et assurances) ont enregistré des bénéfices alléchants dépassant facilement les 10%, même avec des stratégies de placement prudentes. Où passent donc ces grands bénéfices, puisque le taux d'intérêt légal n'est que de 2.5% ou nouvellement de 2.75%? Une fois les frais généraux réglés et les réserves reconstituées, ce sont les grandes firmes de notre pays qui se remplissent les poches à coups de milliards. Car minoritaires sont les institutions de prévoyance qui veillent à ce que les rendements généreux profitent à ceux à qui appartiennent les capitaux gérés, à savoir aux assurés. Notre second pilier contribue aux énormes bénéfices des banques. C'est injuste et honteux. Il ne suffit pas de faire le poing dans la poche. Nous sommes en période électorale. Interrogeons nos candidats pour les élections fédérales ce qu'ils veulent faire pour notre deuxième pilier, pour notre assurance vieillesse.

Robert Schiess, Granges-Paccot

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Nous menons un autre combat

Quelle grâce de pouvoir promouvoir des valeurs chrétiennes! Tandis que je découvre encore ce parti que j'ai rejoint il y a dix mois, je réalise combien le Seigneur voudrait nous utiliser. À l'heure où la lutte pour le pouvoir fait rage entre les principaux acteurs de la politique, il est bon de se rappeler que nous ne menons pas le même combat. L'UDF a certes de l'ambition politique, de nombreux candidats, mais nous ne comptons pas sur nos propres forces. Il est utile de s'arrêter parfois entre deux questionnaires de campagne, après une séance de comité ou une journée au marché, pour réfléchir à quoi servent nos efforts. Vous est-il déjà arrivé de vous sentir découragé(e)s et affaibli(e)s? Vous est-il même arrivé de vous demander si vos peines n'étaient vaines? Si tel est le cas, il est agréable de s'arrêter un instant et de se nourrir de la Parole de Dieu: "Seigneur, je suis sans prétention, mon regard ne manifeste pas d'ambition. Je ne vise pas la grandeur, ni ce qui est trop haut pour moi. Au contraire, je reste calme et tranquille, comme un jeune enfant près de sa mère. Comme cet enfant, je suis apaisé. Israël, compte sur le Seigneur dès maintenant et toujours" (Psaume 131). Ce chant des pèlerinages de David est un message très apaisant au milieu de la tourmente électorale. Être sans prétention et ambition ne signifie pas d'être sans attentes. Le verset nous invite à réfléchir à ce que nous recherchons vraiment. Certes, en tant que candidat, membre ou sympathisant, il y a l'espoir de bons résultats pour le parti auquel nous nous identifions. Mais à quoi servent des sièges au parlement ou une reconnaissance des médias s'ils servent notre seule ambition? Qu'est-ce que Dieu y gagne? Bien sûr, nous prions pour qu'Il soit présent au milieu de nous. Parfois, peut-être Il ne l'est qu'à moitié ou alors seulement à l'arrière-plan. L'immobilisme n'est pas ce que David préconise quand il utilise l'image de l'enfant auprès de sa mère. La Bible nous invite à l'action, non pas en brassant de l'air, mais en gardant la maîtrise de nous-mêmes. L'attitude de l'enfant est de s'attendre à sa mère. Nous pouvons puiser notre force auprès de Dieu, car Il connaît parfaitement nos besoins. Cette assurance nous donne confiance pour aborder les défis que le Seigneur place devant nous. Car nous savons que quoiqu'il arrive le 21 octobre, l'Éternel conserve le contrôle de la situation.

Joël Roux

Doris Leuthard remercie les mères

"Des mères de famille méritent notre reconnaissance: elles participent à renforcer le socle de notre avenir", a déclaré la Conseillère fédérale Doris Leuthard, le 27 septembre dernier, devant une délégation de mères de familles venues de toute la Suisse. La rencontre, initiée par le Conseiller national UDF Christian Waber permettait à la ministre de tenir une promesse qu'elle lui avait faite avant son accession au Conseil fédéral. Lors de l'audition des candidats aux partis parlementaires, Doris Leuthard s'était engagée à honorer le rôle des mères et des femmes au foyer. Les quarante femmes présentes lors de cette cérémonie ont pu assister brièvement aux travaux du Conseil national et du Conseil des États. Elles ont par ailleurs pu s'entretenir avec Brigitte Häberli, présidente du groupe parlementaire du PDC, ainsi qu'avec Jasmin Hutter, députée UDC. Ces dernières ont toutes deux relevé l'importance des familles. Elles ont par ailleurs plaidé pour l'engagement en politique de femmes et de mères, qui peuvent apporter leur expérience et leur potentiel dans le débat politique. Doris Leuthard a dit sa préoccupation devant le chômage des jeunes et face à la violence juvénile. "Ce qui me fait aussi beaucoup réfléchir, c'est que chaque troisième femme née en 1965 n'a pas d'enfant. Mais l'augmentation des naissances ne peut être commandée par l'État", a-t-elle déclaré pour rappeler les limites de l'État. Enfin, une participante de chaque région linguistique a remis un petit cadeau à la Conseillère fédérale et des vœux pour son engagement politique.

Thomas Feuz

22.9: Journée de prière sur le Chasseral

Les élections pour le Conseil national sont très proches. Il est primordial d'avoir les bonnes réponses aux questions. Il y a des dizaines de dossiers à traiter, mais nous sommes un petit nombre.
La journée de prière du 22 septembre 2007 au Chasseral débutera à 10h30. Le drapeau UDF indiquera le lieu de rencontre. Le repas peut être tiré du sac ou pris à l'hôtel (prix abordable). Nous nous réjouissons de vous accueillir nombreux.

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Agenda de l'UDF

Dimanche 21 oct.: Elections fédérales

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RUBRIQUE: Internationale

Marchés financiers: la grosse illusion

L'argent est synonyme de pouvoir. Le constat n'est pas nouveau, la Bible en parlait déjà. Abraham ou Job faisaient partie des gens riches. Le second a emprunté le même chemin que de nombreux individus aujourd'hui: Job a passé du statut d'homme riche (ou de millionnaire) à celui de mendiant. Ses connaissances, ses proches étaient déçus et lui ont recommandé de rejeter Dieu. En réponse, Job leur a dit: "Dieu a donné, Dieu a repris, que le nom de l'Éternel soit béni". Job était conscient qu'en fin de compte, tout était dans la main du Seigneur, biens et richesses y compris. Sa fidélité et son attachement à Dieu ont été récompensés. La seconde bénédiction réservée à Job était supérieure à la première. Autre exemple, les percepteurs d'impôts du Nouveau Testament ont trompé la population et ont volée cette dernière. Le Christ n'a jamais parlé contre les riches mais il a toujours dénoncé l'injustice et le matérialisme.À l'issue de sa rencontre avec Jésus, Zachée l'avait bien compris. Et il a commencé à restituer l'argent prélevé abusivement, en y ajoutant des "intérêts".
Jeu de Mammon
La bourse dans son fonctionnement actuel correspond aux voleurs du Moyen Âge. Le capital remplace le travail et l'effort. À l'origine, la mise à disposition de moyens financiers pour une activité commerciale donnait droit à des intérêts ou à un dividende, dont l'importance dépendait du succès du projet. Mais la bourse a pris une autre tournure. Aujourd'hui, c'est surtout sur les variations de cours des titres que l'actionnaire tire son épingle du jeu. Dans cette spéculation générale, une bonne ou au contraire une mauvaise nouvelle ont une incidence directe sur la valeur du titre. Des millions de personnes tentent ainsi de gagner de l'argent sans effort... et risquent d'en perdre tout aussi rapidement. Ce n'est donc plus le travail fourni, la richesse d'une idée, l'initiative ou même la bénédiction qui est récompensée par le revenu, mais les informations d'initiés, les relations avec les meilleurs gestionnaires de fortune. L'homme et l'économie sont soumis au hasard ou à la puissance des princes de ce monde.
Le piège se referme
L'endettement ne fait que de s'accroître dans le monde. La guerre en Irak a provoqué des déficits aux États-Unis qui se chiffrent en milliards, le système social développé en Europe ne peut plus être financé et l'endettement des pays du Tiers-Monde empêche l'assainissement des budgets nationaux. Enfin, l'Asie vit sur le dos de l'environnement, s'exposant ainsi à des catastrophes naturelles gigantesques. Jamais on a autant construit en Suisse. Parallèlement, l'endettement prend des proportions jamais égalées. Le financement des investissements étatiques n'est plus couverts (les NLFA engloutissent des milliards). Les prochaines générations en subiront des effets douloureux. Les réserves d'or de la Suisse sont dilapidées, entraînant une déstabilisation du franc suisse. Notre pays dépend toujours plus de l'étranger, également dans le domaine de la politique monétaire. Une stratégie nationale et autodéterminée est largement compromise. La débâcle du marché des hypothèques aux États-Unis nous rappelle la vitesse à laquelle des situations peuvent évoluer. La classe moyenne a beaucoup investi dans l'immobilier en misant sur des taux bas. Les banques, à cours de liquidités, ont dénoncé des prêts hypothécaires à la pelle. Et le prix de l'immobilier s'est effondré. De tels mécanismes sont possibles dans le monde entier. La Bible indique que les richesses peuvent être détruites d'une minute à l'autre. Que nos coeurs ne s'attachent pas aux biens ou à l'argent. Soucions-nous davantage de ce que Dieu nous a offert, à savoir sa bénédiction et la joie du travail. Et ne tombons pas dans la convoitise de "l'herbe plus verte du jardin du voisin".

Christian Waber, Conseiller national UDF

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Rubrique : Réflexion

Etre un signe pour Dieu

Esaïe entend le Seigneur lui dire à la naissance de son fils: "Appelle-le du nom de Maher-Shalal-Hash-Baz, il sera un signe". Plus tard ce père dira: "Moi-même et les enfants que le Seigneur m'a donnés, nous sommes des signes de la part du Seigneur." À Ezéchiel le Seigneur a aussi demandé: "Je veux que tu sois un signe pour la maison d'Israël!" À nous aussi le Seigneur demande que nous soyons des signes pour et dans le monde qui nous entoure. Jésus lui-même a précisé le genre de signe que nous devons être, sel de la terre. Lourde responsabilité que celle de communiquer le goût de Dieu, de Jésus, du ciel au monde. La lumière du monde! Proverbes 4,18: "Le sentier des justes est comme la clarté de la lumière qui va croissant jusqu'au plein jour". Jésus a précisé qu'une lampe est placée de manière à éclairer. Autre signe que Jésus nous demande d'être: "Vous serez mes témoins!" Et pour que le témoignage soit efficace, le Seigneur a promis qu'il serait accompagné de signes. L'apôtre Paul a écrit: "Vous êtes une lettre écrite avec l'Esprit du Dieu vivant, connue et lue de tous! Un parfum qui répand en tout lieu l'odeur de sa connaissance." J'ai entendu, dans une interview radiophonique, le prêtre des loubards Guy Gilbert, dire: "Je voudrais vivre de manière qu'en me voyant, on puisse dire: c'est impossible que Dieu n'existe pas !" Avons-nous cette volonté ?

Jean-Pierre Chapuis, pasteur retraité, Yverdon-les-Bains

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