Edition actuelle 6/08 - octobre 2008 :
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Edition actuelle 6/08 - octobre 2008
RUBRIQUE EDITO
Nous disons oui à la liberté religieuse

L'aboutissement de l'initiative anti-minarets a suscité de nombreuses réactions. Rarement le Conseil fédéral n'avait transmis aussi rapidement son message, moins de deux mois après le dépôt. Il prétend que l'initiative est incompatible avec la liberté religieuse. En y regardant de près, le texte ne remet nullement en question ce droit garanti par l'art. 15 de la Constitution fédérale. L'initiative concerne les articles liés à la relation entre l'État et les religions. Contrairement aux mosquées, les minarets n'ont pas de nécessité religieuse. Absents du Coran, ils ne se justifient que pour l'appel à la prière qui peut se faire, comme à Genève, à ?l'intérieur de la mosquée. Que le texte suscite un certain malaise dans les pays musulmans, soit. Mais c'est oublier que des chrétiens subissent de nombreuses pressions dans au moins six pays dont l'Arabie Saoudite, l'Iran et la Turquie. Dès lors, l'UDF estime qu'il est temps pour les pays musulmans de garantir la liberté religieuse sur l'ensemble de leur territoire. Ce principe de réciprocité se justifie d'autant plus en regard des nombreux droits dont jouissent les citoyens de notre pays (quelle que soit leur religion), s'agissant notamment la liberté de croyance, de construire des lieux de culte ou de pratiquer leur foi en communauté. Nous croyons que la prolifération de minarets est une menace pour la paix confessionnelle. Preuves en sont les levées de boucliers suscitées par les demandes de permis de construire un minaret. Pour certains, l'interdiction des minarets pose un problème philosophique. Il s'agit dès lors de faire une pesée d'intérêts en plaçant cette problématique face au symbole de conquête islamique que représentent les minarets. Le danger d'instrumentalisation de ces derniers par les milieux les plus radicaux est réel et pourrait déboucher sur toute une série de nouvelles revendications (abattages rituels, exemption des cours de natation, suppression des sapins de Noël dans les écoles, etc.), dont nous apercevons des frémissements ici et là. La radicalisation de la mosquée de Genève qui s'est produite l'an dernier et qui a conduit des parents à retirer leurs enfants des cours constitue un exemple probant. L'UDF reste attachée au principe de liberté de croyance garantie par la Constitution. Mais celle-ci doit être mise en regard des dangers potentiels que représentent les musulmans les plus radicaux et des moyens par lesquels ils exercent leurs pressions. Le minaret en est un. Il convient dès lors de se prémunir en limitant leur nombre en Suisse.
Maximilien Bernhard, secrétaire romand de l'UDF
RUBRIQUE: Nationale
Des professionnels contre la légalisation du cannabis
tous les professionnels du social ne sont pas favorables à la libéralisation des drogues
Depuis la parution de l'article d'ATS (Agence Télégraphique Suisse) du 12 septembre 2008, "Loi sur les stupéfiants, coalition de professionnels pour le oui", divers articles de la presse romande, tel Le Temps du 23 septembre, désinforment les lecteurs, laissant supposer que tous les professionnels sont du même avis: "Les intervenants en toxicomanie qui constituent le fer de lance de la campagne pour la révision de la loi sur les stupéfiants, sont aussi favorables à la dépénalisation du cannabis!". Lorsque les médias transmettent de telles mon-tagnes de mensonges, je suis obligé de réagir et de rétablir la vérité.
(comm)
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Gioventù in bottiglia, Il botellòn spagnolo arriva pure in Ticino
Il fenomeno del botellòn, partito dalla Spagna negli ultimi anni e diffusosi anche a Ginevra, Zurigo, Berna e Losanna, è arrivato pure in Ticino, a fine settembre a Bellinzona?: si tratta di incontri di giovani all'aperto con bottiglia alla mano che "si divertono" in compagnia.
I segni che rimangono sono rumore, sporcizia, violenza. Come si può fronteggiarlo?
Tre no massicci a livello nazionale all'inizio di giugno. L'oggetto su cui ci accingiamo a riflettere è il secondo, quello concernente la "Sovranità del popolo senza propaganda di governo", il cui esito è stato negativo: 24,8% i sì e 75,2% i no. Da un punto di vista cristiano, quanto è lecito che i mezzi di comunicazione di massa influenzino le scelte politiche come pure quelle di vita quotidiana?
Botellòn come bottiglia
Come si può leggere sui diversi siti, blog e chat in Internet, il botellòn può essere descritto come l'abitudine, diffusa dalla fine del XX secolo tra i giovani spagnoli, di riunirsi in spazi pubblici all'aperto -?principalmente piazze o parchi?- per consumare alcool e tabacco e talvolta anche droghe illegali. Da qui la derivazione del termine che descrive tale atteggiamento: botellòn dallo spagnolo botella che significa bottiglia.
L'organizzazione della serata comincia nelle chat e nei blog di Internet, dove i ragazzi
lanciano gli inviti confidando soprattutto nel passaparola. I giovani, per lo più studenti, si riuniscono portandosi musica e bevande (rum, birra, vino, coca cola, succhi di frutta) insieme ai bicchieri e al ghiaccio per preparare cocktail artigianali. L'incentivo alla partecipazione viene sollecitato tramite motivazioni quali divertimento a poco prezzo, opportunità di conoscere tanta gente, ambiente libero e non conformante, musica e baldoria. Il tutto, viene sottolineato, mantenendo il rispetto verso tutti.
Motivazioni e perché
Certamente anche in questo caso si può parlare di disagio sociale giovanile, e non si può restare indifferenti di fronte a situazioni che sempre più dirigono verso il limite dell'umano. Sorgono spontanee una serie di domande che possono essere tutte ricondotte alla basilare: perché?
Le cause di tali comportamenti sono da ricercarsi reciprocamente sia nel disagio dell'individuo stesso, sia nel malessere che caratterizza il mondo moderno. Riflettendo brevemente, non si può negare innanzitutto che il giovane di oggi è nella maggior parte dei casi molto solo: si vedono sempre più spesso famiglie spezzate e ragazzi "sballottati" qui e là in cerca di sistemazioni stabili. In molti casi ci si abitua a fare affidamento sugli amici piuttosto che sui famigliari. E proprio con gli amici si cerca di condividere, in serate di baldoria, situazioni, sentimenti e l'abbandono a un destino comune.
Agli stati di solitudine si può aggiungere, inoltre, la pressione professionale e lavorativa che spesso grava sui giovani: infatti, l'identità oggigiorno viene riconosciuta principalmente attraverso il lavoro. Di conseguenza, la lotta e la competizione verso i posti di lavoro più rinomati sono altri pesi che si aggiungono sulle spalle dei giovani. Il tentativo è quello di liberarsene appunto in momenti "spensierati" di sbevazzamento.
Senza poi dimenticare lo stato di transitorietà degli eventi in cui i giovani sono ormai abituati a vivere: qualcosa c'è oggi, ma domani può non esserci più, come ad esempio un partner, o un tipo di percorso di studio, oppure un'occasione di lavoro.
Questi sono alcuni dei tanti aspetti che possono aiutare a spiegare la nascita di movimenti di sfogo quali il botellòn.
Un'unica soluzione
Se molteplici possono essere le cause che sottostanno a fenomeni di questo genere, una sola è la soluzione per riuscire ad estirparli dai desideri dei giovani: il Signore Gesù, che riempie il cuore dell'uomo là dove esso sia vuoto, che risana le ferite di famiglie spezzate, che come una luce su un sentiero buio resta un riferimento fisso e stabile, che alleggerisce dai pesi che i doveri della società impongono, che unisce coloro che si sentono distanti e sperduti. Affidiamo allora le nostre vite al Signore e permettiamoGli di riempire completamente il nostro cuore!
Fulvia Basile Membro UDF Ticino
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Préparez-vous aux années de vaches maigres
Les années passent et se ressemblent parfois, mais finissent toujours par différer. Certains en sont surpris, d'autres pas. "Nul ne sait où il va s'il ne sait d'où il vient", dit le proverbe et c'est aussi vrai pour l'économie. Petit rappel: pour l'économie, ces dernières années ont été des années que l'on pourrait qualifier de "vaches grasses" en référence à la fameuse prophétie biblique. Les entreprises se sont relevées de la crise des années nonante et elles ont engrangé des bénéfices juteux. Elles ont donc pu embaucher, payer des dividendes et surtout des impôts. Les impôts versés par des entreprises comme UBS pendant ces années se chiffrent en milliards de francs. Dès lors, la Confédération a pu dégager des excédents de recettes de plusieurs centaines de millions et les cantons rembourser leurs dettes, partiellement (Vaud) ou complètement (Fribourg). C'est dans ce contexte qu'ont eu lieu les dernières élections cantonales et fédérales. On a pu voir certains (notamment à gauche) dénicher moult (bonnes?) idées pour éradiquer ces excédents. C'est sûr, ils ne l'ont certainement pas présenté de cette manière, mais se sont empressés de dire qu'il était grand temps de "revaloriser la fonction publique", par exemple. D'autres (notamment à droite) nous ont ressorti leur prêchi-prêcha sur les baisses d'impôts et leurs vertus. Pendant ce temps, l'UDF s'est prononcée à plusieurs reprises (sur internet, lors d'émissions télévisées ou dans ce journal) pour un assainissement des finances publiques pendant les périodes de haute conjoncture, en arguant qu'il ne devait être procédé ni à des hausses de dépenses, ni à des baisses d'impôts (sauf cas ciblés pour les familles par exemple). Ce discours a en partie fait mouche dans certains cantons, notamment en territoire vaudois, même si le fait d'être extrême, dans un sens ou dans l'autre, est parfois plus populaire. Qu'en est-il aujourd'hui? Après les vaches grasses, voici... les vaches maigres. La crise des subprimes a eu raison des bénéfices des grandes banques. Elle les a même sérieusement anéantis. Du coup la Banque Centrale Américaine (FED) et la Banque Centrale Européenne (BCE) ont craint pour leur ouailles et prêté un maximum d'argent bon marché. Si la BCE a eu la sagesse de limiter cette stratégie dans le temps, tel n'est pas le cas de la FED. Certainement autant à cause d'une hausse de la consommation que de la spéculation, le prix du pétrole et des matières premières ont repris l'ascenseur. En résumé, tous les ingrédients pour faire exploser l'inflation et freiner l'économie sont au rendez-vous. Certains sont surpris, d'autres moins. À l'heure actuelle, il semble que des pays comme les États-Unis ou l'Irlande soient entrés en récession ou sur le point de l'être, l'inflation ayant atteint des niveaux que l'on avait oubliés (2,9% en Suisse, 4% en France; on parle même de 10% aux États-Unis pour 2008). Il va falloir faire quelque chose et ce quelque chose pourrait bien freiner l'économie chez nous aussi. Par là même les bénéfices de nos entreprises et donc leurs impôts vont diminuer, changeant donc aussi la donne pour nos gouvernements cantonaux et fédéraux. Tout ce petit monde tend donc à prouver que l'UDF avait raison d'être prudent, même si ce n'était pas porteur! "Nul ne sait où il va, s'il ne sait d'où il vient", disais-je en préambule. Il semble donc que ceux qui ont oublié les années économiquement difficiles pourtant pas si lointaines et qui prétendent conduire le pays dans sa destinée feraient bien de retourner à leurs études... de catéchisme.
Luc-Olivier Suter, UDF Vaud
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Cinq réacteurs nucléaires en bout de course
Quelle politique énergétique voulons-nous à l'avenir? l'heure est à la réflexion
Depuis quelques mois, la question de la construction de nouvelles centrales nucléaires en Suisse est revenue sur le devant de la scène. Comme il s'agira d'un débat important dans les années à venir, il semble bon de rappeler ici le contexte de cette question ainsi que le déroulement des opérations qui y sont liées.
Actuellement, le 40% de l'électricité produite en Suisse provient des cinq réacteurs nucléaires mis en service entre 1969 et 1984. Ces derniers devraient êtres mis hors-service entre 2020 et 2040. La question est de savoir comment compenser la disparition de leur production électrique.
On pense en premier lieu aux économies d'énergie, mais celles-ci n'ont jusqu'à présent jamais permis de diminuer la consommation totale. Au mieux peuvent-elles limiter son augmentation. De plus, certaines améliorations nécessitent l'emploi de plus d'électricité (exemple type: les pompes à chaleur).
Les "nouvelles énergies renouvelables" (solaire, éolienne, biomasse, etc.) doivent être développées. Mais même des prévisions optimistes ne les voient pas dépasser le 10% de la consommation d'ici 2030; quant à l'hydro-électrique, les meilleurs sites sont déjà exploités et l'attention croissante portée à la préservation des cours d'eau limite son expansion.
Restent trois options qui ont toutes leurs inconvénients: le recours aux énergies fossiles (gaz, charbon, pétrole) pose des problèmes de coûts, de pollution, de durabilité des stocks et de dépendance politique, à cause de l'approvisionnement étranger. L'énergie nucléaire, elle, est fortement impopulaire en raison de la gravité potentielle des accidents et pose le problème des déchets, qui n'ont pas encore trouvé de solution durable.
Enfin, la palme de l'hypocrisie revient à la solution consistant à importer le courant manquant, ce qui revient à exporter notre mauvaise conscience, puisque tous nos voisins ont recours dans une certaine mesure soit au nucléaire soit aux fossiles.
Nouveaux projets nucléaires
Au niveau du déroulement, une demande d'autorisation générale pour une nouvelle centrale a été déposée ce printemps et deux autres devraient suivre cette année; ces demandes doivent être traitées par l'administration fédérale, approuvées ou non par le Conseil fédéral, puis ratifiées par le parlement. La décision des chambres fédérales étant sujette à référendum facultatif et au vu des forces en présence, il est pratiquement certain que le peuple aura à se prononcer sur l'implantation de nouvelles centrales avant leur réalisation.
Techniquement, les nouveaux réacteurs seraient dits "de génération III", c'est-à-dire essentiellement du même type que les actuels, mais avec l'expérience de décennies d'exploitation permettant une sécurité accrue, un meilleur usage du combustible et aussi une taille plus grande. Deux centrales nouvelles pourraient suffire pour remplacer les cinq actuelles.
Au cours de la décennie qui vient, l'UDF aura donc à se positionner sur l'avenir ou non du nucléaire en Suisse et à réfléchir aux alternatives.
Jean-René Moret, UDF Vaud
RUBRIQUE: L'UDF dans les cantons
Les Vaudois décideront ce qu'ils font de la fumée passive
Le 30 novembre prochain, le peuple vaudois sera appelé à se prononcer sur l'initiative intitulée "Fumée passive et santé".
Il est intéressant de faire un premier constat avec quelques chiffres à l'appui.
Un sondage réalisé fin 2007 montrait que 75% des 500 personnes interrogées étaient favorables à l'interdiction de la fumée dans les établissements publics. À la même période, les jeunes âgés de 15 ans étaient 23% à fumer. Or ils étaient 15% en 2006.
Plusieurs cantons ont déjà voté cette disposition
À la lecture de ces chiffres, on pourrait se poser la question de la légitimité d'une telle initiative, en argumentant qu'après tout, la situation est plutôt en train de s'améliorer sur le plan du tabagisme ou que l'on pourrait craindre un manque à gagner pour les établissements publics sans l'apport de la clientèle des fumeurs.
Si les arguments sont pertinents, les mots "fumée passive" méritent qu'on approfondisse courtement la réflexion.
Lorsqu'un individu est confronté contre son gré à une situation donnée, il est légitime d'essayer de le protéger. Jusqu'ici, l'alternative a cruellement fait défaut, puisque les zones non-fumeurs ne sont pas présentes dans tous les établissements publics.
Et quid de la liberté ?individuelle?
Le texte d'initiative est aussi intéressant du point de vue de la liberté individuelle, thème auquel tous les citoyens sont attentifs et attachés.
Petit retour d'une conversation: "Mais je trouve que c'est très injuste de cantonner les fumeurs dans un espace restreint si les fumoirs sont autorisés, et ne pas laisser la situation telle qu'elle est", me disait un interlocuteur.
La liberté doit pouvoir s'exercer dans les deux sens: certes, un fumeur a le droit de s'accorder une cigarette à son domicile, de même un non-fumeur doit pouvoir profiter d'un cadre agréable dans un établissement public et ce, sans contrainte d'aucune sorte.
Les Vaudois ont une occasion intéressante de montrer par le choix qu'ils feront en novembre, qu'ils sont attachés au bien du plus grand nombre.
Serge Herren, président de la section Lausanne et environs de l'UDF
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Donner une seconde chance à l'objection de conscience
Soutien du Grand Conseil au postulat sur les transports publics Le 1er avril dernier, le député UDF Maximilien Bernhard a déposé un postulat pour un meilleur développement des transports publics sur l'axe Chavornay-Vallorbe. La démarche s'inscrivait dans la problématique du trafic routier et de sa dangerosité sur la semi-autoroute (A9b) située sur ce tronçon. L'étude de ce postulat a démontré que la périphérie était très mal desservie par les transports publics. Certains trajets s'apparentent plus à une promenade touristique qu'à une liaison performante basée sur les besoins des utilisateurs potentiels Le postulat a reçu un bon accueil en commission, qui a soutenu un élargissement de la réflexion de part et d'autre de la région franco-suisse, en demandant qu'une attention plus soutenue soit apportée à la région du Nord vaudois et de la Vallée de Joux. Le Grand Conseil a recommandé à l'unanimité de transférer le postulat au Conseil d'État. Cette décision fut une belle marque de confiance au député élu l'an passé. Il s'agissait-là de la première proposition de l'intéressé sur laquelle le parlement vaudois avait l'occasion de se prononcer. Une seconde chance à l'objection de conscience En avril dernier, l'UDF Vaud a déposé une motion par le biais de son député Maximilien Bernhard pour l'introduction d'un droit de l'objection de conscience dans le domaine médical. Un débat nourri a eu lieu lors du développement de la motion, montrant l'intérêt que le Grand Conseil porte à ce sujet. La lecture du rapport de majorité témoigne également de cet intérêt. Le rapport de minorité démontre quant à lui que le sujet est également une préoccupation de plusieurs autres cantons. Toutefois, le résultat du vote de la commission, à savoir quatorze voix contre une, a montré que le thème n'avait pas forcément été abordé sous l'angle le plus favorable, quand bien même la motion a été finalement transformée en postulat. Deux possibilités s'offraient donc à l'UDF Vaud. La première consistait à aller jusqu'au bout de la démarche, avec un refus net programmé du Grand Conseil, la motion n'étant soutenue ni à gauche ni à droite. Le sujet aurait dès lors été définitivement enterré et ce, sans doute pour bien des années. La seconde possibilité était le retrait de la motion. Une telle démarche avait l'avantage de permettre à l'UDF Vaud de revenir ultérieurement sur le sujet, en l'abordant sous un autre angle. Après mûre réflexion, l'UDF Vaud a décidé de retirer la motion afin d'élaborer un nouveau texte en vue d'obtenir un soutien plus large.
(comm.)
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Agenda de l'UDF
Mercredi 15 octobre à 20h:
Débat public et présentation de mandats
avec la participation de:
Maximilien Bernhard, député UDF
Jacques Neyrinck, Conseille national PDC
François Bachmann, vice-président du PEV Suisse
Buvette de la Salle de spectacles de Renens
Samedi 18 octobre:
Assemblée des délégués de l’UDF Suisse au Tessin (réservée aux délégués de l’UDF Suisse)
Stand de l'UDF Genève à Plainpalais, 10-17h (Questions sur les votations du 30 novembre et pour faire connaissance. On vous attend.)
les derniers samedis de chaque mois :
Réunion de prière de l'UDF Genève
(soit les 25.10, 29.11 et 20.12.08) de 17h à 19h au 4 rue du Jura. Venez nous rejoindre avec votre désir de prier pour Genève, la Suisse, Israël et le monde. Qui de vous a ces sujets à coeur? Infos: Jean-Luc Ruffieux 022 751 20 23.
Rubrique : Réflexion
Jésus faisait-il du prosélytisme?
On entend souvent dire que les chrétiens ne devraient pas faire du prosélytisme. Qu'est-ce que cela signifie vraiment? Le terme prosélytisme vient du mot "prosélyte", c'est-à-dire une personne d'origine païenne qui s'était convertie au judaïsme et donc qui suivait certains principes juifs. Le prosélytisme est donc une pratique qui consiste à convertir une ou plusieurs personnes dans une autre opinion, mais plus généralement une autre religion. Cette action est interdite dans certains pays (notamment la Grèce). À l'origine, ce mot est attribué aux chrétiens et porte aujourd'hui une connotation clairement négative. Jésus nous a enseigné des principes similaires à ceux pour devenir prosélyte. Dans Mc 8,34: "Si quelqu'un veut venir après moi, qu'il renonce à lui-même, qu'il se charge de sa croix et qu'il me suive". On retrouve dans ce verset les quatre principes pour devenir un prosélyte: le premier principe est une action volontaire. Le second est celui de renoncer à une part de son identité précédente, notamment par ce que Jésus appelle la nouvelle naissance (Jn 3,3-5). Pour un prosélyte, cela pouvait même signifier une séparation complète des amis les plus proches. Le troisième est une soumission totale, celle de porter sa croix et de souffrir avec Jésus jusqu'à la mort. La quatrième condition était un engagement solennel, celui qu'on retrouve dans le mot "suivre". Le fait pour un chrétien d'obéir à ce que Jésus a enseigné dans Mat. 28,19-20: "Allez, faites de toutes la nation mes disciples, baptisez-les et enseignez-leur, etc.", donc de faire d'un incroyant un chrétien, est clairement du prosélytisme. On a beau se cacher derrière les termes "être un témoin", "missionnaire", "évangéliser", "annoncer la Bonne Nouvelle", "prêcher", "faire des bonnes actions dans l'espoir de", aux yeux de la société en général, c'est du prosélytisme. D'un autre côté, refuser le prosélytisme, c'est finalement refuser le débat sur les questions religieuses ou la confrontation des idées sur la recherche de la vérité. C'est également refuser d'admettre qu'il peut y avoir des idées meilleures que les siennes et se désintéresser de ce que les autres pensent. On devrait au contraire oser le revendiquer, sans en faire prétexte à des débordements manipulatoires. Il vaut donc mieux obéir à Jésus qui nous a enseignés à être des témoins, à servir notre prochain, à aimer nos ennemis, à rejoindre ceux qui sont dans le besoin, avec respect pour ses interlocuteurs, plutôt que de se taire et de se passer à côté de la mission qu'il nous a confiée.
André Burri Coordinateur de Evangélisation Explosive Suisse romande