Edition actuelle 7/07 - novembre 2007 :
|
Recevoir Impulsions?
Edition actuelle 7/07 - novembre 2007
RUBRIQUE EDITO
Pour une meilleure intégration

L'idée d'un contrat d'intégration pour les immigrés fait lentement, mais sûrement son chemin. Elle a été évoquée à plusieurs reprises dans le cadre des élections fédérales. L'avantage d'un tel contrat est qu'il situerait l'État et les immigrés dans une configuration de type gagnants/gagnants. De son côté,l'État faciliterait l'accès au cours de langues, aux activités associatives et accueillerait les nouveaux venus d'une manière digne de ce nom. De leur côté, les immigrants s'engageraient à apprendre la langue de leur terre d'accueil et à respecter ses us et coutumes. Votre secrétaire romand, en tant que double-national (italo-suisse), est pleinement favorable au contrat d'intégration. La maîtrise de la langue est un facteur essentiel. Lorsque les immigrés ne parlent pas la langue du pays, ils n'ont pas ou peu de contacts avec leur voisinage, l'administration, l'école, etc. Les seuls liens sociaux qu'ils s'efforcent de développer ont lieu dans le cadre de leur activité professionnelle. Et pour les mamans, les contacts avec les enseignants, les directions d'établissements scolaires ou encore avec les parents d'élèves sont diffi ciles. En clair, ce qui attend ces immigrés, c'est une marginalisation, avec toutes les conséquences négatives qui se produisent à terme. En clair, l'inverse de l'intégration réussie et souhaitée. Pire, les immigrés n'entreprendront pas de démarche de naturalisation en raison de leur manque de connaissances linguistiques. Le contrat d'intégration permettra notamment de diminuer les tensions récurrentes entre citoyens et nouveaux venus. La volonté de ces derniers de s'intégrer sera également déterminante, même s'ils devront parfois faire le poing dans la poche, en raison des différences culturelles importantes avec leur pays d'origine. Il s'agira par ailleurs de couper l'herbe sous les pieds de ceux qui stigmatisent certaines communautés étrangères en les rendant systématiquement responsables des problèmes liés à l'insécurité. Bâle a lancé ce type de contrat. Les premiers résultats sont convaincants. Si le terme de "contrat" rencontrait trop d'opposition, on pourrait le remplacer par celui de "convention" d'intégration. L'immigration est un rempart significatif de notre pays à la problématique du vieillissement de la population. Elle contribue au renouvellement des générations. L'État a donc tout intérêt à trouver des solutions pour une immigration le plus paisible possible.
Maximilien Bernhard, secrétaire romand de l'UDF
RUBRIQUE: Nationale
Elections fédérales en demi-teinte
À l'échelle Suisse, l'UDF recule d'un siège. Analyse des résultats par régions
Maximilien Bernhard, secrétaire romand de l'UDF
--------------
La questione dei minareti
Come ricordato da Edo Pellegrini nel suo interessante intervento su EDU Standpunkt 11/07, il 1° maggio di quest'anno è stata lanciata un'iniziativa federale che chiede l'introduzione di un articolo costituzionale che impedisca la costruzione di minareti. E' noto come i Paesi islamici non permettano libertà di espressione. E' pure risaputo il loro rifi uto a rispettare le convenzioni dell'ONU e i diritti umani. Su coloro che hanno abbandonato l'Islam o condannato principi e comportamenti distruttivi dettati dalla legge coranica pesa la pena di morte. Il mondo islamico respinge ogni critica, non ammette discussione e impone l'intangibilità della sua verità, dapprima nei propri Paesi e poi piano piano anche in Occidente. La Chiesa Cattolica (con le Crociate), come quella Riformata (con l'Anti-Semitismo), non hanno sicuramente un bel passato da anteporre, ma nel corso degli anni hanno fatto una certa autocritica e si sono evolute. Il cristianesimo in generale si è evoluto. Questa evoluzione ha portato a risultati importanti. Tra essi troviamo la scissione tra il potere politico e quello ecclesiale che ha innescato un meccanismo che ha portato all'accettazione del "diverso" e/o del non cristiano. Questo risultato è frutto del raggiungimento di un equilibrio tra il grande mandato (l'evangelizzazione) e il grande comandamento (l'amore per il prossimo). Leggiamo invece molti commenti e critiche di islamisti sia occidentali che arabi, ex musulmani, che confermano come non sia così per l'Islam. Quello che era un tempo, lo si ritrova anche oggi: non c'è stata alcuna evoluzione socio-politico-religiosa. Ogni aspetto della vita del musulmano è sempre e completamente subordinato ad un potere religioso intransigente. Alla radice di questo c'è una questione storica, alla base della quale, studiosi e storici indicano un'avversione contro Ebrei e Cristiani. Essi attribuiscono la responsabilità di questa avversione ad uno spirito di inferiorità di Ismaele (il figlio della serva) nei confronti di Isacco (il figlio della promessa), che ricompare in Maometto quando non viene accettato come profeta da Ebrei e Cristiani a causa delle rivelazioni incoerenti da lui presentate. Tuttora il mondo islamico, non è solo continuamente in rotta di collisione con Israele e il mondo occidentale in generale, ma rimane ermeticamente chiuso ad ogni altro credo e approfitta della cieca tolleranza dell'Occidente. Dietro a tutto ciò si nasconde un potenziale rischio di islamizzazione a tutti i livelli che in ultima analisi, mette in pericolo la sovranità die Paesi democristiani (governo del popolo e origini cristiane). L'avanzamento di moschee, minareti e scuole coraniche in Europa e in Svizzera non resteranno dunque senza conseguenze per il nostro paese, parte delle quali già evidenziate nell'articolo di Edo Pellegrini. Mi vengono in mente anche tutta una serie di altre cose che vanno dai gravi fatti sanguinosi dell'estremismo islamico, al polverone delle caricature fino ad una più "piccola" diatriba presso un nostro vicino ospedale! Inoltre, nei Paesi cristiani i musulmani possono vivere e praticare liberamente la loro religione e, a detta loro, addirittura meglio che nei loro Paesi. Non troviamo però alcuna reciprocità di trattamento nei Paesi islamici dove, anzi, i cristiani vengono perseguitati, e addirittura torturati e uccisi. Per tornare alla questione die minareti, un minareto silenzioso non disturba né più né meno di un campanile di una chiesa abbandonata. Ma per quanto tempo rimarrà ancora silenzioso? Quando inizierà il richiamo alla preghiera sarà forse troppo tardi per decidere cosa fare. Teniamo inoltre presente il fatto che il minareto per la religione islamica è un caposaldo spirituale sul territorio dove si erige. Alla luce di quanto esposto fi nora, è evidente che si tratta di una questione che va letta in un contesto più ampio, che va identifi cata come un fenomeno, che va arginato. Certo dobbiamo rispettare la persona del musulmano. E' importante però prevenire le conseguenze che questo fenomeno può produrre, attraverso iniziative ragionevoli e mirate, affi nché anche il rispetto della nostra identità continui ad essere tutelato. Perciò è più che mai necessario sostenere l'iniziativa federale.
Fiorenzo Milani, membro UDF Ticino
--------------
Cette campagne ne cadre pas avec notre système politique
CHRISTINE EGERSZEGI-OBRIST, PRÉSIDENTE DU CONSEIL NATIONAL, ANALYSE LA CAMPAGNE ÉLECTORALE 2007Comment analysez-vous la campagne électorale qui vient de se terminer?
Cette dernière campagne s'est déroulée dans un climat plus agité et plus dur que celui auquel nous étions habitué jusqu'ici.
Mais la forte personnalisation du débat politique n'est pas complètement nouvelle. Souvenez-vous des affiches avec les Conseillers fédéraux lors de la révision de l'Assurance Invalidité. La campagne électorale s'est poursuivie sur le même mode.
Mais cette façon de faire de la politique ne cadre pas avec notre système politique. Avec les nombreux partis représentés sous la coupole fédérale, les coalitions changent fréquemment, en fonction des dossiers. Dans ce contexte, l'idée d'avoir des ennemis politiques est donc très nuisible.
Quelle responsabilité portent les Conseillers fédéraux dans ce climat de campagne tendu?
Dans leur fonction, les Conseillers fédéraux ne sont pas membres de partis, mais responsable d'un Département pour tous les partis.
Ils ont clairement franchi les limites de leur mandat en prenant part au débat électoral.
Quelle influence le climat de cette campagne aura-t-il sur les travaux du nouveau parlement?
Il s'agira à nouveau de trouver des solutions. Le parlement est là pour travailler et je suis confiante dans sa capacité à retrouver le bon climat de travail qui était le sien lors de la législative qui se termine.
Quelle leçon les partis politiques doivent-ils retenir des élections fédérales 2007?
Le plus important, c'est de se souvenir que dans un système où les coalitions changent, il est malvenu d'attaquer les adversaires politiques.
Vous présidez le Conseil national cette année. Quelle a été votre plus grande source de satisfaction durant ce mandat?
Je suis satisfaite d'avoir pu diriger les travaux avec efficacité et rapidité et d'avoir pu contribuer au climat de sérénité qui a régné. En effet, nous l'avons encore vu à la fin dela dernière session, au moment de prendre congé des parlementaires qui nous quittaient, chacun a trouvé sa place et cela me réjouit.
Et votre plus grande déception?
Lors d 'une rencontre internationale des présidents de parlement, à New York, j'ai réalisé les difficultés autrement plus grandes des pays en voie de développement que celles que nous rencontrons en Suisse. Un représentant d'un pays africain nous parlait des difficultés rencontrées par les jeunes filles: seules 30% des filles continuaient l'école au-delà de la première année de scolarité et des filles-mères de douze ans sont enterrées vivantes avec leur nourrisson. On revient plus modeste d'un tel voyage.
D'après vous, la Suisse a-t-elle besoin de partis chrétiens comme l'UDF?
Chaque membre du parlement est utile. Chacun a été "mandaté" par une partie de la population. Ses électeurs lui font confiance pour représenter leurs préoccupations. Cette perspective invite au respect pour les élus des autres partis. En outre, la diversité des partis est une "marque de fabrique" de la Suisse et constitue une de ses richesses.
J'ai côtoyé Markus Wäfl er, l'UDF zurichois qui n'a malheureusement pas été réélu, dans le cadre de la commission des finances. J'ai apprécié sa compétence, son engagement pour ses idées. Il a été entendu.
Serge Herren, président de l'UDF Lausanne
--------------
Devenons l'Arabie Saoudite des énergies vertes
Par les temps qui courent, on entend beaucoup parler de problèmes climatiques, de réchauffement planétaire, d'émissions de gaz à effet de serre et bien entendu de tous les effets néfastes des voitures et de tous les engins fonctionnant aux énergies fossiles. On entend des propos alarmistes nous mettant en garde contre les conséquences désastreuses et catastrophiques de nos comportements, et on se lamente sur les sacrifi ces qu'il faudra consentir pour les éviter.
Opportunité énergétique et économique
Nous savons que tôt au tard (et plutôt tôt que tard) les énergies fossiles s'épuiseront. Nous savons aussi qu'il faudra les remplacer, car personne ne voudra ni ne pourra retourner à l'ère de la bougie et de la calèche (aussi romantique que cela puisse être).
Nous savons donc qu'il faudra trouver des alternatives énergétiques et nous savons que ce marché est gigantesque. Dès lors pourquoi ne pas voir dans ces défis un formidable moyen de développer notre pays, d'en faire un des leaders mondiaux des énergies vertes,
qui, non contents d'apporter des remèdes aux maux de notre civilisation permettront de créer des emplois et de faire avancer notre économie? En bref, devenons l'Arabie Saoudite des énergies vertes !
Place à l'optimisme
Bien entendu, ces propositions ne sont ni novatrices ni révolutionnaires. Cependant, ce qu'il manque c'est un changement d'état d'esprit. Nous avons besoin d'une détermination nouvelle. On nous parle des quelques emplois qui pourraient être créés et qui compenseraient un peu la perte de confort due au passage aux énergies renouvelables. Mais soyons positifs.
C'est un marché immense, une réalité inéluctable. Que demander de mieux ? Quel formidable potentiel !
Alors comment faire? Je propose une chose très simple (qui bien entendu ne résoudra pas tout, mais nous permettra de faire un pas dans la bonne direction). Taxons les véhicules en
fonction de leurs émissions, mais pas selon une taxe linéaire, mais progressive (comme les impôts). On pourrait toutefois consentir des réductions pour l'utilisation professionnelle de véhicules qui consomment un peu plus.
Et investissons ces revenus dans la recherche d'énergies renouvelables. Cela ne pourrait-il pas nous aider à avancer ?
Luc-Olivier Suter, président de l'UDF La Côte
RUBRIQUE: L'UDF dans les cantons
L'UDF Vaud soutient l'initiative "Sauvez l'école"
Force est de constater que les multiples réformes de l'école vaudoise se sont soldées par un échec : le niveau des élèves sortant de l'école obligatoire baisse. Les méthodes pédagogiques de ces dernières années n'ont pas été à la hauteur des attentes des parents d'élèves notamment. Il convient par conséquent de revenir à des méthodes ayant fait leurs preuves. Pour l'UDF, il est temps de remettre "l'église au milieu du village" en recentrant l'école vaudoise sur sa mission première, à savoir de transmettre des connaissances aux élèves. Le rôle éducatif et d'intégration des enfants est également important, mais ne doit pas primer sur l'apprentissage proprement dit. L'UDF tient particulièrement à deux choses. La première est le maintien des trois voies qui permettent de tenir compte des capacités des élèves, car il n'y pas de raison valable de retenir un enfant dans sa faculté d'apprendre. La seconde est la revalorisation de la filière pratique (VSO) qui mérite beaucoup plus d'attention que jusqu'à présent et qui a fait les frais d'une focalisation du Département de la formation sur les HES. L'UDF est convaincue qu'il est tout à fait possible de donner des perspectives professionnelles intéressantes aux élèves de la VSO. Elle rappelle que les entreprises ont besoin aujourd'hui de jeunes qui sortent de l'école obligatoire sachant lire, écrire et compter correctement, connaissances garantes de l'avenir du tissu industriel de notre pays. Passablement de chefs d'entreprises se plaignent du faible niveau des apprentis qui débutent leur formation professionnelle. Plusieurs d'entre eux sont de plus en plus réticents à engager des apprentis issus de la VSO. L'UDF a donc décidé à l'unanimité de soutenir l'initiative "Sauvez l'école".
(comm)
Les lecteurs d'Impulsion du canton de Vaud trouveront un formulaire d'initiative cantonale dans cette édition. À défaut, il peuvent le télécharger également à l'adresse www.ecole2010.ch
--------------
Fribourg: une collaboration établie pour durer
L'apparentement de l'UDF avec l'UDC dans le canton de Fribourg a été plus qu'une décision à défaut d'autres possibilités. Ce fut un véritable choix. L'opportunité saisie le 27 juin dernier l'a été avec d'autant plus de conviction que l'UDC s'est proposé, dès le début des pourparlers, de se mettre au service des valeurs communes aux deux partis. Aucun élu de l'UDF ne siégeant dans les parlements fribourgeois, l'UDC constitue un appui important pour permettre à l'UDF de faire passer ses idées. Dans le cadre des élections, l'UDF Fribourg a bénéfi cié d'une meilleure visibilité dans la presse fribourgeoise. Cela a été facilité par à une étroite collaboration avec Jean-Luc Rimaz (président de l'UDC Fribourg). La réalisation d'annonces dans les journaux, ainsi que les supports d'affiches utilisés pour la campagne, a été possible avec les contributions de notre partenaire. En échange, nous avons soutenu Jean-François Rime dont les positions rejoignent en bonne partie celles de l'UDF, pour l'élection au Conseil des États. Après le 21 octobre, le prochain défi est le suivant: avec une structure renforcée, l'UDF Fribourg veut s'étendre au niveau local et sensibiliser les citoyen(nes) sensibles aux valeurs telles que la crainte de Dieu, la justice, la responsabilité et la dignité humaine. Les positions qu'affiche l'UDC à Fribourg face à ces valeurs créeront des possibilités de collaboration plus étroite. Un membre de l'UDC nous déclarait à l'issue des élections que l'UDF apportait à son parti exactement ce dont il a besoin: une dimension chrétienne. Le regard de notre société sur le monde est souvent à l'opposé de celui des chrétiens. Aussi certain que nous voulons être un témoignage en politique, aussi sûr est-il que cela passera également à travers des contacts inattendus. Nous croyons que l'UDF est destinée à être un instrument entre les mains de Dieu pour agir en politique.
Joël Roux,
secrétaire de l'UDF Fribourg
Ndlr : l'apparentement entre l'UDF et l'UDC Fribourg a provoqué de vives critiques dans d'autres cantons romands.
Il faut savoir que l'UDF a une structure fédéraliste. L'UDF Suisse et le secrétariat romand peuvent faire des recommandations au sujet des apparentements, en leur demandant notamment de privilégier des alliances avec le PEV, mais la décision fi nale appartient aux sections cantonales. Aussi, les accords passés à Fribourg ne concernent pas les autres cantons.
--------------
2ème tour de l'élection au Conseil des États
Suite à des échanges nourris, les membres du comité vaudois de l'UDF n'ont finalement pas réussi à se mettre d'accord. Le mot d'ordre pour le second tour sera par conséquent "liberté de vote".
--------------
Agenda de l'UDF
Samedi 17 nov.:
Retraite de l'UDF à Wisen (SO)
Samedi 12 jan.(à confirmer):
Assemblée des délégués de l'UDF Suisse
RUBRIQUE: Internationale
L'impact d' un engagement local
L'UDF a fait une très bonne campagne lors des élections fédérales dans le canton de Vaud, ce qui ne l'a pas empêché de perdre quelques dixièmes de pourcents; de tous les candidats, seuls dix-huit exerceront le mandat de conseiller national jusqu'en 2011.
À l'inverse, dans chaque commune, plusieurs dizaines de personnes se répartissent l'autorité législative. Il y a donc de nombreuses places à occuper. De plus, participer au Conseil communal d'une localité moyenne ne demande pas des compétences extraordinaires et permet de nouer des contacts fructueux avec ses concitoyens, tout en se mettant au service de la collectivité.
Témoignages de conseillers membres de l'UDF:
L'éthique au niveau communal
"En tant que membre de la commission de l'urbanisme, j'ai été convoqué pour me prononcer sur le cas de nouveaux immeubles construits dans la commune. Ces derniers avaient été modifiés par rapport aux plans qui avaient été soumis, et ce, sans l'approbation des autorités compétentes. Des appartements avaient été vendus sans que les permis d'habiter ne soient délivrés.
Nous pouvions alors soit poursuivre les personnes responsables, soit accepter le fait accompli par égard pour les futurs habitants/propriétaires. J'ai pu faire pencher la balance de la commission en faveur du respect du droit et ainsi influencer le Conseil qui a pris certes une voie médiane). Comme quoi, certaines questions éthiques se posent même au niveau communal et ce sont les personnes qui composent les Conseils et les commissions qui les influencent directement."
Luc-Olivier Suter, conseiller
général à Essertines-sur-Rolle
L'influence pour le bien de ma localité
"Dans le cadre de ma fonction, j'ai pu formuler deux demandes: permettre l'accessibilité au site via l'adresse gland.ch même en omettant les www., et réadapter la taille des titres. En quelques jours, ces modifi cations furent effectuées.
Ce sont certes de petites demandes, mais c'est vraiment magnifique de voir l'impact direct de simples remarques. Dès lors, j'apprécie d'autant plus le côté concret d'un Conseil communal . Être l'écho de la voix des habitants de ma commune afi n de les servir est une des raisons principales qui m'a amené à vouloir faire partie du législatif communal.
La concrétisation de mes propositions m'encourage à continuer de proposer des idées pour le bien des citoyens glandois."
Gabriel Studerus, conseiller communal à Gland
Vous penserez peut-être que ces exemples sont encourageants, à condition de faire partie du Conseil. C'est sûr, mais plusieurs possibilités existent: de la constitution d'une liste UDF à la participation à un groupe d'opinion libre en passant par la création de listes communes PDC-PEV-UDF, sans oublier les nombreuses communes à Conseil général ou à liste unique. Si donc vous et/ou cer taines de vos connaissances s'intéressent à un engagement communal, contactez la section UDF la plus proche et nous vous aiderons à trouver une approche adaptée.
Rubrique : Réflexion
Je veux tout, tout de suite
"Je veux tout et tout de suite" pourrait de mieux en mieux définir l'exigence des
populations occidentales. Rentabilité immédiate, voilà la pensée maîtresse. Et pas seulement pour les chefs d'entreprise. On constate cette impatience à tous les niveaux. On veut savoir
pratiquer un sport avant même de l'apprendre, être virtuose en musique sans acquérir les bases du solfège. Bref, on voudrait tout, tout de suite!
Même une famille...
Dans la vie conjugale comme dans la bourse, le rendement immédiat n'est souvent qu'illusion. En bourse, certains titres flambent avant de s'écrouler au grand dam de leur détenteur. En amour, les lendemains d'un "coup de foudre" ne sont pas toujours roses. Bien sûr le "coup de foudre" sentimental peut exister. Il devrait être alors comparé à la réception d'un don important. Reste ensuite aux heureux bénéfi ciaires de savoir comment gérer ce capital...
Que l'on reçoive un capital sentimental d'un seul coup (de foudre!) ou qu'on le constitue au fur et à mesure de rencontres amicales puis amoureuses, le désir d'unir sa vie à celle de l'être aimé viendra un jour. Il s'agit alors du premier investissement amoureux et conjugal.
Les mirages de la bourse
Certains souhaitent placer ce capital amoureux en bourse. Ils en attendent des rendements fabuleux. On croit être riche par toutes les promesses de bonheur attendu. Les conjoints espèrent des émotions positives et fortes. C'est parfois possible quelques temps. Mais quand vient le temps où le "titre" ne rapporte plus assez, le temps est-il venu d'acheter de nouveaux titres ? Trop souvent, on se quitte après avoir retiré le maximum de bénéfi ces.
Mais "cette transaction" engendre un coût social toujours plus élevé. Alors qu'en bourse chômeurs et travailleurs exploités font les frais des spéculations boursières. Du côté des familles, ce sont tout d'abord les enfants puis les conjoint(e)s délaissé(e)s qui doivent souffrir des attentes exagérées des adeptes du "tout, tout de suite".
Des bases solides
Dans la construction d'une famille, seules des bases stables pourront assurer la durabilité de l'édifice : bonne connaissance de son partenaire, accord profond sur les grands choix de l'existence en sont des éléments essentiels. Foi, naturellement aussi, ainsi que quelques priorités communes : style de vie entouré d'amis ou solitaire, profession prioritaire
ou non par rapport à la vie de famille ou encore choix des loisirs. Sur ces bases, les partenaires vont pouvoir construire leur vie conjugale et familiale.
Chaque bonheur, du plus petit à la plus grande surprise, est à placer sur un livret d'épargne sentimental. Le couple verra ainsi son capital confiance et l'estime mutuelle croître régulièrement. En parallèle, la notion de fidélité sera perçue comme une conséquence logique de l'investissement. À l'image des intérêts d'un livret d'épargne qui croissent, peut-être sans coup d'éclat, mais dans une sécurité et une continuité appréciables.
Un autre avantage de cette manière de vivre la famille est offert aux enfants et aux petitsenfants : la construction d'un arbre généalogique qui soit encore un arbre et non un buisson touffu. On sous-estime trop souvent l'impact négatif des divorces, des remariages et des familles recomposées dans le développement de la personnalité des enfants. À l'opposé, soulignons la joie des grands-parents qui peuvent inviter leurs descendants pour des rencontres familiales dans un esprit d'unité. "Des pharisiens vinrent le mettre à l'épreuve en lui demandant : "estil permis à un homme de répudier sa femme pour n'importe quel motif ?". Jésus répondit: "N'avez-vous pas lu que le Créateur, dès le commencement, les fit homme et femme et qu'il dit : c'est pourquoi l'homme quittera son père et sa mère et s'attachera à sa femme, et les deux seront une seule chair. Ainsi ils ne sont plus deux, mais une seule chair. Que l'homme ne sépare donc pas ce que Dieu a uni!"" (Matthieu 19, 3-6).
Le bonheur au rendez-vous
L'intention de ces lignes n'est pas de juger un passé qui ne correspondrait pas à l'idéal familial proposé. Mais l'avenir appartient à chacun et la construction d'un édifice familial solide peut débuter dès aujourd'hui. Comme les intérêts d'un livret d'épargne viennent à coup sûr, gageons que les bonheurs d'une vie familiale stable seront au rendez-vous. Avons-nous cette volonté ?
Gilbert Grezet, pasteur et responsable du Département "Famille" à La Fédération suisse romande des Églises adventistes