L'UDF édite Impulsion. Ce journal, qui paraît entre cinq et neuf fois par an, informe de l'actualité politique suisse et de l'action de l'UDF au niveau fédéral et dans les différents cantons romands. Chaque édition contient également une interview. 

Edition actuelle 5/04 - Août 2004 :

  • Edito : Les problèmes de santé des magistrats, une incitation à prier pour les autorités
  • Nationale : L'UDF soutient l'assurance maternité
  • L'UDF dans les cantons : Nouvelle section régionale sur la Côte
  • Réflexion : Dans quel esprit attendez-vous le retour du Christ?

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Edition actuelle 4/04 - juillet 2004

RUBRIQUE EDITO

Les problèmes de santé des magistrats, une incitation à prier pour les autorités

Rien ne va plus au sein du Conseil d'Etat vaudois. Les démissions se suivent et se ressemblent. Dernière en date, celle de Pierre Chiffelle qui, déjà victime d'un infarctus il y a quatre ans, souffre toujours d'arythmie cardiaque malgré un repos forcé durant la période estivale. De récentes affaires ont vraisemblablement diminué l'état de santé du magistrat. Au début de cette année, il avait poussé à la démission le directeur la FAREAS, Michel Hoffmann. De nombreuses personnes s'étaient insurgées contre sa décision. Il y a eu d'autre part l'affaire des 60 requérants d'asile que la FAREAS voulait installer dans le petit village du pied du Jura de Vugelles-La-Mothe, qui ne compte qu'une centaine d'habitants. Le socialiste était finalement revenu en arrière après une levée de boucliers des habitants du village.
Un an plus tôt, Philippe Biéler, victime d'un excès de fatigue, avait précédemment donné sa démission. Là encore, les pressions auxquelles était soumis l'écologiste avaient fini par le «terrasser». L'actuelle conseillère d'Etat Jacqueline Maurer a elle aussi été victime d'un malaise qui lui a valu quelques semaines d'arrêt de travail. Si ce phénomène semble être propre au canton de Vaud, il faut néanmoins rappeler que c'est le plus grand canton de Suisse romande et que le travail pour quelques 630 000 habitants est des plus harassants. La définition des vaudois de «Il n'y en point comme nous» ne facilite pas la tâche des magistrats de ce canton.
Ces quelques exemples démontrent la difficulté et la charge de la fonction politique. De plus en plus de politiciens jettent l'éponge après quelques années seulement. Dans plusieurs localités, des postes de conseillers municipaux restent vacants, parfois durant plusieurs mois, faute de relève. Dieu, dans sa Parole, nous exhorte à prier pour nos autorités. A la lumière des situations évoquées plus haut, ce passage se révèle d'une actualité renouvelée, et souligne une des premières responsabilités des chrétiens dans ce domaine. Cela pourrait être le premier pas vers une véritable restauration de la responsabilité civique des habitants de notre pays.
Maximilien Bernhard

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RUBRIQUE: Nationale

L'UDF soutient l'assurance maternité


VOTATIONS DU 26 SEPTEMBRE : 1 OUI, 3 NON

Réunis à Olten le 21 août dernier, les délégués de l'Union Démocratique Fédérale (UDF) ont pris position sur les divers objets des votations fédérales du 26 septembre prochain. Ils ont notamment accepté l'assurance maternité.

- Naturalisation facilitée des jeunes de la deuxième génération et acquisition de la nationalité suisse par la troisième génération
L'UDF partage l'avis que les étrangers et étrangères séjournant en Suisse doivent être intégrés et ne s'oppose pas sur le principe de leur naturalisation. Cependant, elle considère que la question doit être vue sous l'angle des appartenances culturelles et religieuses. Un séjour de plus ou moins longue durée ou la naissance en Suisse ne sont pas garants d'un rattachement aux valeurs et à l'identité suisse qui justifieraient une naturalisation facilitée ou l'acquisition automatique de la nationalité. Les critères prévus dans la loi mais surtout leur appréciation par les autorités faciliteraient non seulement l'octroi de la nationalité mais également l'ouverture sur des revendications politiques incompatibles avec les valeurs culturelles et religieuses de la Suisse.
C'est donc par 51 voix contre 3 que les délégués on rejeté la naturalisation facilitée pour les jeunes de la deuxième génération et par 36 contre 17 l'acquisition de la nationalité pour ceux de la troisième génération.

- Initiative populaire ¨Services postaux pour tous¨
Un membre du syndicat de la communication a présenté les arguments plaidant en faveur de l'initiative devant les délégués de l'UDF. Mais considérant que trois des quatre revendications du syndicat ont déjà été prises en compte dans la révision de la loi sur la Poste, les délégués ont rejeté par 34 voix contre 19 le soutien à l'initiative populaire. L'ancrage dans la Constitution d'un financement de la Poste par le contribuable afin d'en assurer le service public n'a donc pas de sens. Alors qu'un service postal qui fonctionne est souhaité de tous, ce carcan juridique ne permettrait pas à la Poste de s'adapter aux conditions du marché et aux besoins des consommateurs.

- Allocations pour perte de gain en cas de service ou de maternité
En tant que parti qui s'engage pour une politique en faveur des familles mais aussi pour une gestion saine des finances de l'Etat, les délégués soutiennent par 32 voix contre 22 une assurance maternité financée par l'assurance perte de gains.
La solution proposée est juste puisque les femmes qui travaillent et cotisent pourront aussi bénéficier des prestations pour pertes de gain. Mais surtout cette solution est financièrement raisonnable et ne constitue pas un nouveau transfert de charges à l'Etat puisque l'APG en est indépendante. Finalement, elle constitue un allégement de la charge globale pour les employeurs et une meilleure répartition des coûts.
Contrairement à l'objet proposé en 1999, l'UDF soutient cette assurance maternité parce que son modèle financier est de toute autre nature. (comm)

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Signez et récoltez des signatures pour le référendum contre le PACS

Dans le monde entier, le statut de l'homosexualité fait débat. L'UDF pense que les implications symboliques et culturelles d'un statut pour les couples de même sexe méritent un débat et une décision non seulement parlementaires mais aussi populaires.
Le référendum lancé par l'UDF avec le soutien des politiciens et gens d'Eglise de différents horizons doit rassembler au moins 50 000 signatures d'ici au 7 octobre prochain. Il reste quelques semaines mais aussi des signatures à récolter.

L'UDF précise que son opposition au Pacs n'est d'aucune façon une attaque contre les personnes homosexuelles. Elle met simplement dans la balance les avantages et inconvénients de l'octroi d'un statut particulier aux couples de même sexe. Sur le plan pratique, mais aussi symbolique. Et de ce dernier point de vue, il est indéniable qu'un partenariat enregistré n'est que la première d'une série de revendications homosexuelles, à témoin les pays pionniers dans ce domaine. Paradoxalement, dans la pratique, seule une très petite minorité des homosexuels recourt au PACS sous ses différentes formes (moins de 1% en moyenne dans les pays scandinaves).
Pour permettre la tenue d'un large débat, et pour préserver le statut du mariage, signez et faites signer ce référendum!


Pour obtenir des formulaires supplémentaires, appelez le 024 425 96 23 ou téléchargez-le depuis www.udf.ch

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Stéphane Derron: l'action de l'UDF est cohérente

Carte d'identité

Né en 1973, Stéphane Derron habite à Muhen dans le canton d'Argovie. Marié, père d'une fille, il a repris des études universitaires après une formation aux CFF. Il est titulaire d'une licence de l'Institut des Hautes Etudes Internationales à Genève.

 

Stéphane Derron-Smonig, vous occupez depuis peu la fonction de secrétaire politique de l'UDF au Palais fédéral. En quoi consiste votre fonction et dans quel contexte ce poste a-t-il été créé?

- Ma fonction consiste d'abord à rechercher et traiter des informations dans les nombreux dossiers politiques, de façon à soutenir l'action de nos deux conseillers nationaux. Je suis également à disposition du secrétariat central et des présidents cantonaux pour les informer et les conseiller dans ces domaines. Désiré depuis longtemps, ce poste n'a finalement pu être créé que grâce au siège supplémentaire que l'UDF a obtenu aux dernières élections.

Qu'est-ce qui vous intéresse dans la chose politique et qui motive votre engagement?

- En tant que politologue, ce qui m'intéresse dans la chose politique est le grand nombre de domaines concernés et la complexité qui découle de leurs imbrications. Voilà qui paraît bien sec et ennuyeux! Or derrière tout cela, il y a des êtres humains qui sont motivés par une vision personnelle de la société et qui s'engagent pour ce qu'ils croient être bon.
En tant que chrétien, ce qui motive mon engagement est la conviction que ceux qui sont animés par la foi en Jésus-Christ se doivent de s'engager aussi dans le monde politique.

- Etiez-vous déjà actif auparavant dans les rangs de l'UDF, ou comment êtes-vous arrivé à ce poste?

J'étais un sympathisant de l'UDF, mais n'en étais jusqu'alors pas membre. C'est le conseiller national Christian Waber qui m'a encouragé à postuler pour ce poste.

D'après vous, l'UDF est-elle une formation politique respectée sous la coupole fédérale?

- Oui et non! Oui parce que c'est un parti dont l'action se base sur des valeurs bibliques et qui ne change pas d'orientation au gré des valeurs à la mode. L'action de l'UDF est cohérente et même courageuse sur les questions qui nous engagent, et cela entraîne le respect. Non car, de la part de certains qui ne partagent pas nos valeurs, nous restons irrespectueusement des «fondamentalistes religieux et intolérants», qui ne sont finalement que deux voix sur 246.

Quels sont les forces et l'utilité de l'UDF par rapport aux autres partis représentés à Berne?

- Je pense que la force et l'utilité de l'UDF résident justement dans le fait que nous défendons des points de vue éthiques qui ne sont pas prioritaires pour les autres partis mais qui n'en préoccupent pas moins un grand nombre de citoyens. Si nos arguments sont sagement formulés et que notre action reste dénuée de tout opportunisme mais animée par l'amour du Christ et du prochain, alors l'UDF a une utilité certaine dans ce pays.

Un parti si petit, peut-il réellement influencer le courant des dossiers politiques au parlement?

- Je pense que l'influence de l'UDF sur les dossiers de politique nationale est bien plus grande que sa taille. En effet, cet engagement dans des domaines qui sont moins prioritaires pour les autres partis nous donnent un rayonnement. C'est le cas dans les dossiers de la politique en matière de drogue, d'une reconnaissance étatique de l'homosexualité ou de l'avortement.

Quels sont les prochains dossiers où l'UDF va se profiler au cours de cette législature?

- Notre législature a débuté avec deux dossiers dont on a maintenant entendu parler, et sur lesquels nous resterons actifs: politique de la drogue et PACS fédéral. Sinon, je pense que les questions relatives au génie génétique, aux allocations familiales et au vieillissement de la population (solidarité entre générations) seront des thèmes où l'UDF pourra se profiler.

Les détracteurs de l'UDF disent volontiers que les exigences éthiques bibliques ne s'adressent pas à la société, mais à l'Eglise, et qu'on ne peut exiger le même standard moral à la population en général. Que leur répondez-vous?

- Il y a même des gens qui pensent que la politique doit se limiter à gérer ce qui existe dans la société et ne pas faire de la morale! De tels points de vue sont pour moi une nouvelle forme d'obscurantisme. Toute société se construit et fonctionne sur la base de valeurs qui constituent une partie de ce que l'on appelle «civilisation». Les dix commandements que Dieu nous a donnés sont à la base de la civilisation judéo-chrétienne dont est issue notre société occidentale. Ils restent valables et s'adressent à tout le monde... pas seulement aux gens d'Eglise. Chercher à vouloir purger ces exigences de notre société, au nom d'un soi-disant «progrès», c'est aller au devant de la mort de cette société.

Au Jour du Christ, les chrétiens ont été appelés à prier pour leur pays et leur commune. Dans quelle mesure, le pays et les autorités ont-elles besoin de la prière des chrétiens? Et qu'est-ce que cela peut changer?

- Ce n'est pas qu'au Jour du Christ que les chrétiens de Suisse ont été appelés à prier pour leurs autorités. L'apôtre Paul déjà encourageait tous les chrétiens à le faire, et ce à une époque où la démocratie n'existait pas, et la Suisse encore moins. Dans quelle mesure prier? Commençons par bénir nos autorités et à demander à Dieu de leur donner la sagesse nécessaire. Demandons aussi pardon au nom du Peuple pour les mauvaises décisions politiques qu'il a prises (je pense là surtout à la question de l'avortement).
Et puis, pourquoi ne pas demander directement à nos autorités des sujets pour lesquels nous pourrions prier? N'oublions pas que derrière la politique il y a des êtres humains qui s'engagent pour des idéaux. Si tous les idéaux ne sont pas dignes d'être soutenus par la prière, tous les êtres humains le sont! Qu'est-ce que cela changera? Je ne le sais pas exactement, mais si la foi déplace des montagnes, alors la Suisse sera bien changée!

 

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RUBRIQUE: L'UDF dans les cantons

Nouvelle section régionale sur la Côte

 

Plusieurs jeunes ont décidé de créer une nouvelle section régionale de la Côte (Vaud). Nous étions trois candidats de cette région à nous lancer dans la course au Conseil national lors des élections fédérales 2003, période pendant laquelle nous avons appris à mieux connaître le milieu de la politique et le fonctionnement de l'UDF. Et nous y avons pris goût!
Les résultats des dernières élections fédérales ont démontré que notre score sur des villes telles que Gland était très bon pour une première participation avec près de 5% des suffrages. Il nous semblait donc important de créer une section qui nous permettra de présenter des candidats aux prochaines élections communales et, nous l'espérons, de décrocher des sièges dans certaines communes.
Nous sommes désormais une équipe dynamique composée entièrement de jeunes (notre moyenne d'âge dépasse tout juste 20 ans). Nous pensons que notre pays a besoin de chrétiens qui s'engagent en politique afin d'y défendre certaines valeurs qui font cruellement défaut, et de promouvoir l'éthique chrétienne.
Si dans certains partis le manque de relève est un problème, ce n'est pas le cas en ce qui concerne notre section. Nous serions même intéressés à compter parmi nous, des personnes d'expérience, pour faire un «mélange détonnant» (Prov. 20, 29)
Avis donc aux amateurs. Notre section a été officiellement fondée le mercredi 1er septembre dernier lors de l'assemblée générale de l'UDF Vaud qui a eu lieu à Gland.


Luc-Olivier Suter, président de l'UDF La Côte

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Parlement des jeunes Européens en Estonie

 

L'aventure a commencé en mai 2003, avec une petite délégation formée d'élèves du gymnase de Nyon, qui se rendait à Bâle pour des sélections nationales.

Les sélections suisses
C'était une grande première pour chacun de nous. Certes la politique nous intéressait. Nous étions motivés et avions envie de nous engager, mais nous ne nous connaissions pas, avions des avis souvent divergents et pendant plusieurs jours nous devrions former une équipe, travailler ensemble.
Nous avions quatre jours pour montrer au jury que nous étions capables de représenter la Suisse et pour donner le meilleur de nous même afin de participer à une session internationale.
Durant ces quelques jours, chaque délégation, venue de toutes les parties de la Suisse, recevait une problématique qu'elle devait étudier et pour laquelle elle devait proposer des solutions. Notre délégation avait hérité d'un sujet houleux et à propos duquel chacun avait son avis: les rapports entre la Suisse et l'Union Européenne. Après plusieurs jours de discussions et de débats enflammés, nous avons pu rédiger une résolution dont chacun était fier.
Tout au long de l'élaboration du texte, nous avons été coachés par des personnes qui maîtrisaient le sujet, une aide très enrichissante pour chacun.
Ensuite, nous avons reçu les résolutions de toutes les délégations présentes. Nous devions les lire, nous faire une opinion, préparer nos questions et nos attaques pour le dernier jour. Celui-ci est vite arrivé. Chaque délégation présentait et défendait sa résolution alors que les autres en relevait les failles. Le débat se déroulait en anglais, en présence du jury et il a duré une journée complète. Au terme de cette journée, on nous annonça que notre délégation avait été choisie pour représenter la Suisse au Parlement des Jeunes Européens. C'était la première fois qu'une délégation suisse romande était retenue.

La session européenne en Estonie
Le départ était prévu pour octobre 2003, à destination de l'Estonie, plus précisément à Tallin sa capitale. Le départ ne s'est pas passé sans appréhensions. Durant le trajet chacun étudiait son dossier. En effet, cette fois, nous allions être dispersés dans des groupes composés de personnes venant de tous les pays. Les thèmes seraient très variés. Le comité que j'ai intégré devait traiter de la politique agricole en Europe.
Pendant une semaine nous avons discuté et débattu de ce thème avec des personnes venant des quatre coins de l'Europe. Nous avons également participé à un Eurovillage, soirée où chaque pays devait préparer une spécialité culinaire. Pour l'occasion, la délégation suisse avait transporté des fours à raclette et des kilos de fromage. Un vif succès comme chacun peut l'imaginer! Nous en avons profité pour présenter différents produits suisses tels que les couteaux Wenger, le team Alinghi, les bonbons Ricola. Ce fut aussi l'occasion pour nous de découvrir des spécialités des autres pays européens.
Les trois derniers jours ont été consacrés aux débats. Tous les comités réunis étaient formés de plusieurs centaines de jeunes et constituaient ensemble le parlement des jeunes Européens. Et, cerise sur le gâteau, l'actuel Président d'Estonie nous a fait l'honneur d'une visite.
Ce voyage a été pour nous tous une expérience enrichissante, qui nous a permis de tisser des liens avec des jeunes de toute l'Europe, d'apprendre à défendre nos idées mais aussi à nous ouvrir à d'autres cultures, à écouter et à respecter d'autres avis. Cette aventure m'a donné goût à la politique, l'envie de m'engager, d'essayer d'améliorer les choses, et de croire qu'en travaillant ensemble un meilleur avenir est possible.
Myriam Nidecker

Pour plus d'informations: www.eyp.ch

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Vaud: Violence juvénile: vers une politique responsable?

La délinquance et l'incivilité juvéniles sont des thèmes qui font malheureusement bien souvent l'actualité de nos quotidiens. «La ville d'Yverdon-les-Bains a mal à ses jeunes», titrait encore récemment le quotidien vaudois 24 Heures. Les effets de la délinquance juvénile ne se sont pas fait attendre. L'insécurité ressentie par la population grandit dans la capitale du Nord-vaudois, comme dans d'autres villes de ce canton. Le problème n'est pas nouveau, certes. Cependant, la manière de les appréhender doit évoluer. En effet, reporter la responsabilité d'une telle situation les uns sur les autres, n'engendre que plus de confusion et d'incompréhension des véritables tenants et aboutissants.

Vers des solutions
Devant un tel constat, il apparaît très vite qu'une mesure isolée est insuffisante. Il devient donc évident que si solution il y a, celle-ci doit inévitablement s'inscrire dans une démarche globale et mobiliser tous les intervenants. Les jeunes, mais aussi les parents, le milieu scolaire et para-scolaire, la police et les autorités politiques ont tous un rôle à jouer pour lutter contre les sources de ce problème ou du moins apporter une pierre à l'édifice.

L'UDF s'engage pour la jeunesse
A Yverdon-les-Bains, l'UDF s'est fixée des objectifs concrets afin de s'engager en faveur de la jeunesse. Au travers de motions pour des places de jeux accueillantes et sûres par exemple, ou au travers de la création d'un centre ouvert à tous les jeunes comme le mentionnait son programme d'action, l'UDF a choisi de faire de la jeunesse l'une de ses priorités. Il est important de relever que sa proposition d'un centre d'accueil pour les jeunes, est devenu une réalité au cours de cette législature.

Importance de la famille
S'il ne fait aucun doute que l'UDF désire s'engager concrètement, il n'en demeure pas moins que pour elle la solution passe avant tout par la famille. L'école ou toute autre structure ne saurait en aucun cas se substituer à l'investissement des parents dans l'éducation de leurs enfants. Dans cette optique, il est indispensable que la politique fiscale ou les allocations familiales soient pensées.
Ce petit tour d'horizon n'est certes pas complet. Le récent regain de violence a suscité au sein de la population un sentiment d'insécurité palpable. Alors que beaucoup nient jusqu'à l'existence de cette réalité, l'UDF a choisi, à Yverdon-les-Bains, de prendre cette situation très au sérieux. Elle a décidé de soutenir, en 2003, un préavis permettant à la deuxième ville du canton de se munir d'une police de proximité efficace en augmentant ses effectifs. Quelques temps auparavant, elle a soutenu l'engagement d'une seconde éducatrice de rue.
Ces choix sont à nos yeux le reflet d'une politique responsable et équilibrée dans l'approche de la problématique des incivilités et de la délinquance juvénile. Nier la nécessité de l'un ou l'autre des maillons de la chaîne ne peut qu'affaiblir les chances réelles de pouvoir réconcilier les générations. L'engagement relève de notre propre responsabilité, et peut-être avant tout, de ne pas condamner sans avoir essayé de lutter.
Gilles Verdon, Conseiller communal UDF, Yverdon-les-Bains

Ndlr : la section UDF Nord-vaudois a organisé le 18 mars dernier un débat sur la problématique de la violence juvénile avec quatre intervenants (éducateur, aumônier de rue, personne formée à l'écoute et police de proximité). Ce débat qui a suscité un vif intérêt et a rencontré un très bon écho dans la presse régionale.

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RUBRIQUE INTERNATIONALE

USA: un président selon Dieu

A deux mois du scrutin, la campagne électorale bat son plein aux Etats-Unis. Les médias nous retransmettent au quotidien le duel amorcé entre Bush le républicain et Kerry le démocrate. Les points sont comptés, les mises au tapis aussi. Ce qui m'a interpellée - et vous sans doute aussi, c'est de voir comment le match se déroule à coups d'accusations, d'attaques, de remises en cause de leur passé respectif, de dénonciations, de diffamations, et même de spots publicitaires. Celui qui démolira le mieux son adversaire, soutenu par les mises de ses lobbies financiers et politiques l'emportera...
Pourquoi les partis, les candidats, les médias et les électeurs ne cherchent-ils pas plutôt à découvrir et mettre en avant les valeurs, les points forts, les bonnes idées, les projets et les objectifs des candidats? Le but n'est-il pas de confier à un homme compétent la direction d'un grand pays? L'important ne me semble pas être «qui» sera à la tête, mais ce qu'il y fera et comment il le fera. Pour cela, qu'il soit un homme selon Dieu qui entre dans le plan de l'Eternel, notre Dieu. Or Philippiens 4, 8 nous dit de rechercher «tout ce qui est vrai, honorable, juste, aimable, tout ce qui mérite l'approbation, ce qui est vertueux et digne de louange.»
Alors comment s'y prendre pour choisir un président? Pourquoi ne prendrions-nous pas modèle ce que Dieu en dit, puisque «c'est Lui qui renverse et qui établit les rois» (Dan. 2, 21)? Quels sont les critères que Dieu retient pour l'élection d'un bon roi? Juges 9, 8-16 relate une campagne électorale avec quatre candidats palpables. Un critère est donné: faire le choix avec bonne foi et intégrité (v. 15-16). Dans 1 Sam. 8, 5;6;9, nous trouvons deux autres critères: prier l'Eternel, et bien s'informer des droits qu'aura celui à qui on va confier le pouvoir. Car les v. 3 et 11-18 montrent les dangers d'élire un gouvernement cupide, se faisant acheter par des présents, violant la justice, exploitant les travailleurs et servant son intérêt personnel et celui de son entourage.
Quels sont les traits caractéristiques d'un bon président pour Dieu? «Celui que je désire pour roi» (1 Sam. 16, 1): ce n'est pas l'apparence qui compte; «regarde au cur» (v. 7). Le prétendant, comme Salomon dans 1 Rois 1, 20, doit «observer les commandements de l'Eternel, en marchant dans ses voies et en gardant ses lois» (2, 2). Il doit être fidèle devant Dieu (v. 4), aimer l'Eternel (3, 3), se présenter en «serviteur», discerner le bien du mal (v. 7-9), avoir «de l'intelligence pour exercer la justice» (v. 10), un cur sage et intelligent (v. 12). Notez que l'expérience et les richesses ne sont pas une nécessité pour Dieu (3, 7;13).
Le meilleur modèle étant Jésus-Christ, «roi de justice, roi de paix (Héb. 7, 1), «un sceptre d'équité; aime la justice, et hait l'iniquité» (Héb. 1, 8), fidèle à celui qui l'a établi» (Héb. 3, 2), et dont on peut dire: «Tes voies sont justes, roi des nations» (Apoc. 15, 3).

Dominique Ardellier

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Rubrique : Réflexion

Dans quel esprit attendez-vous le retour du Christ?


Parce que nous sommes chrétiens, c'est-à-dire nés de nouveau, nous attendons le retour de Jésus de Nazareth. C'est tout à fait logique puisque nous devons prier: «Que ton règne vienne!» Mais son retour implique au minimum deux choses qui nous concernent personnellement: être prêt à l'accueillir et travailler à hâter sa venue.
Répondant aux questions des disciples concernant les signes et le jour de son retour, Jésus a laissé une merveilleuse prophétie rapportée dans trois des quatre Evangiles. Pour ce temps, et nous y sommes, Jésus annonce beaucoup d'événements pénibles et relève que l'état moral des individus sera désastreux. Il le compare au temps de Noé où la méchanceté de l'homme était grande et la terre pleine de violence.
L'épître de Paul à Timothée souligne que dans les derniers jours surgiront des temps difficiles à cause d'êtres humains inconstants et remplis de sottise, qu'il décrit par vingt traits de caractère significatifs.
Est-il besoin de préciser que c'est dans ce contexte là que nous vivons aujourd'hui ? D'où l'exhortation à veiller. Le courant séducteur, subtil, essaie de nous éloigner du Maître en nous occupant tellement que nous n'avons plus de temps pour Lui. Et les chrétiens engagés en politique, malheureusement pas assez nombreux, sont encore plus guettés par ce risque que les autres. Etre prêt, c'est demeurer en communion avec Lui.
Et comment travailler à hâter son retour dans ce monde où ce qui a été annoncé s'accomplit ? N'oublions pas que nous sommes sel de la terre. Nous avons à communiquer le goût du Royaume qui vient. S'engager dans tous les domaines, non pour prendre le pouvoir, mais pour témoigner du Christ dans nos familles, entreprises, sociétés, autorités, bref, dans tout le pays. Cette présence de Dieu au monde, par nous, ne peut nous laisser indifférents et inactifs.
Aujourd'hui, le mal est appelé bien et le bien mal. L'homme se donne des lois pour justifier sa conduite. Dans ce contexte, la tâche ordonnée par Jésus est difficile et dangereuse. Nombreux y laissent leur vie. Mais le commandement demeure: «Avec la force du Saint-Esprit, allez! Dites: repentez-vous, le Royaume de Dieu est proche et Son Roi arrive!»

Jean-Pierre Chapuis, pasteur
retraité, Yverdon-les-Bains

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Rubrique : Agenda

Visite organisée du Palais fédéral

L'UDF Valais a le plaisir de vous inviter à visiter le Palais fédéral durant la session d'automne.

date: lundi 20 septembre 2004

départ depuis Valais, Vaud et Fribourg

renseignements et inscriptions auprès de :
Pierre Cavin, tél. 027 346 19 11, picav@netplus.ch

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