Edition actuelle 5/04 - Août 2004 :
|
Recevoir Impulsions?
Edition actuelle 4/04 - juillet 2004
RUBRIQUE EDITO
Les problèmes de santé des magistrats, une incitation à prier pour les autorités
Rien ne va plus au sein du Conseil d'Etat vaudois. Les démissions
se suivent et se ressemblent. Dernière en date, celle de
Pierre Chiffelle qui, déjà victime d'un infarctus
il y a quatre ans, souffre toujours d'arythmie cardiaque malgré
un repos forcé durant la période estivale. De récentes
affaires ont vraisemblablement diminué l'état de
santé du magistrat. Au début de cette année,
il avait poussé à la démission le directeur
la FAREAS, Michel Hoffmann. De nombreuses personnes s'étaient
insurgées contre sa décision. Il y a eu d'autre
part l'affaire des 60 requérants d'asile que la FAREAS
voulait installer dans le petit village du pied du Jura de Vugelles-La-Mothe,
qui ne compte qu'une centaine d'habitants. Le socialiste était
finalement revenu en arrière après une levée
de boucliers des habitants du village.
Un an plus tôt, Philippe Biéler, victime d'un excès
de fatigue, avait précédemment donné sa démission.
Là encore, les pressions auxquelles était soumis
l'écologiste avaient fini par le «terrasser».
L'actuelle conseillère d'Etat Jacqueline Maurer a elle
aussi été victime d'un malaise qui lui a valu quelques
semaines d'arrêt de travail. Si ce phénomène
semble être propre au canton de Vaud, il faut néanmoins
rappeler que c'est le plus grand canton de Suisse romande et que
le travail pour quelques 630 000 habitants est des plus harassants.
La définition des vaudois de «Il n'y en point comme
nous» ne facilite pas la tâche des magistrats de ce
canton.
Ces quelques exemples démontrent la difficulté et
la charge de la fonction politique. De plus en plus de politiciens
jettent l'éponge après quelques années seulement.
Dans plusieurs localités, des postes de conseillers municipaux
restent vacants, parfois durant plusieurs mois, faute de relève.
Dieu, dans sa Parole, nous exhorte à prier pour nos autorités.
A la lumière des situations évoquées plus
haut, ce passage se révèle d'une actualité
renouvelée, et souligne une des premières responsabilités
des chrétiens dans ce domaine. Cela pourrait être
le premier pas vers une véritable restauration de la responsabilité
civique des habitants de notre pays.
Maximilien Bernhard
RUBRIQUE: Nationale
L'UDF soutient l'assurance maternité
- Initiative populaire ¨Services postaux pour tous¨
Un membre du syndicat de la communication a présenté
les arguments plaidant en faveur de l'initiative devant les délégués
de l'UDF. Mais considérant que trois des quatre revendications
du syndicat ont déjà été prises en
compte dans la révision de la loi sur la Poste, les délégués
ont rejeté par 34 voix contre 19 le soutien à l'initiative
populaire. L'ancrage dans la Constitution d'un financement de
la Poste par le contribuable afin d'en assurer le service public
n'a donc pas de sens. Alors qu'un service postal qui fonctionne
est souhaité de tous, ce carcan juridique ne permettrait
pas à la Poste de s'adapter aux conditions du marché
et aux besoins des consommateurs.
- Allocations pour perte de gain en cas de service ou de maternité
En tant que parti qui s'engage pour une politique en faveur des
familles mais aussi pour une gestion saine des finances de l'Etat,
les délégués soutiennent par 32 voix contre
22 une assurance maternité financée par l'assurance
perte de gains.
La solution proposée est juste puisque les femmes qui travaillent
et cotisent pourront aussi bénéficier des prestations
pour pertes de gain. Mais surtout cette solution est financièrement
raisonnable et ne constitue pas un nouveau transfert de charges
à l'Etat puisque l'APG en est indépendante. Finalement,
elle constitue un allégement de la charge globale pour
les employeurs et une meilleure répartition des coûts.
Contrairement à l'objet proposé en 1999, l'UDF soutient
cette assurance maternité parce que son modèle financier
est de toute autre nature. (comm)
--------------
Signez et récoltez des signatures pour le référendum
contre le PACS
Dans le monde entier, le statut de l'homosexualité fait
débat. L'UDF pense que les implications symboliques et
culturelles d'un statut pour les couples de même sexe méritent
un débat et une décision non seulement parlementaires
mais aussi populaires.
Le référendum lancé par l'UDF avec le soutien
des politiciens et gens d'Eglise de différents horizons
doit rassembler au moins 50 000 signatures d'ici au 7 octobre
prochain. Il reste quelques semaines mais aussi des signatures
à récolter.
L'UDF précise que son opposition au Pacs n'est d'aucune
façon une attaque contre les personnes homosexuelles. Elle
met simplement dans la balance les avantages et inconvénients
de l'octroi d'un statut particulier aux couples de même
sexe. Sur le plan pratique, mais aussi symbolique. Et de ce dernier
point de vue, il est indéniable qu'un partenariat enregistré
n'est que la première d'une série de revendications
homosexuelles, à témoin les pays pionniers dans
ce domaine. Paradoxalement, dans la pratique, seule une très
petite minorité des homosexuels recourt au PACS sous ses
différentes formes (moins de 1% en moyenne dans les pays
scandinaves).
Pour permettre la tenue d'un large débat, et pour préserver
le statut du mariage, signez et faites signer ce référendum!
Pour obtenir des formulaires supplémentaires, appelez le
024 425 96 23 ou téléchargez-le depuis www.udf.ch
--------------
Stéphane Derron: l'action de l'UDF est cohérente

Carte d'identité
Né en 1973, Stéphane Derron habite à Muhen dans le canton d'Argovie. Marié, père d'une fille, il a repris des études universitaires après une formation aux CFF. Il est titulaire d'une licence de l'Institut des Hautes Etudes Internationales à Genève.
Stéphane Derron-Smonig, vous occupez depuis peu la fonction de secrétaire politique de l'UDF au Palais fédéral. En quoi consiste votre fonction et dans quel contexte ce poste a-t-il été créé?
- Ma fonction consiste d'abord à rechercher et traiter des informations dans les nombreux dossiers politiques, de façon à soutenir l'action de nos deux conseillers nationaux. Je suis également à disposition du secrétariat central et des présidents cantonaux pour les informer et les conseiller dans ces domaines. Désiré depuis longtemps, ce poste n'a finalement pu être créé que grâce au siège supplémentaire que l'UDF a obtenu aux dernières élections.
Qu'est-ce qui vous intéresse dans la chose politique et qui motive votre engagement?
- En tant que politologue, ce qui m'intéresse dans la
chose politique est le grand nombre de domaines concernés
et la complexité qui découle de leurs imbrications.
Voilà qui paraît bien sec et ennuyeux! Or derrière
tout cela, il y a des êtres humains qui sont motivés
par une vision personnelle de la société et qui
s'engagent pour ce qu'ils croient être bon.
En tant que chrétien, ce qui motive mon engagement est
la conviction que ceux qui sont animés par la foi en Jésus-Christ
se doivent de s'engager aussi dans le monde politique.
- Etiez-vous déjà actif auparavant dans les rangs de l'UDF, ou comment êtes-vous arrivé à ce poste?
J'étais un sympathisant de l'UDF, mais n'en étais jusqu'alors pas membre. C'est le conseiller national Christian Waber qui m'a encouragé à postuler pour ce poste.
D'après vous, l'UDF est-elle une formation politique respectée sous la coupole fédérale?
- Oui et non! Oui parce que c'est un parti dont l'action se base sur des valeurs bibliques et qui ne change pas d'orientation au gré des valeurs à la mode. L'action de l'UDF est cohérente et même courageuse sur les questions qui nous engagent, et cela entraîne le respect. Non car, de la part de certains qui ne partagent pas nos valeurs, nous restons irrespectueusement des «fondamentalistes religieux et intolérants», qui ne sont finalement que deux voix sur 246.
Quels sont les forces et l'utilité de l'UDF par rapport aux autres partis représentés à Berne?
- Je pense que la force et l'utilité de l'UDF résident justement dans le fait que nous défendons des points de vue éthiques qui ne sont pas prioritaires pour les autres partis mais qui n'en préoccupent pas moins un grand nombre de citoyens. Si nos arguments sont sagement formulés et que notre action reste dénuée de tout opportunisme mais animée par l'amour du Christ et du prochain, alors l'UDF a une utilité certaine dans ce pays.
Un parti si petit, peut-il réellement influencer le courant des dossiers politiques au parlement?
- Je pense que l'influence de l'UDF sur les dossiers de politique nationale est bien plus grande que sa taille. En effet, cet engagement dans des domaines qui sont moins prioritaires pour les autres partis nous donnent un rayonnement. C'est le cas dans les dossiers de la politique en matière de drogue, d'une reconnaissance étatique de l'homosexualité ou de l'avortement.
Quels sont les prochains dossiers où l'UDF va se profiler au cours de cette législature?
- Notre législature a débuté avec deux dossiers dont on a maintenant entendu parler, et sur lesquels nous resterons actifs: politique de la drogue et PACS fédéral. Sinon, je pense que les questions relatives au génie génétique, aux allocations familiales et au vieillissement de la population (solidarité entre générations) seront des thèmes où l'UDF pourra se profiler.
Les détracteurs de l'UDF disent volontiers que les exigences éthiques bibliques ne s'adressent pas à la société, mais à l'Eglise, et qu'on ne peut exiger le même standard moral à la population en général. Que leur répondez-vous?
- Il y a même des gens qui pensent que la politique doit se limiter à gérer ce qui existe dans la société et ne pas faire de la morale! De tels points de vue sont pour moi une nouvelle forme d'obscurantisme. Toute société se construit et fonctionne sur la base de valeurs qui constituent une partie de ce que l'on appelle «civilisation». Les dix commandements que Dieu nous a donnés sont à la base de la civilisation judéo-chrétienne dont est issue notre société occidentale. Ils restent valables et s'adressent à tout le monde... pas seulement aux gens d'Eglise. Chercher à vouloir purger ces exigences de notre société, au nom d'un soi-disant «progrès», c'est aller au devant de la mort de cette société.
Au Jour du Christ, les chrétiens ont été appelés à prier pour leur pays et leur commune. Dans quelle mesure, le pays et les autorités ont-elles besoin de la prière des chrétiens? Et qu'est-ce que cela peut changer?
- Ce n'est pas qu'au Jour du Christ que
les chrétiens de Suisse ont été appelés
à prier pour leurs autorités. L'apôtre Paul
déjà encourageait tous les chrétiens à
le faire, et ce à une époque où la démocratie
n'existait pas, et la Suisse encore moins. Dans quelle mesure
prier? Commençons par bénir nos autorités
et à demander à Dieu de leur donner la sagesse nécessaire.
Demandons aussi pardon au nom du Peuple pour les mauvaises décisions
politiques qu'il a prises (je pense là surtout à
la question de l'avortement).
Et puis, pourquoi ne pas demander directement à nos autorités
des sujets pour lesquels nous pourrions prier? N'oublions pas
que derrière la politique il y a des êtres humains
qui s'engagent pour des idéaux. Si tous les idéaux
ne sont pas dignes d'être soutenus par la prière,
tous les êtres humains le sont! Qu'est-ce que cela changera?
Je ne le sais pas exactement, mais si la foi déplace des
montagnes, alors la Suisse sera bien changée!
RUBRIQUE: L'UDF dans les cantons
Nouvelle section régionale sur la Côte
Plusieurs jeunes ont décidé de créer une
nouvelle section régionale de la Côte (Vaud). Nous
étions trois candidats de cette région à
nous lancer dans la course au Conseil national lors des élections
fédérales 2003, période pendant laquelle
nous avons appris à mieux connaître le milieu de
la politique et le fonctionnement de l'UDF. Et nous y avons pris
goût!
Les résultats des dernières élections fédérales
ont démontré que notre score sur des villes telles
que Gland était très bon pour une première
participation avec près de 5% des suffrages. Il nous semblait
donc important de créer une section qui nous permettra
de présenter des candidats aux prochaines élections
communales et, nous l'espérons, de décrocher des
sièges dans certaines communes.
Nous sommes désormais une équipe dynamique composée
entièrement de jeunes (notre moyenne d'âge dépasse
tout juste 20 ans). Nous pensons que notre pays a besoin de chrétiens
qui s'engagent en politique afin d'y défendre certaines
valeurs qui font cruellement défaut, et de promouvoir l'éthique
chrétienne.
Si dans certains partis le manque de relève est un problème,
ce n'est pas le cas en ce qui concerne notre section. Nous serions
même intéressés à compter parmi nous,
des personnes d'expérience, pour faire un «mélange
détonnant» (Prov. 20, 29)
Avis donc aux amateurs. Notre section a été officiellement
fondée le mercredi 1er septembre dernier lors de l'assemblée
générale de l'UDF Vaud qui a eu lieu à Gland.
Luc-Olivier Suter, président de l'UDF La Côte
-------
Parlement des jeunes Européens en Estonie

L'aventure a commencé en mai 2003, avec une petite délégation formée d'élèves du gymnase de Nyon, qui se rendait à Bâle pour des sélections nationales.
Les sélections suisses
C'était une grande première pour chacun de nous.
Certes la politique nous intéressait. Nous étions
motivés et avions envie de nous engager, mais nous ne nous
connaissions pas, avions des avis souvent divergents et pendant
plusieurs jours nous devrions former une équipe, travailler
ensemble.
Nous avions quatre jours pour montrer au jury que nous étions
capables de représenter la Suisse et pour donner le meilleur
de nous même afin de participer à une session internationale.
Durant ces quelques jours, chaque délégation, venue
de toutes les parties de la Suisse, recevait une problématique
qu'elle devait étudier et pour laquelle elle devait proposer
des solutions. Notre délégation avait hérité
d'un sujet houleux et à propos duquel chacun avait son
avis: les rapports entre la Suisse et l'Union Européenne.
Après plusieurs jours de discussions et de débats
enflammés, nous avons pu rédiger une résolution
dont chacun était fier.
Tout au long de l'élaboration du texte, nous avons été
coachés par des personnes qui maîtrisaient le sujet,
une aide très enrichissante pour chacun.
Ensuite, nous avons reçu les résolutions de toutes
les délégations présentes. Nous devions les
lire, nous faire une opinion, préparer nos questions et
nos attaques pour le dernier jour. Celui-ci est vite arrivé.
Chaque délégation présentait et défendait
sa résolution alors que les autres en relevait les failles.
Le débat se déroulait en anglais, en présence
du jury et il a duré une journée complète.
Au terme de cette journée, on nous annonça que notre
délégation avait été choisie pour
représenter la Suisse au Parlement des Jeunes Européens.
C'était la première fois qu'une délégation
suisse romande était retenue.
La session européenne en Estonie
Le départ était prévu pour octobre 2003,
à destination de l'Estonie, plus précisément
à Tallin sa capitale. Le départ ne s'est pas passé
sans appréhensions. Durant le trajet chacun étudiait
son dossier. En effet, cette fois, nous allions être dispersés
dans des groupes composés de personnes venant de tous les
pays. Les thèmes seraient très variés. Le
comité que j'ai intégré devait traiter de
la politique agricole en Europe.
Pendant une semaine nous avons discuté et débattu
de ce thème avec des personnes venant des quatre coins
de l'Europe. Nous avons également participé à
un Eurovillage, soirée où chaque pays devait préparer
une spécialité culinaire. Pour l'occasion, la délégation
suisse avait transporté des fours à raclette et
des kilos de fromage. Un vif succès comme chacun peut l'imaginer!
Nous en avons profité pour présenter différents
produits suisses tels que les couteaux Wenger, le team Alinghi,
les bonbons Ricola. Ce fut aussi l'occasion pour nous de découvrir
des spécialités des autres pays européens.
Les trois derniers jours ont été consacrés
aux débats. Tous les comités réunis étaient
formés de plusieurs centaines de jeunes et constituaient
ensemble le parlement des jeunes Européens. Et, cerise
sur le gâteau, l'actuel Président d'Estonie nous
a fait l'honneur d'une visite.
Ce voyage a été pour nous tous une expérience
enrichissante, qui nous a permis de tisser des liens avec des
jeunes de toute l'Europe, d'apprendre à défendre
nos idées mais aussi à nous ouvrir à d'autres
cultures, à écouter et à respecter d'autres
avis. Cette aventure m'a donné goût à la politique,
l'envie de m'engager, d'essayer d'améliorer les choses,
et de croire qu'en travaillant ensemble un meilleur avenir est
possible.
Myriam Nidecker
Pour plus d'informations: www.eyp.ch
----------------------
Vaud: Violence juvénile: vers une politique responsable?
La délinquance et l'incivilité juvéniles sont des thèmes qui font malheureusement bien souvent l'actualité de nos quotidiens. «La ville d'Yverdon-les-Bains a mal à ses jeunes», titrait encore récemment le quotidien vaudois 24 Heures. Les effets de la délinquance juvénile ne se sont pas fait attendre. L'insécurité ressentie par la population grandit dans la capitale du Nord-vaudois, comme dans d'autres villes de ce canton. Le problème n'est pas nouveau, certes. Cependant, la manière de les appréhender doit évoluer. En effet, reporter la responsabilité d'une telle situation les uns sur les autres, n'engendre que plus de confusion et d'incompréhension des véritables tenants et aboutissants.
Vers des solutions
Devant un tel constat, il apparaît très vite qu'une
mesure isolée est insuffisante. Il devient donc évident
que si solution il y a, celle-ci doit inévitablement s'inscrire
dans une démarche globale et mobiliser tous les intervenants.
Les jeunes, mais aussi les parents, le milieu scolaire et para-scolaire,
la police et les autorités politiques ont tous un rôle
à jouer pour lutter contre les sources de ce problème
ou du moins apporter une pierre à l'édifice.
L'UDF s'engage pour la jeunesse
A Yverdon-les-Bains, l'UDF s'est fixée des objectifs concrets
afin de s'engager en faveur de la jeunesse. Au travers de motions
pour des places de jeux accueillantes et sûres par exemple,
ou au travers de la création d'un centre ouvert à
tous les jeunes comme le mentionnait son programme d'action, l'UDF
a choisi de faire de la jeunesse l'une de ses priorités.
Il est important de relever que sa proposition d'un centre d'accueil
pour les jeunes, est devenu une réalité au cours
de cette législature.
Importance de la famille
S'il ne fait aucun doute que l'UDF désire s'engager concrètement,
il n'en demeure pas moins que pour elle la solution passe avant
tout par la famille. L'école ou toute autre structure ne
saurait en aucun cas se substituer à l'investissement des
parents dans l'éducation de leurs enfants. Dans cette optique,
il est indispensable que la politique fiscale ou les allocations
familiales soient pensées.
Ce petit tour d'horizon n'est certes pas complet. Le récent
regain de violence a suscité au sein de la population un
sentiment d'insécurité palpable. Alors que beaucoup
nient jusqu'à l'existence de cette réalité,
l'UDF a choisi, à Yverdon-les-Bains, de prendre cette situation
très au sérieux. Elle a décidé de
soutenir, en 2003, un préavis permettant à la deuxième
ville du canton de se munir d'une police de proximité efficace
en augmentant ses effectifs. Quelques temps auparavant, elle a
soutenu l'engagement d'une seconde éducatrice de rue.
Ces choix sont à nos yeux le reflet d'une politique responsable
et équilibrée dans l'approche de la problématique
des incivilités et de la délinquance juvénile.
Nier la nécessité de l'un ou l'autre des maillons
de la chaîne ne peut qu'affaiblir les chances réelles
de pouvoir réconcilier les générations. L'engagement
relève de notre propre responsabilité, et peut-être
avant tout, de ne pas condamner sans avoir essayé de lutter.
Gilles Verdon, Conseiller communal UDF, Yverdon-les-Bains
Ndlr : la section UDF Nord-vaudois a organisé le 18
mars dernier un débat sur la problématique de la
violence juvénile avec quatre intervenants (éducateur,
aumônier de rue, personne formée à l'écoute
et police de proximité). Ce débat qui a suscité
un vif intérêt et a rencontré un très
bon écho dans la presse régionale.
----------------------
RUBRIQUE INTERNATIONALE
USA: un président selon Dieu
A deux mois du scrutin, la campagne électorale bat son
plein aux Etats-Unis. Les médias nous retransmettent au
quotidien le duel amorcé entre Bush le républicain
et Kerry le démocrate. Les points sont comptés,
les mises au tapis aussi. Ce qui m'a interpellée - et vous
sans doute aussi, c'est de voir comment le match se déroule
à coups d'accusations, d'attaques, de remises en cause
de leur passé respectif, de dénonciations, de diffamations,
et même de spots publicitaires. Celui qui démolira
le mieux son adversaire, soutenu par les mises de ses lobbies
financiers et politiques l'emportera...
Pourquoi les partis, les candidats, les médias et les électeurs
ne cherchent-ils pas plutôt à découvrir et
mettre en avant les valeurs, les points forts, les bonnes idées,
les projets et les objectifs des candidats? Le but n'est-il pas
de confier à un homme compétent la direction d'un
grand pays? L'important ne me semble pas être «qui»
sera à la tête, mais ce qu'il y fera et comment il
le fera. Pour cela, qu'il soit un homme selon Dieu qui entre dans
le plan de l'Eternel, notre Dieu. Or Philippiens 4, 8 nous dit
de rechercher «tout ce qui est vrai, honorable, juste, aimable,
tout ce qui mérite l'approbation, ce qui est vertueux et
digne de louange.»
Alors comment s'y prendre pour choisir un président? Pourquoi
ne prendrions-nous pas modèle ce que Dieu en dit, puisque
«c'est Lui qui renverse et qui établit les rois»
(Dan. 2, 21)? Quels sont les critères que Dieu retient
pour l'élection d'un bon roi? Juges 9, 8-16 relate une
campagne électorale avec quatre candidats palpables. Un
critère est donné: faire le choix avec bonne foi
et intégrité (v. 15-16). Dans 1 Sam. 8, 5;6;9, nous
trouvons deux autres critères: prier l'Eternel, et bien
s'informer des droits qu'aura celui à qui on va confier
le pouvoir. Car les v. 3 et 11-18 montrent les dangers d'élire
un gouvernement cupide, se faisant acheter par des présents,
violant la justice, exploitant les travailleurs et servant son
intérêt personnel et celui de son entourage.
Quels sont les traits caractéristiques d'un bon président
pour Dieu? «Celui que je désire pour roi» (1
Sam. 16, 1): ce n'est pas l'apparence qui compte; «regarde
au cur» (v. 7). Le prétendant, comme Salomon dans
1 Rois 1, 20, doit «observer les commandements de l'Eternel,
en marchant dans ses voies et en gardant ses lois» (2, 2).
Il doit être fidèle devant Dieu (v. 4), aimer l'Eternel
(3, 3), se présenter en «serviteur», discerner
le bien du mal (v. 7-9), avoir «de l'intelligence pour exercer
la justice» (v. 10), un cur sage et intelligent (v. 12).
Notez que l'expérience et les richesses ne sont pas une
nécessité pour Dieu (3, 7;13).
Le meilleur modèle étant Jésus-Christ, «roi
de justice, roi de paix (Héb. 7, 1), «un sceptre
d'équité; aime la justice, et hait l'iniquité»
(Héb. 1, 8), fidèle à celui qui l'a établi»
(Héb. 3, 2), et dont on peut dire: «Tes voies sont
justes, roi des nations» (Apoc. 15, 3).
Dominique Ardellier
Rubrique : Réflexion
Dans quel esprit attendez-vous le retour du Christ?
Jean-Pierre Chapuis, pasteur
retraité, Yverdon-les-Bains
----------------------
Rubrique : Agenda
Visite organisée du Palais fédéral
L'UDF Valais a le plaisir de vous inviter à visiter le Palais fédéral durant la session d'automne.
date: lundi 20 septembre 2004
départ depuis Valais, Vaud et Fribourg
renseignements et inscriptions auprès de :
Pierre Cavin, tél. 027 346 19 11, picav@netplus.ch