L'UDF édite Impulsion. Ce journal, qui paraît entre cinq et neuf fois par an, informe de l'actualité politique suisse et de l'action de l'UDF au niveau fédéral et dans les différents cantons romands. Chaque édition contient également une interview.

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Edition actuelle 4/99 - août 1999


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Edito : le 24 octobre, les élections
Cet été, impossible de passer à côté de la foire d'empoigne que se livrent les grands partis politiques suisses, souvent, par médias suisses-alémaniques interposés. "Les radicaux essaieraient de déborder l'UDC par la droite sur la question des étranger", "le PDC essaye de s'approprier les voix de la famille", deux exemples de titres évocateurs sur les tactiques "politicardes" de la période préélectorale. D'autres partis, jaloux de l'image très "médiatiquement correcte" des deux nouveaux Conseillers fédéraux répliquent par des affiches électorales mettant en scène de jeunes femmes dynamiques... Enfin, des initiatives sont lancées à l'exemple de celle qui demande un gel des augmentations d'impôts.
On peut se demander si le but de la politique, c'est uniquement de se profiler avant les élections. Bien sûr, seuls ceux qui auront convaincu les électeurs d'ici au 22 octobre prochain, peuvent espérer récolter leurs voix les 23 et 24 octobre. Mais sérieusement, que penser des propositions pleines de promesses de certains partis? L'approche des élections peut donner l'impression, dans un premier temps, de les sortir de l'immobilisme. Pourtant, à y regarder de plus près, on s'interroge sur ces promesses électorales souvent sans lendemain. Ne serait-il pas plus sage d'évaluer les partis à l'aune du travail effectué sur la durée? Ou encore sur la constance des partis dans les priorités qu'ils défendent depuis de nombreuses années?
L'UDF a choisi de rester fidèle à sa ligne. Le mot opportunisme politicard ne fait pas vraiment partie de son vocabulaire. L'éthique, les valeurs chrétiennes, la famille, la responsabilité individuelle ont constamment imprégné son action. Elles constitueront à l'avenir aussi, ses priorités.
Dès lors, pourquoi ne pas donner sa voix à un parti qui suit une ligne avec détermination, fidélité et conviction? C'est ce que vous propose l'UDF.
Si vous le souhaitez, vous recevrez sur simple demande, un exemplaire de notre programme d'action 1999-2003 (Tél. 033 222 36 37).

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RU 486 médicament ou pesticide? la pilule abortive arrive en Suisse

Le 14 juillet dernier, la tristement célèbre pilule abortive RU 486 était reconnue par l'OICM (Office intercantonal de contrôle des médicaments) comme médicament autorisé en Suisse.
Avec cet enregistrement officiel, nombreux sont ceux qui craignent un pas de plus en direction d'une banalisation de l'avortement, par la mise à disposition de cette pilule sur le marché des médicaments. Banalisation par facilitation de l'interruption de grossesse. On nous assure aujourd'hui qu'elle ne sera en aucun cas disponible en marché libre. C'est bien! Mais qu'en sera-t-il demain?
Cette décision nous pousse à poser une première question fondamentale à nos autorités sanitaires: est-il moralement acceptable de qualifier de médicament un produit mortellement efficace, dont le but est d'éliminer des êtres humains en croissance dans le sein maternel?
Face à l'argumentation de plusieurs partisans du RU 486 - qui représente selon eux "une avancée spectaculaire pour les femmes" - et sans développer ici toutes les questions éthiques que pose l'utilisation de ce véritable pesticide anti-humain, osons donc une question toute pratique : quelle facilité un avortement avec le RU 486 apporte-t-il à la femme? Le témoignage de plusieurs femmes qui y ont recouru semble démontrer que la réalité soit assez différente, et que nous soyons en fait assez loin d'une trouvaille extraordinaire. Ed Sakiz, alors président de Roussel-Uclaf, a déclaré "que si aucun anesthésique n'était nécessaire pour un avortement par le RU 486, une femme qui veut mettre un terme à sa grossesse en employant cette technique doit vivre une semaine avec son avortement. C'est une redoutable épreuve psychologique."
Les témoignages des femmes ayant choisi le RU 486 pour leur avortement dans d'autres pays, semblent montrer un isolement supplémentaire de la femme, qui se retrouve plus seule que jamais face à l'avortement.
Une de mes amies l'a très bien décrit: "Avorter seule dans le sang... La pilule abortive ne fait que de nous replonger dans l'horreur des avortements clandestins : nous sommes revenues au point de départ". Cela semble dur à tel point que l'on pourrait presque penser que si certains avaient voulu cyniquement faire payer un prix aux femmes qui désirent avorter ou si des "méchants" avaient pensé qu'il fallait trouver un moyen pour que les femmes qui avortent se rendent vraiment compte de ce qu'elles font: on n'aurait pas trouvé mieux que la RU 486!
Devant cette réalité, et même du point de vue des partisans de l'avortement, comment peut-on parler de progrès et d'avancée pour les femmes? En fait, cette pilule de mort n'est en rien un progrès pour notre société: elle est un pas de plus dans la descente en enfer de la solitude et de l'horreur; un pas de plus dans cette culture de mort, dans laquelle notre société s'enfonce toujours plus.
Jusqu'où ira-t-elle? Ou plutôt, jusqu'où ira-t-elle avant que nous ne réagissions? Et, jusqu'où l'Eglise va-t-elle se laisser entraîner sans crier "halte"?
Cette descente, douce mais certaine, s'accentue ces dernières années: distribution d'héroïne à nos jeunes, ouvertures vers l'euthanasie, libéralisation du meurtre d'enfants à naître, tentative de légalisation du couple homosexuel.
Cette pression constante va-t-elle peut-être aider les chrétiens à comprendre la nécessité d'un engagement chrétien en politique? d'une repentance et d'un engagement clair et déterminé sur ces questions d'éthique fondamentale.
Florian Rochat

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Votation du 13 juin sur l'héroïne. Interprétation du résultat
C'est de peu que les Suisses ont accepté le programme de distribution d'héroïne sous contrôle médical. Comme on pouvait s'y attendre, Zurich a pesé de tout son poids sur le résultat final. Il faut dire que la menace de nouvelles scènes ouvertes de la drogue, brandie par l'Office Fédéral de la Santé au cours de la campagne y a fait mouche. Et cela, bien que l'argument soit tout à fait discutable.
Le référendum demandé par l'UDF montre que l'engagement politique de notre parti reflète les préoccupations et les convictions d'une part importante de la population. Quelque 45% des votants se sont en effet opposés à la politique de Mme Dreifuss.
Pour Christian Waber, président suisse de l'UDF, "cette votation constitue un signal clair dont les autorités fédérales devront tenir compte pour leur politique de la drogue". On sait depuis longtemps que le projet de révision de la loi sur les stupéfiants attendait cette votation-test pour savoir si elle allait inclure la dépénalisation de la consommation de drogues. L'UDF considère que les Suisses ont largement montré avec leur vote qu'ils ne voulaient pas d'un scénario tel qu'aux Pays-Bas, où les vendeurs de drogue interpellent les passants à chaque "coin de rue".
L'UDF continuera à se battre pour que la politique de la drogue vise à libérer les toxicomanes de leur consommation de stupéfiants, et non pas à les maintenir dans leur dépendance destructrice.
(UDF Suisse)

 
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Christine Boutin, le plein d'énergie au service de la vie
Christine Boutin, députée à l'Assemblée nationale française, apparentée UDF, s'est illustrée au cours de ces dernières années, notamment dans le débat du PACS - le partenariat homosexuel - qu'elle a combattu avec vigueur.
Si Christine Boutin est devenue une élue locale, c'est parce que depuis tout petit, elle souhaitait servir les autres. Pas question pour autant, de porter les couleurs d'un parti.
Les études l'ont amenée à Paris. Mariée à un informaticien, mère de trois enfants, elle s'est installée à Rambouillet dans la région parisienne. Là, en 1977, elle y a été élue maire-adjointe, avant de succéder au maire à son départ.
L'élection de Mitterrand à la présidence française marqua un premier tournant dans son engagement politique. Si elle n'était d'aucun parti, elle n'était "par contre pas une femme de gauche". C'est alors qu'elle s'est présentée contre le Conseil général socialiste, qui n'avait aucun adversaire. Elle a été élue. Elle a alors choisi d'entrer à l'UDF.
En 1986, elle fait son entrée à l'Assemblée nationale. Elle y sera réélue en 1988, 1993 et 1997.
1987 marqua un autre tournant dans son engagement politique, une prise de conscience. "En effet, je m'étais tue en 1975 lors de l'adoption de la loi Veil autorisant l'avortement. Aujourd'hui, je crois pouvoir dire, avec tristesse, que je suis la seule députée qui lutte clairement par la parole et par l'action contre l'avortement" déclare-t-elle.
Votre engagement pour la vie et la famille est reconnu en France. N'avez-vous pas réussi à créer un mouvement politique plus large pour ces causes? Pour la vie non, pour la famille oui. Ce n'est pas difficile de comprendre pourquoi. En France, le mot avortement n'est pas sorti du silence. Nous n'avons pas le droit de parler d'avortement. Tout le monde a peur de l'évoquer.
Lorsque je suis arrivée à l'Assemblée nationale en 1986, parler de la famille, c'était Pétain, c'était l'extrême droite. Je dois dire que ma seule victoire politique, c'est d'avoir sorti le mot famille du silence. Aujourd'hui, dans la vie politique française, on parle de la famille. Même s'il est certain que tout le monde ne met pas la même signification derrière ce terme. Le mot avortement n'est pas sorti du silence, il demeure un tabou.
Comment expliquez-vous cette difficulté de rassembler les politiciens français sur ces thèmes? Depuis le siècle des Lumières, la France connaît une séparation entre vie publique et vie privée. Elle arrive à l'aberration suivante: aujourd'hui, certains hommes et des femmes politiques croient à la famille, au respect de la vie, mais sont convaincus que cela ressort de la vie privée. Conséquence, ils votent à l'inverse de leurs convictions, pour montrer qu'ils sont indépendants de leur vie privée.
Cela s'exprime également quant certains politiciens vont à la messe et s'y agenouillent lorsqu'ils y vont en privé, mais lorsqu'ils représentent l'Etat, ils ne le font pas. Pour ma part, je ne fais pas de différence.
A vous entendre, on a l'impression que vous approuvez le déroulement très public du "procès Clinton" dans l'affaire Lewinsky? Je pense que la vie publique et la vie privée doivent être cohérentes. Je crois que l'homme tire sa noblesse quand il est humble et qu'il n'a pas deux personnalités. "Dieu d'abord servi".
Bien sûr que les politiciens doivent avoir une vie publique et une vie privée. Aucun journaliste n'a mis le nez dans ma maison. Toutefois, il m'importe d'avoir un discours cohérent entre ma vie publique et ma vie de famille.
Parlons du PACS, comment expliquez-vous l'évolution très rapide des revendications gays et l'écho trouvé auprès des politiciens? Depuis que je suis élue à l'Assemblée nationale en 1986, je vois le puzzle se construire, les éléments se mettre en place. Il s'agit en fait d'un soubresaut de la culture Mai 68. Puisque rien n'est interdit, tous les comportements sexuels sont équivalents. Cette idée est entrée dans les mentalités, amplifiée par la maladie du sida. Même si personne n'a voulu l'admettre, le sida touchait principalement les homosexuels. Au courant libertaire s'est ajoutée la compassion pour les personnes malades du sida. Une alliance objective, non planifiée, s'est constituée entre le courant libertaire et les personnes remplies de compassion pour les homosexuels, à cause du sida.
C'est alors qu'au lieu d'entendre des prises de positions claires, les élus de droite ont été complètement tétanisés, de peur d'être traités de passéistes. Un silence s'est alors installé. Et une voie royale s'est ouverte pour les idées gays.
Pensez-vous que le modèle français pourrait faire école dans d'autres pays? L'image de la France en Europe dépasse la réalité. C'est un peu l'élève modèle des Droits de l'homme, ce qui est un peu honteux au vu des options qu'elle choisit. La France joue un rôle particulier dans les sujets de société telle la bioéthique par exemple. A partir du moment où la France prend une décision, plusieurs pays l'imiteront, notamment les pays d'Afrique francophone.
Le PACS devrait en principe être accepté. Vous n'allez pas en rester là...
Je ne baisse jamais les bras. Tant que le texte n'est pas adopté définitivement, il est encore possible d'influencer le débat, même si de nombreuses erreurs se sont produites au cours de la procédure.
Si le PACS était adopté, nous ferions bien évidemment recours au Conseil constitutionnel. Ce texte, que je considère comme quasi inapplicable, est surtout symbolique. Il va donner du grain à moudre aux avocats. Mais c'est surtout un état d'esprit qui va changer. Nous allons assister à une normalisation de la relation homosexuelle.
Que se passera-t-il si vous perdiez sur toute la ligne et que le PACS entrait en vigueur? La Cour européenne de la justice est l'échelon de recours suivant, mais pour cela il faudra qu'il y ait un litige entre individus, ce que nous devrions trouver sans grande difficulté.
Il est évident que depuis 1997, je savais que mathématiquement, il était très difficile de gagner ce combat, la gauche était majoritaire à l'Assemblée nationale. Fallait-il dès lors, renoncer à mener ce combat? Faut-il renoncer à mener les combats perdus? Pour ma part, je considère qu'ils valent toutefois la peine d'être menés. Ce débat a permis à un certain nombre de Français de prendre conscience de ce qui se passait au niveau éthique dans notre pays. D'ailleurs un grand nombre de Français de la campagne sont complètement stupéfaits des décisions politiques.
La manifestation du 31 janvier qui a connu un succès extraordinaire: personne en France n'est capable de rassembler un aussi grand nombre (contrôlé) de personnes dans la rue. Même si des chiffres très extravagants sont annoncés à l'occasion d'autres manifestations, le gouvernement sait qu'ils ne sont pas réels. Cette manifestation a provoqué une discussion sur le fond, et non pas sur les chiffres, qui eux n'étaient pas contestables. La foule comptait de nombreux jeunes.
Nous allons perdre la bataille du PACS. Mais le mouvement est engagé pour les prochaines échéances. Et je sais que je suis capable de mobiliser 100 000 personnes en France.
Comment interprétez-vous le silence des autorités suite à cette manifestation? Mieux valait pour eux ne pas en parler. Mais la couverture médiatique, excellente, a provoqué une prise de conscience au sein de la population, ce qui est précieux.
Le gouvernement a donné des gages dans le domaine du PACS à l'extrême gauche, vu qu'il ne pouvait pas en donner au niveau économique. Je pense toutefois que certains membres du gouvernement n'étaient pas favorables au PACS, tout comme plusieurs députés socialistes eux aussi.
Quelle différence faites-vous entre l'homosexuel et l'homosexualité? J'ai le plus grand respect pour les personnes homosexuelles, car elles sont des personnes à l'image de Dieu. Il m'est par contre impossible d'ériger l'homosexualité comme une norme sociale. Parce qu'il s'agit en réalité d'un fractionnement contraire à la République universelle. Dès lors que vous acceptez des comportements homosexuels, vous allez avoir des droits et des devoirs. On peut imaginer que par exemple les joueurs de boules demandent eux aussi des droits, en tant que communauté minoritaire. C'est faire croire que tous les comportements sont équivalents. En plus, derrière le débat du PACS, il existe une volonté d'adopter des enfants.
La toute petite communauté homosexuelle a une revendication de reconnaissance tragique, pathétique. Qu'il y ait des problèmes et des comportements inacceptables à leur endroit, je le reconnais. Mais la loi actuelle permet de louer un appartement à deux ou d'acheter un bien immobilier à deux, sans qu'il y ait la dimension sexuelle.
D'ailleurs pour faire passer le texte, il a fallu intégrer les concubins hétérosexuels, qui ne sont pas intéressés par ces textes, puisqu'ils ont justement choisi de ne pas se marier.
Vous avez évoqué les enfants, qu'en est-il exactement? Nous vivons à une époque où l'on n'a jamais parlé autant des enfants. De nombreux textes les concernant ont été adoptés, notamment en regard à un nombre sans précédent d'enfants maltraités. Et paradoxalement, les lois votées en France, en Europe donnent la priorité aux désirs des adultes par rapport aux enfants.
Personne ne sait aujourd'hui les conséquences d'être élevé de parents de même sexe.
Votre prochain cheval de bataille? Les lois bioéthiques, avec la loi sur le statut de l'embryon, la politique de la famille. J'aimerais d'autre part faire prendre conscience à nos concitoyens de la nécessité de clarifier notre rapport à l'argent. La question que je pose est la suivante: est-il juste et bon de faire fructifier de l'argent sur de l'argent sans passer par le travail?
Propos receuillis par C.W.

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Vaud : L'UDF, liste 5, 14 candidats
Pour la seconde fois, l'Union Démocratique Fédérale (UDF) Vaud présente des candidats aux élections fédérales
Premier parti des viennent ensuite en 1995, l'UDF Vaud croit en ses chances de décrocher un siège à l'occasion des élections de cet automne. Le résultat obtenu par son récent référendum contre la distribution d'héroïne démontre que la politique éthique menée par l'UDF répond aux préoccupations des Romands. En effet, la quasi totalité des cantons romands ont suivi la position de l'UDF en matière de drogue.
En quatre ans, l'UDF a connu plusieurs succès. Les élections communales de 1997 ont permis l'entrée de l'UDF au législatif notamment d'Yverdon, seconde ville du canton, ainsi que dans la commune politique du Chenit, à la Vallée de Joux. L'UDF compte d'autres élus aussi bien à l'exécutif qu'au législatif de différentes localités vaudoises.
Les années 80 ont été marquées par une succession d'enjeux écologiques, alors que la fin des années 90 se caractérise par de nombreux débats à dimension éthique. Il est donc normal que les années 90 soient celles du développement de partis qui axent leur politique sur les questions éthiques. Ces dernières constituent la priorité de l'UDF. C'est d'ailleurs le principal élément rassembleur du parti sur le plan suisse.
Les priorités de l'UDF pour les années à venir sont la défense des intérêts de la famille, la protection de la vie, ainsi qu'une politique de la santé raisonnable et accessible à tous.
Liste des candidats UDF présentée
1. Florian Rochat, Morez (France), Pasteur
2. Florian Rochat, Morez (France), Pasteur
3. Armin Suter, Aubonne, Agriculteur, Ancien syndic
4. Armin Suter, Aubonne, Agriculteur, Ancien syndic
5. Christine Cretin-Meylan, Le Sentier, Employée postale, Conseillère communale, Ancienne présidente du Conseil communal
6. Christine Cretin-Meylan, Le Sentier, Employée postale, Conseillère communale, Ancienne présidente du Conseil communal
7. Dupuis Myrian, Les Bioux, Infirmière, Co-présidente de l'Aide Suisse pour la mère et l'enfant
8. Roger Roch, L'Abergement, Chef d'entreprise, Municipal
9. Jacques-Daniel Rochat, Chexbres, Pasteur-Evangéliste, Créateur multimédia, Initiateur de la Charte 91
10. Damaris Brasey , Yverdon, Assistante déléguée médicale/maman, Conseillère communale
11. Jacques Guignard, La Rogivue, Courtier
12. Véronique Rochat, Chexbres, Mère au foyer
13. Maximilien Bernhard, Yverdon Technicien ET, Conseiller communal
14. Philippe Kappeler, Aigle Enseignant
15. Claude-Alain Romailler, Yverdon, Chef d'entreprise, Conseiller communal
16. Daniel Rothen, Gryon, Employé de commerce
17. Yves-Pascal Suter, Bugnaux/Rolle, Etudiant.
(comm)

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Un pasteur participe aux élections
Le pasteur des Assemblées Evangéliques de Suisse Romande (AESR) qui voulait se lancer dans la course des élections fédérales de cet automne pourra finalement le faire. Non sans concession.
D'un commun accord, les instances dirigeantes des AESR et Florian Rochat, ont mis un terme au mandat pastoral dans le cadre de l'implantation d'une église à Morez (F) qui lui avait confié. Si les dirigeants des AESR lui reconnaissent un ministère particulier, il n'était toutefois pas souhaitable que celui-ci se développe au sein de leur union d'églises, qui ne veut pas que leurs salariés exercent un double mandat, à la fois pastoral et politique. Les AESR se sont assurées que le groupe de soutien dont dépendait Florian Rochat, reprenne la responsabilité spirituelle et financière de son ministère.
Florian Rochat est donc libre de poursuivre son engagement au service de l'éthique dans la politique. Il sera donc candidat sur la liste de l'Union Démocratique Fédérale (Vaud) avec la particularité d'être à la fois pasteur et Suisse de l'étranger.
Vu l'accord et le soutien de son église pour ce double-ministère, il reste pasteur de l'église locale de Morez (F).
L'engagement de Florian comme candidat UDF en 1995 avait provoqué un vif débat au sein des Assemblées Evangéliques de Suisse Romande (AESR). Les deux dernières éditions des Rencontres Générales, avaient statué sur l'engagement politique de ses pasteurs et salariés.
(SPC/UDF Vaud)

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Genève : Mot d'ordre pour la votation sur la baisse des impôts
Le 26 septembre, les Genevois devront se prononcer sur une initiative libérale (soutenue par le PDC) proposant une baisse des impôts de 5% en 2000, puis de 12% d'ici 2003. Une aubaine? A première vue peut-être, mais attention! Au-delà de la séduction que cela représente pour le porte-monnaie de chacun, les initiateurs déclarent vouloir forcer l'Etat à se réformer. Dans quel sens? La droite veut moins d'Etat. S'il engrange moins d'argent, l'Etat pourra moins en distribuer et il perdra de son pouvoir. Moins d'impôts signifierait moins de prestations (allocations, déductions, subventions, social). C'est tellement vrai que Micheline Calmy-Rey a déjà préparé un projet d'harmonisation fiscale approuvé par le Grand Conseil, renforçant la taxation des rentes AVS et des allocations familiales, et plafonnant les déductions des primes d'assurances maladies. Qui y gagnera? Les hauts revenus et l'économie, aux dépens des revenus modestes. Examinons les faits:
- La publicité pour ces votations dans les journaux compare deux cantons, prouvant ainsi que nous sommes plus taxés à Genève. Mais méfiez-vous! Elle ne tient pas compte des déductions autorisées à Genève, ce qui fausse les chiffres en faveur de l'initiative.
- Le 20 décembre dernier, nos politiciens nous poussaient à accepter des restrictions draconiennes pour sortir d'un déficit désespéré. Etonnant que six mois plus tard, ils disposent tout à coup des ressources qui rendent possible une baisse d'impôts de 12%? Jérémie 9, 5 nous met en garde: "Ils se jouent les uns des autres, et ne disent point la vérité. Ils exercent leur langue à mentir, ils s'appliquent à faire le mal".
- Regardez le PDC qui affirme soutenir et défendre la famille. Il a pris position pour la légalisation de l'avortement. Et vous le croiriez aujourd'hui, alors qu'il soutient un projet qui pénalisera les allocations familiales?
L'argent est une décision politique. L'endettement de l'Etat est voulu des élites financières; cela enrichit les banques. Les républicains veulent aussi baisser les impôts aux USA. Il y a une volonté politique derrière bien déterminée: moins d'Etat, moins de social et de solidarité. Juste une économie flamboyante. Car moins d'impôts et moins de charges sociales pour une entreprise, c'est davantage de bénéfices. Ne tombez pas dans le panneau le 26 septembre, votez NON.
Dominique Ardellier

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Neuchâtel :
La section ne participe pas aux élections fédérales. Priorité à l'organisation cantonale
Bizarre. Quand le chômage augmente, cela fait les grands titres des journaux. Notre canton, qui a dû souvent faire face à un taux de chômage élevé, a néanmoins vu ce taux s'abaisser de 1,1% de fin février à fin juillet. Il a passé de 4,9% à 3,8%. Très réjouissant. Mais dans notre canton, c'est pour l'instant l'Expo.01 qui anime la scène politique. Après le licenciement de Jacqueline Fendt, beaucoup désirent le départ de Francis Matthey. Sera-t-il le centre des débats électoraux de cet automne? Les cinq sièges du Conseil national et les deux pour le Conseil des Etats seront certainement pourvus par les libéraux, radicaux et socialistes. Mais, comme dans le sport, rien n'est jamais joué d'avance. Du côté de l'UDF, il reste beaucoup à faire dans notre canton. Le plus important, c'est d'informer les chrétiens. Pour cela, nous sommes également prêts à présenter notre engagement dans les églises.
Notre objectif actuel, c'est de créer des sections de district et de présenter des candidats aux élections communales du printemps 2000.
Christof von Allmen

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Brèves
Berne
La section bernoise présente deux listes de 27 candidats aux élections de cet automne. La liste principale contient notamment la candidature du Conseiller national sortant, Christian Waber. La seconde liste est celle des jeunes, le plus jeune candidat ayant juste 21 ans.
Ces deux listes portent respectivement le numéro 19 et 20.
Découvrez l'UDF Berne sur internet: www.edu-be.ch
Personnel
Après un engagement de plusieurs années, Charles Schneiter, 1er vice-président de l'UDF Suisse, a donné sa démission à l'occasion du congrès annuel 1999. Son successeur, élu à cette occasion, s'appelle Peter Bonsack. Marié, père de huit enfants, il est responsable du cimetière de la ville de Bienne. Actif depuis plusieurs années à l'UDF, notamment comme vice-président de la section bernoise de l'UDF, il est appelé à jouer - en tant que bilingue - un rôle clé dans la communication au sein du parti entre Romands et Alémaniques.
En outre, le congrès annuel a également élu une nouvelle secrétaire en remplacement de Christine Nöthiger. Il s'agit de Renate Happel de Buchs (SG).
Grand conseil bernois
Suite au résultat serré de la votation pour la distribution d'héroïne sous contrôle médical, le député UDF bernois Fred Schneiter a profité de la session d'été du Grand Conseil pour demander au Conseil d'Etat quelle politique il entendait mener en la matière au vu du résultat du vote du 13 juin.
En réponse, Samuel Bhend (PS), directeur de la Santé, a affirmé que les centres de distribution d'héroïne allaient prendre les "précautions nécessaires" et veiller au nombre de personnes prises en charge. Le Conseiller d'Etat a toutefois qualifié cette thérapie de succès. En automne 98, le Grand Conseil avait adopté l'augmentation d'un crédit pour ce programme et autorisé l'augmentation du nombre de places de 250 à 500.
Abonnement
La Poste a révisé les conditions pour l'obtention des tarifs privilégiés pour l'envoi des journaux pour l'an prochain. Les exigences sont toujours plus élevées. L'UDF souhaite continuer d'envoyer des informations pertinentes sur l'actualité politique suisse. C'est en réglant votre abonnement que vous nous permettrez de continuer à vous adresser Impulsion à l'avenir.

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Politique internationale
Les Etats-Unis aiment s'occuper des affaires du monde. "De quoi se mêlent-ils?" entend-on souvent dire… Regardez la guerre du Golfe, le Kosovo, le processus de paix entre Israël et les Palestiniens. Force militaire, ils montrent aussi leur force économique, par l'embargo ou en imposant des sanctions douanières, comme dans l'affaire des bananes et celle du boeuf aux hormones.
Force policière également, présente sur la scène internationale à travers le FBI. Ce dernier a fusionné avec le KGB en 1994. "Ils ont un même dessein", dit la Bible en Apocalypse 17,13.
En 1997, le FBI a doublé le nombre de ses bureaux à l'étranger, qui sont passés de 23 à 46. Le nombre des agents spéciaux affectés à l'étranger est passé de 70 à 129. De nouveaux bureaux ont été ouverts, notamment à Pékin, au Caire, à Tel-Aviv et à Islamabad au Pakistan. A Prague, le FBI entraîne les commandos SOKO, chargés de combattre le trafic des êtres humains. En Hongrie, il finance un corps de police spécialisé dans la lutte contre la criminalité organisée. A Budapest, depuis 1996, la Law Enforcement Academy, soutenue par Clinton, forme 250 super-agents chaque année, dans le but d'une coopération policière informelle entre le FBI et les polices nationales des pays de l'Est. De nouvelles académies ont vu le jour en 1998 en Amérique latine et en Asie. Cela peut paraître sécurisant. Mais quelle est leur intention ?
L'Amérique met son oeil partout. Mais méfions-nous de "l'oeil qui voit tout"! Avez-vous déjà observé un billet de 1 dollar américain? C'est Franklin Roosevelt qui a placé, dans le cercle de gauche, le logo de la franc-maçonnerie internationale: l'oeil de Lucifer (l'oeil qui voit tout, symbolisant l'occupation globale), surmontant une pyramide à 33 étages (les 33 degrés d'initiation des francs-maçons). Il l'a fait après la grande dépression de 1929, sur conseil du New Deal: officiellement un comité de ministres, officieusement une organisation maçonnique ayant pour objectif l'occupation globale par l'endettement des pays au moyen des intérêts. La dette des Etats-Unis est déjà de 26 milliards de dollars…
La Commission trilatérale qui est présidée par le banquier David Rockefeller (propriétaire de la Banque de Réserve américaine), a pour but le contrôle mondial de la politique, de la finance et de la religion. Sa politique d'infiltration se fait grâce à la globalisation, l'envoi d'agents et la création de guerres.
Et si, au lieu de "De quoi se mêlent-ils", la question était "Pourquoi s'en mêlent-ils"? Ne cherchent-ils pas "la royauté sur les rois de la terre", selon Apocalypse 17, 18?
Dominique Ardellier

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Réflexion d'un pasteur invité de l'édition
Moins solitaire, plus solidaire
L'année internationale de la personne âgée a comme thème "Une société pour toutes les générations". Nous sommes donc tous concernés, du plus jeune au plus âgé. L'aîné ne dira plus "Ah! de notre temps", de même que le jeune "ton truc, mon vieux, c'est dépassé". Les défis à relever du sens et du vécu de nos relations sociales sont si considérables qu'un clivage accentué entre générations serait catastrophique. Citons certaines valeurs (hédonisme) et moyens de communication (internet). Ils sont si différents entre les générations, qu'ils peuvent nous conduire dans des isolements dévastateurs.
Préconiser une société moins solitaire et plus solidaire est un slogan à retenir. N'est-ce pas aussi un des piliers sous-jacents du monde biblique? En effet, la pérennité de la communauté israélite reposait sur des relations sociales obligées: "tu honoreras ton père et ta mère" et "tu inculqueras ces lois à tes enfants". De même, nous connaissons ces paroles des apôtres en faveur de l'unité de la famille et de l'Eglise qui touchent les générations: "Parents, n'irritez pas vos enfants" ou "Jeunes gens, soumettez-vous aux responsables de l'Eglise". La paix sociale promue par la Parole de Dieu devait par ailleurs favoriser l'expression de la foi et la qualité de la vie (1 Tim. 2,2).
Bien sûr, les tensions entre générations dues entre autres à la modernité seront toujours présentes. Mais la volonté de vivre ensemble, quel que soit l'âge, doit rester prioritaire. Au-delà des problèmes éthiques et technologiques, nous avons des besoins communs de l'ordre de la création: besoins d'affection, de soutien émotionnel, de contact physique, d'échanges de connaissances et d'expériences, besoins de respect et d'amour. Heureuses les générations qui vivent dans cette société là; un bel avenir les attend.
Olivier Cretegny, pasteur AESR
Aumônier à Praz--Soleil, EMS des AESR à Château d'oex

 

Réalisation Mégaphone