L'UDF édite Impulsion. Ce journal, qui paraît entre cinq et neuf fois par an, informe de l'actualité politique suisse et de l'action de l'UDF au niveau fédéral et dans les différents cantons romands. Chaque édition contient également une interview. 

Edition de septembre 2002 (5/02) :

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Edition 5/02 - septembre 2002

RUBRIQUE EDITO

La votation du 22 septembre pose la question de la solidarité
Le 22 septembre, les Suisses devront se prononcer sur l'idée de la Fondation Suisse Solidaire. Le contre-projet qu'oppose le Conseil fédéral à l'initiative «L'or à l'AVS» de l'UDC, prévoit en effet de consacrer un tiers des revenus de l'excédent d'or de la Banque Nationale Suisse (BNS) à cette fondation pour les trente prochaines années. L'UDF a pris divers éléments en considération, notamment la clé de répartition AVS-cantons-fondation, consensus bien helvétique. Mais c'est sans doute l'argument de la solidarité qui a pesé le plus lourd dans sa décision, choisissant d'être plus généreux à l'égard des plus démunis, tant en Suisse qu'à l'étranger.
L'idée de lutter contre la pauvreté par le biais de divers projets nationaux et internationaux est plus que jamais d'actualité et mérite d'être soutenue. La vocation humanitaire de notre pays est clairement engagée. La question qui se pose est donc de savoir si nous sommes prêts à faire un pas décisif en direction de cette nouvelle institution au détriment, il est vrai, d'intérêts propres.
Un des éléments clés de la bénédiction de Dieu sur notre pays provient incontestablement du principe de «savoir donner pour recevoir». La Suisse est engagée dans plusieurs projets d'aide humanitaire. La création d'une telle fondation serait donc une valeur ajoutée à ce qui se fait aujourd'hui, l'occasion d'aider d'avantage notre prochain et de consolider l'existant.
Reste que les sondages montrent que les Suisses sont partagés sur cette question, l'initiative sur l'or et le contre-projet du gouvernement étant actuellement au coude-à-coude dans les sondages. Cette hésitation trouve ses explications dans l'histoire même de la fondation. Sa création est née dans une période très tendue, lorsque la Suisse était en position difficile en pleine affaire des fonds juifs en déshérence. Beaucoup de nos concitoyens et concitoyennes eurent l'impression que le Conseil fédéral tentait de trouver une solution permettant de se donner bonne conscience.
Depuis, plusieurs années ont passé, le contexte a évolué et le projet a été retravaillé. Regardons-donc moins à la forme qu'au fond et montrons-nous solidaires.
Maximilien Bernhard

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RUBRIQUE: Nationale

Oui à la répartition AVS-cantons-fondation

l'udf s'oppose à l'initiative sur l'or de l'udc

C'est «Non» à l'initiative «L'or à l'AVS» de l'UDC, «Oui» au contre-projet du Conseil fédéral, et «Oui» également pour la libéralisation du marché de l'électricité. Réunis en assemblée à Olten le 24 août dernier, les délégués de l'Union Démocratique Fédérale (UDF) y ont débattu et adopté les mots d'ordre pour les votations du 22 septembre prochain.

Utilisation de l'or excédentaire
L'UDF a refusé, par 39 «Non», 10 «Oui» et 1 abstention l'initiative populaire «Pour le versement au fonds de l'AVS des réserves d'or excédentaire de la Banque nationale suisse». Les délégués ont estimé que l'or excédentaire de la BNS devait soutenir plusieurs institutions, et ainsi tenir compte des différents intérêts du pays. Ils ont par conséquent décidé de soutenir le contre-projet du gouvernement par 38 «Oui» et 13 «Non». Pour l'UDF, le contre-projet va dans le sens de la clé de répartition prévue par l'Art. 99 de la Constitution fédérale. Un «Oui» à la Fondation Suisse Solidaire permettra de donner un signal positif en faveur des générations à venir, et de concrétiser des projets tant nationaux qu'internationaux en faveur des personnes vivant au-dessous du seuil de pauvreté. A noter que si un «double-Oui» sortait des urnes le 22 septembre prochain, une large majorité des délégués ont d'ores et déjà indiqué leur préférence pour le contre-projet du gouvernement.

Révision de la loi sur l'électricité
Par 24 «Oui», 20 «Non» et plusieurs abstentions, l'UDF a accepté de façon plus nuancée la nouvelle loi sur le marché de l'électricité. La majorité des délégués ont estimé qu'une réduction importante des différences de prix existant entre les diverses régions de notre pays était souhaitable et que la nouvelle loi ne compromettait pas la production d'énergie propre.
L'opposition principale est venue des délégués romands. Ces derniers considèrent que le projet de loi ne permet plus à l'Etat de garantir l'approvisionnement du pays en électricité, la Suisse devenant trop dépendante de l'étranger. En regard aux effets actuels de la libéralisation du marché dans d'autres pays européens, les Romands estiment de plus que la LME n'engendrera pas une baisse durable du prix de l'énergie pour les petits consommateurs et ne profitera qu'aux gros consommateurs. Certaines sections romandes ont, à l'instar de l'UDF Vaud, appelé à voter «Non» à cet objet.
Maximilien Bernhard

 

L'UDF s'oppose à la recherche sur embryons

En réponse à la consultation fédérale, l'UDF estime que le projet de loi sur la recherche sur les embryons ne respecte pas la dignité humaine et appelle
la Confédération a instituer un moratoire sur les recherches actuelles
L'UDF demande l'instauration d'un moratoire sur l'ensemble de la recherche sur les embryons (LRE). Son opposition à la LRE mise en consultation et au principe même des manipulations sur les embryons humains s'expliquent par sa détermination de vouloir protéger la vie.
L'idée d'un moratoire n'est pas nouvelle. La Commission nationale d'éthique dans le domaine de la médecine humaine l'avait déjà évoqué alors qu'elle disait ses craintes face aux revendications des chercheurs et en l'état des recherches actuellement en cours.
L'UDF comprend la volonté des chercheurs d'uvrer dans ce domaine afin de combattre les maladies dégénératives. Mais pour l'UDF, les restrictions prévues dans ce projet de loi ne sont pas suffisantes. Il constitue dès lors une porte ouverte au clonage humain, car tôt ou tard, des chercheurs seront tentés par cette expérience. L'UDF relève par ailleurs les possibles dérapages pouvant se produire dans le cadre d'une manipulation d'embryons issus d'avortements. L'instrumentalisation des embryons n'est dès lors pas souhaitable.
En outre, l'UDF ne peut pas cautionner l'Art. 7 du projet de loi dont l'obligation du titulaire est de «détruire les embryons dès que les travaux de recherche sont terminés». Détruire ces embryons correspond à une suppression pure et simple de la vie en devenir.
La position de L'UDF n'est pas une surprise, car ce parti s'est toujours engagée pour la protection de la vie, soit-elle en devenir, handicapée ou malade. L'UDF estime que la vie commence dès la conception et se termine à la mort naturelle. Elle considère par conséquent que tout embryon, surnuméraire inclu, est une vie en devenir.
Cette consultation fédérale avait été lancée par le Département fédéral de la Santé Publique (OFSP) au début de l'été. Les partis et autres intéressés avaient jusqu'au 30 août pour s'exprimer à son sujet. (comm)

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RUBRIQUE: Romandie

Le Non des Romands à la LME

L'UDF Vaud s'est prononcée contre la Loi sur le marché de l'électricité, lors de son comité du 19 août dernier craignant que cette loi ne garantisse pas l'approvisionnement en électricité et qu'elle ne profite qu'aux grandes entreprises

La découverte de l'électricité étant postérieure à l'époque de l'écriture des Evangiles, il me semblait difficile de trouver un éclairage biblique tout prêt sur un tel sujet. De plus ayant été employé pendant près de dix ans auprès d'un distributeur public de gaz naturel en Suisse romande, ce sujet concernant la distribution d'énergie me tient à coeur. Je me suis alors demandé qui avait réellement intérêt à promouvoir la privatisation du marché de l'électricité en Suisse, dans quel but, et quels enseignements on peut tirer d'expériences similaires faites à l'étranger.

Quel avantage pour vous et moi?
Tout d'abord les partisans de la LME, «Economiesuisse» en tête, ont lancé la campagne à coups d'annonces publicitaires. Ce ne sont donc pas les défenseurs de l'ensemble des consommateurs, mais bien les représentants des milieux économiques qui tentent de convaincre les citoyens que cette loi aura ainsi des répercussions favorables sur leurs factures d'électricité, alors que c'est en premier lieu les entreprises qui en seront les bénéficiaires, ce que l'on appelle dans le jargon de la distribution d'énergie «les gros consommateurs». Qui financera les coûts de marketing et de publicité? Probablement pas les clients importants qui auront les faveurs des distributeurs. Reste donc vous et moi, les «petits» consommateurs. De plus, ni la loi ni l'ordonnance ne prévoient une surveillance des prix. Seule l'actuelle loi fédérale concernant la surveillance des prix s'appliquera. Or l'inefficacité de cette dernière n'est hélas plus à démontrer. Quant aux prix de l'électricité, ils seront fixés à l'étranger, donc sans possibilité d'intervention en Suisse. La récente faillite d'Enron aux Etats-Unis l'a déjà prouvé.

Sécurité d'approvisionnement garantie?
Il n'est pas cohérent de prétendre que malgré la privatisation, la sécurité d'approvisionnement soit garantie. En effet, une entreprise d'électricité qui doit atteindre ses objectifs financiers pour satisfaire ses actionnaires et tenir bon face à la concurrence, devra, pour y parvenir, réduire sa masse salariale et donc l'effectif de son personnel, suivant l'exemple des CFF et de Swisscom. Aujourd'hui, la branche emploie en Suisse près de 25 000 personnes. Certains milieux parlent déjà de près de 6 000 emplois menacés. La nouvelle loi ne prévoit pas de plan social à l'intention du personnel débauché.
On voit d'ici le problème du sous-effectif du personnel d'exploitation mobilisable en cas d'incident ou de panne majeure. Il y a de fortes chances qu'ils soient dans l'impossibilité de rétablir la fourniture de courant dans les meilleurs délais. Dans le même ordre d'idée et d'un point de vue technique, les entreprises d'électricité, afin de parvenir à ces critères de rentabilité, devront réduire leurs dépenses liées à l'exploitation et à la maintenance des équipements et des réseaux. Il apparaît de ce fait clairement, sur la base d'expériences similaires survenues à l'étranger telle que la Californie et ses pannes de courant à répétition, que certains travaux de maintenance seront espacés voir carrément supprimés, et cela au détriment de la sécurité technique d'exploitation. Là également, l'exemple de Swisscom et de ses pannes récentes ainsi que les chemins de fers britanniques vétustes, mal entretenus et sujets à de nombreux accidents graves, démontrent les conséquences négatives qui peuvent se produire lors de la libéralisation des services publics.

Force hydraulique propre ou Tchernobyl?
Que va devenir notre production hydraulique d'électricité, énergie propre par excellence? Comment pourra-t-elle rester compétitive face au courant d'origine nucléaire importé à bon marché et produit par des «Tchernobyl» potentiels? La notion de sécurité pour les personnes et l'environnement ne pèse plus guère dans la balance face aux intérêts financiers.

Quelle source de profit à l'horizon?
La privatisation du marché de l'électricité préfigurerait-elle la privatisation de la distribution de l'eau potable? Ainsi, une denrée indispensable à la vie deviendrait une source de profit pour quelques-uns, au détriment d'un plus grand nombre. Songez qu'aujourd'hui l'eau du robinet n'est pas potable dans certaines régions de France. Veut-on aussi connaître cela en Suisse bientôt grâce à la privatisation de la distribution de l'eau potable?

Mamon & Cie SA, the new word company
Il apparaît donc clairement que la seule motivation de la privatisation du marché de l'électricité en Suisse est de nature financière. L'enjeu, c'est que les entreprises puissent payer leur énergie moins cher, et cela au détriment d'autres considérations.
Notre Seigneur disait en parlant de la puissance spirituelle de l'argent «Nul ne peut servir deux maîtres, car, ou il haïra l'un et aimera l'autre, ou il s'attachera à l'un et méprisera l'autre. Vous ne pouvez servir Dieu et Mamon» (Mat 6, 24). Nous chrétiens, que voulons-nous? Ces quelques considérations devraient nous interpeller dans la réflexion qui précède les votations du 22 septembre prochain.

Olivier Chappuis
(UDF Vaud)

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RUBRIQUE: L'UDF DANS LES CANTONS

Vaud

Nouvelle Constitution : Le Non de l'UDF
Réuni le 19 août dernier à Crissier, le comité de la section vaudoise de l'Union Démocratique Fédérale (UDF) a finalement décidé de refuser la nouvelle Constitution vaudoise. Deux raisons principales président le rejet du nouveau texte fondateur pour le canton.
La première se situe à l'Art. 14, alinéas 2. L'UDF estime que cet article ouvre la porte à la création d'un Pacs cantonal tel que celui existant dans le canton de Genève. Pour l'UDF, un partenariat enregistré pour les couples de même sexe affaiblirait inexorablement la famille et heurterait en profondeur les valeurs de cette dernière. L'UDF a lancé en 1995 une pétition «pour une famille saine et contre l'égalité juridique des couples homosexuels» qui a récolté plus de 88 000 signatures en quatre mois. Un tel projet irait à l'encontre de la volonté exprimée à cette occasion par une partie significative de la population.
La seconde raison qui a conduit au rejet de la nouvelle Constitution est son article 34, alinéa 2. L'UDF considère que ce dernier ferait le lit de l'euthanasie telle que pratiquée dans le canton de Zurich, où des associations proposent des pratiques sordides à des personnes mourantes pour mettre fin à leurs jours. L'UDF pense que le rôle de l'Etat est de protéger la vie. Il lui incombe donc de promouvoir les soins palliatifs, plutôt que d'ouvrir la porte à l'euthanasie.
Ces deux aspects éthiques sont fondamentaux, puisqu'ils nuisent d'une part à la famille, base de notre société, et touchent d'autre part au domaine de la protection de la vie.
L'UDF regrette que les Constituants aient campé sur leurs positions, alors même qu'elle les rendait déjà attentifs sur ces éléments au stade de la consultation.
Le texte aurait mérité le soutien de l'UDF sous certains autres aspects, ce qui au vu des considérations qui précèdent n'est pas possible.

Maximilien Bernhard

 

Conférence - Débat public

22 septembre: Constitution vaudoise

lundi 9 septembre 2002 à 20h

Hôtel du Mont-Blanc au Lac, à Morges

Les conférenciers suivants:
Pour: Mr Olivier Gonvers, constituant, Lussy
Contre: Mr Daniel Bovet, constituant, Lausanne

Entrée libre

 

Genève

Ouverture des magasins à Genève
Le 22 septembre, les Genevois devront se prononcer sur la «modification de la loi sur la fermeture des magasins», une nouvelle votation qui comporte deux questions pour une seule «réponse possible» pour l'électeur.
Premièrement, la population est appelée à se prononcer sur l'extension de la Convention collective cadre concernant le travail dans le commerce de détail: 6000 employés non-conventionnés, pourront dès lors en bénéficier, si nous votons «Oui». Il s'avère que cette modification de la loi est aussi un bon outil contre le dumping salarial.
Deuxièmement, notre vote influencera l'horaire des magasins non-alimentaires genevois. Si nous répondons «Oui», ceux-ci fermeront plus tard le jeudi (21h au lieu de 20h), le vendredi (19h30 au lieu de 19h), et le samedi (18h).
Le Conseil d'Etat et le Grand Conseil nous proposent de voter «Oui»; le Parti du Travail qui était à la base du comité référendaire s'y oppose.
Mais les vendeurs ne seront-ils pas les perdants d'un tel vote? Car en effet, la Convention collective (pour les entreprises de plus de cinq collaborateurs) serait un avantage indéniable pour les employés. Mais on peut se poser des questions quant à la modification des horaires. L'horaire nocturne du jeudi n'est déjà pas un succès; les magasins sont presque vides le soir. A quoi bon prolonger encore jusqu'à 21h? Les vendeurs qui ont des familles partiront encore un peu plus tard. Idem pour l'horaire du samedi qui profitera surtout aux commerçants et aux clients.
L'UDF s'est de tout temps opposé à une extension des horaires d'ouverture des commerces, qui se font sur le dos de la vie familiale. Mais l'avantage d'une convention collective pour les vendeurs pèse également dans la balance.
La séance du comité de l'UDF n'ayant pas eu lieu avant le bouclage de l'édition, les consignes de vote seront disponibles dans les plus brefs délais sur le site www.udf.ch.
Dominique Ardellier

 

Dynamisation de la section du Jura bernois
La section régionale UDF du Jura bernois a renouvelé son comité. Lors de son assemblée générale du 2 mai dernier, Ueli Zürcher a été élu à la présidence, Pierre-Yves Geiser à la vice-présidence, Bernard Messerli au poste de secrétariat, et Béatrix Moser à celui de caissière.
Pour le nouveau comité, «il importe que les chrétiens ne soient pas absents des grandes décisions politiques. Notre région, interpellée sur la question du statut particulier doit trouver sa voie en dehors d'un fanatisme pro-bernois ou pro-jurassien. Il est essentiel d'opter pour un modèle qui permette à la population de s'épanouir, grâce à une réflexion constructive et pacifique.
En ce qui concerne l'UDF, il ne s'agit pas de vivre de coups d'éclats, mais d'être une force politique cohérente et continue.»
A trois reprises, plusieurs membres de l'UDF du Jura bernois s'étaient rassemblées pour préparer les élections du Grand Conseil. Si finalement aucun candidat n'a été élu, le désir d'être actif politiquement dans cette région et une certaine amitié nous ont conduits à restructurer et revivifier les bases de la section régionale.

Marc Früh

 

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RUBRIQUE: International

D'où viennent toutes ces inondations ?
Les pluies torrentielles, les crues records de la Vltava (Prague), de l'Elbe (Dresde), du Danube (Budapest), du Yangzi (Chine), sans oublier le Vietnam, la Thaïlande, la Roumanie et bien d'autres lieux inondés font de cet été 2002 un désastre qualifié de «catastrophe naturelle». Que de détresses humaines liées aux morts emportés par les eaux, aux maisons détruites, aux évacuations et aux récoltes perdues!
A l'heure où Johannesburg accueille une nouvelle conférence mondiale sur l'environnement et le développement durable, les météorologues et climatologues étudient ces débordements, discourent et tentent des explications scientifiques mettant en cause l'influence des gaz à effet de serre, la destruction de la couche d'ozone, le réchauffement de la planète, El Niño, les cycles climatiques, etc. Bien sûr, il est important de comprendre, afin que nous, les hommes, prenions conscience de notre responsabilité dans ce désastre. Mais n'est-elle pas plus qu'écologique?
Chaque fois qu'un malheur arrive, tous s'insurgent contre le sort et contre la nature; les victimes crient au secours auprès des autres hommes, mais qui s'adresse à Celui qui est à la source des pluies et des saisons? Qui ouvre sa conscience spirituelle pour lui demander Son explication et Sa solution?
«La pluie a-t-elle un père?» (Job 38, 28), oui évidemment! «A sa voix les eaux mugissent dans les cieux; il fait monter les nuages des extrémités de la terre, il produit les éclairs et la pluie, il tire le vent de ses trésors... Car c'est lui qui a tout formé... l'Eternel est son nom» (Jérémie 10, 13).
Aujourd'hui, les hommes crient et jurent contre Dieu, mais ne l'invoquent pas. Ils craignent les flots déchaînés, mais pas leur Créateur. Ils l'évincent et l'oublient. Pourtant, Dieu est là; ne parle-t-il pas à travers les événements? Des hommes du passé nous on laissé l'exemple de leur sagesse, au sein de catastrophes identiques: «Il fit souffler la tempête, qui souleva les flots de la mer... leur âme était éperdue en face du danger... Dans leur détresse, ils crièrent à l'Eternel, et il les délivra de leurs angoisses: il arrêta la tempête, ramena le calme, et les ondes se turent» (Psaumes 107, 25). Les disciples aussi invoquèrent Dieu lorsque «la barque était couverte par les flots. Ils dirent: Seigneur, sauve-nous, nous périssons!» (Matthieu 8, 24).
Et David racontant dans son cantique de 2 Samuel 22, 5, 17, 20: «Les flots de la mort m'avaient environné, les torrents de la destruction m'avaient épouvanté... Dans ma détresse j'ai invoqué l'Eternel... Il étendit sa main d'en haut, il me saisit, il me retira des grandes eaux... il m'a sauvé parce qu'il m'aime». Et David nous laisse ce sage conseil: «Qu'ainsi tout homme pieux te prie au temps convenable! Si de grandes eaux débordent, elles ne l'atteindront nullement» (Psaumes 32, 6).
Devant les catastrophes - peut-être pas si naturelles qu'on le dit! - l'homme est prompt a demander: Pourquoi? Pourquoi ça arrive? Ecoutez ce que Dieu répond dans Deutéronome 29, 24-25: «Toutes les nations diront: Pourquoi l'Eternel a-t-il ainsi traité ce pays?... Et l'on répondra: c'est parce qu'ils ont abandonné l'alliance contractée avec eux par l'Eternel, le Dieu de leurs pères... c'est parce qu'ils sont allés servir d'autres dieux et se prosterner devant eux.»
N'est-il pas temps de revenir au vrai Dieu, l'Eternel, le Créateur? De l'invoquer, de lire sa Parole la Bible, et d'en suivre les sages instructions pour notre bien?

Dominique Ardellier

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Rubrique: réflexion

Valeur de la mort en France, à Jérusalem et au Nigeria
De retour de vacances sur une route française, de nouveaux panneaux de circulation m'ont poussé à la réflexion: «Sur cette route, depuis cinq ans, 26 personnes ont perdu la vie. Roulez prudemment!» Ensuite sur chaque lieu d'accident, une silhouette noire avec une zébrure rouge sur la tête, était là pour nous appeler à la prudence. Certains virages avaient jusqu'à quatre silhouettes.
La prévention routière avait décidé «d'utiliser la mort pour combattre la mort». Parallèlement, la radio nationale nous apprenait les statistiques réjouissantes du nombre de morts sur les routes en juillet 2002, avec 11% de tués en moins. Seulement cinq cents et quelques tués... Peut-être la mauvaise météo de ce mois-là a-t-elle contribué à ce «bon» chiffre?!
Chaque jour ou presque, la radio et la presse nous informent au sujet des morts du conflit israélo-palestinien. Pas un seul ne semble échapper aux feux d'une information méthodique et fidèle. J'ai par opposition été réellement choqué de lire dans une source d'information «confidentielle» le titre suivant: «Un conflit religieux fait cinq cents morts au Nigeria». L'article relatait les affrontements entre musulmans et chrétiens. Je n'ai pas souvenir que les médias aient rapporté cette tragédie.
Des parlementaires suisses visiteront-ils prochainement le Nigeria?
La mort aurait-elle un poids différent que l'on soit un mort par accident en France, victime du conflit au Proche-Orient ou un Nigérian victime d'un conflit religieux?
Les intérêts politiques, financiers justifient-ils une telle différence d'attention?
La mort, c'est une mère qui pleure son fils, une épouse qui devient veuve ou un enfant qui se retrouve sans parents, et ceci sous n'importe quelle latitude. C'est l'intolérable qui survient! A la lecture du prochain entrefilet dans notre quotidien, pensons à ceux qui restent et qui souffrent.

Jean-Luc Ziehli, pasteur de l'Eglise évangélique apostolique de Lausanne

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