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Impulsions?
Edition actuelle 4/01- octobre 2001
RUBRIQUE EDITO
Voie médiane pour les sans-papiers
Depuis plusieurs semaines, la situation des sans-papiers ne cesse de défrayer
la chronique. Bien que la Suisse ne soit pas le seul pays confronté à
cette réalité, il est légitime de s'arrêter un instant
sur cette question. Quelle attitude adopter face à ce phénomène
récurant ? Deux positions extrêmes s'affrontent actuellement. L'amnistie
pour l'ensemble des résidents clandestins ou, au contraire, l'expulsion
inconditionnelle. Entre les deux, l'UDF, sensible à cette problématique,
s'est positionnée sur une voie médiane. Elle a choisit de considérer
la situation de chaque individu au cas par cas. Pour l'UDF, il n'est pas envisageable
d'expulser l'ensemble des sans-papiers sous prétexte qu'ils résident
illégalement sur le territoire helvétique, tout comme il est difficile
de prévoir une amnistie généralisée, notamment en
raison de certaines personnes exerçant des activités criminelles.
L'UDF souhaite que la situation actuelle de chaque personne soit examinée.
Il n'est par exemple pas envisageable, sur le plan éthique, qu'un sans-papiers,
employé illégalement en Suisse pendant des années, soit
purement et simplement expulsé. Notre pays, tout comme certains employeurs,
a par conséquent une responsabilité morale envers ces personnes,
et doit maintenant prendre des mesures adéquates. Quel qu'en soit l'issue,
le débat prévu cet automne sur ce sujet aux chambres fédérales
risque d'échauffer fortement les esprits.
Maximilien Bernhard
RUBRIQUE: Nationale
Expo.02: la colline de chanvre abandonnée
A la base d'une pétition déposée au début de l'été, l'udf salue la décision d'expo.02
L'Union Démocratique Fédérale (UDF) et le comité
pétitionnaire ont pris acte avec satisfaction de l'abandon du projet
«Cannasens», projet prévu pour l'Expo.02 sur l'artéplage
yverdonnois, qui prévoyait de recouvrir une des collines de cet artéplage
avec du chanvre. Le 22 juin dernier, l'UDF et le comité pétitionnaire
avaient déposé auprès des autorités législatives
yverdonnoises, près de 4200 signatures dans le cadre de la pétition
«pour une Expo sans colline de chanvre». Cette décision a
été prise par Expo.02 avant même que le Conseil communal
d'Yverdon-les-Bains se soit prononcé sur la pétition. Au-delà
des considérations techniques avancées par Expo.02, les pétitionnaires
estiment que leur opposition au projet a joué un rôle significatif,
voire déterminant dans l'abandon du projet «Cannasens». En
effet, peu après le dépôt de la pétition, le sponsor
à la base du projet, la société «Cannatech»,
s'était retiré en reconnaissant que ce projet prévoyait
d'aller bien au-delà des apparences ornementales, le but étant
d'organiser des événements «pour promouvoir une certaine
idéologie d'être promue lors de la manifestation».
Avec la recrudescence de violence juvénile que connaît actuellement
Yverdon-les-Bains, l'UDF et le comité pétitionnaire considèrent
qu'il aurait été déplacé de promouvoir la culture
d'une plante qui peut être à la base de la consommation de stupéfiants.
Il aurait été très difficile, voire impossible de garantir
un taux de THC contenu dans le chanvre inférieur à 0.3% durant
toute la durée de l'Exposition nationale. En effet, la plupart des variétés
de chanvre, si ce n'est toutes, bénéficient d'un potentiel stupéfiant;
les producteurs de chanvre «industriel» admettent que lorsque la
plante a grandi dans un endroit suffisamment lumineux, son taux de THC peut
facilement atteindre 1,5 à 2%. L'UDF et le comité pétitionnaire
estiment que cette colline de chanvre aurait eu, en matière de consommation
de stupéfiants, un caractère incitatif et en aucun cas préventif.
Nombreux sont les parents qui ont un sentiment d'impuissance face aux comportements
anti-motivationnels de leurs enfants lorsque ces derniers consomment régulièrement
du cannabis.
L'UDF espère que la conception de l'artéplage yverdonnois puisse
se faire de manière plus sereine, et qu'Expo.02 s'inspire des propositions
de substitution qu'elle a présentées. Maximilien Bernhard
Appel pour l'initiative «miniMax «
L'initiative fédérale populaire «Pour une assurance de base minimale aux primes d'assurances maladie abordables» (initiative miniMax) lancée par l'UDF a récolté près de 18 300 signatures. Un effort très important doit encore être fourni afin de récolter, d'ici au 9 juillet 2002, les 100 000 signatures valables nécessaires à l'aboutissement de cette initiative. L'UDF a décidé de lancer un concours. En effet, celles et ceux qui auront récolté au moins 25 signatures participeront à un tirage au sort dont le premier prix sera un magnifique tour en bateau pour deux personnes sur l'un des lacs de Suisse romande. Pour participer à ce concours, il vous suffit de renvoyer les bulletins remplis, avec vos coordonnées, à l'adresse suivante: Union Démocratique Fédérale, case postale 220, 1400 Yverdon-les-Bains 3.
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RUBRIQUE: ENTRETIEN
Romands et Alémaniques ont besoin les uns des autres
Les membres de l'Union Démocratique Fédérale (UDF) ont élu fin juin leur nouveau président sur le plan suisse, le Saint-gallois Hans Moser, actuel vice-président de l'UDF Suisse. Hans Moser, âgé de 50 ans et domicilié à Buchs (SG), dirige un home. Elu à l'occasion de leur 26ème congrès national, il succède à Christian Waber, actuel conseiller national bernois. A noter encore, la réélection de l'ensemble du comité directeur de l'UDF Suisse et la nouvelle élection à ce même comité du secrétaire romand de l'UDF, Maximilien Bernhard.
Pourquoi êtes-vous actif au sein de l'UDF?
Dès sa création, l'UDF m'a fascinée de par sa ligne politique
claire, par son programme politique et son action sur le terrain politique.
En tant que Bernois, j'ai été particulièrement attentif
à son action dans ce canton où j'ai grandi. Grâce à
une direction stratégique claire, ce petit parti a pu changer beaucoup
de choses. J'ai toujours privilégié un engagement efficace et
je crois avoir trouvé cette possibilité à l'UDF. Je n'ai
pas été déçu.
Vous êtes depuis peu président. Quels sont vos principaux objectifs?
Il s'agit de poursuivre les différents chantiers engagés. La priorité
à court terme, c'est bien entendu la récolte de signatures pour
l'initiative Minimax. A plus long terme, c'est le développement du parti
qui m'intéresse. Un de mes objectifs, c'est d'être présent
dans toute la Suisse.
Si l'on se tourne vers l'avenir, de nombreuses questions ouvertes correspondent
aux priorités de l'UDF. Ethique, famille, liberté religieuse,
neutralité et indépendance de notre pays sont autant de défis
abordés par le programme d'actions de l'UDF.
Quels sont selon vous, les forces de l'UDF?
La constance politique sur le long terme et une politique fidèle à
la Bible font partie des forces de l'UDF. Les médias ont aujourd'hui
compris que l'UDF est une force politique avec laquelle il faut compter, raison
pour laquelle notre parti est pris au sérieux. L'UDF, en tant que parti
non gouvernemental, peut malgré tout influencer les décisions.
Là ou des hommes et des femmes s'engagent pour une politique honnête,
ouverte et orientée vers l'avenir, ils récoltent des voix et contribuent
au développement de la société, influencent l'avenir et
participent à la sécurité de la société.
Quelle est votre relation avec la Romandie?
Depuis mon travail au sein de la direction du parti, j'ai appris à apprécier
la Romandie. L'attitude spontanée et orientée vers les objectifs
de nombreux membres romands de l'UDF m'ont permis de comprendre comment l'on
pense et agit en Suisse romande. Même je ne comprends ni ne parle bien
français, mon coeur vibre pour une collaboration avec les Romands.
A plusieurs reprises, les Romands ont eu des positions divergentes des Alémaniques.
Est-il possible de rester unis au sein d'un seul et même parti à
long terme?
Au sein de l'UDF nous ne connaissons pas de «Röstigraben».
Même si nous avons des points de vue parfois différents, cela ne
nuit pas au parti. Au contraire, cela l'enrichit. Nous avons besoin les uns
des autres. Ce qui m'encourage, c'est que sur les questions bibliques, nous
avons toujours la même position. Il est nécessaire que l'UDF continue
de jouer son rôle politique au sein du parti à l'avenir.
Quel est votre souhait pour l'UDF, pour l'année à venir?
L'UDF s'est développée de façon très réjouissante
au cours de ces dernières années. Mon souhait, c'est que l'UDF
puisse se renforcer dans les cantons où il plus faible et qu'il puisse
s'implanter au Tessin. Pour les échéances de votation et électorales
à venir, nous avons besoin de toutes les forces. Nous sommes tous appelés
à jouer un rôle politique. Je souhaite qu'une prise de conscience
majeure puisse avoir lieu chez les chrétiens, qui dynamiserait l'UDF.
De nouvelles élections fédérales auront lieu dans deux
ans. Ma grande espérance, serait de décrocher trois sièges
au Conseil national, dont un en Suisse romande.
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RUBRIQUE: L'UDF DANS LES CANTONS
Genève
Récemment, l'association Pink Cross a fait savoir qu'elle entendait
proposer des cours sur le thème de l'homosexualité dans les écoles
secondaires de Suisse. Suite à cette information, les sections UDF romandes
ont décidé, d'un commun accord, d'adresser chacune une lettre,
demandant ce qu'il en est dans leur canton, au chef du Département de
l'Instruction publique. En ce qui concerne Genève, ce courrier a été
adressé à Mme Martine Brunschwig-Graf, dont nous n'avons pas encore
reçu de réponse à ce jour.
S'il paraît novateur en Suisse, ce projet a déjà toute une
histoire aux USA, ce qui peut nous donner une idée de ce qui nous attend
si nous n'agissons pas au plus vite. En 1984, dans un collège du district
de Los Angeles, des étudiants homosexuels ont commencé à
se rencontrer à midi, une fois par semaine, pour discuter des problèmes
qu'ils rencontraient dans l'enceinte de l'école. De ces groupes de discussion
naquit le «Projet 10», premier programme officiel pro-gay destiné
aux écoles publiques.
Aujourd'hui connu sous le nom d'Agenda pro-gay, il a pour but de promouvoir
une société qui reconnaisse et accepte l'homosexualité
comme normale. La tactique de ses promoteurs a consisté à l'introduire
dans le programme scolaire fédéral de prévention de la
violence, qui comporte un chapitre sur le «harcèlement sexuel et
représailles associés au préjudice et à l'intolérance».
Le concept utilisé dans l'enseignement est: plus on admet et respecte
le comportement homosexuel, moins il y a de risque d'agression et de violence
à l'école. Priorité à la «sécurité».
La sécurité doit-elle être au détriment de la vérité
biblique? En tant que chrétiens, nous ne voulons pas que nos enfants
reçoivent un enseignement unilatéral, ne présentant que
la «reconnaissance homosexuelle». Nous ne voulons pas qu'ils soient
instruits dans ce domaine par Pink Cross à l'école, et rentrent
avec des idées confuses, malsaines, qui troublent et salissent le développement
de leur identité sexuelle. Enseignants suisses, parents d'élèves,
étudiants: Ne laissez pas faire, contrez ce projet pendant qu'il en est
temps. Rappelez-vous le PACS genevois: préparé en sourdine, il
est sorti tout d'un coup, et nous n'avons pas pu l'empêcher
Dominique Ardellier
Développement positif
Depuis que le comité UDF genevois s'est remis en action, bien des prières
sont montées vers notre Père céleste, pour lui exprimer
notre besoin de renfort au comité de la section, car nous n'étions
que quatre.
Ces derniers mois ont été un exaucement manifeste du Seigneur,
nous encourageant à aller de l'avant, et à témoigner notre
reconnaissance. 5 chrétiens ont découvert l'UDF et se sont engagés
au comité. L'un d'eux, Marc Liggenstorfer a accepté la présidence,
s'engageant immédiatement et activement dans le référendum
contre le PACS genevois aux côtés de Maximilien Bernhard. En avril,
nous avons accueilli 3 nouveaux membres, très motivés, qui s'engagent
concrètement à faire connaître l'UDF autour d'eux.
Ceci nous a décidés, sur la lancée du PACS, à faire
les démarches pour présenter une liste UDF de candidats aux élections
du Grand Conseil (députés cantonaux) pour le 7 octobre. A Genève,
une liste de parti doit présenter 15 candidats minimum.
Le temps étant trop court le dossier devait être déposé
à la mi-août et les vacances d'été raréfiant
les volontaires, nous n'avons pu atteindre notre objectif. Mais un frère
candidat a retrouvé par ce biais la vocation politique de sa jeunesse,
et a rejoint nos rangs au comité en attendant les prochaines élections.
Nous louons le Seigneur pour cet exaucement qui nous donne du cur à l'ouvrage,
et encouragera peut-être d'autres sections de l'UDF.
Dominique Ardellier
Fribourg: Nouveau président
Lors de son assemblée générale du 23 juin, la section
de Fribourg, a nommé à sa tête Daniel Cherbuin, 34 ans,
marié, père de 3 enfants et domicilié à Courtepin.
Il succède ainsi à Jürg Hediger qui prend la place de vice-président.
Il est à noter la démission de quatre personnes du comité,
qui laisse pour l'instant le poste de secrétaire vacant.
Lors de cette soirée, le nouveau président a fait part de sa motivation
pour l'UDF. Les buts premiers sont de trouver une équipe motivée
pour le comité et de faire connaître la section sur le plan cantonal.
Pour les deux années à venir, l'accent sera mis sur la récolte
de signatures, et la recherche de membres prêts à s'investir pour
les futures élections. (comm)
Vaud: Nouvelle Constitution
L'UDF s'est dès le début montrée favorable au principe
d'une révision de la Constitution actuelle, qui date de 1885. Elle avait
mis beaucoup d'espoir dans l'élaboration d'une nouvelle «charte»
cantonale, propre à revivifier le lien social, à provoquer une
salutaire discussion sur le fonctionnement des institutions et à favoriser
l'esprit civique. Si une partie de ces attentes ont été satisfaites,
le résultat final de l'exercice déçoit. Au-delà
de certaines «petites provocations» souvent inutiles, le texte proposé,
malgré quelques bonnes trouvailles, oscille entre adaptation mal réfléchie
à l'esprit du temps et au «politiquement correct». La place
limitée ne permettant pas de restituer l'ensemble des réflexions
adressées par l'UDF à la Constituante, seules les principales
remarques sont publiées ci-après. Elles sont traitées dans
l'ordre du projet. Le texte complet est disponible sur le site www.udf.ch ou
auprès de notre secrétariat romand: 024/425 96 23.
Préambule : l'UDF regrette que le préambule mette en exergue
un esprit individualiste, qui n'a que trop tendance à se répandre,
privilégiant «l'épanouissement de chacun dans une société
harmonieuse» à la recherche du bien commun, dans le respect des
valeurs qui ont marqué notre civilisation. Une évocation de celles-ci,
voire, à l'exemple de la Constitution fédérale, une invocation
au Dieu Tout-Puissant nous aurait paru une marque bienvenue d'humilité
face aux défis actuels.
Valeurs fondatrices : on peut douter que les valeurs fondatrices du canton
soient énumérées dans l'ordre adéquat (art. 1).
Un Etat ne doit-il pas être fondé d'abord sur la justice, s'il
veut conduire tout à la fois à la liberté, à la
responsabilité et à la solidarité ?
La famille : Pour ce qui est des principes fondamentaux (art. 7), l'UDF
constate que la notion de famille à la base de notre civilisation
et de notre identité est galvaudée. Si les aléas
de la vie peuvent impliquer des situations dans lesquelles la famille est disloquée
ou perturbée, il ne s'agit pas d'encourager de telles situations ou de
leur reconnaître un caractère «équivalent» à
celui de la famille dite «traditionnelle». Dans la mesure où
la formulation proposée pourrait ouvrir certaines portes à la
reconnaissance de «familles» composées de parents de même
sexe, voire, dans les limites du droit fédéral, ouvrir le droit
à l'adoption d'enfants par des personnes de même sexe, l'UDF y
est totalement opposée. Il s'agit pour notre parti d'un des éléments
décisifs qui le conduirait sans doute, s'il était maintenu, à
proposer le rejet du texte proposé.
Droit à la vie : L'UDF regrette que le droit à la vie,
dont découle le respect et la protection de la dignité humaine,
soit relégué à l'art. 12. Sa place serait à l'art.
9, en premier alinéa. Pour l'UDF, ce droit existe pour tout être
humain, de la conception à la mort. Il est à la base de l'ensemble
des autres droits de la personne.
Enseignement : L'UDF regrette la formulation de l'art. 14, qui laisse
penser que la liberté de choix de l'enseignement est reconnue à
l'enfant lui-même. Or, c'est plutôt aux parents, dans le processus
éducatif et des valeurs reconnues par la société, qu'il
convient de donner ce choix.
Assurance maternité : L'UDF s'est toujours montrée favorable
à une politique familiale qui permette et favorise réellement
les familles. Elle est donc favorable à toutes mesures propres à
assurer de bonnes conditions d'accueil aux enfants à naître, en
permettant notamment aux parents de consacrer à ceux-ci le temps nécessaire,
sans être contraints de rechercher des solutions palliatives pour des
raisons financières. Il convient dès lors de privilégier
une aide à la maternité qui ne soit pas réservée
aux femmes exerçant une activité lucrative, mais qui favorise
au contraire les familles dont l'un des conjoints renonce provisoirement à
exercer une activité lucrative ou dont les deux conjoints réduisent
leur activité pour s'occuper des enfants.
Liberté de conscience : l'UDF propose que la Constitution reconnaisse
la liberté de conscience et de croyance au personnel actif dans le domaine
médico-social et en milieu hospitalier (art. 23). Il est indispensable
que celui-ci se voie reconnaître le droit absolu de ne pas participer,
pour raison de conscience, à des interventions telles que des interruptions
volontaires de grossesse, même lorsque les conditions légales de
celles-ci sont réunies.
De plus, la formulation de l'art. 23 al. 4 relève plus de la «chasse
aux sectes» qu'il ne propose de solutions. L'art. 23 al. 3 est suffisant
pour prévenir les abus. Il n'est pas du rôle de l'Etat d'intervenir
dans la croyance pour déterminer si celle-ci est «admissible»
ou non. Une telle prétention irait à l'encontre même de
la notion de liberté de croyance.
Nationalisation facilité : l'UDF salue le fait que la nationalité
suisse puisse être obtenue sans formalités excessives. Elle relève
toutefois que le respect de ces conditions, ainsi que la preuve d'une certaine
intégration en Suisse, relèvent largement d'une appréciation
des membres d'un Conseil communal et s'oppose à l'introduction d'un droit
de recours en la matière. L'UDF est défavorable à l'octroi
du droit de vote aux étrangers (art. 75). Elle estime en effet que ce
droit doit être lié à la nationalité suisse, avec
les devoirs qui sont liés à celle-ci (service militaire, obligation
d'accepter d'une tutelle).
Initiatives, référendums : le nombre de signatures requis
pour un référendum ou pour une initiative (3,5%, respectivement
5% du corps électoral) est trop élevé et constitue un obstacle
pour la démocratie semi-directe, qui se ferait au détriment d'un
véritable débat d'idées.
Autorités: l'UDF est défavorable à la diminution
du nombre des députés (art. 96), le nombre actuel permettant une
plus large représentativité de la population. Oppositin aussi
à une législature portée à 5 ans, et à l'introduction
d'un président du Conseil d'Etat élu pour la législature.
Etat et Eglises: Globalement favorable au fait que le projet tienne compte
du rôle culturel et social important des Eglises et communautés
religieuses, l'UDF fait toutefois remarquer que les exigences relatives à
la reconnaissance, fondés sur le respect des principes démocratiques
et la transparence financière, ne devront pas nécessairement être
interprétés comme imposant une égalité absolue entre
hommes et femmes, l'Eglise catholique-romaine étant la première
à ne pas l'appliquer.
Votations du 23 septembre
L'UDF recommande de voter NON à la loi sur la Banque cantonale vaudoise
(BCV) et OUI au projet TRIDEL. Fondée en 1845 par décret du Grand
Conseil, la BCV avait reçu pour mission de permettre par une structure
adéquate (société anonyme de droit public) le soutien à
l'économie de proximité (agriculture, communes, PME). Le capital,
majoritairement en mains de l'Etat, favorise cette stratégie de proximité.
Malgré les avantages de la nouvelle loi à certains égards,
l'UDF redoute que la modification proposée n'entraîne à
terme un changement de stratégie au détriment des petits épargnants,
des PME, des petits propriétaires et des locataires.
Une privatisation totale de la BCV reviendrait à rendre l'économie
vaudoise plus tributaire de la finance internationale. Une privatisation partielle,
comme proposé, est un mauvais compromis qui ne convainc pas. D'ailleurs
aucun autre canton ne l'envisage.
Les études ont démontré que le projet TRIDEL était
le projet le plus adapté en termes de relation entre l'utilité
et les coûts. Il permettra de traiter à proximité des lieux
de production les déchets ménagers et d'éviter les importants
frais de transport hors du canton. De plus, une grande partie de l'énergie
produite pourra être récupérée sous forme de chauffage
à distance.
(comm)
Nouvelles de la section lausannoise
La nouvelle section locale de l'UDF créée en octobre dernier
avec tous les espoirs que comporte l'arrivée sur la scène politique
lausannoise de ce parti, ne participera pas aux élections communales
de l'automne. Cette année, la lutte s'annonce farouche en ville de Lausanne
entre d'une part la coalition écologiste-socialiste-popiste, au pouvoir
depuis 1990 et d'autre part l'alliance de droite radicale libérale UDC-PDC.
L'alliance de droite est décidée à reprendre la majorité
à la municipalité et au Conseil communal, compte tenu du départ
vers d'autres fonctions des locomotives socialistes qu'étaient Pierre
Tillmans et Yvette Jaggi.
L'UDF se serait réjouie d'une participation aux élections. Mais
il est difficile de constituer une liste en quelques mois seulement. Ce n'est
pas l'intérêt qui a manqué. Mais si bien des chrétiens
manifestent de l'intérêt pour les questions politiques, la perspective
d'un engagement concret et durable au sein du comité d'une section locale
de l'UDF s'avère être une autre paire de manches. L'objectif des
mois qui viennent sera donc d'étoffer les rangs du comité, priorité
logique d'un développement sain d'une section. Malgré son absence
du prochain législatif lausannois, l'UDF sera active avec plusieurs objectifs:
- maintenir une présence régulière au marché du
samedi matin au moyen de stands de récoltes de signatures et d'information
à Lausanne et les communes voisines,
- entretenir des contacts élargis avec les églises locales et
les milieux politiques,
- mettre sur pied un groupe de prière afin de mener une percée
dans le ciel spirituel lausannois
La conduite de ces projets nécessite plus qu'une prise de conscience,
c'est un engagement personnel qui s'impose. Et si cette fois, c'était
vous qui vous vous engagiez ?
Infos auprès de notre comité: Bernadette Schweizer 021/626 04
01 Etienne Fluck 021/653 37 40, Olivier Chappuis 021/653 50 28.
Elections à Yverdon: élisez la liste No. 1
Les Yverdonnois pourront à nouveau compter avec l'Union Démocratique
Fédérale (UDF) pour les prochaines élections commuanles
du 28 octobre prochain. Elle déposera pour la seconde fois une liste
de candidats à l'élection du Conseil communal, et briguera pour
la première fois un siège à la municipalité.
L'UDF présentera une liste de huit candidats pour le législatif.
Trois des cinq conseillers communaux actuels se représenteront; il s'agit
de Jean-David Chapuis, mécanicien-électricien, Claude-Alain Romailler,
commerçant, et Maximilien Bernhard, technicien ET. Quant aux cinq autres
candidats, ils représentent une grande diversité de sensibilités
politiques et professionnelles.
L'UDF a également décidé de présenter un candidat
à l'élection de la municipalité, avec Maximilien Bernhard,
32 ans, actuel secrétaire romand de l'UDF. «Je souhaite participer
activement aux décisions municipales», déclare-t-il, croyant
que l'approche éthique de l'UDF peut être un «Plus»
dans la gestion de la ville.
L'UDF espère progresser au sein du législatif, et croit en ses
chances de placer un élu à l'exécutif.
Dans ses objectifs pour la prochaine législature, l'UDF souhaite entreprendre
l'élaboration d'un plan de redressement des finances communales, ainsi
qu'un plan de remboursement de la dette communale. L'UDF entend par ailleurs
favoriser le développement des activités de jeunesse. Dans le
cadre de l'Agenda 21 local d'Yverdon-les-Bains, l'UDF désire soutenir
la création d'un bureau de l'énergie permettant de promouvoir
les économies d'énergie, ainsi que les énergies renouvelables.
D'autre part, l'UDF souhaite informer les parents au sujet du contenu des spectacles
donnés dans le cadre scolaire, soutenir la promotion des lieux de concert
yverdonnois dans d'autres régions de Suisse Romande.
Enfin, l'UDF désire que la commune d'Yverdon-les-Bains se donne les moyens
de lutter plus efficacement contre les déprédations. Elle privilégiera
toutefois la prévention plutôt que la répression.
L'élection a un coût. Merci de votre soutien: CCP 70-388987-8,
UDF, section Nord-vaudoise, CP 202, 1400 Yverdon, mention «Elections 2001».
Maximilien Bernhard
Vallée de Joux
L'UDF renonce à représenter une liste dans la commune du Chenit, en raison d'un nombre de candidats jugé insuffisant. La priorité du comité sera donc constitué par le renforcement de la section de la Vallée de Joux. (comm)
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RUBRIQUE: Etranger
Attentats aux Etats-Unis: l'UDF appelle au calme
Le monde entier est en état de choc. Après la destruction, le
11 septembre dernier, des deux tours du World Trade Center de New York, que
faire si ce n'est condamner sans réserve des tels actes de barbaries
? En effet, quelles qu'aient été les raisons de ces actes de violence,
il paraît aujourd'hui extrêmement difficile, voire impossible d'en
justifier les causes. Pourtant, l'«onde de choc» passée,
c'est bel et bien du côté du présent et de l'avenir qu'il
faut tourner nos regards, les événements passés encrés
dans les mémoires ne pouvant malheureusement pas être changés.
A l'heure de la mondialisation, la médiatisation de cet événement
s'est fait sur l'ensemble de la planète. Dès lors, tous les regards
se tournent désormais soit du côté des États-Unis,
soit du côté de l'Afghanistan où résiderait le principal
suspect d'instigation de cet acte terroriste. Alors que l'Amérique se
prépare à riposter, la communauté internationale s'interroge
sur les conséquences des ces représailles. L'UDF, quant à
elle, en appelle au calme et à la réflexion. En effet, elle estime
qu'il faut absolument éviter d'appliquer la loi du talion, «il
pour il, dent pour dent», car ce type de riposte engendrerait probablement
une escalade de la violence dont personne, si ce n'est Dieu, ne pourrait en
mesurer les conséquences au niveau planétaire.
Bien qu'il semble que les récents attentats criminels aient été
orchestrés par des extrémistes musulmans, l'UDF considère
que l'ensemble du monde islamique ne peut être incriminé. Un constat
peut toutefois être fait : à chaque fois que les Etats-Unis ont
pris fermement position en faveur d'Israël, de fortes attaques ont été
menées à l'encontre des Américains.
L'UDF estime que la Suisse ne doit pas prendre part à d'éventuels
conflits armés. Par contre, l'UDF souhaite que notre pays apporte son
aide dans l'enquête menée par les Etats-Unis. Pour finir, l'UDF
encourage ses membres et sympathisants à prier Dieu afin qu'il revête
de sagesse les dirigeants américains qui décideront de quelle
manière la riposte s'exercera.
Maximilien Bernhard
Retour en hautRubrique: rélexion
L'institution du mariage est en crise aujourd'hui.
Ceux qui se marient veulent croire au bonheur, mais souvent ce bonheur se termine
en rupture. Un mariage heureux, est-ce possible? Oui, Seulement faut-il comprendre
ce qu'est l'amour. La Bible utilise trois mots pour décrire l'amour:
1. EROS l'amour sexuel. C'est la racine du mot «érotique».
La Bible nous dit que cet amour est un amour merveilleux, créé
par Dieu, mais réservé au mariage (Hébreux 13, 4).
2. PHILEO l'amour fraternel. C'est l'amour d'amitié. Jésus
a dit dans Jean 15, 17: «Ce que je vous commande, c'est de vous aimer
(philéo) les uns les autres». Mais attention: l'amour Phileo est
fragile, car pour bien fonctionner il doit y avoir réciprocité.
Le jour où l'un ne donne plus, l'autre se sent blessé et se retire.
L'amour Philéo demande un réglage constant. Mais de vrais amis
se pardonnent facilement.
La plupart des mariages, de nos jours, sont basés sur ces deux formes
d'amour. Tant que les deux vont bien, il n'y a pas de problèmes. Mais
souvent, avec le temps, les torts s'accumulent chez l'un comme chez l'autre,
et peu à peu l'amour philéo diminue et disparaît, ainsi
que l'amour eros. Il ne reste bientôt plus rien. Alors, on divorce.
3. AGAPE l'amour du sacrifice. C'est l'exercice d'un choix d'aimer profondément
son conjoint, en lui faisant du bien et non du mal, en tout temps, qu'il y ait
réciprocité ou pas. C'est ainsi que Dieu nous a aimés.
«Mais Dieu prouve son amour envers nous, en ce que, lorsque nous étions
encore des pécheurs, Christ est mort pour nous» (Romains 5, 8).
Dieu a choisi de nous aimer en sacrifiant son fils pour nous. Il nous a pardonné.
Nous ne le méritions pas.
La Bible dit que l'amour agape est un don que Dieu fait uniquement, par le Saint-Esprit,
à ceux qui confient leur vie à Jésus-Christ (Romains 5,
5). Voici donc ce qui devrait faire la différence entre un mariage chrétien
et un mariage non-chrétien: «Maris, que chacun aime sa femme comme
Christ a aimé l'Eglise, en se sacrifiant pour elle» (Ephésiens
5, 5) et «Femmes, respectez vos maris» (5, 33). Cela est possible
parce que Dieu donne à l'un et à l'autre le pouvoir d'aimer d'un
amour Agape.
Je connais un homme qui a été président d'une faculté
de théologie aux USA pendant de nombreuses années. Sa femme fut
atteinte de la maladie d'Alzheimer. Cet homme a décidé de quitter
son poste prestigieux pour s'occuper lui-même de sa femme malade. Pourquoi?
Il a répondu: «Elle s'est sacrifiée pour moi pendant toutes
nos années de bonne santé; à moi maintenant de me sacrifier
pour elle pendant nos années de mauvaise santé». Peut-être
cet homme a t-il compris la clé d'un mariage heureux.
John Glass pasteur de l'église évangélique Action Biblique Servette, à Genève
