Edition actuelle 1/10 - Février 2010 :
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Edition actuelle 1/10 - février 2010
RUBRIQUE EDITO
Impulsion fait peau neuve

L'année 2010 amènera des nouveautés au sein de l'UDF, à commencer par son organe d'information "Impulsion". Après seize ans de bons et loyaux service, notre journal a fait peau neuve, tant sur le plan du format que du contenu rédactionnel. Il nous semblait important de densifier les nouvelles des diverses sections romandes et de traiter de plus nombreux sujets. Les récents succès électoraux et celui de l'initiative anti-minarets ont donné à notre parti politique une dose de motivation supplémentaire. Quelques encarts publicitaires d'entreprises et organisations chrétiennes vont également apparaître, ceci afin de pérenniser le financement de notre publication. Bonne lecture!
Maximilien Bernhard, secrétaire romand de l'UDF
RUBRIQUE: Nationale
Commercialisation de l'être humain: non!
Les délégués de l'UDF ont privilégié le principe de précaution en ce qui concerne la recherche sur l'être humain, objet d'un article constitutionnel soumis au vote populaire. Le point sur le mot d'ordre adopté le 16 janvier à Olten
Lors de l'assemblée des délégués, un débat contradictoire a mis aux prises les deux anciens conseillers nationaux Heiner Studer (PEV/AG) et Christian Waber (UDF/BE). L'UDF est consciente que la recherche sur l'être humain revêt une importance décisive pour la société, la santé publique et individuelle ainsi que la formation. Toutefois, pour l'UDF, qui défend la vie depuis la conception jusqu'à la mort naturelle, les garde-fous prévus par le nouvel article constitutionnel sont insuffisants. Les lois qui en découleraient seraient trop laxistes, notamment en matière de protection des données. En effet, le peuple ne s'est pas encore prononcé sur le principe constitutionnel alors que le projet de loi a déjà été rédigé par le Conseil fédéral. Le diagnostic préimplantatoire (DPI) y est en quelque sorte légitimé, même si cette technique reste très controversée. En ce qui concerne le principe de la dignité humaine, la définition proposée pour la Constitution est bien trop floue. Il s'agirait d'un article constitutionnel "alibi" qui n'empêcherait pas la commercialisation de la recherche sur l'être humain. L'UDF demande au parlement de revoir sa copie et de proposer un nouvel article. Les délégués ont donc décidé, par 49 voix contre 7, et 8 absentions, de dire "non" à l'article constitutionnel.
(comm.)
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Venerdì Santo in Ticino non sarà giorno festivo
Il Gran Consiglio ticinese ha terminato l'anno 2009 decidendo di non introdurre in Ticino il giorno festivo del Venerdì Santo in sostituzione della festività dei SS. Pietro e Paolo. Questa richiesta era stata avanzata dal deputato Luciano Canal (LEGA) e da altri 5 membri del Gran Consiglio tramite l'inoltro di un'iniziativa parlamentare elaborata introdotta il 18 settembre 2007.
Il pregio dell'iniziativa era quello di chiedere semplicemente uno scambio di festività, considerato che quella dei SS. Pietro e Paolo è una festività ormai vigente unicamente nel Cantone Ticino, mentre il Venerdì Santo lo è in tutta la Svizzera, ad eccezione dei Cantoni Vallese e Ticino.
Il deputato Luciano Canal, a motivazione della sua richiesta, aveva sottolineato l'alto valore religioso del Venerdì Santo e la sua priorità rispetto alla festività dei SS. Pietro e Paolo; inoltre, vi sarebbe pure un motivo pratico, che consiste nel fatto che già oggi sono chiuse alcune amministrazioni comunali, le banche e le scuole, cosicché rimangono aperti esclusivamente negozi e aziende private.
L'assoluta priorità dell'economia su tutto
Sia il Consiglio di Stato, dapprima, che il Parlamento poi, hanno bocciato l'iniziativa per motivi unicamente economici. In Gran Consiglio soltanto 11 deputati hanno votato favorevolmente all'iniziativa, mentre 41 sono stati i voti contrari.
Quanto appare palese, in questa decisione parlamentare ticinese, la sottomissione dei valori cristiani morali e anche culturali all'economia, cioè al dio denaro, a mammona! E' triste che una società che osa definirsi ancora cristiana -ma in realtà lo è solo sulla carta- non sappia fermarsi di comune accordo un solo giorno all'anno per ricordarsi di Colui che ha dato sulla croce la propria vita per la salvezza degli uomini. E' triste che la classe politica che rappresenta tale società non sappia fissare la priorità spirituale o almeno la priorità politica e culturale attraverso una decisione di principio, una decisione fondamentale, come del resto hanno ben saputo fare 24 Cantoni prima del Cantone Ticino, indipendentemente dalla loro appartenenza alla confessione cattolica o a quella evangelica. E dire che in Ticino vi era pure il parere favorevole della Chiesa cattolica e di quella evangelica-riformata!
In sostanza si trattava qui semplicemente di affermare -allineandosi peraltro al resto della Svizzera- un caposaldo della nostra cultura cristiana che avrebbe comportato un sacrificio economico contenuto e accettabile.
Povertà politica del Parlamento
Ma il Parlamento, in rappresentanza del popolo ticinese (ma lo rappresenta davvero?), ha affermato in questa questione la propria incapacità di elevare lo sguardo al disopra degli affari economici e commerciali di tutti i giorni, dimostrando in tal modo un'estrema povertà politica nella guida del Paese. Che il timore di Dio tocchi innanzitutto i nostri politici, le nostre autorità e poi il popolo: il bisogno è enorme!
Giovanni Isella, Membro del comitato di UDF Ticino
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Oui à une solution raisonnable à long terme
Faut-il prendre des mesures pour garantir la pérennité du deuxième pilier Les délégués de l'UDF disent "oui" à une baisse du taux de conversion.
Lors de l'assemblée des délégués du 16 janvier, un débat contradictoire a mis aux prises Nico Lutz, porte-parole du syndicat UNIA et l'ancien conseiller national Markus Wäfler (UDF/ZH). Alors que l'espérance de vie s'allonge et que la rentabilité des avoirs LPP diminue, l'UDF estime qu'il faut agir pour assurer la pérennité du deuxième pilier.
Plusieurs solutions existent, bien qu'impopulaires: par exemple, l'augmentation des cotisations et le rehaussement de l'âge de la retraite. Ces solutions n'ont que peu de chances d'être acceptées par la population, l'UDF estime que la proposition consistant à adapter le taux de conversion est la moins mauvaise solution à moyen terme.
Une telle adaptation permettra d'assurer un revenu convenable aux retraités. L'UDF prêtera néanmoins une grande attention à de nouvelles baisses du taux de conversion qui pourraient être décidées à l'avenir.
Au final, les délégués de l'UDF ont décidé, par 37 voix contre 22, et 7 absentions, d'accepter cet objet, lors de leur rencontre le 16 janvier à Olten.
Un avocat de la protection des animaux
Faut-il instaurer des avocats pour les animaux Lukas Berger, de la Protection suisse des animaux (PSA) et le conseiller national Andreas Brönnimann (UDF/BE) en ont débattu devant les délégués.
Les animaux font partie de la Création et doivent être protégés. La législation pour leur protection a été renforcée en 2008. En outre, la défense des droits de ces êtres vivants incapables de s'exprimer sur des violences dont ils sont potentiellement les victimes reste très problématique. Par 57 voix contre 8 et 3 absentions, l'UDF refuse l'initiative.
(Communiqué)
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Une autre manière de mourir dans la dignité
Fin de vie
Les questions liées à la fin de la vie
sont plus que jamais d'actualité. Au niveau vaudois, une initiative cantonale veut obliger les établissements médico-sociaux (EMS) à accepter "l'aide au suicide" pour les résidents qui en font la demande. Au niveau fédéral, une consultation a été lancée pour cadrer strictement les pratiques des associations telles qu'Exit ou Dignitas.
Au-delà des vifs débats à venir sur le sujet, il est important de se demander quels sont les moyens actuels qui permettent de soulager les souffrances des personnes en fin de vie.
Où en est le développement des soins palliatifs sur le territoire vaudois Les habitants du canton sont-ils suffisamment informés quant aux prestations des hôpitaux ou des établissements spécialisés? Un cadre tripartite impliquant patients, soignants et proches est-il bénéfique? Que penser de l'acharnement thérapeutique, sachant qu'il arrive que des personnes sortent de leur coma après plusieurs années?
Venez débattre de ces délicates questions avec Jean-Michel Bigler, médecin de la fondation Rive Neuve de Villeneuve, le 18 février.
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Copenhague ou la grippe danoise
Sommet international sur les changements climatiques
Qui a intérêt à ne pas polluer l'environnement? Quelques semaines après la conférence de Copenhague, voici une petite analyse pour mieux comprendre les minces résultats.
Depuis peu, Copenhague est aussi le nom d'un symptôme. On connaissait la maladie de Kyoto. Elle se résume ainsi: "On dit qu'on va faire mais on ne fait pas". Fin 2009, au moins, la transhumance qui a pris la direction de la cité nordique a eu l'honnêteté de dire qu'"on ne va rien faire". Bon début! Parce que définir un objectif visant à limiter la hausse de la température de la planète est aussi vain que de tenter de limiter la température d'un patient fiévreux sans thermomètre, sans médicament et sans s'attaquer au virus et aux bactéries qui l'accompagnent.
Le dilemme du prisonnier
Je ne peux m'empêcher depuis un certain temps de me rappeler le "dilemme du prisonnier", application simple et basique d'une théorie du Prix Nobel John Nash appelée la "théorie des jeux". Prenons un exemple: deux petits malfrats sont appréhendés par la police pour un délit de moindre importance. Ils sont jugés et risquent dix jours de prison chacun. Cependant, au cours de l'enquête, on réalise que des soupçons de délits plus graves pèsent sur ces deux individus. Si ces autres méfaits étaient prouvés, ils pourraient écoper non pas de dix mais de cent jours chacun!
Le juge décide de les interroger séparément et il leur fait la proposition suivante: "Si vous dénoncez votre acolyte et que lui ne vous dénonce pas, nous réduirons votre peine pour le premier délit à cinq jours, à cause de votre coopération. Votre acolyte écopera quant à lui de cent jours. Si chacun dénonce l'autre, la justice considérera que vous êtes tous deux passés aux aveux et vous serez condamnés à soixante jours chacun".
Chacun des deux malfrats a donc deux choix: dénoncer ou ne pas dénoncer. Bien entendu, leur intérêt serait de ne rien dire et de purger dix jours chacun. Ce serait la meilleure solution. Mais ils ne vont pas la choisir. Parce que leur intérêt personnel est plus prometteur que l'intérêt collectif. Si le premier se dit que son acolyte ne le dénoncera pas, il a intérêt à le dénoncer. Il purgera ainsi une peine de cinq jours au lieu de dix. Et s'il craint que son acolyte le dénonce, il a encore une fois intérêt à le dénoncer à son tour, afin de réduire son "longue peine" à soixante jours. Quel que soit le choix de l'autre, le meilleur choix individuel est de dénoncer. Ainsi, tous deux se dénoncent mutuellement et écopent de soixante jours, au lieu de dix, s'ils s'étaient concertés et n'avaient rien dit.
Le choix de polluer
Copenhague, c'est le dilemme du prisonnier, mais avec 35000 joueurs. On peut, soit dit en passant, se demander si le déplacement et le logement de ces 35000 personnes n'était pas pire pour la planète que de ne pas avoir fait de conférence du tout.
Lors de cette conférence, c'est au petit jeu du dilemme du prisonnier que se sont livrés les grands de notre planète. Comme, primo, les émissions de CO2 sont difficilement mesurables et pas vraiment visibles et secundo, que les contrevenants ne craignent pas de sanction et tertio, qu'il est plus aisé de gagner de l'argent et d'obtenir de la croissance en polluant qu'en ne polluant pas, personne n'a intérêt à réduire sa pollution.
A l'instar des malfrats, si les autres font des efforts pour réduire leurs émissions polluantes et que vous n'en faites pas de votre côté, votre économie gagne en compétitivité puisqu'elle produit à moindre coût. Et si les autres ne font pas d'effort, vous avez tout intérêt à ne pas en faire non plus, sous peine de voir votre économie péjorée.
Avec ce raisonnement, tout le monde fait le choix de polluer parce que c'est, à titre individuel le choix qui rapporte le plus. Mais à titre collectif, on fait un choix qui est plus mauvais pour tout le monde.
Symptôme, maladie, avons-nous dit. C'est bien plutôt d'une épidémie qu'il s'agit. La maladie de Kyoto s'est transformée en épidémie de Copenhague, en grippe danoise. Quelle sera la prochaine étape si on ne fait rien dans l'intervalle... le bloc opératoire?
Luc-Olivier Suter, UDF Vaud, président de la section "La Côte"
RUBRIQUE: L'UDF dans les cantons
La décision populaire doit être respectée
L'UDF réagit aux multiples tentatives d'invalider le vote contre la construction de minarets. Il s'agit de respecter la volonté populaire.
Au soir même de la votation populaire sur l'initiative "contre la construction de minarets", la communauté internationale s'est acharnée sur la décision prise par la majorité des Suisses. La Haut commissaire de l'ONU pour les droits de l'homme, Navi Pillay, a déclaré que l'initiative était discriminatoire, hésitant même à condamner un vote démocratique.
Qu'est-ce que la liberté religieuse?
Il est utile tout d'abord de rappeler que l'interdiction des minarets n'est pas discriminatoire puisque ces derniers n'ont pas de nécessité religieuse. Si l'initiative s'en était prise à la pratique d'une religion, à la construction de lieux de cultes, à la liberté de se rassembler ou encore de partager sa foi, il y aurait eu effectivement discrimination. Ça n'a pas été le cas.
Respect de la souveraineté
L'ONU nous avait habitués à davantage de respect des droits démocratiques et de la souveraineté des Etats-nations. De toute évidence, les temps ont changé.
L'ONU vient de se comporter en organisation totalitaire qui se permet de faire la leçon à un Etat de droit dont les citoyens jouissent de droits fondamentaux que sont l'initiative et le référendum populaires, un système de démocratie directe quasi unique au monde.
Des recours au mépris du choix démocratique
Depuis le 29 novembre, plusieurs voix se sont élevées en Suisse pour remettre en question la décision du souverain sur le plan juridique et ont saisi la Cour européenne des droits de l'homme. On croit rêver.
Certains considèrent que l'initiative pose un problème philosophique. Cela, on peut l'admettre. Mais qu'on puisse mépriser une décision prise démocratiquement et en selon la conscience de la population, cela est inadmissible. Les sondages révèlent du reste une posture populaire proche dans d'autres pays européens.
Contrairement à d'autres partis politiques, nous pensons qu'il faut marquer un temps d'arrêt et ne pas en rajouter une couche en termes d'interdictions. Le résultat de la votation sur les minarets va sans doute donner un bon coup de frein aux revendications des dirigeants musulmans les plus agressifs dans notre pays. Nous espérons et croyons que les signes de radicalisation de l'islam devraient eux aussi s'atténuer.
L'UDF, qui est à l'origine de l'initiative et qui a participé de manière substantielle à son succès, assume pleinement son engagement en faveur de l'interdiction des minarets. Notre parti politique considère que la paix confessionnelle et la liberté religieuse seront ainsi préservées à l'avenir aussi.
Maximilien Bernhard, secrétaire romand de l'UDF
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Non aux minarets, oui au voile: le député vaudois Maximilien Bernhard s'explique
Vous avez défendu l'interdiction des minarets hier, mais pas celle du port du voile dans les écoles aujourd'hui. Où est la cohérence?
L'UDF a toujours défendu la liberté religieuse. Je rappelle que les minarets ne sont pas nécessaires à la pratique de la religion islamique. Les interdire ne contrevient donc pas à la liberté religieuse.
Nous considérons qu'il en est autrement de l'école obligatoire. Interdire le port du voile aux élèves touche à l'intimité de leur personne.
Quelques jeunes filles sont instrumentalisées pour faire du militantisme au travers du voile, mais leur nombre reste marginal.
Par ailleurs, l'interdiction du voile pourrait aussi restreindre la liberté des chrétiens: ces derniers pourraient se voir priver de symboles chrétiens, telle une petite croix en pendentif ou épinglée en boutonnière, au nom d'une laïcité excessive telle qu'elle est appliquée par exemple en France.
Quelle restriction préconisez-vous pour le port du voile à l'école?
L'UDF partage l'avis du Tribunal Fédéral qui admet que le port du voile peut être limité à certaines conditions. L'Etat dispense un enseignement neutre sur le plan confessionnel. Le port du voile doit donc rester interdit pour les enseignants.
Port du voile aujourd'hui, dispense de piscine ou de fête de Noël demain: sur quels critères la Confédération et les cantons devraient-ils gérer la liberté religieuse?
Notre pays doit assumer son héritage, son identité et sa culture chrétienne, tout en garantissant la liberté religieuse. L'intégration est une question de volonté.
Les immigrants et leurs enfants doivent de leur côté s'adapter aux us et coutumes de notre pays et assister notamment aux fêtes de Noël à l'école.
En ce qui concerne les cours de natation, soyons pragmatique. L'idée d'un costume de bain d'une pièce recouvrant une bonne partie du corps en est une. Là encore, ces cours revêtent des objectifs pédagogiques importants. Le fait d'apprendre à nager peut sauver des vies. Mis dans la balance, ce fait l'emporte largement sur une dispense.
Le PEV et la FEPS appellent de leurs vœux un article religieux dans la Constitution. Qu'en pensez-vous?
Tout dépend de l'article. Le préambule de la Constitution fédérale commence par "Au nom de Dieu Tout-Puissant". L'article en question devrait aller dans le même sens et le cas échéant, compléter cette déclaration.
Mais dans l'immédiat, le temps est à l'apaisement. Il ne serait pas sage de relancer un débat aussi émotionnel que vient de l'être celui sur les minarets.
L'UDF étudiera le moment venu l'article religieux pour en juger la pertinence.
Propos recueillis par Maximilien Bernhard, secrétaire romand de l'UDF
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Suite au vote du 29 novembre, le débat avec les musulmans peut commencer
Il est surprenant de constater le nombre d'interventions publiques, souvent très virulentes, à l'égard des personnes qui ont accepté l'initiative anti-minarets. Je ne pense pas qu'environ 60% des citoyens suisses puissent être taxés de racistes ou de xénophobes.
La Suisse est construite sur trois cultures différentes, un fait pratiquement unique au monde. Cette diversité n'a jamais été remise en question par l'une ou l'autre des communautés qui la composent. Comment donc accuser le peuple Suisse de manquer d'ouverture et de respect vis-à-vis de quelqu'un qui ne lui ressemble pas?
Ailleurs, le résultat aurait été identique
Si le vote avait eu lieu dans les pays voisins de la Suisse, le résultat aurait été sensiblement le même, comme bon nombre de médias l'ont rapporté. Avant de tirer des conclusions hâtives et de parler de discrimination, il est nécessaire de comprendre pourquoi le Peuple suisse s'est opposé démocratiquement, comme l'auraient fait d'autres peuples européens s'ils avaient pu, à la construction de minarets.
En fait, ce ne sont pas les minarets qui posent un problème et encore moins les musulmans. Par ce vote, le Peuple suisse a exprimé ses craintes face à certaines pratiques de l'islam.
Comment ne pas concevoir de la peur lorsque l'on évoque tous les jours dans les médias les fanatiques encouragés par leurs familles à se faire exploser, en tant que kamikazes, dans le but de tuer le plus grand nombre de personnes possibles, au nom de leur dieu? Ou les fatwah, décrets de mort prononcés sur des personnes et qui imposent au fidèle musulman de les mettre à exécution s'il les rencontre? Ou encore de la lapidation, encore pratiquée dans le monde musulman, pour des comportements réprouvés par la communauté? Que dire encore de ces petites filles de huit ou dix ans mariées de force avec des hommes qui pourraient être leurs pères ou leurs grand-pères? De la burqa, le symbole visuel de l'asservissement de la femme? Ou encore des crimes d'honneur?, qui font cinq mille victimes féminines par an selon l'ONU? Certaines de ces pratiques de l'islam, digne de l'obscurantisme le plus profond, existent bel et bien en ce début de 21e siècle. Dès lors, comment ne pas avoir de la crainte ou de la peur de voir de telles pratiques se propager dans les pays occidentaux?
La balle est dans le camp des musulmans
Aujourd'hui, ce sont bien les musulmans et les responsables spirituels de l'islam qui doivent rassurer l'Occident et se positionner clairement sur de telles pratiques. Sont-ils prêts à les dénoncer avec la plus grande fermeté? Si le monde musulman désire faire preuve d'ouverture vis-à-vis de l'Occident comme l'Occident a fait preuve d'ouverture vis-à-vis du monde musulman, s'il désire engager un dialogue plus profond entre les deux parties, c'est bien sur ces aspects-là que les musulmans doivent se positionner.
Le pouvoir dans les mains des seules élites?
Je crois que le Peuple suisse a fait preuve de courage et de clairvoyance au travers de cette votation. Le fait que des opposants à cette initiative ne désarment pas et veulent maintenant s'opposer au verdict démocratique revient à faire du droit international, non démocratique, une entité supérieure à notre Constitution démocratique.
Restons donc vigilants sur les décisions prises par nos dirigeants, car les valeurs démocratiques sur lesquelles repose notre pays, sont de plus en plus menacées par une élite bien-pensante qui considérant que le peuple n'a pas assez de discernement pour faire les bon choix dans les urnes.
Jacques Dumas, président de l'UDF Jura
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Genève: Ne baissons pas les bras
Des mois d'engagement pour l'initiative anti-minarets en Suisse sont désormais derrière nous. Notre démocratie est un privilège que nous voulons garder et un cadeau qui dure depuis 700 ans.
Une campagne passionnelle
Les débats des derniers mois sur cette votation ont été passionnels. J'ai débattu plusieurs fois à l'Uni-Genève. Il y a eu beaucoup de dissimulation et de séduction des parties adverses, basées sur les peurs et une tolérance candide.
Nous avons écrit aux médias et tenu trois stands au centre ville (face à dix stands défavorables à l'initiative, sans parler des groupes qui distribuaient des tracts sur l'égalité des religions). Nous avons fait une campagne d'affichage sur les trams et les bus et dans les communes et distribué 3000 argumentaires.
Ces efforts ont été menés grâce à l'engagement sans compter de quelques valeureux membres de l'UDF-Genève et de ses amis.
Une minorité importante a soutenu l'initiative à Genève
Malgré le rejet de l'initiative à Genève, 40% ont osé dire leur avis pour mettre un frein à la construction de minarets en Suisse.
Face aux multiples revendications des musulmans, il faut continuer. Il convient d'alerter les autorités sur les conditions de vie des chrétiens persécutés depuis des décennies dans les pays musulmans et dont le situation se corse encore aujourd'hui. Un slogan si cher à Maximilien Bernhard, secrétaire romand de l'UDF, "le principe de réciprocité", nous pousse à manifester avec les organisations de droits de l'homme devant les Palais suisses (de l'ONU ou fédéral) par lettres et discours devant les ambassadeurs des pays concernés. Votre avis nous intéresse. Contactez-nous?!
Jean-Luc et Sylvie Rufieux, Tél. 022 751 20 23
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Elections cantonales bernoises du 28 mars: Marc Früh candidat au Conseil d'Etat bernois
Pas moins de 177 candidats de l'UDF se présentent aux élections cantonales bernoises du 28 mars prochain. L'UDF se réjouit de pouvoir être présente avec une liste dans chaque circonscription électorale.
Des jumelages de listes ont été engagés avec le PEV dans tout le canton et avec le PDC, par endroits.
Six sièges à défendre, un septième à conquérir
Un groupe UDF de six députés est actuellement présent au parlement bernois. Plusieurs sièges semblent acquis pour la nouvelle législature. D'autres devront être défendus. La bonne nouvelle, c'est que les chances de conquérir un siège supplémentaire, dans le district électoral de l'Oberland sont réelles.
Marc Früh en lice pour le Conseil d'Etat
Le député de Lamboing est également en lice pour le Conseil d'Etat. Député depuis une législature, maire sortant de sa commune, il se présente en défenseur des valeurs chrétiennes.
(Réd.)
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Dieu a-t-il sa place dans la Constitution genevoise?
Sous l'impulsion du socialiste Maurice Gardiol, ancien modérateur de la Compagnie des pasteurs et des diacres de l'Eglise protestante, un débat animé a été ouvert le 21 janvier sur l'idée de doter la nouvelle Constitution cantonale d'un préambule. C'est finalement à une large majorité de 54 voix pour et 11 contre que la Constituante a mandaté une commission, présidée par le même Maurice Gardiol, pour l'étude d'un texte de préambule. L'idée d'un concours d'idées parmi les jeunes n'a pas été retenue. En amont, ce sont les Eglises catholiques et protestantes qui ont lancé l'idée de ce préambule, en récoltant une pétition pour "la prise en compte de la dimension spirituelle de la vie".
(Réd.)
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Passeport biométrique: la centralisation passe à la trappe
La Grand Conseil vaudois a accepté, à une quasi unanimité, ma motion (transformée en postulat) concernant la prise de données biométriques de manière décentralisée. Le Conseil d'Etat avait prévu l'ouverture d'un centre unique à Lausanne. La motion que j'avais déposée demandait au contraire que la prise de données se fasse dans les préfectures, ce qui posait des problèmes pratiques, en particulier d'infrastructures. La motion a donc été transformée en postulat pour permettre au Conseil d'Etat d'effectuer une nouvelle étude. La prise de données pourrait dès lors se faire dans plusieurs régions du canton, le nombre de centres restant à définir. Dans l'intervalle, un centre provisoire, de l'aveu même du Conseil d'Etat, sera ouvert à Lausanne, ceci pour respecter le délai impératif du 1er mars 2010. Une décision définitive sur le nombre de centres de biométrie devrait intervenir à la fin de l'année.
Maximilien Bernhard, député l'UDF
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Agenda de l'UDF
18 février à 20h15 | Yverdon | Château, Salle Léon Michaud | Soins palliatifs: une autre manière de "mourir dans la dignité".
Avec Jean-Michel Bigler, médecin, Fondation Rive-Neuve, Villeneuve
Entrée libre. Organisateur: UDF Nord-Vaudois
20 février | Aubonne | formation des sections romandes de l'UDF
8 mai | Congrès national et Assemblée des délégués de l'UDF Suisse
Retrouvez l'agenda complet et mis à jour de l'UDF sur www.udf.ch
Rubrique : Réflexion
Parler d'une seule et même voix
La diversité de nos discours, de nos manières d'être et d'agir, l'emporte largement sur la capacité des chrétiens à parler d'une seule et même voix. Cela semble une évidence. Nous nous y sommes mêmes habitués. Mais quelle place y a-t-il pour l'expression de la diversité au sein d'un peuple qui affirme foncièrement son unité en Christ?
Nos différences apportent-elles ensemble du changement ou de la confusion?
Dieu n'est pas un Dieu de l'uniformité. Il aime nos différentes couleurs, notre variété, notre diversité, parce que lui-même est trinitaire. Nous pouvons ainsi nous réjouir du fait qu'il y ait des politiciens chrétiens dans tous les partis politiques. Il est heureux qu'il y ait une pluralité de partis!
La question se pose néanmoins de la cohérence de l'action politique menée par tous ceux qui affirment leur attachement au Christ. Leur diversité enrichit-elle ou mène-t-elle à la confusion du message qu'ils sont sensés incarner? Leur action induit-elle des changements positifs dans la communauté dont ils ont la charge, si le vote des uns annule celui des autres? Le message de la Bonne Nouvelle peut-il être le même, que l'on soit de gauche ou de droite, dans des domaines clés comme le religieux, le social, le politique, l'économie, l'éducation, les médias et la culture?
Je crains que notre pensée ne soit trop souvent que le reflet de notre éducation et de la culture ambiante. Notre façon d'envisager le monde a-t-elle été réformée par la Parole de Dieu?
Plusieurs mauvais élèves
Au cours de ces trente dernières années, plusieurs chefs d'Etat se sont déclarés évangéliques en Asie et en Amérique latine. Le cas de la Zambie est symptomatique: l'ancien président Frédéric Chiluba a soumis son pays à la seigneurie de Jésus-Christ, le déclarant "nation chrétienne".
Malheureusement, ce président a violé les droits humains, torturé ses opposants, acheté des votes et permis une corruption généralisée. Comment comprendre l'ineptie des politiques menées par nombre de ces chefs d'Etat évangéliques et les affaires de corruption qui les ont touchés, sinon que leur mentalité et leur vision du monde n'ont pas été transformées lorsqu'ils sont devenus chrétiens? Ralph Reed, stratège de la droite évangélique américaine, a dit: "Mes convictions religieuses n'ont jamais changé d'aucune manière mon point de vue sur les questions politiques, parce que ma philosophie politique était déjà bien développée."
Etude systématique de la Bible
Je plaide personnellement pour que nous n'embrassions pas simplement des vues de droite ou de gauche, mais que nous puissions réfléchir de manière systématique et biblique sur ce qui devrait constituer une philosophie politique s'appuyant sur la Bible. Savons-nous réellement ce qu'elle dit sur l'essence, le but et les limites de l'Etat? Sur le sens de la justice? Sur la liberté religieuse, l'Eglise et l'Etat? Sur la guerre juste et la non-violence? Sur la gestion de la nature. Que Dieu nous aide à être de fidèles serviteurs là où il nous place.
Jean-Paul f, Secrétaire général du Réseau évangélique suisse