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Edition actuelle 4/00- novembre 2000
Éditorial
Oui à l'Europe
Le 28 septembre dernier, le Conseil des Etats a réaffirmé qu'il ne
désirait pas entendre parler d'adhésion de la Suisse à l'Union Européenne
(UE). En effet, pour la seconde fois, les représentants des Etats ont
rejeté en bloc l'initiative "Oui à l'Europe", ainsi que le contre-projet
qui fut proposé par le Conseil national, désavouant de ce fait "l'objectif
stratégique" du Conseil fédéral concernant l'adhésion de la Suisse à
l'UE.
L'UDF s'est toujours opposée à cette adhésion et se réjouit de la
position du Conseil des Etats, ce dernier ayant estimé qu'il fallait tout
d'abord évaluer l'impact des accords bilatéraux sur notre pays. L'UDF est
d'autant plus reconnaissante que de nombreuses pressions ont été exercées
de tous bords sur le Conseil des Etats.
Le NOMES (Nouveau Mouvement
Européen Suisse), qui est l'auteur de l'initiative "Oui à l'Europe", vient
de décider le maitien de son initiative. Le peuple suisse devra donc se
prononcer l'an prochain sur l'adhésion de la Suisse à l'UE. Celle-ci
devrait en principe être refusée -de l'avis même des initiants- enterrant
ainsi le dossier d'adhésion pour de nombreuses années.
L'objectif que
l'UDF romande s'était fixé lors de sa décision de soutenir les accords
bilatéraux comme alternative à l'adhésion de la Suisse à l'UE est de ce
fait sur le point d'être atteint.
D'aucuns peuvent penser que le
soutien de l'UDF romande aux accords bilatéraux était risqué, et il
l'était probablement sous certains aspects. Il ne serait donc pas étonnant
que les évènements donnent raison à l'UDF Romandie et à sa stratégie.
La votation populaire de l'an prochain nous le
confirmera.
Maximilien Bernhard
RUBRIQUE: POLITIQUE FEDERALE
Santé: L'UDF Suisse lance une initiative populaire
Trop, c'est trop: face à l'augmentation massive et continue des coûts
des assurances maladies, l'UDF Suisse lance une initiative populaire "pour
une assurance de base minimale avec des primes d'assurance-maladie
raisonnables" (initiative miniMax).
La nouvelle loi (LaMal) en matière
d'assurance-maladie est entrée en vigueur en 1996. Depuis, le peuple
suisse a assisté à un élargissement chronique des prestations prises en
charge par l'assurance-maladie. La politique menée par la Confédération a
conduit à une explosion des coûts qui s'est répercutée sur les primes de
l'assurance-maladie. Un nombre croissant de personnes peinent même à payer
leur prime.
L'initiative miniMax propose une révision de l'art 117, par
laquelle les prestations de l'assurance de base seraient ramenées au
"nécessaire". Elle récompenserait en outre par voie de réduction de primes
les assurés qui renoncent à des comportements de vie nuisant à la santé
(fumée, alcool, etc.). Pro Life, qui propose par exemple un contrat
d'assurance où l'assuré s'engage à ne pas recourir à l'avortement,
démontre clairement que le coût par assuré est nettement en deçà de la
moyenne suisse. Pour l'UDF, il s'agit d'encourager la responsabilité
individuelle et de faire prendre conscience de la réalité des coûts aux
assurés. L'initiative miniMax garantirait en revanche le libre choix du
médecin et de l'hôpital.
Avant le lancement formel de l'initiative, le
texte d'initiative doit encore être approuvé par la Chancellerie fédérale.
Ensuite, il faudra que l'UDF rassemble, en l'espace de 18 mois, au moins
100 000 signatures valables.
Si l'initiative vous intéresse, et que
vous êtes disposé(e) à récolter des signatures pour cette initiative,
n'hésitez pas à nous contacter au tél. 024/425 96 23.
(comm)
Votation sur les 18%
Les sections romandes de l'UDF se déclarent très satisfaites de l'issue
du vote sur l'initiative visant à limiter la population étrangère en
Suisse à 18%.
"Nous sommes heureux d'avoir été suivis dans notre mot
d'ordre qui avait divergé de celui des sections alémaniques de l'UDF" a
déclaré Maximilien Bernhard, secrétaire romand de l'UDF.
Et d'ajouter:
"Les Suisses ont ainsi prouvé leur tradition d'accueil, héritage biblique
s'il en est".
Solution des délais: revirement
Suite au rejet de la solution des délais en matière d'avortement le 20
juin dernier par le Conseil des Etats, l'initiative parlementaire
Haering-Binder est retournée en commission afin d'être remaniée en tenant
compte de l'intérêt de la mère et de l'enfant à naître, et en attendant
l'élaboration d'un contre-projet par le Conseil fédéral. Depuis, le
contre-projet a été abandonné et le Conseil fédéral a poussé la Chambre à
se prononcer rapidement. Le 21 septembre, le Conseil des Etats a tranché
et dit OUI à la dépénalisation dans une certaine mesure de l'avortement,
par 21 voix contre 18. Un oui qui est passé de justesse, à deux voix près,
mais un oui quand même. La loi a été reformulée et le délai légal pour
l'interruption volontaire de grossesse a été ramené de 14 semaines à 12;
peut-être pour calmer un peu le camp des opposants, et s'aligner sur
l'Union européenne qui légifère dans ce sens également.
Dès le
lendemain, les journaux titraient en liesse: "L'avortement n'est plus un
crime!". Mais si ce n'est plus un crime, c'est toujours le meurtre d'un
bébé vivant dans le ventre de sa mère. "C'est toi qui m'as tissé dans le
sein de ma mère Mon corps n'était point caché devant toi, lorsque j'ai été
fait dans un lieu secretQuand je n'étais qu'une masse informe, tes yeux me
voyaient" (Psaumes 139, 16). "Une femme n'a-t-elle pas pitié du fruit de
ses entrailles? Quand elle l'oublierait, Moi je ne t'oublierai point" dit
Dieu dans Esaïe 49, 15.
Si les hommes changent leurs lois, celle de
Dieu subsiste, et il ne faut pas s'attendre à sa bénédiction en la
rejetant. "Le pays était profané par ses habitants; car ils
transgressaient les lois, violaient les ordonnances, ils rompaient
l'alliance éternelle. C'est pourquoi la malédiction dévore le pays, et les
habitants portent la peine de leurs crimes" (Es. 24, 5-6).
Ce nouveau
texte de loi reformulé va maintenant retourner au Conseil national. L'UDF
a d'ores et déjà annoncé qu'elle lancerait un référendum si la solution
des délais nouvelle version était acceptée par le Parlement.
Réponse lors de la session de décembre ou de mars prochain.
Dominique Ardellier
Adhésion à l'ONU
L'UDF a participé à la consultation portant sur l'adhésion de la Suisse
à l'ONU. L'UDF se prononce en faveur d'une Suisse active sur le plan
international, économiquement ouverte sur le monde, mais politiquement
libre et indépendante. De ce fait, elle s'oppose à l'adhésion de la Suisse
à l'ONU.
Dans sa réponse à cette consultation, l'UDF a rappelé les
résultats de la votation populaire du 16 mars 1986 où près de trois
Suisses sur quatre avaient dit Non à une telle adhésion. La population
helvétique avait donc rejeté très clairement cette proposition. Ce vote
ayant eu lieu il y a moins d'une quinzaine d'années, l'UDF s'étonne de
l'insistance du Conseil fédéral dans ce dossier.
L'UDF estime qu'à
terme, une telle adhésion affaiblirait nettement la neutralité de notre
pays et la souveraineté du peuple suisse.
Elle considère que la
non-appartenance de la Suisse à l'ONU est une chance pour notre pays pour
accomplir sa mission humanitaire, notamment par l'intermédiaire de la
Croix-Rouge et de l'Aide suisse en cas de catastrophe.
L'UDF pense que
l'engagement de militaires suisses à l'étranger est en contradiction avec
son principe d'armée défensive, et qu'un tel engagement serait incohérent
face à l'engagement humanitaire de notre pays. L'UDF estime que, sur le
plan financier, la Suisse fait déjà un effort remarquable en faveur de
l'ONU (400 à 500 millions de francs par an), et qu'elle ne doit pas
s'engager plus dans ce domaine.
Enfin, l'UDF est préoccupée par l'idée
de placer la Suisse sous le joug d'une structure supranationale, cette
dernière risquant un jour de s'ingérer dans la démocratie helvétique.
(comm)
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RUBRIQUE: ENTRETIEN
Un nouveau rassemblement de prière sur la Place fédérale
A Berne, la Place fédérale accueillera, le 11 novembre prochain, de 13h30 à 14h30, un rassemblement de prière en faveur des autorités. 7000 chrétiens sont attendus à cette occasion. Deux des organisateurs de ce grand rassemblement, Heinz Suter, responsable romand de Jeunesse en Mission, et Philippe Corthay, président du Forum des Hommes, s'expriment à ce sujet.
- Quel est l'intérêt de prier en grand nombre sur un lieu public
?
Philippe Corthay (PC): Prier en public, c'est premièrement permettre
aux chrétiens de révéler à tous que Dieu est vivant et qu'il peut agir
encore aujourd'hui, particulièrement à Berne, où sont prises des décisions
qui peuvent influencer la vie du peuple. Dans un deuxième temps, le
déplacement en masse démontre que les gens accordent une importance
particulière à Dieu. Ils lui donnent la priorité, que ce soit sur leurs
loisirs ou leur temps de repos. Enfin, cela rend compte de l'unité des
personnes qui intercèdent ensemble sur un même sujet d'actualité.
Heinz
Suter (HS): La prière est essentiellement quelque chose que l'on fait en
privé. Toutefois, un rassemblement public de prière a une raison d'être,
s'il reste occasionnel, ponctuel. A l'époque de Néhémie, le peuple se
réunissait déjà devant le temple afin de lire la Parole de Dieu et pour
intercéder. De nos jours, une nouvelle mobilisation des chrétiens traduit
leur prise de conscience des enjeux actuels, ainsi que leur engagement
face à ces problématiques. D'autre part, un rassemblement constitue, d'un
point de vue médiatique, un mode d'expression puissant. Se rassembler
publiquement pour prier est une démonstration publique de notre foi.
- De telles manifestations ne sont-elles pas une forme de revendication
des chrétiens visant à être mieux reconnus par la société ?
HS: Il est
d'actualité de descendre dans la rue lorsque l'on désire faire entendre sa
voix. Les chrétiens ne font que s'adapter à un mode d'expression actuel
pour des motivations qui leur sont propres. Un rassemblement en masse est
également une manière d'affirmer que les chrétiens font partie intégrante
de la société et ont aussi une voix, un avis dont il faut tenir
compte.
PC: Il ne s'agit pas de revendication, mais plutôt d'une
démarche de requête. Nous répondons à un appel de Dieu. Nous venons devant
Lui sur la place publique pour intercéder en faveur des autorités de notre
pays. Nous souhaitons qu'Il leur dispense sagesse, discernement, et
vaillance dans leurs fonctions.
- Est-ce que les temps de prières publiques ont un impact spirituel
plus important que la prière "ordinaire" en groupes plus modestes?
PC:
Ce qui confère de la cohésion au rassemblement de prière, c'est qu'il met
en présence les membres du corps de Christ dans leurs diversités. Les
différences des uns et les autres sont source de complémentarité et
d'unité spirituelle. De plus, si la mobilisation parmi les chrétiens est
importante, l'impact spirituel de la prière publique n'en sera que plus
significatif.
HS: L'impact spirituel de la prière publique ne dépend
pas du nombre de gens rassemblés, car Dieu tient avant tout à honorer
notre foi et la confiance placées en Lui. Toutefois, la dimension
spirituelle qui émane de ces grands rassemblements touche le cur de Dieu
de manière particulière.
- Comment expliquez-vous qu'au cours de ces dernières années, plusieurs
rassemblements de prière aient eu lieu sur la place fédérale (notamment
pour la question des fonds juifs, de l'IVG, ou encore lors du Jeûne
fédéral) ?
PC: Dieu, par son Esprit Saint, met en lumière la manière
dont nous nous sommes éloignés de Lui à bien des égards. L'Eglise ayant
perdu toute sa crédibilité dans la résolution des problèmes de société,
Dieu en appelle aux membres de son corps. Il nous incite à reconsidérer
notre compréhension des notions et valeurs essentielles que sont
l'individu, la famille, l'Eglise, la politique ou encore l'économie. Il
s'agit donc, lors de ces rassemblements, d'intercéder et de rechercher Sa
volonté sur ces questions, afin que notre réflexion et nos actes aillent
dans Son sens.
- L'émergence de ce type de rassemblements correspond-elle à un
enseignement donné dans l'Eglise?
HS: On ne peut pas véritablement
parler d'enseignement dans les Eglises. On constate plutôt des appels à la
prière publique parmi les membres du corps de Christ, au sens large
(Jeunesse en Mission, Forum des Hommes, Campus pour Christ, des
enseignants itinérants, etc...).
PC: L'Esprit Saint a suscité, un peu
partout en Suisse, dans la conscience des chrétiens, le désir de se
rassembler publiquement pour intercéder. C'est à l'initiative d'un petit
groupe de prière de Suisse allemande que le rassemblement silencieux pour
la question des fonds juifs sur la place fédérale a eu lieu. L'impact
spirituel du rassemblement a été significatif puisque certaines
situations, apparemment inextricables, ont trouvé une issue.
- Comment expliquez-vous que ces différents mouvements de mobilisation
pour la prière ne soient pas directement issus des Eglises mais de groupes
informels ou d'associations?
PC: Dieu parle souvent au travers des gens
simples, des plus petits (comme David dans la Bible), libres de toute
tendance ou influence, de toute structure. Ceux que Dieu désigne comme
leaders ne sont souvent pas ceux que l'on aurait imaginés.
HS: Si l'on
pense au rôle du pasteur, les responsabilités et préoccupations liées à la
conduite de sa communauté sont telles qu'il lui est difficile d'être
disponible à tous niveaux. Le ministère du pasteur est celui d'être un
berger pour sa communauté. Quant aux personnes appelées par Dieu à
organiser des temps de prière publique, elles ont un ministère plutôt
prophétique ou apostolique. Il n'est donc pas surprenant que de tels
mouvements naissent d'autres structures que les Eglises locales.
- Est-ce que les organisateurs de tels rassemblements ont pu voir des
exaucements de prière ?
PC: Après la votation sur l'EEE, les médias
avaient prédit l'effondrement de l'économie suisse et le départ des
entreprises pour l'étranger. Or, suite aux prières adressées à Dieu pour
la protection de notre pays, les prévisions attendues n'ont pas eu lieu.
Le rassemblement de prière relatif à la question de l'avortement et de la
solution des délais a eu pour impact, auprès de la Commission du Conseil
des Etats, un début de prise de conscience sur l'importance de certaines
valeurs. En nous invitant à l'intercession, Dieu souhaite montrer qu'Il
agit encore aujourd'hui. Nos prières Lui permettent de déclencher à Sa
manière, un processus. Mais pour cela, il s'agit de savoir ce qu'Il désire
que nous fassions, afin d'être en harmonie avec Lui dans son
action.
HS: Il est difficile d'établir de manière précise le rapport
entre la prière et l'évolution d'une situation. Il faut rester prudent
dans la manière d'évaluer l'influence de Dieu sur les événements. A mon
sens, les exaucements découlent aussi d'un engagement concret de la part
des chrétiens. J'ai pu constater cela lors du débat visant à supprimer ou
maintenir le préambule de la Constitution fédérale. Le Conseiller fédéral
Arnold Koller avait déclaré avoir reçu un nombre considérable de lettres
de chrétiens qui manifestaient, en plus de leurs prières, leur profond
attachement au maintien du préambule de notre Constitution. Ce dernier a
été maintenu tel quel. A mon sens, il faut plutôt considérer la prière
comme un fondement.
PC: Je comprends ce point de vue, mais on ne peut
pas "cataloguer" les réponses de Dieu. A quoi sert-il de prier si l'on ne
lui attribue pas tel changement ? Sans doute qu'il s'agit d'un choix !
Celui que je fais est de croire que si j'intercède auprès de Dieu pour des
situations même ponctuelles et les vois évoluer, c'est qu'Il a répondu à
mes prières !
- Pourquoi prier pour les autorités le 11 novembre prochain, en fin de
compte ?
HS: La Bible nous y invite. Nous avons une responsabilité
d'intercession dans le privé ou en public, envers ceux qui sont en
position d'autorité. La sagesse et le discernement dans la prise de
décisions ne vont pas forcément de soi. De plus, actuellement, nos
autorités nous donnent l'impression d'avoir des fondements qui ne sont
plus en accord avec ceux de la Parole, ce qui est plutôt
préoccupant.
PC: La société ne se limite pas à l'individu, à la famille
ou à l'Eglise, mais elle englobe l'économie et le monde politique. Nous
souhaitons que les chrétiens s'investissent à nouveau pour intercéder en
faveur de ces différents domaines. Il s'agit d'apporter à Dieu les
problèmes, de lui soumettre les erreurs, et de se mobiliser. La notion
d'engagement concret, d'action pour les plus petits détails, a été laissée
pour compte depuis trop longtemps. Et nous avons aussi perdu l'habitude de
sortir des quatre murs de l'Eglise. Nous réalisons que nous avons investi
toutes nos forces, notre énergie, et notre argent pour faire tourner une
machine qui, finalement, n'est plus ouverte sur l'extérieur.
La rencontre de prière du 11 novembre sur la Place fédérale est
organisée par le Forum des Hommes. Elle est soutenue par l'Alliance
Evangélique Suisse, Prière pour la Suisse, Mères en contact, Campus pour
Christ, Association Abraham, Agence C, Action CH-CH, L'Armée du Salut,
EGW, IBR, ICCC, Jeunesse en Mission et le GBEU.
Informations :
Forum des Hommes,
Tél. 022 990 07 07
RUBRIQUE: VOTATIONS FEDERALES
Votations du 26 novembre: quatre non et un oui
Réunis le 14 octobre dernier à Olten, les délégués de l'Union
Démocratique Fédérale ont pris position sur les divers objets des
votations fédérales du 26 novembre prochain. Ils ont aussi décidé de
soutenir le référendum contre l'envoi des troupes suisses à
l'étranger.
Assurance vieillesse
L'UDF a dit deux fois non aux
initiatives relatives à l'âge de la retraite. Les délégués ont estimé que
le financement à long terme de l'AVS ne serait pas garanti, notamment en
raison du vieillissement constant de la population et du récent rejet de
la taxe sur l'énergie censée alimenter le fond de l'AVS. D'autre part, les
délégués ont rappelé que la 11e révision de l'AVS prévoyait d'ores et déjà
l'accès à une retraite anticipée. L'UDF propose l'étude d'un autre moyen
de flexibilisation de l'âge de la retraite en tenant compte du nombre
d'années de cotisation.
Armée
L'UDF a également dit non à
l'initiative en faveur d'une redistribution des dépenses. Elle considère
que la Suisse doit disposer d'une armée moderne apte à intervenir
rapidement en cas de conflit, notamment en raison de l'instabilité
politique actuelle en Europe. Pour l'UDF, le DDPS a consenti ces dix
dernières années à des réductions importantes dans le domaine des dépenses
militaires. Elle a donc déjà entrepris une adaptation de ses moyens face à
l'internationalisation des défenses armées.
Coûts hospitaliers
L'UDF
a rejeté l'initiative "pour des coûts hospitaliers moins élevés". Elle
estime que cette initiative est trompeuse car elle ne traite que des coûts
hospitaliers et ne prend pas en compte l'ensemble de la problématique de
l'augmentation des coûts de l'assurance maladie. Pour l'UDF, l'acceptation
d'une telle initiative aurait de graves conséquences pour toute une frange
de la population qui ne pourrait plus avoir accès à certaines assurances
complémentaires en raison des coûts exorbitants.
Statut du personnel
fédéral
L'UDF a dit oui à la nouvelle loi sur le personnel de la
Confédération. L'UDF pense qu'une réforme du service public est nécessaire
afin de réduire les différences de traitement entre les secteurs privé et
public. Pour l'UDF, une modernisation de la politique du personnel est
indispensable.
Troupes militaires à l'étranger
Les délégués de l'UDF
ont décidé de soutenir la récolte de signatures pour le référendum contre
l'envoi de troupes militaires à l'étranger. L'UDF considère en effet que
l'envoi de troupes est contraire à la tradition humanitaire de notre pays
et au principe d'armée défensive. (comm)
RUBRIQUE: L'UDF DANS LES CANTONS
Appel
En vue de l'éventuelle récolte de signatures pour le référendum contre la solution des délais, l'UDF cherche à étoffer son réseau de contacts pour relayer l'information et pour récolter des signatures. Intéressé(e)? Merci de nous appeler: Tél. 024 / 425 96 23.
NEUCHATEL: Avis de recherche
L'UDF Neuchâtel cherche des candidats pour les élections cantonales du
printemps prochain. L'avenir de notre région vous intéresse? Travaillons
ensemble pour le bien de notre canton! Les décisions prises par le
législatif ainsi que l'exécutif cantonal touchent directement notre
quotidien.
L'UDF souhaite présenter au minimum deux listes de
candidats, l'une dans le district de Neuchâtel et l'autre dans celui de la
Chaux-de-Fonds. Comme tous les partis, nous sommes actuellement en pleine
recherche de candidats. Nous sommes tous concernés. Nous voulons être
lumière et sel dans le milieu politique. L'UDF entend défendre l'héritage
judéo-chrétien et promouvoir une réflexion éthique en politique.
Intéressé(e)? Contactez-nous! Tél. 032/751 10 62 (C.
Gauthier-Jaques)
Christof von Allmen
GENEVE: 3 x Non au bouquet libéral
Les libéraux genevois se lancent dans la récolte de signatures jusqu'au
22 janvier 2001 pour leurs trois initiatives intitulées "Le bouquet
libéral". Le comité UDF de Genève vous conseille de ne pas signer ces
initiatives. Voici de quoi il s'agit et notre position :
NON à "Moins
d'impôts pour nos entreprises", qui veut supprimer le centime cantonal sur
le capital des personnes morales. La demande des libéraux s'appuie sur le
fait que les entreprises sont "sinistrées" et que la fiscalité doit être
concurrentielle. Pourtant, ne sont-ils pas les premiers à acclamer la
reprise conjoncturelle, le retour aux bénéfices et au plein emploi? Non,
les entreprises ne sont plus sinistrées, et le bénéfice engrangé par une
baisse d'impôt n'ira pas aux employés; il favorisera les grandes
entreprises bien plus que les PME. Il ne remplira que les poches des
actionnaires.
NON à "un service public moderne", qui veut réformer la
fonction publique par un temps de travail annualisé, un encouragement à la
mobilité interne, le remplacement de l'ancienneté par un salaire au mérite
comparable au secteur privé. L'argument libéral est la recherche "d'une
meilleure efficacité". Certaines communes vaudoises connaissent déjà cette
réforme dont le résultat n'est qu'un simple toilettage, neutre sur le plan
financier, puisque si les salaires augmentent plus lentement, ils
plafonnent aussi plus tard (25 ans au lieu de 15). Il s'avère aussi que le
salaire au mérite favorise souvent les petits copains du chef
NON à "un
Etat et des communes au service des citoyens", réformant la répartition
des tâches et compétences entre Etat et communes. Cette initiative vise à
réduire le soi-disant "train de vie dispendieux" de l'Etat; mais elle
masque une orientation vers le démantèlement social. Cette idée libérale
lancée l'an dernier a été rejetée par le Parlement. Son coût risque de
dépasser l'économie qu'on pourrait en tirer. Dominique Ardellier
VAUD :Nouvelle section regionale
L'assemblée constitutive de la nouvelle section régionale lausannoise
de l'UDF s'est déroulée le 12 octobre dans la capitale vaudoise. Les
sections régionales de l'UDF Vaud passent ainsi de deux à trois, après
celles du Nord-Vaudois et de la Vallée de Joux. La nouvelle section
lausannoise regroupe les régions de Lausanne, de Savigny et du
Gros-de-Vaud.
La première partie de l'assemblée constitutive a été
consacrée à l'élection du nouveau comité, ainsi qu'à l'acceptation des
statuts de l'association. Madame Bernadette Schweizer a été élue à la
présidence.
Prochaines étapes de la nouvelle section régionale:
renforcer son comité, se fixer des objectifs de travail, notamment en ce
qui concerne les élections communales de 2001. En effet, l'UDF espère,
dans la mesure du possible, présenter une liste de candidats pour
l'élection au Conseil communal de la ville de Lausanne.
Pour
participer aux activités de la section lausannoise, tél.: 024/425 96
23.
Non à l'initiative libérale
La section vaudoise de l'UDF ne soutient pas l'initiative populaire lancée par le Parti libéral et ne participera pas à la récolte de signatures actuellement en cours.VALAIS: Dans le cadre de la création d'une nouvelle section valaisanne romande de l'UDF
INVITATION
vendredi 24 novembre à 20h00
Lieu à définir
fondation d'une nouvelle section valaisanne romande de
l'UDF
Assemblée constitutive
de l'UDF Valais
Informations: 024 425 96 23
Retour en hautRUBRIQUE : A L'ETRANGER
Elections américaines: Enjeux
Peut-être qu'à l'heure où vous lisez ces lignes, vous saurez qui, du
républicain George Bush ou du démocrate Al Gore, a remporté les élections,
puisque le verdict des urnes tombe le 7 novembre. Au moment où j'écris,
les sondages donnent des résultats serrés et ne permettent pas
d'anticiper
Comme tout un chacun, les 148 millions d'américains appelés
à voter réfléchissent et départagent en fonction de ce qui a le plus de
répercussion sur leur vie: les impôts, l'éducation, le système de santé,
la retraite ou encore la répartition du budget. Ces thèmes sont
d'importance. Mais en tant que chrétiens, d'autres questions nous viennent
aussi à l'esprit concernant la position du futur président des USA sur le
plan éthique. Ainsi :
- Quelle est la position des deux candidats par
rapport aux revendications des homosexuels? Gore y est favorable, y
compris en ce qui concerne le mariage homosexuel. Bush refuse d'accorder
aux gays les mêmes droits qu'aux couples hétérosexuels.
- Que
disent-ils de l'avortement? Gore est pour la liberté d'avorter; Bush est
contre l'avortement, sauf en cas de viol ou d'inceste.
- Et en ce qui
concerne le port d'arme? Bush est plus conservateur que Gore. Il est
d'accord si l'arme est destinée à la chasse. Gore cherche davantage à
plaire au peuple, qui tient à sa liberté dans ce domaine. Les deux sont
pour une investigation préalable du passé de l'acheteur, mais Bush propose
une investigation moins longue que Gore. Aucun des deux n'ira à l'encontre
du droit au port d'arme, car vu l'importance du port d'arme aux USA, ce
serait perdre trop d'électeurs.
- Quelle est leur action face à la
drogue? Bush s'oppose davantage à la drogue. Gore est plus libéral.
-
Comment se situent-ils par rapport à la mondialisation? Gore est comme
Clinton, pour la mondialisation. Son plan est de dominer le monde. Il a
une orientation "new-age". Bush est pour une armée grande et forte.
-
Quelle est leur position face au conflit actuel opposant les Palestiniens
à Israël?
Bush est très pro-Israël. Gore s'intéresse plus à "l'image"
du chef d'Etat puissant qui veut sauver le monde.
(Ces questions ont
été posées à un membre de Focus on the family, USA) Dominique
Ardellier
RUBRIQUE: Réflexion
La Bible parle beaucoup d'argent
Plus de 2000 versets de la Bible parlent d'argent-finances-richesses.
C'est dix fois plus que ceux consacrés à la foi ou encore au salut. Est-ce
que cela veut dire que l'argent est plus important que la foi ou le salut?
Non, certainement pas!
La Bible parle beaucoup d'argent parce que nous
avons beaucoup à apprendre à son sujet. L'argent peut être très dangereux:
l'amour de l'argent est la racine de tous les maux (1 Tim 6, 9-10).
Pourtant, l'argent peut aussi être bienfaiteur, nécessaire pour faire
avancer le Royaume de Dieu. Quels sont donc les plans de Dieu?
Tout
d'abord, nous devons savoir qu'il existe deux royaumes: le Royaume de
Dieu, bâti sur la vérité, valable à court, moyen et long terme, et le
Royaume du monde, bâti sur le mensonge et d'une durée limitée. Il est
absolument légitime de se poser la question: qui gère quoi? La réponse se
trouve dans les Ecritures: "Le diable l'emmena plus haut, lui montra en un
instant tous les royaumes du monde et lui dit: Je te donnerai tout ce
pouvoir, et la gloire de ces royaumes; car elle m'a été remise, et je la
donne à qui je veux" (Luc 4, 5-7). Ce passage nous confirme que les
richesses de ce monde (notre argent!) sont sous le pouvoir de Satan. Bien
sûr, Dieu en est le propriétaire! Mais le pouvoir de gestion est entre les
mains de l'ennemi. Nous devons apprendre à vivre avec cette
réalité!
Autre question: comment travaillent les deux royaumes? Les
deux royaumes travaillent de façon diamétralement opposée. Le Royaume de
Dieu est basé sur "donner et recevoir" ("Tel, qui fait des largesses,
devient plus riche; et tel, qui épargne à l'excès, ne fait que
s'appauvrir" Prov. 11, 24). Le système du monde fonctionne avec "acheter
et vendre" (ou prendre et garder). A ce sujet les passages bibliques
suivants valent le détour: 1 Tim. 6, 9-10; Prov. 22, 7; Prov. 11, 28. Il y
a donc très clairement un conflit entre les deux royaumes! Ce conflit peut
se résumer à: tu donnes et tu deviendras riche tu prends de Satan et
tu deviendras son esclave.
Avoir peur de l'argent n'arrange rien à
notre problème! Par contre, nous devons connaître la stratégie de l'ennemi
et apprendre à gérer les biens que le Seigneur veut nous confier en tant
que gérants fidèles -c'est son appel. "Le Seigneur aimerait nous combler
de toutes sortes de grâces, afin que, possédant toujours à tous égards de
quoi satisfaire à tous nos besoins, nous ayons encore en abondance pour
toutes uvres bonnes" (2 Cor 9, 8). C'est une bonne nouvelle, n'est-ce pas?
Alors entrons dans cette dimension!
La Journée masculine du 11
novembre ainsi que les séminaires sur les finances qui auront lieu à
Bienne, Zurich, St-Gall et Lausanne, proposent une aide pour entrer dans
cette nouvelle dimension des valeurs inversées.
Kurt Bühlmann,
directeur du Forum des Hommes
