L'UDF édite Impulsion. Ce journal, qui paraît entre cinq et neuf fois par an, informe de l'actualité politique suisse et de l'action de l'UDF au niveau fédéral et dans les différents cantons romands. Chaque édition contient également une interview. 

Edition 5/2000 (décembre 2000):

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Edition actuelle 5/00- décembre 2000

Edito : La formule magique est maintenue

La succession d'Adolf Ogi a donné lieu à plusieurs déclarations déterminées de part et d'autre de l'échiquier politique, qui toutes remettaient en question la formule magique du Conseil fédéral. Le 6 décembre dernier, la majorité des parlementaires fédéraux a décidé, en élisant l'UDC Samuel Schmid au gouvernement, de maintenir la formule magique du Conseil Fédéral (deux PDC, deux radicaux, deux socialistes et un UDC). Le vu de plusieurs représentants, principalement des partis de gauche, de mettre fin à la formule magique en boutant hors du gouvernement l'UDC, ne s'est donc pas réalisé. Dans les semaines qui ont précédé l'élection, les socialistes avaient déclaré à plusieurs reprises que l'UDC devenait de moins en moins fréquentable. Pour eux, placer l'UDC dans l'opposition aurait permis à ces derniers de contrer librement les décisions du Conseil fédéral, mais présentait l'avantage de ne plus leur permettre de participer aux décisions gouvernementales.
Notre système fonctionne depuis plusieurs décennies sur le principe du consensus. La formule magique - qui pourrait évoluer dans la représentation des forces politiques en fonction des résultats électoraux - a le mérite de prendre en considération des avis provenant de tous bords, notamment celui des minorités, par le biais des consultations soumises au peuple et aux cantons.
L'élection de Samuel Schmid ne remet pas en question la formule magique. Du moins pour l'instant. Résistera-t-elle encore longtemps? Il est aujourd'hui difficile de faire des pronostics dans ce domaine. Une chose est néanmoins sûre. Le peuple suisse, tout comme l'UDF, est encore fortement attaché au principe du consensus, ce dernier prévoyant la recherche du bien commun, meilleur garant d'une stabilité politique intérieure.
Maximilien Bernhard

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RUBRIQUE: POLITIQUE FEDERALE

L'UDF lance l'initiative miniMax

l'udf propose du concret dans le domaine de la santé
Malgré des mesures souvent draconiennes allant jusqu'à la fermeture d'hôpitaux, les primes des caisses maladie sont en augmentation continuelle et massive. L'UDF est préoccupée par ce développement. Par son initiative populaire "pour une assurance de base minimale aux primes de caisses maladie abordables" (initiative miniMax), l'UDF propose du concret pour l'assainissement du système de santé helvétique.
Selon la nouvelle loi sur l'assurance maladie (LAMal), entrée en vigueur le 1er janvier 1996, l'assurance maladie est obligatoire pour chaque personne vivant en Suisse. Selon cette loi, l'assurance de base obligatoire doit couvrir les prestations prescrites par la Confédération. L'élargissement rapide du nombre des prestations couvertes par l'assurance de base est l'une des raisons principales de l'explosion des coûts de la santé.
L'initiative miniMax entend traiter le problème à la racine, sans pour autant porter préjudice au côté social du système de santé. Elle veut réduire les prestations obligatoires de l'assurance de base au minimum nécessaire tout en conservant un niveau de prestations raisonnable, renforcer la solidarité et rendre les primes de l'assurance maladie abordables.
Des prestations de base garantissant un minimum
1. Les assurés ont droit à un traitement médical optimal en cas de maladie, d'accident et de maternité.
2. Les prestations de base garantissent des traitements prescrits selon la médecine universitaire scientifique classique, médecine censée être aussi efficace qu'économique.
3. Le paiement des frais est garanti sur tout le territoire suisse pour:
- des traitements médicaux ambulatoires et stationnaires,
- un libre choix du médecin et de l'hôpital,
- des soins qui préviennent un séjour en clinique ou qui le raccourcissent,
- des médicaments présentant une relation prix/prestations optimale étant abordables et le plus efficaces possible.
Innovations
Toute autre prestation doit faire l'objet d'une assurance facultative, sous forme d'assurance complémentaire: balnéothérapies, cures, avortements, médecine alternative, distribution médicale d'héroïne ou soins liés à la consommation abusive de tabac ou d'alcool. Les assurés renonçant à un mode de vie nuisant à leur santé seront récompensés par des baisses de primes. Chaque personne s'assurant elle-même choisirait ainsi son niveau de couverture. De cette manière, les primes des caisses maladie pourraient être abaissées de manière significative. De plus, l'Office fédéral de la santé publique (OFSP) devrait publier en détail les chiffres concernant les coûts de la santé. Chaque caisse maladie offrirait ses prestations complémentaires dans le principe de la libre concurrence. Et au-delà d'une baisse générale des primes, chaque assuré pourrait définir et couvrir plus clairement tous les risques liés à sa santé.
Texte de l'initiative
La Constitution fédérale du 18 avril 1999 est modifiée comme suit:
Article 117, al. 1 et al. 3 à 5 (nouveaux)
1 La Confédération légifère sur une assurance de base minimale qui garantisse, en cas de maladie, de maternité ou d'accident, une couverture limitée au strict nécessaire du point de vue médical.
3 La loi définit de manière exhaustive les prestations couvertes par l'assurance de base. Ces dernières doivent être des prestations de la médecine classique, fondée sur la science, qui permettent, en cas de maladie aiguë ou chronique, d'accident ou de maternité, le diagnostic, le traitement et la réadaptation sous forme ambulatoire, en milieu hospitalier ou en milieu semi-hospitalier. Elles sont fournies par le personnel médical, par le personnel chargé du traitement et par le personnel chargé du diagnostic qui sont admis à pratiquer par la Confédération, ainsi que par les institutions et établissements agréés qui prodiguent des soins ambulatoires, hospitaliers ou semi-hospitaliers.
4 Les prestations non définies par la loi peuvent être couvertes par l'assurance complémentaire facultative.
5 L'assureur propose notamment des modèles d'assurance qui gratifient d'un bonus les assurés renonçant résolument à avoir un mode de vie dangereux pour la santé et qui les responsabilisent.
Un exemplaire de la feuille de récolte de signatures sera jointe dans l'une de nos prochaines éditions. Il vous est déjà possible d'en commander au secrétariat romand de l'UDF, tél. 024/425 96 23.
Maximilien Bernhard

L'UDF de gauche ou de droite?

Dans le cadre d'une analyse des parlementaire fédéraux, le prestigieux quotidien zurichois die Neue Zürcher Zeitung (NZZ) a analysé les votes des élus. Sur une échelle de + 10 (vote très à droite) à ­10 (vote très à gauche), Christian Waber, l'élu de l'UDF obtient le score de - 0.9. Au vu de ses votes, il est donc considéré par la NZZ comme un centriste.
Cette analyse objective montre bien que l'étiquette de ses positions politiques qu'on a trop vite voulu coller à l'UDF ont fait long feu.

Votations du 26 novembre: analyse des résultats

L'Union Démocratique Fédérale a pris note des décisions prises par le peuple suisse à l'issue du scrutin du 26 novembre dernier, notamment en ce qui concerne les objets liés à l'âge de la retraite.
L'UDF avait dit deux fois non aux initiatives concernant l'âge de la retraite, estimant que le financement à long terme n'était pas garanti. Toutefois, l'UDF rappelle qu'elle a récemment proposé, dans le cadre la 11ème révision de l'AVS, l'étude d'une flexibilisation de l'âge de la retraite en tenant compte du nombre d'années de cotisation.
L'UDF constate avec satisfaction le rejet de l'initiative "pour des coûts hospitaliers moins élevés". Elle rappelle le lancement prévu de sa propre initiative "miniMax" (article page 1).
L'UDF prend acte du résultat concernant l'initiative "économiser dans l'armée". Pour l'UDF, le DDPS a déjà consenti ces dix dernières années à des réductions importantes dans le domaine des dépenses militaires, et pense que certaines réformes prévues dans le cadre d'armée XXI répondront en partie aux attentes des citoyens.
Pour finir, l'UDF constate que la majorité des électeurs a estimé qu'une réforme du service publique était nécessaire afin de réduire les différences de traitements entre le domaine privé et le domaine publique.
Les mots d'ordre de L'UDF étaient les suivants: Non aux deux initiatives concernant l'AVS, Non à l'initiative "pour des coûts hospitaliers moins élevés", Non aux économies dans le domaine de l'armée et OUI à la loi du statut des fonctionnaires fédéraux, soit le résultat même des urnes. Maximilien Bernhard

Le retrait de Beate Uhse comme sponsor d'Expo 02 a été salué par l'UDF.

En effet, le parti s'était élevé contre l'arrivée de cette chaîne allemande de sex-shops dans le giron des sponsors de l'arteplage d'Yverdon, consacré à la sexualité.
Maximilien Bernhard, président de la section régionale de l'UDF, se rappelle que les interventions de son parti au Conseil communal d'Yverdon leur avaient valu quelques réactions amusées. "Je crois cependant", explique-t-il, "que le retrait de Beate Uhse est une réponse à la mobilisation de prière suscitée contre ce sponsoring". L'UDF avait d'ailleurs fait part de ses inquiétudes à Martin Heller, directeur artistique de l'Expo.02, lors d'une rencontre à Neuchâtel.
Pour Maximilien Bernhard, "le projet de la nouvelle équipe d'Expo.02 ne correspondait plus aux attentes de Beate Uhse, ce qui est rassurant. On peut désormais espérer que le thème de la sexualité soit traité de façon plus sérieuse". (SPC)

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RUBRIQUE: ENTRETIEN

Quelles mesures prendre contre les agressions de chiens?

Les cas d'agressions de chiens rapportés par les médias se sont mulitipliés au cours de ces derniers mois. Plusieurs cantons ont annoncé des mesures pour prévenir les agressions des chiens réputés dangereux. L'Office vétérinaire fédéral a commandé une enquête et mis sur pied un groupe de travail pour proposer un texte de loi aux cantons.
Conscient de l'actualité du débat, Impulsion a posé la question à trois interlocuteurs. Thomas Feuz, secrétaire central de l'UDF Suisse, Daniel Arnold, professeur de théologie et directeur-adjoint de l'Institut Biblique Emmaüs et Dr Colette Pillonel, responsable du bureau central pour les chiens dangereux de l'Office vétérianaire fédéral. Leurs réponses à nos questions donnent un bon aperçu du problème et des réponses éthiques, politiques et pratiques envisageables.Faut-il attendre l'agression pour prendre des mesures ou au contraire agir de façon préventive?

Prof. Daniel Arnold
Dans Exode 21, 28-36 (29), la Bible évoque le cas d'un buf agressant un autre animal et des personnes. La loi biblique prévoyait que l'animal qui attaque un humain était mis à mort. Mais si le propriétaire avait été averti du danger que représentait l'animal, il était lui-même sévèrement condamné.
Certains chiens n'ont jamais fait de mal et il est difficile sinon impossible de prévoir une agression. Dans le cas d'une agression, il faudrait abattre l'animal. Mais en ce qui concerne les chiens réputés dangereux, les propriétaires devraient être tenus pour responsables, car ils sont avertis du danger que leur animal représente pour autrui. Cela responsabiliserait les propriétaires de chiens.
L'euthanasie des chiens réputés dangereux pose-t-elle un poblème éthique d'un point de vue biblique ?
Cela ne pose pas de problème, si c'est pour le bien de l'homme. Il serait grave que cela ne soit pas possible. Et cela est vrai pas seulement pour les animaux domestiques comme les chiens mais aussi pour les animaux sauvages comme le lynx. L'homme doit privilégier l'espèce humaine.
L'interdiction de la reproduction de certaines races de chiens a également été proposée. Une telle mesure est-elle envisageable dans le respect de la création ?
Je ne pense pas qu'il faille absolument viser l'interdiction de la reproduction de certaines races. Même s'ils sont dangereux, les lions n'ont pas été exterminés pour autant. Mieux vaut les contrôler en organisant des réserves naturelles par exemple. Dans ce cas, les visiteurs savent que ces animaux sont en liberté et que la région représente un risque pour les humains.
En revanche, si un microbe est dangereux, on ne va pas le garder, mais bel et bien l'éliminer.
En ce qui concerne les chiens, je ne pense pas qu'il faille éliminer certaines races, mais plutôt les contrôler.
J'ajoute enfin que n'étant pas moi-même spécialiste des chiens, je ne mesure pas vraiment quelle part de la polémique acutelle relève de la psychose. Il faut en tenir compte, même si finalement, il s'agit de définir clairement une priorité, à savoir les intérêts des humains avant ceux des animaux.

Thomas Feuz

Le problème des chiens agressifs relève-t-il de la sphère individuelle et du droit pénal ou s'agit-il d'une question politique?
Le problème des chiens agressifs n'est pas qu'un problème individuel. Il concerne toute la société. Il s'agit donc d'ouvrir le débat au niveau politique. La majorité des propriétaires de chiens maîtrisent leur animal. C'est en raison d'une petite minorité de cas où les maîtres des chiens n'ont peu ou pas le sens de la responsabilité qu'aujourd'hui tous les propriétaires de chiens sont montrés du doigt. Lorsque je vois que les gens ont peur de mon chien, je le rappelle vers moi. C'est l'attitude qui devrait prévaloir auprès de tous les propriétaires de chiens.
Plusieurs mesures ont été proposées récemment: permis de chien, muselière, puce d'identification. L'UDF a-t-elle une opinion sur la question?
L'UDF n'a pas encore pris de position officielle sur la question. Le groupe évangélique-indépendant au Conseil national auquel appartient également l'UDF, a proposé une motion qui a été rejetée par le Conseil national. J'ai, à titre personnel, salué cette idée qui prévoyait que chaque maître d'un chien soit tenu de suivre un cours de dressage, quelle que soit la race de chien. L'idée d'un permis pour les chiens de combat mérite également notre réflexion. Mais l'intervention de l'Etat ne résoudra pas à elle seule la question.
Faut-il attendre les accidents pour intervenir ou privilégier au contraire des mesures préventives?
Dans une démocratie, la politique est faite en priorité par des humains pour les humains. Si la société est menacée, alors la mission de l'Etat est d'intervenir. Je doute par contre que l'idée des muselières soit une bonne solution si elle n'est pas appliquée de façon conséquente. L'exemple de l'Italie est patent. Je pense par ailleurs que la violence (latente ou exprimée) entre humains est un problème réel. Il existe assurément des liens entre ce dernier et le problème des chiens.
Les animaux ont obtenu un nouveau statut ("les animaux ne sont pas des objets"). Dans quelle mesure cette innovation ne déséquilibre-t-elle pas les intérêts en jeu?
Notre loi sur la protection des animaux est l'une des plus progressistes d'Europe. Mais c'est surtout en cas de divorce que le statut des animaux diffère de celui des objets. En revanche, on peut s'interroger sur le fait que les animaux ont aujourd'hui plus de valeur que la vie d'un enfant à naître.
D'un autre côté, si l'on parle plus des animaux, je suis convaincu que des solutions pratiques, notamment en ce qui concerne le problème des chiens de combat, pourront être trouvées.

Dr Colette Pillonel

L'augmentation des agressions de chiens est-elle une réalité ou un phénomène médiatique ? Nous ne disposons d'aucun chiffre précis qui permette de répondre à cette question. Mais il est certain que le débat médiatique révèle outre le réel problème de base des peurs archétypes telle que celle d'être mangé ou que nos enfants le soient. Cependant, selon les informations actuellement à notre disposition, le nombre d'accidents par morsure de chiens semble demeurer stable. Le groupe de travail pour les chiens dangereux et la Fédération des Médecins Suisses (FMH) ont commandé une étude qui permettra d'avoir une image plus précise du problème. Les résultats seront connus l'an prochain.
Un groupe de travail fédéral planche sur un modèle de texte de loi dont pourraient s'inspirer les cantons. Où en sont les travaux? L'avantage de la Suisse, c'est qu'elle bénéficie de l'expérience des autres pays qui ont déjà adapté leurs lois. En Angleterre, certaines races de chiens sont interdites depuis 1991. Certains Länder allemands ont également opté pour cette solution récemment.
En Suisse, nous avons décidé de privilégier l'efficacité et la faisabilité. Il y aurait toute une série de lois attrayantes mais difficilement applicables, ou du moins pas à court terme, à l'instar du permis pour chien. Il serait en effet impossible d'envoyer près de 500 000 propriétaires de chiens suivre un cours. De plus, comme dans la majorité des cas, tous les membres de la famille, et parfois même le voisinage ou le cercle d'amis s'occupent du chien, il faudrait aussi former ces derniers. Les infrastructures et le budget manquent pour accueillir 1.5 millions de personnes à court terme.
Il faut savoir que les mesures efficaces ne sont pas forcément spectaculaires. Un programme de prévention de morsure des chiens commence à circuler dans les écoles en Suisse. Il est basé sur des discussions et des jeux de rôles. La généralisation d'un tel programme basé actuellement sur le bénévolat nécessiterait un encadrement, un contrôle et un financement appropriés.
Le problème n'est-il pas un nombre trop important de chiens en Suisse? Si les propriétaires avaient le contrôle de leur chien, la cohabitation serait bien plus harmonieuse. Mais comme certains d'entre eux ne se sentent pas responsables de leur chien, qu'ils le laissent sauter ou agresser les passants, cela devient un problème. Pour que la cohabitation soit possible avec ce nombre de chiens, il faut remettre de l'ordre.
Les premiers résultats concrêts, c'est pour quand? La date butoire est fixée à avril 2001. Mais une proposition de texte devrait être disponible plus rapidement. Ce que je peux dire, c'est que ce travail s'effectuera dans la plus grande objectivité. Le seul préalable, c'est qu'il ne semble pas que nous allions dans la direction d'une interdiction de certaines races de chiens. Je suis sûre que nous allons trouver une solution efficace pour combattre les accidents par morsure de chiens car tout le monde y est intéressé.

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RUBRIQUE: L'UDF DANS LES CANTONS

1 an de secrétariat romand: bilan

Actif depuis le 1er janvier 2000, le secrétaire romand de l'UDF dresse un bilan positif de sa première année d'activité. Tandis que la première partie de l'année a été consacrée à la mise en place du secrétariat et à la visite des diverses sections cantonales, la seconde partie a été placée sous le signe de la création de nouvelles sections.
Dynamique fédérale et cantonale
Le secrétaire romand a participé à la création de la section cantonale du Valais et de la section régionale de Lausanne. Il assiste régulièrement aux séances du comité de la section genevoise. L'objectif de renforcement de celui-ci se poursuit. Il a effectué diverses traductions pour les assemblées des délégués et contribué à la réalisation de l'édition française de la brochure du 25ème anniversaire de l'UDF. Enfin, la mise à jour (plusieurs fois par mois) du site internet www.udf.ch est également de son ressort.
Actions politiques
Le secrétariat romand a élaboré la réponse à la consultation fédérale relative à l'adhésion de la Suisse à l'ONU et supervisé la récolte de signatures pour la pétition concernant les campagnes d'affichage de prévention du Sida émises par l'OFSP. Il rédige régulièrement des communiqués de presse et des articles pour Impulsion et Standpunkt. Il a participé aux côtés du Conseiller national Christian Waber à une rencontre avec la direction d'Expo.02 au sujet du sponsoring de Beate Uhse. Il a organisé des stands à l'instar de celui des "chrétiens engagés en politique", lors de la journée masculine du Forum des Hommes le 11 novembre dernier.
Rencontres
Le secrétaire romand assiste en principe à une demi-journée de chaque session parlementaire à Berne. C'est l'occasion de mieux connaître le système politique fédéral et de nouer divers contacts avec les parlementaires ainsi qu'avec les personnes en charge de l'aumônerie au palais fédéral. Il a également eu plusieurs contacts avec des associations de défense de la vie comme l'Aide Suisse pour la Mère et l'Enfant.
Projets 2001
Voici quelques projets qui occuperont le secrétaire romand en début de l'an 2001: rencontre de collaboration et de formation entre les diverses sections romandes de l'UDF; intensification des contacts avec les médias et les autres partis politiques; renforcement du comité de la section fribourgeoise de l'UDF et rencontre des membres de la section bernoise; suivi de la récolte de signatures concernant l'initiative "miniMax"; préparation d'échéances électorales dans différents cantons.
Relations avec l'UDF alémanique
Certains membres et sympathisants de l'UDF se sont étonnés des positions parfois différentes entre Romands et Alémaniques sur certains sujets de votations. Ce fût notamment le cas lors du vote sur les accords bilatéraux ou sur celui sur l'initiative des 18%.
Les sensibilités entre les différentes régions linguistiques de notre pays sont aussi une réalité au sein de l'UDF. Mais en principe, cela ne touche pas les domaines prioritaires de l'UDF comme la défense des valeurs chrétiennes, les questions d'éthique collective ou individuelle. Ces diverses sensibilités n'ont jusqu'ici jamais pris le dessus sur le climat de respect qui préside aux différentes rencontres au niveau suisse. Chaque section cantonale peut, si elle le juge utile, publier un mot d'ordre de votation divergeant.
Merci à tous ceux qui prient pour ce secrétariat romand. C'est précieux et indispensable à sa bonne marche. Je vous souhaite d'ores et déjà d'excellentes fêtes de fin d'année et mes meilleurs vux pour l'an nouveau.
Maximilien Bernhard

Création d'une section valaisanne

Avec la création le 24 novembre dernier de la section valaisanne, l'UDF est dorénavant présente dans l'ensemble des cantons romands.
Seul canton sans section active, le Valais a constitué la nouvelle section cantonale, à Sion. Sous la conduite du secrétaire romand de l'UDF, l'assemblée a tout d'abord adopté des statuts et élu son nouveau comité de huit personnes. Georges Jaccard a été élu à la présidence de celui-ci à l'unanimité.
Les participants ont ensuite discuté des objectifs pour 2001 et des premières actions qu'ils entendaient mener. Il a notamment été question des élections cantonales de mars prochain. L'UDF espère bien présenter une liste de candidats pour l'élection au Grand Conseil valaisan.
Il a également été question du lancement par l'UDF de l'initiative "miniMax" concernant l'assurance maladie, initiative qui cherche à diminuer le coût de l'assurance de base en rendant facultatives certaines prestations, notamment dans le domaine de l'avortement et de la distribution d'héroïne.
Maximilien Bernhard

Toute personne intéressée à rejoindre cette section cantonale est priée de de s'adresser à Monsieur Georges Jaccard, rue du Village, 1932 Bovernier.

BERNE

Le bilan des élections communales bernoises du 26 novembre dernier est globalement positif pour l'UDF.
Présente avec ses propre listes dans 20 communes, l'UDF a pu maintenir ses acquis dans plusieurs communes comme Belp (avec une une progression de 3.1%), Berthoud, Heimberg (l'UDF y décroche la vice-présidence), Hilterfingen (+4.1%), Thierachern (+2.4%), Wasen, Worb et Zollikofen. L'UDF regrette que le jumelage de liste proposé au Parti Evangélique Populaire ait été décliné par ce dernier. Tous deux ont ainsi perdu des mandats à la ville de Berne. Si l'UDF a perdu son unique siège au législatif de la ville de Berne (il manquait 0.1%) et ses mandats à Muri-Gümlgen et Unterseen, elle a revanche fait son entrée dans les autorités de Brienz et Wimmis.
D'autres élections communales ont eu lieu après la clôture rédactionnelle de cette édition d'Impulsion. Les résultats seront connus ultérieurement.

Thomas Feuz

JURA

Elections jurassiennes
L'Union Démocratique Fédérale présentait pour la première fois dans le Canton du Jura deux candidats aux élections communales.
A Vendlincourt, René Heiniger n'a manqué que de peu un mandat de Conseiller communal. Avec 76 voix et 208 suffrages, son score est tout-à-fait honorable. Interviewé après les élections, René Heiniger déclarait: "l'UDF est encore peu connue dans le canton, ce qui a peut-être fait hésiter quelques personnes".
A Ederswiler, Charlotte Speis, qui se présentait à la mairie, n'a pas obtenu ce poste.
L'UDF, malgré sa petite taille, a sa place sur l'échiquier politique jurassien et la population du canton du Jura, ou pour le moins de Vendlincourt, a été sensible aux valeurs défendues par ce parti qui est pour la famille, pour une éducation de qualité, pour le respect de la vie dès la conception et pour l'application des valeurs judéo-chrétiennes dans notre société.
En ce qui concerne les votations fédérales, le président, Jacques Dumas, se dit entièrement satisfait étant donné que le peuple suisse a voté dans le sens des recommandations de vote émises par l'UDF-Jura pour ce scrutin.
Claude Zimmermann

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RUBRIQUE : INTERNATIONAL

Crise de la vache folle: qui est responsable?

Le 21ème siècle débute en traînant avec lui de lourds fardeaux du précédent: conséquences du nucléaire, trou dans la couche d'ozone, sida, vache folle, etc. L'histoire humaine semble montrer qu'on ne prend pas ses responsabilités tant qu'on n'est pas menacé soi-même. Aujourd'hui pourtant, la vache folle fait ses premières victimes humaines et nous nous sentons menacés.
Dans la panique, nous disons "c'est la faute à "on", "ils", etc.". C'est vrai, les producteurs et les filières commerciales portent une part de responsabilité importante. Si l'on en est arrivé à la fabrication et la vente des farines animales, c'est parce qu'il ne faut rien perdre de ce qui peut rapporter financièrement; et parce que plus le fourrage des bêtes est avantageux, plus les produits seront compétitifs sur le marché.
A l'extrémité de la chaîne alimentaire, la population se sent aujourd'hui à la fois victime et otage des affres du marché. Quand un jeune meurt de la maladie de Kreuzfeld-Jacob, nous crions au scandale. Mais combien de fois entend-on encore dire: "moi je m'en fiche, je préfère prendre le risque et payer moins cher ma viande". N'est-ce pas irresponsable? Nos autorités tentent de mettre des garde-fous, telle la stratégie de la traçabilité; mais l'étiquette "fabriqué en Suisse" n'est plus une garantie et les cas de tromperie sont nombreux à l'instar du buf argentin dont la préparation a eu lieu en Suisse.
Alors, que faire? En experte de ce problème, Isabelle Eichenberger, a dit lors de l'émission télévisée "A bon entendeur": "Le consommateur doit devenir consomme-acteur". Nous ne sommes pas si impuissants que cela, à condition d'agir ensemble et de se montrer solidaires. Les consommateurs peuvent en effet décider de ne plus manger de boeuf ­ voire de volaille et de porc nourris aussi de farines animales. Un élan général ferait chuter le marché de la viande à risque et les responsables devraient remplacer les farines par autre chose. L'avantage des lois du marché, c'est leur dépendance de notre attitude d'acheteur. Mais sommes-nous prêts à nous priver de certaines choses pour le bien de notre santé et de celle notre planète?
En tant que citoyens chrétiens, ne sommes-nous pas appelés à être plus responsables face à l'ordre de la création ? Et à réagir lorsque les autorités n'agissent pas. Dans la Bible, en Genèse 1, 28-30, Dieu nous dit d'assujettir la terre et de la dominer. "Et Dieu dit: à tout animal de la terre... je donne toute herbe verte pour nourriture. Dieu vit que... c'était très bon". Et Actes 5, 29 souligne: "Il faut obéir à Dieu plutôt qu'aux hommes".

Dominique Ardellier

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RUBRIQUE: Réflexion

Que ton règne vienne

Une de "mes paroissiennes" qui me partageait son impression sur l'avenir de l'Eglise m'a dit récemment que pour beaucoup de paroissiens, réussir leur vie serait de devenir comme leur pasteur : avoir une vocation précise et servir Dieu à plein temps.
Désirer imiter son pasteur m'a paru flatteur et louable, mais penser que c'est là le seul chemin pour réussir sa vie chrétienne me laissait perplexe, est-ce là l'impression que je donnais à mes paroissiens ? Devenez comme moi et vous serez heureux !
Cette conversation me fit repenser à une réflexion qui m'habite sur l'Eglise de notre pays. N'est-il pas vrai que pour la plupart de nos paroissiens, l'Eglise est là pour les bénir, prendre soin d'eux, répondre à leurs besoins? A ceci s'ajoute cette idée tenace qu'il y a là-haut quelque part des ministères, des responsables qui savent et qui font, ils sont la force vive de l'Eglise locale et au mieux, nous pourrions leur donner un coup de main, les appuyer ou les compléter.
Et si ce modèle d'Eglise "clergé -laïcs" n'était pas biblique ! Et si la Réforme n'avait pas tout réformé ! Ne sommes-nous pas face à une forteresse de pensée qui empêche l'Eglise d'être pertinente aujourd'hui dans notre société ? La remarque "l'Eglise n'a rien fait" sous entendu, les responsables de l'Eglise n'ont rien fait, montre le cur du problème. Notre malheur est de n'avoir jamais eu autour de nous un autre modèle d'Eglise que celui que nous connaissons.
Pour illustrer mon propos, je dirais qu'il y a aujourd'hui plus de chance de trouver le modèle biblique de l'Eglise locale au bord d'un terrain de foot que dans l'une de nos salles de culte! Pourquoi ? Sur un terrain de foot, chacun sait qui est le public, qui sont les joueurs et qui est l'entraîneur, même si parfois, il arrive que l'entraîneur soit parmi ses joueurs.
Dans l'Eglise locale, les joueurs, en fait les croyants sont souvent assis dans les gradins regardant tant bien que mal le ou les entraîneurs, les responsables de l'Eglise, jouer leur match. Le public, le monde qui nous entoure, a bien de la peine à suivre ce match plutôt "contre nature". A la décharge des croyants de nos Eglises, ils ne sont pas les seuls à désirer conserver le modèle actuel, les pasteurs étant aussi conservateurs, mais pour d'autres raisons.
La plupart des Eglises locales que je connais ont juste assez de force pour conserver leurs acquis, l'idée de devoir en plus s'occuper de la moisson qui blanchit nous donne la migraine. Dieu devra-t-il réformer les outres avant d'y verser le vin nouveau? Je serais tenté de le croire.
A quand une Eglise où les responsables seront de vrais entraîneurs, des pères pour leurs fidèles ? A quand des fidèles mécontents de rester sur le banc, impatients d'être acteurs pour jouer le match du siècle ? A quand un public convaincu par l'excellence du jeu et de l'esprit d'équipe dont il serait spectateur ?
A force d'être trop pastorales, nos Eglises locales auraient-elles perdu leur vocation apostolique ?

Marc Walther, pasteur de l'Eglise évangélique de réveil d'Yverdon et
président de la Fédération des Eglises libres pentecôtisantes de Suisse

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