L'UDF édite Impulsion. Ce journal, qui paraît entre cinq et neuf fois par an, informe de l'actualité politique suisse et de l'action de l'UDF au niveau fédéral et dans les différents cantons romands. Chaque édition contient également une interview. 

Edition actuelle 7/03 - novembre 2003 :

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Edition actuelle 7/03 - novembre 2003

RUBRIQUE EDITO

Les traces du séisme du 19 octobre

Le séisme politique du 19 octobre dernier a laissé des traces. Plusieurs partis politiques, notamment de droite, ont perdu des plumes suite au vote contestataire de nombreux électeurs.
Dans ce contexte, l'UDF a pu sortir son épingle du jeu réussissant à obtenir un second siège - zurichois celui-ci - au Conseil national. On a également assisté à une importante polarisation de l'échiquier politique, avec un affaiblissement considérable des partis de centre droit.
Se pose désormais la question de la formule magique, si chère aux Suisses. Celle-ci pourrait survivre si elle était modifiée selon la nouvelle répartition des forces politiques gouvernementales du Parlement fédéral. Et c'est semble-t-il le scénario le plus probable. Dans ce cas, un second Conseiller fédéral UDC prendrait la place d'un des deux ministres PDC.
Reste toutefois un élément primordial. Dans un gouvernement de concordance, il est absolument indispensable que chacun des élus adopte une attitude collégiale. Un gouvernement qui se veut fort ne doit pas être paralysé par des positions diamétralement opposées, ce qui pourrait être le cas avec deux socialistes et deux UDC.
Une alternative à la formule magique serait une élection du Conseil fédéral par le peuple. Celle-ci poserait elle aussi plusieurs problèmes. Tout d'abord, la représentation des régions linguistiques ne pourrait plus être assurée. D'autre part, on assisterait à des campagnes électorales certes plus spectaculaires, mais dont les élus proviendraient finalement des formations politiques ayant le plus de moyens financiers, mettant définitivement à l'écart des candidatures de personnes capables mais aux ressources financières limitées.
Le maintien d'une formule magique remodelée semble dès lors acquis. Il faut néanmoins, selon le principe démocratique, que chaque parti présente plusieurs candidats à cette élection. Vouloir forcer le Parlement à élire un candidat unique irait à l'encontre d'un tel principe.

Maximilien Bernhard

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RUBRIQUE: Nationale

Un siège de plus au parlement fédéral pour L'UDF
L'udf résiste au raz de marée de l'udc

L'Union Démocratique Fédérale (UDF) double sa représentation sous la coupole fédérale pour les quatre années à venir. C'est sa section zurichoise qui a décroché un siège pour le parti au Conseil national, lors des élections fédérales du 19 octobre dernier, le premier dans l'histoire pour la section.
Pour la première fois aussi, l'UDF a participé aux élections fédérales dans quatre cantons romands, dont le Jura bernois. Dans l'ensemble, le bilan est positif. Les diverses campagnes électorales, bien préparées, ont permis à l'UDF de mieux se faire connaître au grand public ainsi qu'aux médias, et ont permis de crédibiliser le parti. Tour d'horizon des différents cantons.

Zurich
Mais c'est à Zurich que l'UDF a obtenu son second siège en la personne de Markus Wäfler. Dans ce canton, seulement 3% des suffrages étaient nécessaires à l'obtention d'un siège au Conseil national. L'UDF a obtenu 2,1% des suffrages, les 0.9% restant ayant été acquis par le biais de divers apparentements.
Vaud
Dans le canton de Vaud, l'UDF avait mis toutes les chances de son côté. Avec une double candidature de Maximilien Bernhard au Conseil national et à celui des Etats, un 18e siège disponible après le recensement fédéral, et un apparentement avec le Parti Evangélique (PEV), l'UDF Vaud espérait décrocher son premier siège sous la coupole fédérale. Malheureusement, la mobilisation des chrétiens a été insuffisante pour décrocher un siège pour la prochaine législature. Son résultat récompense mal l'engagement de l'UDF durant ces quatre dernières années.
Le recul du pourcentage des suffrages obtenus par l'UDF (de 2.7 à 1.8%) cache une autre réalité. Le nombre de suffrages en voix est pratiquement identique à celui d'il y a quatre ans, démontrant ainsi que l'électorat de l'UDF dans ce canton reste fidèle. Mais le taux de participation a fait un bond de plus de 10% en raison de l'introduction du vote par correspondance. Cette augmentation de la participation n'a malheureusement pas profité à l'UDF. Dans la course aux Conseil des Etats, Maximilien Bernhard a en outre obtenu plus de 3 000 voix.
La détermination de L'UDF Vaud reste au beau fixe. Ses prochains objectifs sont les élections communales du printemps 2006, les élections cantonales du printemps 2007 où l'UDF présentera probablement un candidat à l'élection du Conseil d'Etat vaudois, et pour finir les élections fédérales de l'automne 2007.

Fribourg
Pour sa première participation, l'UDF Fribourg a obtenu 0.7% des suffrages. Cette section, qui a fait une très bonne expérience électorale, notamment en affûtant son argumentation lors de débats, est satisfaite du résultat. Elle regrette néanmoins que le PEV n'ait pas accepté l'apparentement que l'UDF lui proposait. La campagne électorale a permis à l'UDF de se faire mieux connaître. Les candidats ont suscité passablement d'intérêt de la part des médias et ont éveillé l'intérêt des chrétiens fribourgeois. Prochain objectif : les élections cantonales de 2005 où l'UDF pourrait faire liste commune avec le PEV dans certains districts.
Afin de poursuivre son développement, l'UDF Fribourg est à la recherche d'un(e) nouveau(elle) secrétaire (merci de vous adresser à Daniel Cherbuin, président de la section cantonale, tél. 026 / 684 35 34).

Jura
L'UDF Jura a obtenu un très bon résultat pour une première participation aux élections fédérales, avec près de 2% des suffrages. Ce résultat encourageant renforce sa volonté de poursuivre son engagement en faveur des valeurs éthiques chrétiennes telles que la protection de la vie, la défense des intérêts de la famille traditionnelle, des finances publiques saines, une politique de la santé financièrement raisonnable ou encore la lutte contre les dépendances. Un travail de fond demeure nécessaire pour mieux faire connaître l'UDF à la population jurassienne.

Berne
Avec plus de 4% des suffrages obtenus, l'UDF Berne a reconduit son actuel Conseiller national Christian Waber pour un nouveau mandat. La campagne électorale s'est bien déroulée et a permis de multiplier les contacts avec la population bernoise. La double candidature de Christian Waber - à la fois pour le national et les Etats- a permis une couverture médiatique plus importante à l'UDF, aussi bien dans les régions francophones et alémaniques du canton. Le Jura bernois s'est bien positionné dans les résultats électoraux, ses deux représentants figurant parmi les dix candidats UDF obtenant le plus de voix.

Remerciements
L'UDF tient à remercier chaleureusement toutes celles et ceux qui ont soutenu ses candidats et sa campagne électorale de diverses manières. Dans les années à venir, l'UDF continuera à participer aux diverses élections communales, cantonales et fédérales. Elle poursuivra par ailleurs son travail de réflexion et d'action politique de fond, dans le but de promouvoir les valeurs et l'éthique judéo-chrétiennes au sein de la classe politique et dans le débat démocratique.
Au niveau fédéral, elle continuera à collaborer avec le Parti évangélique (PEV) au sein de la fraction (groupe parlementaire) se composant dorénavant de deux UDF et trois PEV.
Dans l'immédiat, le dossier le plus délicat à traiter sera celui de la révision de la Loi sur les stupéfiants (LStup) en décembre prochain. Des membres de l'UDF y sont très engagés puisque le conseiller national Christian Waber est président du comité référendaire national et que le secrétaire romand de l'UDF Maximilien Bernhard fait partie de la direction opérationnelle du «Comité romand contre la révision de la LStup» aux côtés du conseiller national Claude Ruey. Un autre dossier qui sera traité prochainement au parlement est le Pacs fédéral où l'UDF est le seul parti politique ayant annoncé qu'elle lancerait un référendum en cas d'acceptation du projet par les chambres. Preuve que l'engagement de l'UDF ne tarit pas. (mb)

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Le peuple ne s'est jamais exprimé en faveur de la dépénalisation des drogues

L'ex-Conseillère nationale Suzette Sandoz explique pourquoi le projet de Loi sur les Stupéfiants, au programme de la session de décembre du Conseil des Etats, devrait être combattu

Vous faites partie des opposants de la Nouvelle loi sur les stupéfiants (LStup). Que lui reprochez-vous? Je lui reproche premièrement de vouloir supprimer l'abstinence comme but de la politique de la drogue de notre pays. Et deuxièmement, de vouloir dépénaliser le cannabis, ce qui à terme entraînerait la dépénalisation d'autres drogues.
Par ailleurs, permettez-moi de dire que la taxe sur la consommation de drogue est tout-à-fait inadmissible. De quoi a-t-on l'air lorsque d'un côté, on dit aux jeunes que l'on prend toutes les mesures pour éviter la consommation de drogue, et que de l'autre, on finance par cet impôt l'AVS? Cette taxe ne dispose pas de base constitutionnelle.

Que répondez-vous à ceux qui affirment qu'une position répressive n'est tout simplement pas applicable ? Il n'a pas été possible de vérifier l'excellence de la politique de répression. En effet, cette dernière n'a tout simplement pas été appliquée, par manque de courage politique, en particulier en Suisse alémanique. Je suis de ceux qui pensent que l'absence de volonté politique explique l'augmentation constante de la consommation de stupéfiants. Mais cette dernière serait sans doute encore plus élevée si le principe de pénalisation de la consommation de drogue avait disparu.

Pourquoi ne doit-on pas mettre sur pied d'égalité l'alcool et la drogue ? La politique en matière d'alcool et de tabac disposent d'une base constitutionnelle, ce qui n'est pas le cas pour la drogue. Si l'on peut regretter que les deux premiers produits soient des produits légaux, taxer un produit illégal le banalise.

Vous conviendrez sans soute que le tabac et l'alcool sont également nocifs pour la santé et qu'on les trouve tous deux dans les réseaux de distribution traditionnels. Ne peuvent-ils être considérés comme égaux, ne serait-ce que sur le plan de la santé? Ma réponse sera évidemment négative. En effet, vous ne pouvez pas lutter contre les effets nocifs d'un produit légalisé depuis longtemps de la même façon que de ceux d'un produit illégal.
Les partisans de la dépénalisation de la drogue abordent le problème à l'envers. On a vu les effets négatifs de certaines mesures prises pour lutter contre le tabac et l'alcool. Alors pourquoi vouloir faire de même avec la drogue ?

Le peuple a dit non à Jeunesse sans drogue et à Droleg. Quelle politique de la drogue nos autorités devraient-elles donc adopter ? Il importe de comprendre les décisions populaires. On a reproché à Jeunesse sans Drogue le fait qu'elle interdise tout traitement par produits de substitution (méthadone notamment, ou distribution d'héroïne sous contrôle médical). Même si les avis sur ces derniers soient très partagés dans la communauté scientifique, il n'empêche que la population a exprimé sa crainte de limiter les moyens pour venir en aide aux toxicomanes.
Le refus de Droleg, plus marqué que celui de Jeunesse sans Drogue, a démontré l'opposition populaire à toute forme de légalisation de la drogue.
On ne peut en aucun cas parler de désir de dépénalisation des drogues ou d'opposition à la politique d'abstinence en vigueur jusqu'ici.
Devant cette volonté démocratique, il convient par conséquent de refuser la dépénalisation des drogues ou leur légalisation. Il ne s'agit pas de jeter en prison chaque consommateur de cannabis. Mais la peur du gendarme est sans doute utile dans la lutte contre la drogue.

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Débats du Conseil national sur la révision de la LStup: la cohérence l'emporte

Le 25 septembre dernier, le Conseil national a décidé de ne pas entrer en matière sur la révision de la Loi sur les stupéfiants (LStup). Ravie de la décision du Conseil national, l'UDF estime qu'un signal clair et cohérent vient d'être donné à l'encontre de toute dépénalisation de la consommation de stupéfiants, à commencer par celle du cannabis. C'est donc la notion d'autorité qui a prévalu dans le choix des parlementaires.
Pour l'UDF, l'objectif d'abstinence doit clairement apparaître dans la loi. La jeunesse de notre pays a besoin de repères clairs et solides, et non pas contradictoires, pour assurer son intégration dans la société. Cette décision permettra de renforcer la prévention. De plus, pour fonctionner sereinement, la société a besoin d'un certain nombre d'interdits, et la drogue en fait partie.
L'UDF estime que la loi telle qu'existante doit être maintenant appliquée de manière stricte et que les autorités doivent cesser de faire preuve du laxisme qui a prévalu durant ces dernières années. Il espère que la décision du Conseil national engendrera une attitude plus rigoureuse de la part du Département fédéral de l'intérieur (DFI) dans ce domaine. La fermeté des Conseillers nationaux est un appui solide dans ce sens.
L'UDF considère que cette nouvelle loi aurait fait le lit de la dépénalisation de la consommation de tous les stupéfiants. De plus, la Suisse serait devenue le pays le plus libéral d'Europe en matière de stupéfiants. Or, de nombreux exemples démontrent que les autres pays européens soit font marche arrière (fermeture de coffee shops aux Pays Bas), soit adoptent une politique plus restrictive (alourdissement des sanctions pour les conducteurs en France) ou encore adoptent une politique axée sur l'abstinence (Italie, Scandinavie). Pour l'UDF, l'attitude de la Suisse, critiquée chaque année par l'Organe international de contrôle des stupéfiants (OICS), aurait irrémédiablement engendré de fortes tensions avec nos pays voisins, notamment dans les régions frontalières.
L'UDF restera toutefois vigilante durant les mois à venir sur l'attitude du Conseil des Etats auprès duquel le projet de loi va retourner. Il se tient prêt à lancer, le cas échéant, un référendum contre un projet de loi similaire que l'OICS qualifierait sans doute d'«erreur historique».
(mb)

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RUBRIQUE: L'UDF DANS LES CANTONS

Romandie : Violence conjugale: la face cachée du problème

Selon une enquête de 1997, une femme sur cinq serait victime de violence conjugale. 45 % des femmes seraient victimes d'oppression psychologique de la part de leur conjoint. 95 % des victimes de la violence conjugale seraient des femmes, et 5 % des hommes. Mais, il ne faut pas confondre scène de ménage et violence conjugale. Ainsi, le premier pas des intervenants sociaux consiste à identifier la violence conjugale. En réalité, il est plus difficile qu'il n'y paraît de reconnaître et de comprendre l'ambivalence des femmes qui en sont victimes. Il y a des conséquences paradoxales de la violence induisant l'attachement et de la soumission maladive de la victime envers son agresseur. Les victimes, selon l'intensité ou la durée de la violence, peuvent devenir victimes consentantes! Il est ensuite très laborieux de les accompagner pour les aider à retrouver la capacité de faire leurs propres choix.
La violence conjugale en Suisse a un prix: 400 mios par an qui comprennent des frais de justice pour 186 mios, des frais de santé pour 133 mios, des frais sociaux pour 80 mios.
Il est établi qu'il y a plus de violence sur les femmes pendant la grossesse. Curieusement, très peu de professionnels osent faire le lien entre la violence conjugale et l'avortement. Pourtant, selon les médias, il y a chaque jour en Suisse plus de 120 femmes qui demandent un hébergement d'urgence à cause de la violence conjugale et chaque jour près de 40 femmes subissent l'avortement. Il faudrait donc aussi considérer les effets de la loi en vigueur qui exclut le géniteur et même le mari de la décision menant à l'interruption d'une grossesse. A l'inverse, si la femme décide de garder l'enfant contre son gré, l'homme devra passer à la caisse et payer une pension pendant vingt ans ou plus.
Sur ce point, la discussion dans le couple est donc inégale. L'homme peut se sentir démuni, voire menacé à l'annonce d'une grossesse inattendue. Il sera tenté de recourir à toutes sortes de pressions et parfois à la violence pour obtenir l'avortement. N'est-ce pas là un immense malentendu, un cercle vicieux ? Ces trente dernières années, la plupart des professionnels partaient de l'idée que l'élimination des grossesses non désirées permettrait de mieux accueillir d'autres enfants et pourrait favoriser la relation du couple. Mais, n'est-ce pas le contraire qui s'est produit?:
- Y a-t-il un bénéfice thérapeutique de l'avortement pour une femme victime de violence ?
- L'accès facilité et gratuit à l'avortement est-il la réponse adéquate ?
- Y aurait-il un lien entre l'avortement gratuit et la violence gratuite ?
Depuis deux ans, l'Office cantonal de l'Egalité entre femmes et hommes, dépendant du Département de l'Intérieur du Canton de Vaud, organise des séminaires à l'intention des professionnels de l'action sociale, assistants sociaux, éducateurs, juges, etc. Dans ces séminaires, le sentiment d'impuissance des intervenants sociaux face au phénomène de la violence et l'insécurité en général est perceptible. Jusqu'ici, les orateurs se sont voulus plutôt rassurants. Ils estiment que la violence sur les femmes n'a pas augmenté mais qu'elles osent davantage en parler que par le passé. La violence conjugale serait simplement devenue plus visible. Toutefois, d'autres voix s'élèvent, considérant que ce phénomène s'aggrave dangereusement et qu'il devient un problème d'insécurité publique.
Meilleure visibilité ou augmentation de la violence conjugale, c'est donc toute la question.
Osons un parallèle avec l'école. Il faut bien admettre qu'il s'y passe aujourd'hui des choses inimaginables il y a vingt ou trente ans. L'aggravation des comportements de la nouvelle génération est de moins en moins contestée. Si les femmes, et les femmes enceintes en particulier, vivent de plus en plus dans l'insécurité, qui dans notre société pourra se sentir en sécurité? Pour en sortir, ne faut-il pas commencer par leur rendre la priorité et toute notre solidarité?

Michel Hermenjat,
Assistant social et formateur
socio-pédagogique

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Vaud : Amusante coïncidence
Quel est le point commun entre la réouverture d'Ikea à Aubonne et la campagne électorale de l'UDF?
Tous deux ont employé la même image d'un petit garçon ayant recyclé un cornet de glace en longue vue pour leur campagne d'affichage respective.
Comme si la coïncidence visuelle ne suffisait pas, les deux campagnes ont eu lieu plus ou moins en même temps. Alors que la campagne électorale touchait à sa fin, celle d'Ikea commençait. Ce qui fit dire à Maximilien Bernhard de l'UDF interrogé sur le sujet par le quotidien Le Temps, que la campagne d'Ikea aurait dû arriver plus tôt. Elle aurait ainsi -peut-être renforcé la présence de l'image de l'UDF chez les électeurs vaudois.
Ce n'est pas la première fois que la photo utilisée depuis quatre ans par l'UDF est reprise par des entreprises comme visuel publicitaire. Mazda avait également recouru au sympathique garçonnet il y a quelques années.
Reste à savoir qui aura remarqué cette coïncidence. Sans doute est-ce là une affaire d'initiés. (red)

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Genève : Election sans candidat

Incroyable, le nombre de personnes qui m'ont téléphoné avant le 19 octobre pour me demander: «pour qui il faut voter?». Et pendant des semaines, moi-même, je ne savais pas!... J'ai dû procéder par élimination, avec pour seul objectif possible: agir comme un frein face aux dérapages.
Plus jamais ça! S'il y avait eu une liste UDF à Genève, comme c'est le cas chez nos voisins vaudois et ailleurs en Suisse, l'exercice aurait été plus facile et satisfaisant! Mais voilà, l'UDF-Genève n'avait pas un seul candidat à présenter aux élections nationales
Les appels à l'aide que j'ai reçus prouvent que les genevois ne sont ni abstentionnistes, ni indifférents à la cause politique et à ceux qui les gouvernent. Ce qu'il manque dans ce canton, ce sont des vocations politiques ou plutôt la conscience d'avoir reçu ce don. Et ce qui fait obstacle, c'est un préjugé erroné, qui consiste à penser et à dire que les chrétiens n'ont pas à faire de politique, que Jésus n'en faisait pas.
Jésus se préoccupait de justice et d'équité, des pauvres et des malades, de faire connaître les préceptes divins aux autorités religieuses et civiles de son temps. Il s'occupait des impôts et des percepteurs d'impôts; des prostituées et des handicapés, de la condition des femmes et des étrangers. Il n'était pas l'élu des hommes, mais l'élu de Dieu. Et comme tel, il propageait les valeurs divines: l'ordre, le respect, la solidarité, l'honnêteté.
Etant appelé à vivre ses paroles et à lui ressembler, chaque chrétien porte en lui cette fibre de politique-action. Et certains ont reçu un don de leader pour entraîner les autres et faire passer ces valeurs dans notre société.
Priez pour que Dieu révèle et donne la conviction à ceux qu'il appelle à ce ministère. Car c'est maintenant, dès novembre 2003, que nous avons besoin de candidats pour préparer les prochaines élections de 2007. Afin que dans quatre ans, ce ne soit «plus jamais ça!» à Genève.

Dominique Ardellier

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Rubrique internationale

La fidélité au secours de la lutte contre le sida

Les trois-quart des individus infectés par le virus HIV vivent en Afrique. Cette réalité est bien connue. Mais sait-on qu'à l'heure actuelle, le virus continue sa propagation également en Occident?
La Suisse n'est pas un élève modèle en matière de Sida. L'Office Fédéral de la Santé publique (OFSP) affirme que la situation actuelle inspire des inquiétudes.
Les chiffres parlent d'eux mêmes: alors que la moyenne européenne comptabilise 6.1 individus infectés par le virus HIV pour 100 000 habitants, la Suisse en dénombre 8.2. Toujours selon l'OFSP, le nombre de cas a augmenté de 24.8% depuis 2001. Les raisons invoquées sont diverses mais les relations sexuelles entre homosexuels figurent en bonne place.
L'Allemagne enregistre également une hausse de personnes infectées. L'Institut Robert Koch a dressé le profil des personnes concernées: dans 50% des cas, la transmission du virus s'est effectuée entre homosexuels, 18% par des contacts avec des partenaires hétérosexuels (dont l'un était déjà porteur du virus HIV), 10% par des prises de drogue, et moins de 1% transmises à la naissance.
Un rapport de l'ONU présenté le 22 septembre à New York révèle que les objectifs fixés dans la lutte contre le Sida n'ont pas été atteints par de nombreux pays. L'OFSP déclare n'avoir pas exploité tous les moyens de prévention contre le Sida. Cela sonne bien, mais on ne parle toujours pas de fidélité dans la prévention du Sida. Et dans ce domaine-là, certains pays africains sont en avance sur nous.
«La fidélité est la meilleure prévention contre le Sida». Un rapport de la Banque mondiale le prouve en analysant la situation d'un pays de l'Afrique de l'Est, l'Ouganda. En 1990, l'OMS pronostiquait la mort à cause du Sida d'un tiers de la population du pays avant 1997. Devant ce constat, les dirigeants du pays se sont tournés vers les responsables spirituels et leur ont demandé de l'aide. Le témoignage des chrétiens, protégés du Sida en raison de relations fidèles ont convaincus les autorités et des campagnes de prévention ont ainsi été lancées sur ces valeurs. Campagnes qui ont très rapidement porté du fruit. En 1990, 25-30% des adultes étaient porteurs du virus. Dix ans plus tard, ils n'étaient plus qu'entre 9 et 12%.
Souvent objet de moquerie, la fidélité prouve ainsi dans la pratique son efficacité. Ayons le courage de rappeler ouvertement le rapport entre homosexualité, infidélité et sida, et de promouvoir la fidélité. Pour la protection de notre pays et de l'humanité.

Bettina Busch
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Une rentrée au standard européen

Avez-vous remarqué à quel point les Occidentaux se débattent dans des problèmes identiques, qui sortent tous au même moment, de la même manière, comme en stéréo ou en quadriphonie, dans tous les pays d'Europe et chez nous?
Prenez l'exemple des retraites: partout la même difficulté de financement, partout la même solution qui s'impose: augmenter l'âge de la retraite et baisser les rentes. Prenez le cas des impôts: partout une pression pour les diminuer ­ en faveur des plus riches et des grandes entreprises, partout un manque de recettes et une solution unique: tailler dans les salaires, les prestations sociales et les subventions. Regardez la santé: On dit partout que les coûts explosent et les ménages sont étranglés par les primes. Pourtant jusqu'ici, la politique de retraites, d'impôts et de systèmes de santé différaient d'un pays à l'autre. Les systèmes sociaux étaient nationaux.
Que se passe-t-il? Pourquoi avons-nous tous les mêmes maux au même moment, et devons-nous tous prendre le même remède? L'Union européenne et la mondialisation agissent comme une épidémie! On est tous dans le même panier, et qui s'assemble se ressemble! Il n'y a plus de modèles en concurrence, et donc plus d'idées. Pourtant toutes ces têtes pensantes qui se regroupent à Bruxelles ou à Rome devraient déboucher sur une éclosion d'idées, de propositions variées et géniales pour améliorer nos institutions agonisantes! Mais ce n'est pas cela qui se produit. Nous assistons à un nivellement vers le bas, une dépression généralisée, et une corruption financière grandissante.
Pourquoi? L'Occident serait-il mené par une brassée d'égoïstes qui ne pensent qu'à s'engraisser aux dépens des autres? Ce qui est sûr, c'est qu'il est influencé par une pensée unique et maléfique ­ le prince du monde y veille! - bien organisée, qui a prévu de raser l'ancien ordre économico-social, pour établir son nouvel ordre mondial. Ce chaos est voulu, parce que l'équité a disparu. «L'amour de l'argent est une racine de tous les maux» (1 Timothée 6, 10).
Ce n'est pas pour rien que Dieu a instauré les nations et leur a donné une constitution divine: «Sa Parole, la Bible», ce n'est pas pour rien. «Malheur à celui qui bâtit sa maison par l'injustice, et ses chambres par l'iniquité; qui fait travailler son prochain sans lui donner son salaire; qui dit: je me bâtirai une maison vaste et des chambres spacieuses.»
Qu'est-ce qui a changé? «Ton père pratiquait la justice et l'équité, et il fut heureux; il jugeait la cause du pauvre et de l'indigent, et il fut heureux. N'est-ce pas là me connaître? dit l'Eternel. Mais tu n'as des yeux et un cur que pour te livrer à la cupidité». (Jérémie 22, 13-14). «Ainsi parle l'Eternel: pratiquez la justice et l'équité... Mais si vous n'écoutez pas ces paroles, je le jure par moi-même, dit l'Eternel, cette maison deviendra une ruine» (v. 3 et 5).
Oui, mais que pouvons-nous faire, nous, là où nous sommes? Adopter un autre standard, bien plus élevé: défendre les valeurs et les personnes que l'Eternel défend, et y inciter avec douceur et bon sens ceux qui nous entourent; participer aux élections pour influencer les résultats; prier pour les autorités en place, et écrire à celles qui «n'écoutent pas» la voie de Dieu pour les reprendre.

Dominique Ardellier

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Rubrique : Réflexion

Ombres et lumières

Nous l'avons cherché tout l'été 2003, l'ombre, dont le dictionnaire Larousse dit qu'il s'agit «d'une zone sombre due à l'absence de lumière ou à l'interception de la lumière par un corps plus ou moins opaque».
Dans la Bible, le mot «ombre» est surtout utilisé dans quelques-uns des nombreux sens figurés. L'expression «à l'ombre de mon toit» définit l'hospitalité. Dieu nous cache «à l'ombre de ses ailes», Psaume 17, 8 et «celui qui demeure sous l'abri du Très-Haut, repose à l'ombre du Tout-Puissant», promet le Psaume 91, 1.
L'ombre représente également la présence même de Dieu, voilà pourquoi le Cantique des Cantiques nous dit: «j'ai désiré m'asseoir à son ombre».
Les pratiques légales juives font partie «de l'ombre des choses à venir», importantes. Elles pointent toutes vers la réalité qui est en Christ, Colossiens 2, 16-17. «Ombre» se dit «tsel» en hébreu, le «symbole», «tsemel» et «la Croix», «tselev». Ce dernier mot est formé de «tsel»= l'ombre et «lev»= le coeur. La Croix est l'ombre du coeur de Dieu.
Le roi David a placé une tente ouverte d'un côté derrière son palais, le fameux Tabernacle de David dont nous parle Amos 9 et Actes 15. La tradition juive affirme que le roi, au lever du soleil, sortait par l'arrière de son palais, descendait les marches, et se prosternait dans l'ombre des ailes des chérubins. Au fur et à mesure que le soleil montait dans le ciel, l'ombre s'amenuisait, jusqu'à ce que le roi soit le nez contre l'Arche! Tous ces efforts pour se tenir tout près du Tout-Puissant!
L'ombre d'un chien méchant ne vous fera pas de mal, mais quand elle est là, le chien n'est pas loin!... «Quand je marche dans la vallée de l'ombre de la mort» dit le Psaume 23, «je ne crains aucun mal, car tu es avec moi». Le mot «ombres» dans Esaïe 18, 1, tout comme «l'ombre de la mort» annoncent des temps d'épreuves, mais la victoire se dessine déjà: ne craignons aucun mal, le Souverain Berger se tient à nos côtés! La lumière resplendira sur «ceux qui habitent le pays de l'ombre de la mort» (Esaïe 9, 1), texte par ailleurs appelé «l'Evangile de Noël d'Esaïe».
L'ombre symbolise, dans notre Bible, le caractère passager de la vie humaine, par exemple dans Job 8, 9.
Je vous laisse une bonne nouvelle que nous découvrons dans Jacques 1, 17, à l'époque où tout change même les valeurs les plus sûres et où le terrain apparemment le plus solide se dérobe trop souvent sous nos pieds: «En notre Dieu, le Père des lumières, ne se trouve ni changement ni ombre de variation». «Eternel» il reste «le même», accomplit ses promesses et réalise ses projets, garde fidèlement l'alliance!
Terminons par Actes 5, 12 à 16 qui nous dit que l'ombre même de l'apôtre Pierre passant sur les malades placés à même la rue étaient guéris! Quelle merveille! Il n'y avait aucune vertu particulière dans l'ombre de Simon Pierre, mais Dieu se plaît à manifester sa gloire de cette manière. Et Cindy Jacobs, Reinhard Bonnke et John Wimber ont vus des malades guéris de cette manière durant leur carrière!... gloire à Dieu, et, personne n'y avait pensé avant, merci à Dieu pour l'ombre...
Jean-Claude Chabloz, pasteur, intercesseur au Palais Fédéral, président de la FREOE

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