L'UDF édite Impulsion. Ce journal, qui paraît entre cinq et neuf fois par an, informe de l'actualité politique suisse et de l'action de l'UDF au niveau fédéral et dans les différents cantons romands. Chaque édition contient également une interview. 

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Edition actuelle 6/04 - Novembre 2004

RUBRIQUE EDITO

Surfant sur la vague du succès de son parti après les votations du 26 septembre dernier concernant les naturalisations, la conseillère nationale UDC saint-galloise Jasmin Hutter veut désormais lancer une initiative parlementaire visant à interdire la double nationalité aux concitoyens suisses.
Son projet a suscité passablement d'émotion au sein du parlement, avec de vives réactions des divers partis. L'acceptation de cette initiative, bien que très improbable, aurait de graves conséquences pour une partie importante des habitants de notre pays. Faut-il rappeler que le demi-million de citoyens double-nationaux de notre pays devrait choisir entre deux nationalités ? Dans ce cas, ils devraient opter pour la nationalité suisse et être coupés de leurs racines, ou renoncer à leur passeport à croix blanche, acquis parfois avec persévérance, et être privés de leurs droits de citoyen. Dans le premier cas, ils deviendraient étrangers de leur propre famille qui résideraient encore dans leur pays d'origine. De l'autre, on peut craindre une «ghettoïsation» des communautés étrangères, si les efforts d'intégration sont si mal récompensés.
L'initiative Hutter concerne également les Suisses de l'étranger dont on oublie trop souvent l'existence. Ces derniers, au nombre de 600 000, sont pour la plupart double-nationaux. Ils seraient confrontés aux mêmes problèmes que ceux résidant dans notre pays, mais en sens inverse cette fois-ci. Sur le plan humain et relationnel, cette initiative, qui concerne plus d'un million de citoyens, est clairement contre-productive. Elle remet en question leur identité et leur attachement à un pays d'origine.
Fort heureusement, il est vraisemblable que le bon sens et la cohésion nationale s'imposeront et que, socialistes, démocrates-chrétiens, radicaux, écologistes, libéraux et évangéliques feront front commun contre cette proposition. Même une partie des démocrates du centre s'y opposera.
L'homogénéité de notre pays est déjà suffisamment mise à mal lors des votations fédérales. Évitons donc à tout prix d'envenimer ce climat déjà tendu avec de telles propositions.

Maximilien Bernhard

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RUBRIQUE: Nationale

Résistons à une nouvelle atteinte à la vie


VOTATIONS DU 28 NOVEMBRE: 2 X OUI, 1 X NON

Réunis le 23 octobre à Olten, les délégués de l'Union Démocratique Fédérale (UDF) ont pris position sur les divers objets des votations fédérales du 28 novembre prochain.

Loi fédérale du 19 décembre 2003 relative à la recherche sur les cellules souches embryonnaires
D'un point de vue éthique, l'UDF considère, sur le plan constitutionnel et légal, que l'utilisation d'embryons surnuméraires est hautement discutable. Selon l'Art. 17 de la LPMA, ces embryons ne devraient en fait pas exister. Les estimations de l'OFS sur le nombre d'embryons surnuméraires démontrent que les contrôles et la surveillance ne sont pas assurés. D'autre part, la science n'a pas démontré de façon probante que la recherche avec des cellules souches embryonnaires sera couronnée de succès. La recherche sur celles obtenues à partir d'adultes semble plus prometteuse. La surveillance de la recherche sur des cellules souches embryonnaires sera difficile, et il sera pratiquement impossible de prouver qu'une colonie de cellules souches provient d'un embryon surnuméraire FIV et non d'un embryon avorté. Bien que l'UDF comprenne la volonté des chercheurs d'uvrer dans ce domaine afin de combattre les maladies dégénératrices, elle estime que l'imprévisibilité des conséquences thérapeutiques de la recherche fondamentale doit empêcher toute manipulation d'embryons humains et demeurer prépondérante sur les intérêts économiques. Par 57 voix contre 1 et sans abstention, l'UDF refuse la LRCS.

Réforme de la péréquation financière et de la répartition des tâches entre la Confédération et les cantons
L'UDF constate que la péréquation financière actuelle entre les cantons n'a jamais réussi à atteindre son objectif et à équilibrer les différences de la charge fiscale, malgré d'énormes transferts financiers. Au contraire, ces différences fiscales ont même augmenté. Pour l'UDF, la réforme améliore la rentabilité et l'efficacité de l'engagement des moyens dans notre Etat fédéral. Le pouvoir des cantons sera ainsi renforcé par le biais d'une décentralisation du processus décisionnel. La Confédération se chargera uniquement des tâches qui la concerne directement (AVS, AI, organisation d'aide aux personnes âgées et handicapées, routes nationales, défense nationale, élevage, centrales de vulgarisation agricole, etc.), évitant ainsi des gestions parallèles avec les cantons qui entraînent des surcoûts inutiles. Par 45 voix contre 7 et 5 abstentions, l'UDF accepte donc la réforme.

Nouveau régime financier
L'UDF a pris note du fait qu'il s'agit de prolonger jusqu'en 2020 le taux de TVA de 7.6% et le taux réduit de 2.3% qui sont actuellement en vigueur. Le plafonnement des taux actuels permettra de limiter la charge fiscale et d'accroître dès lors l'attractivité de la place économique de la Suisse. Pour l'UDF, l'hôtellerie de notre pays doit continuer de pouvoir bénéficier d'un taux réduit afin de rester attrayante au niveau international. Par conséquent, les délégués ont décidé, par 56 voix contre 0 et 1 abstention, de dire oui à ce nouveau régime financier. (comm.)


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Recherche sur les cellules embryonnaires: des alternatives plus éthiques existent

Les Suisses doivent se prononcer sur la législation permettant la recherche sur les cellules souches embryonnaires

 

La maîtrise croissante de la reproduction humaine a induit des changements de comportement, modifiant les murs qui, par voie de conséquence, ont grandement modifié les notions d'éthique, même médicale, face au concept de la vie humaine avec des répercussions incalculables sur les comportements individuels, les mentalités, les législations et finalement sur les équilibres démographiques.
Les premiers essais de la fécondation artificielle, amorcée au XIXe siècle, et la mise au point des techniques de fécondation in vitro, ont conduit à l'accumulation d'un nombre important d'embryons humains, actuellement congelés, devenus l'enjeu d'un statut juridique en vue de laisser aux expérimentateurs le loisir de manipuler les cellules de la première phase de la vie humaine, appelées cellules souches embryonnaires, (dites également cellules immatures), à défaut d'être utilisées en vue d'une procréation.

Fonctionnement des cellules
Mais tout d'abord qu'est ce qu'une cellule ? C'est une unité élémentaire fondamentale constitutive des organismes vivants, aux structures extrêmement complexes. La forme des cellules dépend de leur spécificité fonctionnelle et de leur rapport avec l'environnement tissulaire.
Un être vivant est constitué d'environ 200 types différents de cellules parmi lesquelles on distingue deux grands groupes de cellules :
1- Les cellules différenciées spécifiques caractéristiques des différents tissus remplissant des fonctions différentes par ex. les globules rouges transportant l'oxygène, les cellules musculaires unités de la fonction contractile de notre motricité, etc. Elles sont matures et ont la particularité de ne pas se diviser.
2- A ces structures tissulaires sont associées des cellules dites souches adultes qui par division assurent le remplacement des cellules différenciées spécifiques, qui disparaissent par vieillissement ou par lésion par ex. les cellules souches de la moelle dont le rôle est de remplacer toutes les lignées cellulaires du sang : les globules rouges, les globules blancs, les plaquettes sanguines, ou les cellules souches cutanées capables de réparer les plaies lors des processus de cicatrisation.

Des promesses thérapeutiques
En ce qui concerne l'embryon, la cellule embryonnaire initiale est le type même de la cellule souche (cellule pluripotente) car elle est à l'origine de toutes les cellules de l'organisme au fur et à mesure du développement embryonnaire, les cellules sont canalisées vers des voies de différentiation spécifique et leur potentiel de développement se modifie.
Qu'elles soient cellules souches embryonnaires ou adultes, elles sont capables par des techniques spécifiques, mais présentant beaucoup d'écueils, de produire des cellules différenciées utilisées à des fins thérapeutiques : thérapie cellulaire, greffe tissulaire, etc.

Pas de problème éthique
Il est évident que l'utilisation des cellules souches adultes pour obtenir une différentiation cellulaire spécifique utilisée dans les greffes tissulaires ne pose pas de problème éthique. Il en va tout différemment de l'utilisation des cellules souches embryonnaires qui se heurte à de graves problèmes éthiques interrogeant la conscience et la responsabilité de chacun.
En effet, l'embryon, même congelé, ne représente-t-il pas l'acte premier de la vie humaine, il est substance et existence, donc considéré comme une personne humaine, qui a droit comme tout un chacun, à la vie, à l'intégrité, au respect absolu et non sélectif? N'avons-nous pas tous débuté notre vie par cette phase biologique ? En effet, l'ovocyte fécondé contient le génome (univers fabuleux de l'infiniment petit) qui est l'ensemble complet du matériel génétique de tout être vivant, le génome est une copie de tout ADN dans la cellule d'un organisme et comprend à la fois les chromosomes à l'intérieur du noyau et l'ADN dans les mitochondries. Il est spécifique de chaque personne, unique et distinct de tout être humain.
Aucune preuve scientifique n'est venue étayer le fait que la vie humaine ne débute pas dès la conception, principe pourtant admis depuis Hippocrate. Ceux qui le prétendent n'ont d'autres motifs que de justifier le principe d'en disposer pour l'anéantir, soit parce qu'elle gène, soit pour l'exploiter en prélevant les premières cellules embryonnaires au stade de blastocyte, ce qui nécessite la destruction d'embryon en vue de leur mise en culture pour la production d'un grand nombre de cellules identiques avec comme objectifs d'obtenir des cellules matures, différenciées élément de base de la thérapie cellulaire ou même tissulaire. Or, l'unique manière pour induire l'apparition de tissus matures à partir de tissus immatures consiste en leur interaction complète avec d'autres tissus, c'est la raison pour laquelle on ne peut obtenir de tissus différenciés que chez les embryons complets. D'où le danger, en autorisant l'exploitation des cellules souches embryonnaires, de dériver vers des manipulations et la commercialisation d'embryon, vers le clonage ou le diagnostic préimplantatoire etc.
Où commence la vie?
Enfin un autre aspect d'une atteinte grave à l'éthique humaine en cas de l'acceptation de l'utilisation des cellules souches embryonnaires : nul ne peut nier que ces embryons sont des vies humaines à part entière dont on a stoppé l'évolution par congélation. Les auteurs biologiques le savent bien puisque l'enfant qu'ils ont eu par cette procédure de procréation est issu de la fécondation in vitro, que les autres ovocytes fécondés sont en attente d'engendrer une autre vie. Or ces vies humaines, même congelées, n'appartiennent à personne, ni aux détenteurs des embryons, ni au législateur, ni à la science, ni même à tous ceux qui voteront sur leurs statuts. Elles sont sous la seule responsabilité de leurs auteurs biologiques. D'autre part, lorsqu'ont été prélevés les gamètes à la seule fin d'initier une vie humaine, jamais il n'a été fait mention aux donneurs que les embryons surnuméraires seraient destinés à des fins de recherches expérimentales et utilitaires. Combien de femmes auraient accepté cette alternative sachant que chaque embryon pourrait être un autre fils, une autre fille, ou un frère ou une sur de l'enfant qu'elles ont eu?
Cette atteinte, à une éthique humaine, la plus fondamentale est inacceptable. Ce n'est ni à l'opinion générale, ni même à la science d'enfreindre les droits les plus élémentaire de l'être humain. Le respect absolu de la vie humaine dont la valeur transcendantale, à destinée éternelle, est acceptée par la plupart quelles que soient les races ou les religions.
Science sans conscience n'est que ruine de l'âme (Rabelais).
Bernard Haenni, médecin spécialiste FMH - Maladies du coeur, Genève

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70 000 signatures contre le PACS

Le 7 octobre dernier, l'Union Démocratique Fédérale (UDF) et le Parti Evangélique (PEV) ont déposé près de 70 000 signatures dans le cadre du référendum contre la nouvelle Loi fédérale du 18 juin 2004 sur le partenariat enregistré entre personnes du même sexe (Loi sur le partenariat, LPart).
Par le dépôt de ce référendum, l'UDF entend s'opposer à ce qu'elle qualifie de mariage «bis». En effet, hormis l'adoption d'enfants et la procréation médicalement assistée, les couples homosexuels sont mis sur pied d'égalité avec les couples mariés. Bien que l'aboutissement du référendum démontre qu'une réelle prise de conscience est née au sein de la population, l'UDF va poursuivre son travail d'information sur les enjeux du «Pacs» fédéral, en vue de la votation.
L'UDF estime que les relations entre personnes de même sexe comme l'assistance mutuelle, les dispositions relatives à la représentation ou encore le droit successoral, peuvent déjà être réglées librement et de façon suffisante dans le cadre des lois existantes. Lors des débats parlementaires, l'UDF avait d'ailleurs proposé que les éventuels manquements soient comblés par des interventions ponctuelles dans la loi.
Se référant à l'Art. 1 du Code des obligations, à savoir que «Le contrat est parfait lorsque les parties ont, réciproquement et d'une manière concordante, manifesté leur volonté», l'UDF considère que les organisations homosexuelles n'auraient aucune peine à élaborer des contrats-types à l'attention des couples de même sexe. En matière de droit successoral par exemple, le Code civil reconnaît la capacité de disposer de ses biens par le biais de l'Art. 467 : «Toute personne capable de discernement et âgée de 18 ans révolus a la faculté de disposer de ses biens par testament, dans les limites et selon les formes établies par la loi.»
Au-delà des considérations juridiques, l'UDF estime que le Pacs est une porte ouverte à l'adoption d'enfants par les couples homosexuels, comme ce fut le cas au Danemark, en Islande, en Suède et aux Pays-Bas. L'Art. 27 al. 1 de la loi est là pour le prouver: «Lorsque l'un des partenaires a des enfants, l'autre est tenu de l'assister de façon appropriée dans l'accomplissement de son obligation d'entretien et dans l'exercice de l'autorité parentale et de le représenter lorsque les circonstances l'exigent (...)». Plusieurs associations homosexuelles ont d'ores et déjà revendiqué le droit d'adopter des enfants. Dans la foulée, la procréation médicalement assistée sera également exigée.
Enfin, l'UDF estime qu'il est éthiquement inacceptable de mettre les couples de même sexe sur pied d'égalité avec les couples mariés. Les homosexuels ont une dignité et doivent être respectées comme personnes à part entière, là n'est pas la question. Mais leur prétention à obtenir un statut identique à celui du couple naturel est toutefois irrecevable. (comm)

Votation : La votation sur le Pacs aura lieu en juin 2005. L'UDF doit déployer d'importants moyens, notamment financiers, en prévision de la campagne de votation. Vous pouvez d'ores et déjà lui apporter votre soutien en utilisant le bulletin de versement joint. Un grand merci de votre soutien.

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Suisse: sortir du déni européen

Depuis le 1er mai de cette année, l'Europe politique correspond mieux à l'Europe géographique: l'Union européenne vit le plus grand élargissement de son histoire avec dix nouveaux membres, dont huit étaient encore communistes il y a un peu plus d'une décennie. En juin dernier, la Constitution européenne a été adoptée après un accouchement douloureux; le «bébé» n'est pas encore hors danger puisque les citoyens de plusieurs pays membres seront appelés à se prononcer à son sujet.
En Suisse ­ au cur de l'Europe ­ la question de nos relations avec l'Union européenne continue d'être hautement émotionnelle, voire taboue. Ceci est surprenant et regrettable, car les relations internationales sont marquées par le réalisme et le pragmatisme... et les Suisses se targuent souvent de ces qualités dans leurs actions politiques.

Demande d'adhésion gelée depuis 1992
La demande d'adhésion à l'Union européenne faite par le Conseil fédéral le 26 mai 1992 reste gelée. Notre gouvernement est embarrassé par ce glaçon : faut-il le dégeler ou le jeter? La question reste trop sensible pour trouver une majorité qui soutienne une des deux alternatives. Dès lors, «laissons-la au frais et n'en parlons pas trop». L'intégration européenne continue cependant son chemin, certes souvent chaotique. Ses récents développements démontrent si besoin est que l'idée européenne avance. Et par la force des choses, la Suisse s'accorde par la voie bilatérale.
Partisans et adversaires de l'adhésion saisissent chaque événement pour tenter de convaincre, mais les arguments restent plus idéologiques que pragmatiques. Voilà qui est surprenant pour notre démocratie directe, dans ce système de prise de décision consensuel où avantages et inconvénients sont en principe posés sur la table et discutés franchement.

Au-delà des arguments émotionnels
Rien de tel sur la question européenne. Les partisans continuent de clamer qu'on ne peut pas par principe rester spectateurs et que la voie bilatérale est à terme insoutenable. Mais, depuis le rejet de l'EEE en 1992, les inconvénients de la voie solitaire restent indolores pour la plupart des Suisses, et ce justement parce que les intérêts des partenaires ont pu être réglés par des accords bilatéraux.
Les adversaires, quant à eux, se basent tantôt sur Nicolas de Flüe (XVe siècle) pour motiver une politique du XXIe siècle, tantôt affirment que notre démocratie est trop spéciale (pour ne pas dire parfaite) pour s'accommoder de ce «machin européen». Mais ils ne peuvent nier que la plupart des règles édictées par Bruxelles sont rapidement reprises dans notre propre législation, faisant parfois de la Suisse un des meilleurs élèves européens!
Ce qui est encore plus surprenant, c'est que la matière de ce dossier se prête pourtant si bien à une approche pragmatique: les relations internationales sont réalistes. Chacun connaît ses intérêts et n'est prêt à faire des concessions que contre d'intéressantes compensations. Altruisme et gentillesse idéaliste se retrouvent parfois dans les relations entre les humains, mais certainement pas entre des Etats souverains.

Non à l'immobilisme
Après de longues années de tergiversations idéologiques, il serait temps que les Suisses regardent la situation en face, commencent d'abord à poser les bonnes questions et à y donner les réponses justes. Si nous adhérons, qu'adviendra-t-il de nos droits populaires? Qu'en sera-t-il du taux de notre TVA, des taux d'intérêt et des prix à la consommation? Quelles seront les conséquences pour la compétitivité de nos entreprises, pour notre marché du travail, sur notre politique budgétaire et monétaire, sur nos particularismes culturels ou notre neutralité militaire? Et qu'en adviendrait-il si nous n'adhérions pas? Quels sont les thèmes dont l'Europe politique va s'emparer à l'avenir et dont une issue défavorable justifie que nous tentions d'influer sur les décisions communautaires? Quels gains pourrions-nous obtenir en l'échange des sacrifices que nous aurions à consentir?
Voilà quelques-unes de ces questions dont les réponses sont à peser sur la balance de notre pragmatisme. Que cela nous plaise ou non, les pays européens continuent leur processus d'intégration. Ce processus a des conséquences plus ou moins importantes pour la Suisse car, si nous pouvons rester dehors politiquement, nous resterons géographiquement à l'intérieur de l'Europe. Mais quoi que nous fassions, faisons-le au moins en connaissance de cause.
Stéphane Derron, secrétaire politique de l'UDF

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RUBRIQUE: L'UDF dans les cantons

Votations cantonales

Le 28 novembre, les Genevois devront se prononcer sur deux sujets de votation cantonale. Réuni le 22 octobre dernier, le comité de la section genevoise de l'UDF a arrêté ses mots d'ordre de votation.
Non à la loi autorisant la Fondation de valorisation des actifs de la Banque cantonale genevoise (BCG) à vendre trois parcelles situées au Petit-Saconnex. Le comité UDF pense que la BCG cherche par là à faire payer ses dettes dues à la corruption à l'ensemble de la population. L'UDF désapprouve cette méthode de vente. Le parti préconise une vente à des particuliers.
L'UDF laisse la liberté de vote quant à la question de l'imposition des personnes morales.

Dominique Ardellier

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17 Romands visitent le Palais fédéral

Je tiens à remercier tous ceux qui ont participé à cette visite du Parlement. Notre petit groupe de 17 personnes a été accueilli l'après-midi du 20 septembre dernier, par le conseiller national UDF Markus Wäfler afin de passer d'agréables moments. Si vous souhaitez avoir l'occasion de passer une journée à Berne, vous pouvez le signaler au soussigné (tél. 027 346 19 11) qui se fera un plaisir d'organiser une nouvelle journée l'an prochain.
Pierre Cavin, président de l'UDF Valais

Voici un témoignage qui vous donne un aperçu de cette journée :
«Nous vous remercions pour cette belle journée du 20 septembre à Berne qui restera gravée dans nos curs. Le groupe était sympathique, l'ambiance décontractée et chaleureuse et la visite fort enrichissante.
Après avoir flâné sous les arcades de la vieille ville et avoir côtoyé les touristes asiatiques à la fosse aux ours, nous avons encore apprécié les célèbres mouvements de l'horloge mécanique sur les douze coups de midi. Le marché agricole du Bundesplatz agrémentait encore cette journée d'une ambiance très helvétique.
C'est avec une certaine impatience que nous attendions d'assister à la première séance d'automne du parlement. Nous n'avons pas été déçus. Nous avons vu à l'uvre les fameux Binder, Maitre, Blocher, Zysiadis, Cuche, Rossini, pour ne citer qu'eux. Il y avait du bruit sous la coupole fédérale et les orateurs et oratrices avaient beaucoup de mal à se faire entendre. Nous ne savions pas encore que les décisions étaient pour la plupart déjà prises au sein des commissions dans la salle des «pas perdus». C'est en présence de Jean-Claude Chabloz, intercesseur au Palais fédéral, que nous avons conclu cette riche journée dans la prière, en bénissant nos autorités. Merci à tous ceux qui nous ont accompagnés, guidés et informés tout au long de notre visite.»
Stéphane et Sylvie Blanc

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RUBRIQUE INTERNATIONALE

Les piliers du terrorisme

Chaque jour ou presque, un ou plusieurs attentats défrayent la chronique. Nous vivons aujourd'hui sur une poudrière. Pas étonnant quand on sait que les 22 pays membres de la Ligue arabe représentent une population totale de 300 millions de personnes. Mais ces pays, avec tout leur pétrole et leurs ressources naturelles, ont un PIB combiné inférieur à celui des Pays-Bas et de la Belgique réunis, ou égal à la moitié du PIB de la seule Californie. Cette situation est propice aux dictatures, aux réseaux de terrorisme, au fanatisme, à la haine et aux attentats. En fait, une vaste majorité de musulmans ne participe pas au terrorisme, mais ne s'y oppose pas non plus. Ces derniers distinguent parfaitement le bien du mal, mais ont peur d'exprimer leur opinion.
Le terrorisme actuel comprend trois éléments: le premier est l'attentat-suicide. Arme psychologique efficace, elle est spectaculaire, effrayante, imprévisible, et s'assure les gros titres des médias. Avez-vous remarqué qu'aucun prédicateur musulman ne s'est jamais fait exploser? Pourtant on pourrait s'attendre à ce qu'ils le fassent ou incitent leurs fils à le faire, s'il s'agissait vraiment d'un acte suprême de ferveur religieux... L'argent, le pouvoir et la haine semblent être des motifs plus réalistes. Les attentas-suicides n'ont rien à voir non plus avec la pauvreté et le désespoir. La région la plus pauvre du monde est l'Afrique. Or il n'y a jamais eu d'attentats-suicides là-bas. Le désespoir ne fournit pas les explosifs et leurs acheminements.
Ce qui m'amène au deuxième élément: le discours mensonger. Bon nombre d'Arabes croient que le 11 septembre n'a pas eu lieu, que c'était une provocation américaine ou un complot juif. La désinformation en temps de conflit est une tactique courante. A l'instar d'Arafat, il est fréquent d'entendre un dirigeant faire des déclarations contradictoires en arabe à son peuple, et en anglais au reste du monde.
Le troisième aspect est l'argent. D'énormes sommes d'argent sont utilisées pour couvrir les trois cercles dans lesquels s'organise le terrorisme: à l'intérieur, il y a les terroristes. Les fonds servent à payer leurs déplacements, les explosifs, les cachettes et la recherche de cibles vulnérables. Ils sont entourés d'un deuxième cercle plus large d'assistants, de planificateurs, de commandants fournissant la logistique du terrorisme. Un troisième cercle d'organismes «religieux» nourrit la haine des jeunes en profitant de leur ignorance, que ce soit dans les mosquées, les écoles et autres établissements religieux, et par des médias de propagande. Ce sont eux qui accusent le reste du monde de toutes les misères de leur région.
Les deux cercles intérieurs sont financés par des Etats terroristes comme l'Iran et la Syrie. Le troisième cercle extérieur est financé par l'Arabie Saoudite et par des dons de communautés musulmanes internationales. Le danger est donc étatique; ces Etats commanditent le terrorisme syrien, financent le Hezbollah et, à travers lui, le Hamas et le Jlhad islamique palestinien.

Dominique Ardellier

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Rubrique : Réflexion

La sagesse selon Dieu


«La crainte de l'Eternel est le commencement de la connaissance» (Pr. 1, 7)
Salomon introduit le livre des Proverbes en révélant d'entrée de jeu la clé de ses enseignements et les objectifs qu'il poursuit. Remarquons l'atmosphère filiale («mon fils...») dans laquelle ce père nous transmet ses exhortations. En parlant de la sagesse, Salomon vise avant tout de la vivre dans et à travers la pratique. La sagesse selon Salomon n'est pas un salut en soit mais elle est le commencement de la crainte de l'Eternel. Reconnaître l'autorité du Seigneur est l'attitude de base, le point de départ essentiel à toute démarche qui se veut sage. Cela exige que nous ayons une relation avec notre créateur empreinte de respect et de soumission. La sagesse est le refus de se suffire à soi-même et de ne compter que sur son propre savoir. Même les sages ont toujours besoin de cette sagesse de Dieu.
Pour encourager son enfant à vivre et à rechercher la sagesse, il ne suffit pas de lui en enseigner les vertus lors d'un cours de catéchisme. Mais surtout il faut la vivre soi-même dans la vie de tous les jours. Luther disait: «Un chrétien n'est pas appelé à s'examiner toujours pour savoir s'il est, oui ou non, un enfant de Dieu. Il est invité à s'examiner pour s'assurer qu'il se conduit comme un enfant de Dieu». Que nous le voulions ou non, nos actes parleront toujours plus fort que nos paroles. La crainte de l'Eternel nous apporte la connaissance de Dieu (Pr. 2, 5-8). C'est à travers Dieu que je peux trouver le salut et la protection, le sens de la justice, de la droiture. C'est la crainte de l'Eternel qui me donne un raisonnement sain, qui simule la réflexion, qui m'apporte le discernement entre le bien et le mal. La crainte de l'Eternel m'apprend à dépendre de Lui et m'évite de tomber dans les pièges que nous tend notre Ennemi. Interrogeons-nous: ai-je tendance à ne pas prendre au sérieux les conseils de la Sagesse de Dieu?
Beaucoup de textes des Proverbes nous exhortent à la réflexion et à l'éducation, familiale ou communautaire, voire politique. C'est dans la famille que nous pouvons instruire nos enfants à craindre le Seigneur des seigneurs. Cette famille s'élargit aussi sur la communauté ainsi que sur la société. Chacun a un rôle à jouer, toujours dans la crainte de l'Eternel.
Combien il est important de vivre cette dépendance de Dieu à travers la prière. La prière est une occasion de dire combien nous avons besoin de Lui, nous ouvre à la dépendance de Dieu, à l'union et à la crainte de Dieu.
Si Jésus est vraiment au cur de notre vie, sa Parole devient absolument nécessaire pour nous guider et nous instruire ensemble dans la sagesse de Dieu dans une entière soumission. Oui, «Heureux ceux qui écoute la Parole et qui la mettent en pratique». Voilà le désir de notre Sauveur pour chacun d'entre nous. Que cette Parole puisse continuer à modeler, façonner nos vies dans une entière soumission à Celui qui mérite notre adoration.

Jan-Bert De Mooij, pasteur de l'Eglise Evangélique Missionnaire de Bulle

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