Edition actuelle 6/04 - Novembre 2004 :
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Edition actuelle 6/04 - Novembre 2004
RUBRIQUE EDITO
Surfant sur la vague du succès de son parti après
les votations du 26 septembre dernier concernant les naturalisations,
la conseillère nationale UDC saint-galloise Jasmin Hutter
veut désormais lancer une initiative parlementaire visant
à interdire la double nationalité aux concitoyens
suisses.
Son projet a suscité passablement d'émotion au sein
du parlement, avec de vives réactions des divers partis.
L'acceptation de cette initiative, bien que très improbable,
aurait de graves conséquences pour une partie importante
des habitants de notre pays. Faut-il rappeler que le demi-million
de citoyens double-nationaux de notre pays devrait choisir entre
deux nationalités ? Dans ce cas, ils devraient opter pour
la nationalité suisse et être coupés de leurs
racines, ou renoncer à leur passeport à croix blanche,
acquis parfois avec persévérance, et être
privés de leurs droits de citoyen. Dans le premier cas,
ils deviendraient étrangers de leur propre famille qui
résideraient encore dans leur pays d'origine. De l'autre,
on peut craindre une «ghettoïsation» des communautés
étrangères, si les efforts d'intégration
sont si mal récompensés.
L'initiative Hutter concerne également les Suisses de l'étranger
dont on oublie trop souvent l'existence. Ces derniers, au nombre
de 600 000, sont pour la plupart double-nationaux. Ils seraient
confrontés aux mêmes problèmes que ceux résidant
dans notre pays, mais en sens inverse cette fois-ci. Sur le plan
humain et relationnel, cette initiative, qui concerne plus d'un
million de citoyens, est clairement contre-productive. Elle remet
en question leur identité et leur attachement à
un pays d'origine.
Fort heureusement, il est vraisemblable que le bon sens et la
cohésion nationale s'imposeront et que, socialistes, démocrates-chrétiens,
radicaux, écologistes, libéraux et évangéliques
feront front commun contre cette proposition. Même une partie
des démocrates du centre s'y opposera.
L'homogénéité de notre pays est déjà
suffisamment mise à mal lors des votations fédérales.
Évitons donc à tout prix d'envenimer ce climat déjà
tendu avec de telles propositions.
Maximilien Bernhard
RUBRIQUE: Nationale
Résistons à une nouvelle atteinte à la vie
Loi fédérale du 19 décembre 2003 relative
à la recherche sur les cellules souches embryonnaires
D'un point de vue éthique, l'UDF considère, sur
le plan constitutionnel et légal, que l'utilisation d'embryons
surnuméraires est hautement discutable. Selon l'Art. 17
de la LPMA, ces embryons ne devraient en fait pas exister. Les
estimations de l'OFS sur le nombre d'embryons surnuméraires
démontrent que les contrôles et la surveillance ne
sont pas assurés. D'autre part, la science n'a pas démontré
de façon probante que la recherche avec des cellules souches
embryonnaires sera couronnée de succès. La recherche
sur celles obtenues à partir d'adultes semble plus prometteuse.
La surveillance de la recherche sur des cellules souches embryonnaires
sera difficile, et il sera pratiquement impossible de prouver
qu'une colonie de cellules souches provient d'un embryon surnuméraire
FIV et non d'un embryon avorté. Bien que l'UDF comprenne
la volonté des chercheurs d'uvrer dans ce domaine afin
de combattre les maladies dégénératrices,
elle estime que l'imprévisibilité des conséquences
thérapeutiques de la recherche fondamentale doit empêcher
toute manipulation d'embryons humains et demeurer prépondérante
sur les intérêts économiques. Par 57 voix
contre 1 et sans abstention, l'UDF refuse la LRCS.
Réforme de la péréquation financière
et de la répartition des tâches entre la Confédération
et les cantons
L'UDF constate que la péréquation financière
actuelle entre les cantons n'a jamais réussi à atteindre
son objectif et à équilibrer les différences
de la charge fiscale, malgré d'énormes transferts
financiers. Au contraire, ces différences fiscales ont
même augmenté. Pour l'UDF, la réforme améliore
la rentabilité et l'efficacité de l'engagement des
moyens dans notre Etat fédéral. Le pouvoir des cantons
sera ainsi renforcé par le biais d'une décentralisation
du processus décisionnel. La Confédération
se chargera uniquement des tâches qui la concerne directement
(AVS, AI, organisation d'aide aux personnes âgées
et handicapées, routes nationales, défense nationale,
élevage, centrales de vulgarisation agricole, etc.), évitant
ainsi des gestions parallèles avec les cantons qui entraînent
des surcoûts inutiles. Par 45 voix contre 7 et 5 abstentions,
l'UDF accepte donc la réforme.
Nouveau régime financier
L'UDF a pris note du fait qu'il s'agit de prolonger jusqu'en 2020
le taux de TVA de 7.6% et le taux réduit de 2.3% qui sont
actuellement en vigueur. Le plafonnement des taux actuels permettra
de limiter la charge fiscale et d'accroître dès lors
l'attractivité de la place économique de la Suisse.
Pour l'UDF, l'hôtellerie de notre pays doit continuer de
pouvoir bénéficier d'un taux réduit afin
de rester attrayante au niveau international. Par conséquent,
les délégués ont décidé, par
56 voix contre 0 et 1 abstention, de dire oui à ce nouveau
régime financier. (comm.)
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Recherche sur les cellules embryonnaires: des alternatives plus
éthiques existent
Les Suisses doivent se prononcer sur la législation permettant la recherche sur les cellules souches embryonnaires

La maîtrise croissante de la reproduction humaine a induit
des changements de comportement, modifiant les murs qui, par voie
de conséquence, ont grandement modifié les notions
d'éthique, même médicale, face au concept
de la vie humaine avec des répercussions incalculables
sur les comportements individuels, les mentalités, les
législations et finalement sur les équilibres démographiques.
Les premiers essais de la fécondation artificielle, amorcée
au XIXe siècle, et la mise au point des techniques de fécondation
in vitro, ont conduit à l'accumulation d'un nombre important
d'embryons humains, actuellement congelés, devenus l'enjeu
d'un statut juridique en vue de laisser aux expérimentateurs
le loisir de manipuler les cellules de la première phase
de la vie humaine, appelées cellules souches embryonnaires,
(dites également cellules immatures), à défaut
d'être utilisées en vue d'une procréation.
Fonctionnement des cellules
Mais tout d'abord qu'est ce qu'une cellule ? C'est une unité
élémentaire fondamentale constitutive des organismes
vivants, aux structures extrêmement complexes. La forme
des cellules dépend de leur spécificité fonctionnelle
et de leur rapport avec l'environnement tissulaire.
Un être vivant est constitué d'environ 200 types
différents de cellules parmi lesquelles on distingue deux
grands groupes de cellules :
1- Les cellules différenciées spécifiques
caractéristiques des différents tissus remplissant
des fonctions différentes par ex. les globules rouges transportant
l'oxygène, les cellules musculaires unités de la
fonction contractile de notre motricité, etc. Elles sont
matures et ont la particularité de ne pas se diviser.
2- A ces structures tissulaires sont associées des cellules
dites souches adultes qui par division assurent le remplacement
des cellules différenciées spécifiques, qui
disparaissent par vieillissement ou par lésion par ex.
les cellules souches de la moelle dont le rôle est de remplacer
toutes les lignées cellulaires du sang : les globules rouges,
les globules blancs, les plaquettes sanguines, ou les cellules
souches cutanées capables de réparer les plaies
lors des processus de cicatrisation.
Des promesses thérapeutiques
En ce qui concerne l'embryon, la cellule embryonnaire initiale
est le type même de la cellule souche (cellule pluripotente)
car elle est à l'origine de toutes les cellules de l'organisme
au fur et à mesure du développement embryonnaire,
les cellules sont canalisées vers des voies de différentiation
spécifique et leur potentiel de développement se
modifie.
Qu'elles soient cellules souches embryonnaires ou adultes, elles
sont capables par des techniques spécifiques, mais présentant
beaucoup d'écueils, de produire des cellules différenciées
utilisées à des fins thérapeutiques : thérapie
cellulaire, greffe tissulaire, etc.
Pas de problème éthique
Il est évident que l'utilisation des cellules souches adultes
pour obtenir une différentiation cellulaire spécifique
utilisée dans les greffes tissulaires ne pose pas de problème
éthique. Il en va tout différemment de l'utilisation
des cellules souches embryonnaires qui se heurte à de graves
problèmes éthiques interrogeant la conscience et
la responsabilité de chacun.
En effet, l'embryon, même congelé, ne représente-t-il
pas l'acte premier de la vie humaine, il est substance et existence,
donc considéré comme une personne humaine, qui a
droit comme tout un chacun, à la vie, à l'intégrité,
au respect absolu et non sélectif? N'avons-nous pas tous
débuté notre vie par cette phase biologique ? En
effet, l'ovocyte fécondé contient le génome
(univers fabuleux de l'infiniment petit) qui est l'ensemble complet
du matériel génétique de tout être
vivant, le génome est une copie de tout ADN dans la cellule
d'un organisme et comprend à la fois les chromosomes à
l'intérieur du noyau et l'ADN dans les mitochondries. Il
est spécifique de chaque personne, unique et distinct de
tout être humain.
Aucune preuve scientifique n'est venue étayer le fait que
la vie humaine ne débute pas dès la conception,
principe pourtant admis depuis Hippocrate. Ceux qui le prétendent
n'ont d'autres motifs que de justifier le principe d'en disposer
pour l'anéantir, soit parce qu'elle gène, soit pour
l'exploiter en prélevant les premières cellules
embryonnaires au stade de blastocyte, ce qui nécessite
la destruction d'embryon en vue de leur mise en culture pour la
production d'un grand nombre de cellules identiques avec comme
objectifs d'obtenir des cellules matures, différenciées
élément de base de la thérapie cellulaire
ou même tissulaire. Or, l'unique manière pour induire
l'apparition de tissus matures à partir de tissus immatures
consiste en leur interaction complète avec d'autres tissus,
c'est la raison pour laquelle on ne peut obtenir de tissus différenciés
que chez les embryons complets. D'où le danger, en autorisant
l'exploitation des cellules souches embryonnaires, de dériver
vers des manipulations et la commercialisation d'embryon, vers
le clonage ou le diagnostic préimplantatoire etc.
Où commence la vie?
Enfin un autre aspect d'une atteinte grave à l'éthique
humaine en cas de l'acceptation de l'utilisation des cellules
souches embryonnaires : nul ne peut nier que ces embryons sont
des vies humaines à part entière dont on a stoppé
l'évolution par congélation. Les auteurs biologiques
le savent bien puisque l'enfant qu'ils ont eu par cette procédure
de procréation est issu de la fécondation in vitro,
que les autres ovocytes fécondés sont en attente
d'engendrer une autre vie. Or ces vies humaines, même congelées,
n'appartiennent à personne, ni aux détenteurs des
embryons, ni au législateur, ni à la science, ni
même à tous ceux qui voteront sur leurs statuts.
Elles sont sous la seule responsabilité de leurs auteurs
biologiques. D'autre part, lorsqu'ont été prélevés
les gamètes à la seule fin d'initier une vie humaine,
jamais il n'a été fait mention aux donneurs que
les embryons surnuméraires seraient destinés à
des fins de recherches expérimentales et utilitaires. Combien
de femmes auraient accepté cette alternative sachant que
chaque embryon pourrait être un autre fils, une autre fille,
ou un frère ou une sur de l'enfant qu'elles ont eu?
Cette atteinte, à une éthique humaine, la plus fondamentale
est inacceptable. Ce n'est ni à l'opinion générale,
ni même à la science d'enfreindre les droits les
plus élémentaire de l'être humain. Le respect
absolu de la vie humaine dont la valeur transcendantale, à
destinée éternelle, est acceptée par la plupart
quelles que soient les races ou les religions.
Science sans conscience n'est que ruine de l'âme (Rabelais).
Bernard Haenni, médecin spécialiste FMH - Maladies
du coeur, Genève
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70 000 signatures contre le PACS


Le 7 octobre dernier, l'Union Démocratique Fédérale
(UDF) et le Parti Evangélique (PEV) ont déposé
près de 70 000 signatures dans le cadre du référendum
contre la nouvelle Loi fédérale du 18 juin 2004
sur le partenariat enregistré entre personnes du même
sexe (Loi sur le partenariat, LPart).
Par le dépôt de ce référendum, l'UDF
entend s'opposer à ce qu'elle qualifie de mariage «bis».
En effet, hormis l'adoption d'enfants et la procréation
médicalement assistée, les couples homosexuels sont
mis sur pied d'égalité avec les couples mariés.
Bien que l'aboutissement du référendum démontre
qu'une réelle prise de conscience est née au sein
de la population, l'UDF va poursuivre son travail d'information
sur les enjeux du «Pacs» fédéral, en
vue de la votation.
L'UDF estime que les relations entre personnes de même sexe
comme l'assistance mutuelle, les dispositions relatives à
la représentation ou encore le droit successoral, peuvent
déjà être réglées librement
et de façon suffisante dans le cadre des lois existantes.
Lors des débats parlementaires, l'UDF avait d'ailleurs
proposé que les éventuels manquements soient comblés
par des interventions ponctuelles dans la loi.
Se référant à l'Art. 1 du Code des obligations,
à savoir que «Le contrat est parfait lorsque les
parties ont, réciproquement et d'une manière concordante,
manifesté leur volonté», l'UDF considère
que les organisations homosexuelles n'auraient aucune peine à
élaborer des contrats-types à l'attention des couples
de même sexe. En matière de droit successoral par
exemple, le Code civil reconnaît la capacité de disposer
de ses biens par le biais de l'Art. 467 : «Toute personne
capable de discernement et âgée de 18 ans révolus
a la faculté de disposer de ses biens par testament, dans
les limites et selon les formes établies par la loi.»
Au-delà des considérations juridiques, l'UDF estime
que le Pacs est une porte ouverte à l'adoption d'enfants
par les couples homosexuels, comme ce fut le cas au Danemark,
en Islande, en Suède et aux Pays-Bas. L'Art. 27 al. 1 de
la loi est là pour le prouver: «Lorsque l'un des
partenaires a des enfants, l'autre est tenu de l'assister de façon
appropriée dans l'accomplissement de son obligation d'entretien
et dans l'exercice de l'autorité parentale et de le représenter
lorsque les circonstances l'exigent (...)». Plusieurs associations
homosexuelles ont d'ores et déjà revendiqué
le droit d'adopter des enfants. Dans la foulée, la procréation
médicalement assistée sera également exigée.
Enfin, l'UDF estime qu'il est éthiquement inacceptable
de mettre les couples de même sexe sur pied d'égalité
avec les couples mariés. Les homosexuels ont une dignité
et doivent être respectées comme personnes à
part entière, là n'est pas la question. Mais leur
prétention à obtenir un statut identique à
celui du couple naturel est toutefois irrecevable. (comm)
Votation : La votation sur le Pacs aura lieu en juin 2005. L'UDF doit déployer d'importants moyens, notamment financiers, en prévision de la campagne de votation. Vous pouvez d'ores et déjà lui apporter votre soutien en utilisant le bulletin de versement joint. Un grand merci de votre soutien.
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Suisse: sortir du déni européen
Depuis le 1er mai de cette année, l'Europe politique
correspond mieux à l'Europe géographique: l'Union
européenne vit le plus grand élargissement de son
histoire avec dix nouveaux membres, dont huit étaient encore
communistes il y a un peu plus d'une décennie. En juin
dernier, la Constitution européenne a été
adoptée après un accouchement douloureux; le «bébé»
n'est pas encore hors danger puisque les citoyens de plusieurs
pays membres seront appelés à se prononcer à
son sujet.
En Suisse au cur de l'Europe la question de nos relations
avec l'Union européenne continue d'être hautement
émotionnelle, voire taboue. Ceci est surprenant et regrettable,
car les relations internationales sont marquées par le
réalisme et le pragmatisme... et les Suisses se targuent
souvent de ces qualités dans leurs actions politiques.
Demande d'adhésion gelée depuis 1992
La demande d'adhésion à l'Union européenne
faite par le Conseil fédéral le 26 mai 1992 reste
gelée. Notre gouvernement est embarrassé par ce
glaçon : faut-il le dégeler ou le jeter? La question
reste trop sensible pour trouver une majorité qui soutienne
une des deux alternatives. Dès lors, «laissons-la
au frais et n'en parlons pas trop». L'intégration
européenne continue cependant son chemin, certes souvent
chaotique. Ses récents développements démontrent
si besoin est que l'idée européenne avance. Et par
la force des choses, la Suisse s'accorde par la voie bilatérale.
Partisans et adversaires de l'adhésion saisissent chaque
événement pour tenter de convaincre, mais les arguments
restent plus idéologiques que pragmatiques. Voilà
qui est surprenant pour notre démocratie directe, dans
ce système de prise de décision consensuel où
avantages et inconvénients sont en principe posés
sur la table et discutés franchement.
Au-delà des arguments émotionnels
Rien de tel sur la question européenne. Les partisans continuent
de clamer qu'on ne peut pas par principe rester spectateurs et
que la voie bilatérale est à terme insoutenable.
Mais, depuis le rejet de l'EEE en 1992, les inconvénients
de la voie solitaire restent indolores pour la plupart des Suisses,
et ce justement parce que les intérêts des partenaires
ont pu être réglés par des accords bilatéraux.
Les adversaires, quant à eux, se basent tantôt sur
Nicolas de Flüe (XVe siècle) pour motiver une politique
du XXIe siècle, tantôt affirment que notre démocratie
est trop spéciale (pour ne pas dire parfaite) pour s'accommoder
de ce «machin européen». Mais ils ne peuvent
nier que la plupart des règles édictées par
Bruxelles sont rapidement reprises dans notre propre législation,
faisant parfois de la Suisse un des meilleurs élèves
européens!
Ce qui est encore plus surprenant, c'est que la matière
de ce dossier se prête pourtant si bien à une approche
pragmatique: les relations internationales sont réalistes.
Chacun connaît ses intérêts et n'est prêt
à faire des concessions que contre d'intéressantes
compensations. Altruisme et gentillesse idéaliste se retrouvent
parfois dans les relations entre les humains, mais certainement
pas entre des Etats souverains.
Non à l'immobilisme
Après de longues années de tergiversations idéologiques,
il serait temps que les Suisses regardent la situation en face,
commencent d'abord à poser les bonnes questions et à
y donner les réponses justes. Si nous adhérons,
qu'adviendra-t-il de nos droits populaires? Qu'en sera-t-il du
taux de notre TVA, des taux d'intérêt et des prix
à la consommation? Quelles seront les conséquences
pour la compétitivité de nos entreprises, pour notre
marché du travail, sur notre politique budgétaire
et monétaire, sur nos particularismes culturels ou notre
neutralité militaire? Et qu'en adviendrait-il si nous n'adhérions
pas? Quels sont les thèmes dont l'Europe politique va s'emparer
à l'avenir et dont une issue défavorable justifie
que nous tentions d'influer sur les décisions communautaires?
Quels gains pourrions-nous obtenir en l'échange des sacrifices
que nous aurions à consentir?
Voilà quelques-unes de ces questions dont les réponses
sont à peser sur la balance de notre pragmatisme. Que cela
nous plaise ou non, les pays européens continuent leur
processus d'intégration. Ce processus a des conséquences
plus ou moins importantes pour la Suisse car, si nous pouvons
rester dehors politiquement, nous resterons géographiquement
à l'intérieur de l'Europe. Mais quoi que nous fassions,
faisons-le au moins en connaissance de cause.
Stéphane Derron, secrétaire politique de l'UDF
RUBRIQUE: L'UDF dans les cantons
Votations cantonales
Le 28 novembre, les Genevois devront se prononcer sur deux
sujets de votation cantonale. Réuni le 22 octobre dernier,
le comité de la section genevoise de l'UDF a arrêté
ses mots d'ordre de votation.
Non à la loi autorisant la Fondation de valorisation des
actifs de la Banque cantonale genevoise (BCG) à vendre
trois parcelles situées au Petit-Saconnex. Le comité
UDF pense que la BCG cherche par là à faire payer
ses dettes dues à la corruption à l'ensemble de
la population. L'UDF désapprouve cette méthode de
vente. Le parti préconise une vente à des particuliers.
L'UDF laisse la liberté de vote quant à la question
de l'imposition des personnes morales.
Dominique Ardellier
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17 Romands visitent le Palais fédéral

Je tiens à remercier tous ceux qui ont participé
à cette visite du Parlement. Notre petit groupe de 17 personnes
a été accueilli l'après-midi du 20 septembre
dernier, par le conseiller national UDF Markus Wäfler afin
de passer d'agréables moments. Si vous souhaitez avoir
l'occasion de passer une journée à Berne, vous pouvez
le signaler au soussigné (tél. 027 346 19 11) qui
se fera un plaisir d'organiser une nouvelle journée l'an
prochain.
Pierre Cavin, président de l'UDF Valais
Voici un témoignage qui vous donne un aperçu de
cette journée :
«Nous vous remercions pour cette belle journée du
20 septembre à Berne qui restera gravée dans nos
curs. Le groupe était sympathique, l'ambiance décontractée
et chaleureuse et la visite fort enrichissante.
Après avoir flâné sous les arcades de la vieille
ville et avoir côtoyé les touristes asiatiques à
la fosse aux ours, nous avons encore apprécié les
célèbres mouvements de l'horloge mécanique
sur les douze coups de midi. Le marché agricole du Bundesplatz
agrémentait encore cette journée d'une ambiance
très helvétique.
C'est avec une certaine impatience que nous attendions d'assister
à la première séance d'automne du parlement.
Nous n'avons pas été déçus. Nous avons
vu à l'uvre les fameux Binder, Maitre, Blocher, Zysiadis,
Cuche, Rossini, pour ne citer qu'eux. Il y avait du bruit sous
la coupole fédérale et les orateurs et oratrices
avaient beaucoup de mal à se faire entendre. Nous ne savions
pas encore que les décisions étaient pour la plupart
déjà prises au sein des commissions dans la salle
des «pas perdus». C'est en présence de Jean-Claude
Chabloz, intercesseur au Palais fédéral, que nous
avons conclu cette riche journée dans la prière,
en bénissant nos autorités. Merci à tous
ceux qui nous ont accompagnés, guidés et informés
tout au long de notre visite.»
Stéphane et Sylvie Blanc
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RUBRIQUE INTERNATIONALE
Les piliers du terrorisme
Chaque jour ou presque, un ou plusieurs attentats défrayent
la chronique. Nous vivons aujourd'hui sur une poudrière.
Pas étonnant quand on sait que les 22 pays membres de la
Ligue arabe représentent une population totale de 300 millions
de personnes. Mais ces pays, avec tout leur pétrole et
leurs ressources naturelles, ont un PIB combiné inférieur
à celui des Pays-Bas et de la Belgique réunis, ou
égal à la moitié du PIB de la seule Californie.
Cette situation est propice aux dictatures, aux réseaux
de terrorisme, au fanatisme, à la haine et aux attentats.
En fait, une vaste majorité de musulmans ne participe pas
au terrorisme, mais ne s'y oppose pas non plus. Ces derniers distinguent
parfaitement le bien du mal, mais ont peur d'exprimer leur opinion.
Le terrorisme actuel comprend trois éléments: le
premier est l'attentat-suicide. Arme psychologique efficace, elle
est spectaculaire, effrayante, imprévisible, et s'assure
les gros titres des médias. Avez-vous remarqué qu'aucun
prédicateur musulman ne s'est jamais fait exploser? Pourtant
on pourrait s'attendre à ce qu'ils le fassent ou incitent
leurs fils à le faire, s'il s'agissait vraiment d'un acte
suprême de ferveur religieux... L'argent, le pouvoir et
la haine semblent être des motifs plus réalistes.
Les attentas-suicides n'ont rien à voir non plus avec la
pauvreté et le désespoir. La région la plus
pauvre du monde est l'Afrique. Or il n'y a jamais eu d'attentats-suicides
là-bas. Le désespoir ne fournit pas les explosifs
et leurs acheminements.
Ce qui m'amène au deuxième élément:
le discours mensonger. Bon nombre d'Arabes croient que le 11 septembre
n'a pas eu lieu, que c'était une provocation américaine
ou un complot juif. La désinformation en temps de conflit
est une tactique courante. A l'instar d'Arafat, il est fréquent
d'entendre un dirigeant faire des déclarations contradictoires
en arabe à son peuple, et en anglais au reste du monde.
Le troisième aspect est l'argent. D'énormes sommes
d'argent sont utilisées pour couvrir les trois cercles
dans lesquels s'organise le terrorisme: à l'intérieur,
il y a les terroristes. Les fonds servent à payer leurs
déplacements, les explosifs, les cachettes et la recherche
de cibles vulnérables. Ils sont entourés d'un deuxième
cercle plus large d'assistants, de planificateurs, de commandants
fournissant la logistique du terrorisme. Un troisième cercle
d'organismes «religieux» nourrit la haine des jeunes
en profitant de leur ignorance, que ce soit dans les mosquées,
les écoles et autres établissements religieux, et
par des médias de propagande. Ce sont eux qui accusent
le reste du monde de toutes les misères de leur région.
Les deux cercles intérieurs sont financés par des
Etats terroristes comme l'Iran et la Syrie. Le troisième
cercle extérieur est financé par l'Arabie Saoudite
et par des dons de communautés musulmanes internationales.
Le danger est donc étatique; ces Etats commanditent le
terrorisme syrien, financent le Hezbollah et, à travers
lui, le Hamas et le Jlhad islamique palestinien.
Dominique Ardellier
Rubrique : Réflexion
La sagesse selon Dieu
Jan-Bert De Mooij, pasteur de l'Eglise Evangélique Missionnaire de Bulle
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