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Edition actuelle 4/01- octobre 2001
RUBRIQUE EDITO
La Suisse éprouvée
Depuis plusieurs années, de multiples événements mettent
à mal la Suisse. En 1997, une trentaine de nos concitoyens se faisaient
massacrer lors d'une tuerie au temple de Louxor en Egypte. Un an plus tard,
un avion MD-11 de la compagnie Swissair s'abimait au large des côtes canadiennes,
faisant près de 230 morts. Durant la même période, l'affaire
des fonds juifs défrayait la chronique, et ternissait l'image de la Suisse
à l'étranger. L'an passé, de nombreuses intempéries
se produisirent et firent plusieurs victimes dans le village de Gondo (VS).
Récemment, notre compagnie aérienne nationale a été
clouée au sol, ternissant encore un peu plus l'image de notre pays. Peu
après, une tuerie s'est produite au parlement zougois, faisant quatorze
victimes. Le 24 octobre dernier, ce fut au tour du tunnel du Gothard d'être
la proie des flammes; plusieurs personnes y laissèrent leur vie. Comment
expliquer ces événements autrement que par la loi des séries?
S'agit-il d'un concours de circonstances imprévisible ou, dans certains
de ces cas, de conséquences liées à des choix de société?
Il serait inopportun d'émettre des conclusions hâtives sur ces
coups répétés portés à notre pays. A défaut
de répondre à ces questions, cette situation a le mérite
de nous interroger sur ces décisions que nous prenons et qui peuvent
avoir des incidences directes sur l'avenir de la société, notamment
pour tout ce qui touche aux dossiers éthiques. Ces différentes
catastrophes constitueraient-elles un signal, voire un avertissement? Notre
pays a été fondé «au Nom de Dieu Tout-puissant».
Aussi ferions-nous bien de nous inspirer des principes émis par ce dernier,
ceci afin qu'un climat serein puisse se rétablir à nouveau dans
notre pays. Dans un tel contexte, l'engagement du chrétien en politique
devient plus que jamais d'actualité.
Maximilien Bernhard
RUBRIQUE: Nationale
Votations fédérales du 2 décembre
Les mots d'ordre de l'udf
Réunis en assemblée nationale à Olten, le 27 octobre dernier,
les délégués de l'Union Démocratique Fédérale
(UDF) se sont prononcés sur les différents objets de votation
qui seront soumis au peuple, le 2 décembre prochain.
Frein à l'endettement
L'UDF a approuvé l'arrêté fédéral concernant
le frein à l'endettement. Elle considère que, lors de l'élaboration
du budget de la Confédération, le montant des dépenses
ne doit plus excéder celui des recettes escomptées. L'UDF estime
d'ailleurs que ce principe devrait être appliqué à l'ensemble
des budgets élaborés dans le secteur publique, que ce soit au
niveau fédéral, cantonal ou communal.
Taxe sur l'énergie pour l'AVS
L'UDF a dit non également à l'initiative concernant l'instauration
d'une nouvelle taxe sur l'énergie en vue de financer l'AVS. Bien que
l'UDF estime que l'idée de taxer davantage l'énergie que le travail
soit intéressante, elle rappelle qu'une initiative semblable a été
rejetée l'an dernier, et qu'il paraît prématuré d'effectuer
de nouvelles propositions dans ce sens. D'autre part, de telles taxes pénaliseraient
les familles nombreuses, celles-ci consommant plus d'énergie, ainsi tout
comme les régions périphériques et les campagnes.
Suppression de l'armée et service civile
L'UDF a rejeté les deux initiatives relatives à la suppression
de l'armée suisse et au service civil. Pour l'UDF, les conflits qui se
produisent actuellement de part et d'autre de la planète démontrent
que la suppression d'une armée relève de l'utopie. Elle considère
que l'armée et la protection civile sont des entités complémentaires,
cette dernière ne pouvant se substituer à la première,
notamment en ce qui concerne la défense du territoire.
Impôt sur les gains en capital
Enfin, l'UDF a dit non à l'initiative «pour un impôt sur
les gains en capital». «Il n'est pas question de créer un
nouvel impôt, si en parallèle on n'en supprime pas un autre»,
explique Christian Waber, Conseiller national UDF bernois, qui rappelle que
le niveau d'imposition en Suisse est très élevé. Autre
argument développé contre ce nouvel impôt: le fait d'une
nouvelle imposition - indirecte- de la fortune. «Les pays voisins de la
Suisse ne connaissent pas l'impôt sur la fortune». Enfin, toujours
d'après Christian Waber, ce n'est pas pour rien que les cantons ont abandonné
l'impôt sur les gains en capitaux, car il s'avère lourd à
gérer et pose l'épineuse question de savoir quand imposer le gain:
au moment de la réalisation des titres, ou à la fin de chaque
année, alors que les gains ne sont «qu'une réalité
sur le papier?». L'UDF pense en revanche qu'une révision de l'impôt
sur la fortune, avec un effet plus progressif permettrait d'atteindre les effets
espérés.
Maximilien Bernhard/(comm)
Avez-vous déjà reçu la lettre
d'augmentation de votre prime d'assurance-maladie pour 2002?
8 personnes sur 10 abordées dans la rue signent l'initiative miniMax!».
Ceux qui se sont engagés activement dans la récolte de signatures
sont formels, récolter des signatures pour miniMax, c'est facile. «Il
suffit de demander aux gens s'ils ont reçu la lettre de leur caisse-maladie
leur annonçant une hausse de leur prime pour qu'ils signent», nous
a rapporté l'un d'entre eux.
Le problème, c'est que les bras ne suffisent pas pour récolter
toutes les signatures «qui attendent d'être moisonnées».
Si un millier de personnes se mobilisent, à raison de trois heures durant
trois samedi (en 18 mois), l'objectif des 100'000 signatures serait atteint
sans difficulté.
Pouvons-nous compter sur vous? Appelez-nous pour participer aux prochaines actions
de récolte de signatures ou pour organiser une action dans votre région.
Tél. 024 425 96 23.
Que propose l'initiative miniMax?
L'initiative miniMax concernant l'assurance maladie prend le problème
de l'explosion des coûts de la santé à la racine. Elle entend
stopper l'élargissement constant des prestations de l'assurance de base
qui, depuis 1996, s'est fait au travers d'ordonnances, contournant ainsi le
Parlement et la voie du référendum.
Comment l'initiative miniMax compte-t-elle enrayer
l'explosion des coûts de la santé?
Les prestations couvertes par l'assurance de base obligatoire seront définies
par la loi. Par conséquent, le Parlement sera compétent pour en
définir le catalogue. Le référendum pourra être utilisé
pour débattre de l'élargissement des prestations.
Quelles prestations sont offertes par l'initiative
miniMax
La nouvelle assurance de base obligatoire définie par la loi garantira
sur tout le territoire suisse le libre choix du médecin et de l'hôpital.
Elle couvrira les prestations de la médecine classique, fondées
sur la science, qui permettent, en cas de maladie aiguë ou chronique, d'accident
ou de maternité, le diagnostic, le traitement et la réadaptation
sous forme ambulatoire, en milieu hospitalier ou semi-hospitalier. L'initiative
propose de récompenser, par des baisses de primes, les assurés
renonçant à un mode de vie nuisant à leur santé.
Les autres prestations, telles la médecine alternative ou l'hospitalisation
en division semi-privée ou privée, pourront être couvertes
par des assurances complémentaires.
Qu'est-ce que l'initiative miniMax entend faire au
sujet de la médecine à deux vitesses?
Elle empêche, par l'abaissement des primes de l'assurance de base, que
l'assurance maladie ne devienne définitivement inabordable pour la classe
la plus défavorisée de la population, en offrant un système
de santé performant sur le plan de la qualité, de la couverture
sociale et de la solidarité entre assurés, et encourageant des
modèles d'assurances complémentaires avantageux.
Sans intervention adéquate dans le domaine de la santé, les primes
d'assurance-maladie continueront sans cesse d'augmenter. Il est temps d'agir
par le biais des propositions ci-dessus. Signez et faites signer cette initiative,
en contribuant ainsi à assurer des primes d'assurance-maladie abordables.
-
Bientôt, la votation sur l'ONU
Le Secrétaire général des Nations Unies Kofi Annan a reçu
le prix Nobel de la Paix début octobre; cet automne également,
le Conseil national helvétique apportait son soutien à l'initiative
populaire en faveur de l'adhésion du pays à l'ONU qui sera soumise
au peuple en mars 2002. La Suisse est aujourd'hui un des seuls pays au monde
qui n'est pas membre des Nations Unies. Cela doit-il changer? Eclairage.
Pour accomplir ses différentes missions, l'ONU travaille avec plus de
30 organismes associés. Elle couvre ainsi les domaines les plus variés
tels le travail (OIT), le commerce (OMC), la santé (OMS), les réfugiés
(HCR), l'enfance (UNIECF), le développement des pays pauvres (PNUD),
les télécommunications (UIT), l'éducation et la culture
(UNESCO), l'alimentation et l'agriculture (FAO, FIDA), les finances (BIRD, SFI,
FMI), l'aviation (OACI), le développement industriel (ONIDI), l'énergie
atomique (AIFA), le tourisme (OMT), les Droits de l'homme (HCDH), etc. Elle
opère au moyen de commissions, de conférences, de programmes,
de fonds, d'instances de recours, d'instituts de recherche et de formation.
Elle publie des tonnes de législations spécialisées, de
rapports, de brochures, de revues relatant ce qu'elle accomplit. Un tel déploiement
devrait «trouver des solutions aux problèmes qui, eux non plus,
ne s'arrêtent pas aux frontières» comme le souligne Kofi
Annan. Nous constatons que sur le plan technique et régional, l'ONU se
montre plutôt efficace. Par exemple, sa Commission économique pour
l'Europe (CEE-ONU) est un organe très utile pour coordonner et harmoniser
les normes en matière de circulation, pollution, fabrication, douanes,
produits dangereux, etc. entre les différents pays. Mais sur un plan
plus général, notamment politique, ses 56 ans de services n'ont
guère réussi «à offrir une vie meilleure à
tous les peuples du monde»! Les conflits continuent, les Droits de l'homme
sont toujours bafoués, l'environnement se dégrade de plus en plus,
les maladies ne disparaissent pas ou reviennent, et la pauvreté s'accroît.
Malgré ses bonnes résolutions, l'ONU reste impuissante!
Dans ce contexte, quel serait l'avantage d'une adhésion de la Suisse
à l'ONU? Dans les faits, la Suisse, sans en être membre, participe
déjà par un soutien financier de plus de 400 millions de francs
aux programmes de l'ONU, et figure ainsi au cinquième rang des pays donateurs.
Elle détient le statut d'observateur et participe aux 17 institutions
spécialisées des Nations Unies. Sa non--adhésion est donc
bien une chance de pouvoir continuer librement sa mission humanitaire, sans
affaiblir sa neutralité.
Alors que la Constitution de notre pays commence par «Au nom de Dieu Tout-puissant»,
aucun document ni discours de l'ONU ne fait de référence à
Dieu. Sa charte s'ouvre sur ces mots: «Nous, les peuples des Nations Unies,
résolus à préserver les générations futures
du fléau de la guerre...». Les prophéties bibliques rappellent
l'utopie d'un tel projet: «Jésus leur répondit: prenez garde
que personne ne vous séduise... Vous entendrez des bruits de guerres.
Une nation s'élèvera contre une autre nation, et il y aura en
divers lieux, des famines et des tremblements de terre» (Math. 24, 4-7).
Soutenant la mondialisation et la marche vers une unification intégrale,
l'ONU se prend pour une tour de Babel: «Faisons-nous un nom, afin que
nous ne soyons pas dispersés sur la face de la terre (Gen. 11, 4). La
Bible est claire concernant l'unique instance supranationale, lorsqu'au Psaume
113, 4, elle affirme «L'Eternel est élevé au-dessus de toutes
les nation». L'UDF s'oppose donc à l'adhésion de la Suisse
à l'ONU.
Dominique Ardellier
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RUBRIQUE: ENTRETIEN
Israël a de nombreux amis en Suisse
Yigal Antebi est le nouvel ambassadeur d'Israël en Suisse. Il avait
précédemment occupé des fonctions similaires à aux
Etats-Unis et en Pologne.
Vous êtes un fin connaisseur de la politique internationale. Au lendemain
des attentats du 11 septembre, qu'est-ce qui vous préoccupe le plus?
Ma plus grande inquiétude réside dans le fait que depuis plus
d'un an, Israël connaît de nombreux problèmes de terrorisme,
d'attaques, d'attentats et d'assassinats. Ces faits se produisent alors même
que l'ancien premier ministre Ehud Barak avait fait d'importantes concessions
en vue d'un accord au Camp David, puis à Tabah, dans le but d'une amélioration
de la situation. Je crois que les Palestiniens ont mal interprété
les propositions d'Israël, ce qui explique d'ailleurs leur recours à
l'intifada. Alors même que nous étions encore optimistes il y a
peu de temps, l'actualité nous impose une autre réalité.
L'assassinat du ministre du tourisme Rehavam Zeevi confirme-t-il un règne
sans fin de la terreur?
Cela semble bien être le cas. Malgré notre histoire chargée
de souffrance, nous avons appris à être optimistes, ce qui est
d'autant plus important que nous vivons dans un contexte difficile. Il ne nous
faut pas perdre de vue qu'au cours des quinze dernières années,
des événements se sont produits que même les experts n'avaient
pas prévus. Prenons par exemple la chute du Mur de Berlin en 1989, ou
la chute de l'URSS deux ans plus tard. Il est donc important de se souvenir
des événements positifs qui se produisent toujours à nouveau.
Si l'on menace Israël, c'est peut-être aussi le fait que nous soyons
la seule démocratie du Moyen-Orient, qui dispose d'une économie
stable, et qui a engendré des scientifiques et des artistes.
Ariel Sharon exige de l'autorité palestinienne qu'elle lui livre les meurtriers de Zeevi. Les Palestiniens ont effectivement déclaré publiquement qu'ils ne livreraient pas les meurtriers. Cette situation est problématique, car en vertu des accords d'Oslo II, nous sommes dans notre bon droit. Nous gardons toutefois l'espoir que Yasser Arafat change d'avis.
Israël a promis de nombreuses concessions aux Palestiniens lors des
différentes négociations. Peut-on aujourd'hui dire que la politique
«Paix contre territoire» est un échec?
Tout dépend dans quelle optique on aborde le problème. Personnellement,
je ne crois pas que nous connaîtrons dans un proche avenir une paix stable
au Proche-Orient.
Pourtant, nous poursuivons nos efforts dans une perspective de paix avec nos
voisins arabes et sommes prêts à faire des sacrifices pour l'obtenir.
Il est toutefois très difficile de mener des négociations constructives
lorsqu'on se trouve continuellement sous pression.
Les deux parties invoquent les accords d'Oslo. Ces derniers ne semblent
pas vraiment respectés...
C'est juste. Nous considérons avoir fait notre part, mais nous ne pouvons
pas en dire autant des Palestiniens et des pays arabes. Mais je le clame haut
et fort, ce n'est pas pour cette raison que nous combattons les Palestiniens.
Notre lutte s'exerce contre la terreur et le terrorisme, ce qui est très
différent.
L'autre camp poursuit donc visiblement d'autres objectifs que vous.
Vous ne pouvez pas négliger certaines différences économiques
et sociales. Israël dispose d'un standard de vie relativement élevé.
La situation est tout autre dans les pays arabes, où la démocratie
reste un vain mot et où de nombreuses personnes vivent encore comme il
y a mille ans. Le problème réside finalement dans le fait que
nous défendons notre droit à l'existence et que nous ne sommes
pas d'accord de restituer les plateaux du Golan.
L'histoire d'Israël est fortement reliée aux Saintes Ecritures.
Comment considérez-vous l'Ancien Testament?
Je crois que la Bible n'est pas seulement le plus populaire mais aussi le plus
important des livres. Je lis au moins une fois par semaine deux ou trois chapitres
de la Bible. Mes livres préférés sont Job, les Proverbes
ou encore les prophètes Esaïe et Jérémie. Cette lecture
représente beaucoup de choses pour moi. Je ne suis pas un Juif orthodoxe,
mais je crois que le monde n'a pas été créé par
hasard.
Parlons un instant de votre travail en Suisse. Quel accueil vous a été
réservé à votre arrivée?
J'ai été très bien accueilli et je suis heureux d'être
l'hôte de votre pays. Bien que l'ambassade soit domiciliée à
Berne, je voyage beaucoup en Suisse et je me rends régulièrement
dans les grandes villes comme Bâle, Zurich, Lausanne ou Genève.
Je reçois de nombreux courriers de personnes qui me font part de leur
amour pour le Peuple juif ou pour Israël. Cela me réjouis beaucoup,
bien que je ne sois pas en mesure de répondre à toutes ces lettres.
Avez-vous déjà, à titre personnel, fait l'objet de
réactions antisémites?
Pas directement, non. Nous avons reçu un certain nombre de lettres anonymes
au début de l'intifada, sans pour autant y accorder une grande attention.
L'UDF est le seul parti politique en Suisse qui a officiellement pris le
parti d'Israël et qui demande que l'ambassade suisse soit déplacée
de Tel Aviv à Jérusalem. Votre réaction?
Je l'ignorais et mon gouvernement aussi. J'apprécie et vous félicite
pour cette position. Peut-être serait-il judicieux de renouveler votre
revendication. Je me réjouis de voir que de nombreux chrétiens
ont à coeur Israël dans ce pays. Nous sommes reconnaissants d'avoir
des amis en Suisse.
Selon les prophéties bibliques, Jérusalem est destinée
à être une pierre pesante pour les nations.
Le statut de Jérusalem a créé d'interminables débats.
Et ce n'est pas terminé. La situation est en effet très complexe.
Je crois personnellement que le souhait d'Israël de disposer d'un lieu
pour la prière s'est réalisé avec le mur des lamentations.
Il s'agira par conséquent de trouver un arrangement avec les différentes
parties, ce qui ne sera pas une tâche facile. Il n'est jamais facile de
trouver la paix et de la conserver.
De nombreux Juifs retournent chaque année en Israël. N'est-il
pas en quelque sorte miraculeux qu'autant de filles et de fils d'Israël
puissent y être accueillis?
Il s'agit en effet d'un miracle. Mais des défis importants demeurent,
telle la vie en commun de tant de nationalités différentes. Il
est par contre tout-à-fait étonnant que des personnes si différentes
ait un dénominateur commun si fort.
Avant de conclure, un mot sur la prophétie biblique?
Autant que je puisse en juger, plusieurs prophéties bibliques se sont
déjà réalisées. D'autres suivront. La Bible parle
bien de nombreux phénomènes à l'exemple de la dispersion
des Juifs à travers le monde et leur retour dans leur pays biblique,
en particulier en 1948.
Un voeu personnel?
Je souhaite ce à quoi tous les Juifs aspirent: la paix, spécialement
avec nos voisins arabes.
Propos recueillis par Thomas Feuz
RUBRIQUE: L'UDF DANS LES CANTONS
Genève
Non à une caisse-maladie publique genevoise
Un projet de loi socialiste cantonal demandant la création d'une caisse
maladie publique, a été accepté à la mi-octobre
par la commission de la santé du parlement genevois. Il sera donc soumis
au vote du Grand-Conseil. Pour sa part, l'Alliance de gauche a lancé
en septembre dernier, une initiative similaire, qui a pour l'instant récolté
5000 signatures (délai de récolte de signatures est le 14 janvier
2002). Les libéraux et l'UDC ont décidé de voter contre
ce projet. La position du successeur de Guy-Olivier Segond au Département
de l'Action sociale et de la Santé sera évidemment déterminante.
Or, ce successeur sera nommé le 11 novembre.
Le but de la caisse cantonale publique est que le canton assume un contrôle
total de la gestion de la future caisse maladie. Espérant assurer ainsi
la transparence des coûts, il espère comprendre ce qui fait augmenter
les primes, et mettre en évidence la part qui découle de la gestion
des assureurs. Mais les initiants affirment d'ores et déjà, qu'il
ne faudra pas s'attendre à une baisse des primes pour autant.
En lieu et place des réserves que constituent habituellement les caisses,
le projet prévoit une subvention de l'Etat. La caisse publique sera un
établissement autonome de droit public, auxquels seraient contraints
de s'affilier toutes les personnes dont les primes sont prises en charge par
les prestations complémentaires cantonales AVS-AI. Mais aucune autre
subvention ou réduction de prime ne sera plus accordée.
Ce projet présente quatre risques. Premièrement, en contraignant
toute une catégorie d'assurés à s'affilier à cette
caisse publique, il brise la stratégie de la concurrence tant prônée
par la Lamal. Mais c'est aussi prendre le risque calculé d'introduire
un système de soins à deux vitesses, car dès lors que l'assureur
est imposé, on peut tout aussi bien imposer le choix du médecin,
refuser le remboursement de traitements jugés trop coûteux, etc.
Deuxièmement, qui garantira que cette caisse sera mieux gérée
que les autres? Difficile d'oublier dans ce contexte le cas BCGe! Le budget
genevois est encore grevé de millions servants à payer les pots
cassés des déboires de l'établissement bancaire cantonal.
Or si les réserves sont remplacées par des subventions de l'Etat,
nul doute que le budget devra à nouveau assumer les éventuelles
erreurs de gestion et déficits.
Troisièmement, les personnes âgées et les invalides à
revenus modestes ont généralement besoin de plus de soins et sont
rarement «de bons risques» pour les assureurs. Les regrouper de
façon contraignante au sein d'une même caisse, c'est mettre ensemble
tous les mauvais risques. Adieu la solidarité prônée par
la Lamal.
Enfin, ce système à la genevoise va encore renforcer les différences
cantonales, déjà trop nombreuses. Ceci sans offrir la moindre
solution à l'objectif prioritaire qui est de stabiliser, voire de réduire
les primes. L'initiative miniMax lancée par l'UDF suisse, offre une solution
plus équilibrée, plus équitable et qui concerne tous les
Suisses.
Dominique Ardellier
Vaud
Elections à Yverdon-les-Bains: merci aux électeurs
L'Union Démocratique Fédérale (UDF) est ravie du résultat
des élections communales yverdonnoises du 28 octobre dernier. En effet,
le résultat de 9 sièges (+4) en faveur de l'UDF au sein du législatif
démontre le soutien croissant de la population, l'UDF ayant pratiquement
doublé ses effectifs et affiché la plus forte croissante tous
partis confondus.
L'UDF se présentait pour la seconde fois à l'élection du
Conseil communal d'Yverdon-les-Bains, et briguait pour la première fois
un siège à la Municipalité. L'UDF a ainsi fait mieux que
confirmer son score d'il y a quatre ans. Pour l'UDF, ce succès s'explique
par la promotion d'idées claires et éthiques. Une part toujours
plus grande de la population semble souhaiter ce type d'engagement.
Grâce à son score, l'UDF, parti d'idées et non de pouvoir,
aura le redoutable privilège de jouer le rôle d'arbitre lors des
débats du Conseil communal. En effet, ni la gauche ni la droite yverdonnoises
n' ayant obtenu la majorité avec respectivement 48 et 43 sièges.
Contrairement à ce qui a pu être lu dans la presse, l'UDF n'entend
pas monnayer ses voix, mais bien rester fidèle à ses valeurs et
son programme d'actions politique.
Cette année, l'UDF avait déposé une liste de huit candidats
pour le législatif yverdonnois. Le nombre de sièges attribués
étant de neuf, l'UDF a obtenu plus de sièges qu'elle n'a de candidats.
Elle va par conséquent s'activer à chercher une personne de plus
afin d'asseoir ses neufs élus sur les bancs du Conseil communal.
En ce qui concerne la Municipalité, l'UDF est satisfaite de son résultat,
même si son candidat n'a pas été élu. En effet, plus
de 12% des électeurs ont soutenu son candidat. L'UDF a décidé
de ne pas faire de liste commune avec d'autres partis pour le deuxième
tour, ceci afin de préserver son identité et son indépendance.
Elle ne se représentera donc pas au second tour.
L'UDF va maintenant se concentrer sur les propositions qu'elle a faites durant
la campagne précédant les élections. Plusieurs motions
seront donc déposées prochainement dans ce sens.
Maximilien Bernhard
Neuchâtel
Récolte de signatures: franc succès
Trois actions de stands ont permi de récolter plus de 1500 signatures
pour l'initiative miniMax. Fort de ce succès dans les rues du Locle et
de la Chaux-de-Fonds, la section neuchâeloise de l'UDF a également
prévu plusieurs actions dans le bas du canton. Les renforts sont les
bienvenus. Cette expérience montre que la population attend une solution
dans le domaine de la santé et qu'elle en a assez d'un système
qui chaque année coûte 10% de plus.
Absent des dernières séances de comité pour des raisons
professionnelles, le président de l'UDF Neuchâtel sera de retour
dès les prochaines rencontres. Le comité s'en réjouit,
car toutes les forces vives sont utiles pour atteindre les objectifs que la
section s'est fixés. Ses priorités pour les mois à venir,
outre la poursuite de la récolte des signatures pour miniMax, sont le
recrutement de nouveaux membres et la préparation des prochaines échéances
politiques importantes.
Christof von Allmen
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RUBRIQUE: Etranger
Jeux olympiques en Chine: Les
jeux des intérêts économiques?
La Chine accueillera donc les Jeux olympiques de 2008. Depuis sa nomination,
une campagne internationale a été lancée contre le choix
de Pékin parce que la Chine ne respecte pas les droits de l'homme. «N'oubliez
pas la place Tienanmen!», «Non, jusqu'à ce que le Tibet soit
libre!» écrivent et crient les opposants. Cette nomination soulève
plusieurs questions:
Premièrement, quel rapport y a t-il entre les Jeux olympiques et les
Droits de l'homme? L'Article 3 de la Charte olympique dit que le but de l'Olympisme
est de mettre partout le sport au service du développement harmonieux
de l'homme, en vue d'encourager l'établissement d'une société
pacifique, soucieuse de préserver la dignité humaine. A cet effet
le Mouvement olympique participe ou mène des actions en faveur de la
paix.
La candidature de la Chine a échoué en 2000 en raison des violations
des Droits de l'homme, et de son opposition à la démocratie.
Deuxièmement, depuis quand le sport se mêle-t-il de politique?
Le Comité olympique a été créé en 1894 par
Pierre de Coubertin. Deux ans après, les Jeux olympiques renaissaient
à Athènes. En 1920, après la première guerre mondiale,
l'Autriche, l'Allemagne et la Russie ne furent pas invitées aux Jeux
d'Anvers, en guise de représailles. L'Allemagne sera exclue jusqu'en
1928, où elle sera autorisée à participer aux Jeux d'Amsterdam.
En 1931 (soit deux ans avant l'arrivée d'Hitler au pouvoir), les Jeux
de 1936 sont attribués à Berlin, au détriment de Barcelone.
L'instauration du régime Nazi ne change rien, malgré les campagnes
d'opposition, et la tentative de contre-jeux à Barcelone.
Après la deuxième guerre mondiale, lorsque les Jeux reprennent
à Londres en 1948, l'Allemagne et le Japon sont exclus. En 1956, La Suisse,
les Pays-Bas et l'Espagne boycottent les Jeux de Melbourne (Australie) pour
protester contre l'intervention soviétique en Hongrie.
Et vous souvenez-vous des Jeux de Munich en 1972? La prise en otage des athlètes
israéliens par des Palestiniens, qui réclamaient la libération
des prisonniers politiques détenus en Israël. Cela s'est terminé
par la mort de onze personne, suite à l'intervention policière.
58 pays ont boycotté Moscou en 1980, suivant les USA qui protestaient
ainsi contre l'intervention soviétique en Afghanistan. Quant à
l'Afrique du Sud, elle a été déclarée «hors-jeu»
de 1976 à 1992 en raison de l'apartheid.
Ainsi l'histoire nous montre qu'il y a eu très tôt et continuellement
des liens entre le sport olympique et la politique des nations. L'Olympisme
démocratique a essayé de faire respecter les droits et la dignité
des hommes, au moyen du boycott et de l'exclusion. L'objectif est louable et
l'action courageuse. Si parfois il a apporté une contribution efficace,
il n'a pas changé le monde. Son état prouve que la dignité
et la paix restent des aspirations inatteignables à l'homme.
Autre question, la Chine exclue, acceptée... selon quels critères?
Exclue en 2000, élue en 2001 (pour 2008). Est-ce que la politique chinoise
a changé depuis l'année dernière? Non. Ce n'est donc pas
la politique ni les Droits de l'homme qui déterminent les choix du CIO.
Peut-être le sport... car la Chine a remporté de nombreuses médailles
(49) aux derniers Jeux de Sydney, ce qui a sans doute donné un nouveau
souffle à sa candidature. Peut-être l'argent... «Le dragon
danse, l'aigle étend ses ailes» titrait après le 13 juillet
un quotidien. En Chine communiste, le sport est un objet de fierté nationale.
Les autorités chinoises ont déjà affirmé être
prêtes à dépenser 18 milliards de dollars pour préparer
leur capitale à la fête. Une offre alléchante pour l'économie
mondiale qui s'implante toujours plus dans ce grand pays.
Dominique Ardellier
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Rubrique: rélexion
Pourquoi Dieu permet-il cela?
Nous nous sommes tous déjà demandé «pourquoi Dieu
permettait-il ceci ou cela»? Epreuves personnelles, celles de nos proches,
événements qui se produisent dans le monde, mais aussi les catastrophes
qui ont touché la Suisse au cours de ces derniers mois, tous portent
en eux cette question. Nombreux sont les cas que nous ne pouvons ni comprendre,
ni expliquer. Salomon déjà, disait: «Ne t'appuie pas à
sur ta propre intelligence» (Prov. 3, 5). Il faut bien entendu utiliser
notre intelligence. «S'appuyer sur» fait ici plutôt référence
à l'idée d'attendre des réponses. Dieu n'a pas besoin de
s'expliquer. Il est le Tout-puissant et le Tout-sage. Job l'a compris, même
si cela s'est révélé difficile pour lui d'adopter ce point
de vue. Il n'en est pas autrement pour nous autres chrétiens qui peinons
à reconnaître comme Job que «Dieu a donné, il a repris,
que le nom de l'Eternel soit béni.»
S'il y a bien une chose à faire, en tant que chrétiens désireux
de suivre l'exemple du Christ, c'est de pratiquer la solidarité, comme
celle décrite dans 1 Corinthiens 12. Cette solidarité-là
ne se limite pas à une un sentiment de compassion, ou à une vaine
tentative de compréhension, d'explication, mais à un engagement
entier. C'est de cette unité qu'il est question dans la prière
du Christ que l'on trouve dans Jean 17. Personne n'a le droit de se soustraire
à l'appel du Christ qui nous invite à souffrir avec ceux qui souffrent.
Il est primordial de s'identifier aux personnes qui souffrent en intercédant
pour elles. Il s'agit aussi de partager leur peine.
La plupart d'entre nous pouvons compter sur un revenu régulier. Nous
vivons en général très bien. Sommes-nous prêts à
partager? Pas seulement à donner de notre superflus, mais de ce dont
nous avons besoin, à l'exemple de la veuve dont Jésus témoigne
dans Marc 12?
Noël approche à grands pas. Noël, c'est la fête qui nous
rappelle que Dieu a tout offert en Jésus! Cette fête de l'amour
parfait nous donne l'occasion de prouver notre solidarité, en participant
par exemple à l'action des paquets de Noël de la Mission chrétienne
pour les pays de l'Est. Nous espérons et prions notre Dieu, pour que
nous puissions offrir 50 000 paquets de Noël aux personnes les plus démunies
de l'Europe de l'Est. D'avance, nous vous remercions de votre participation
au nom des nécessiteux.
Ruedi Staub, pasteur, vice-président de la Mission chrétienne
pour les pays de l'Est (Worb/Renens)
