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Edition actuelle 4/99 - août 1999 Retour en haut Edito : Mais où sont passés les petits partis? Le 24 octobre, les Suisses auront choisi leurs autorités législatives fédérales pour les quatre années à venir. Au moment où les électeurs sont censés se faire une opinion sur les différentes formations politiques en lice, les médias, surtout la presse écrite, fait la part belle aux partis gouvernementaux, qui, à l’exception de l’un d’eux, donnent davantage l’impression de courir après les pourcents des voix que de présenter un véritable projet politique. Qu’en est-il des petits partis? Faut-il en conclure que les petits partis n’ont pas de rôle à jouer? Ou que tout se joue entre les plus grands partis de ce pays? Dans les apparences, cela semble être le cas. Pourtant, en considérant l’histoire récente de notre pays comme celle de plusieurs pays voisins, on s’aperçoit que ce sont en réalité les petits partis qui font bouger les grands. Ce sont également eux qui permettent, à l’instar de la Norvège, de sortir un pays de l’inertie ou du désintérêt politique. Qui pensait que les clés du gouvernement soient un jour remises à un petit parti chrétien norvégien? Le gouvernement du premier ministre chrétien Bondevik est toujours en place, et ce envers et contre tous les pronostics. Les petits partis présentent l’avantage de mener une politique plus claire et plus déterminée que les grands partis. Ils ont le mérite de donner des signaux au gouvernement à l’instar du référendum lancé par l’UDF contre la distribution d’héroïne sous contrôle médical. L’UDF fait partie de ces outsiders. Petite formation politique, elle a pourtant déjà démontré à plusieurs reprises qu’elle est en mesure de lancer des débats à l’échelon fédéral. Ses priorités, c’est d’axer la réflexion politique sur les enjeux éthiques des choix politiques, de défendre les valeurs chrétiennes et de privilégier les familles. Pour connaître son programme d’action complet, l’UDF a ouvert un site internet (http://www.udf.ch) et édité deux brochures de présentation. Demandez-les à l’adresse UDF de votre canton ou au (033) 222 37 07. En Romandie, l’UDF présente des candidats dans les cantons de Vaud et de Berne. Au moment où vous glisserez le bulletin dans l’urne, rappelez-vous que 5866 listes UDF non modifiées suffiraient - à participation équivalente à celle de 1995- pour qu’un chrétien vaudois (de plus) soit présent à Berne. Etes-vous d’accord d’y croire avec nous? D’avance merci de votre voix. Accords bilatéraux: soutien de l’UDF Après la session extraordinaire des Chambres fédérales,
Christian Waber, Conseiller national UDF, soutient toujours les accords
bilatéraux. La Suisse, habituée depuis longtemps à
passer des accords avec des pays-partenaires a toujours été
satisfaite de cette approche. Christian Waber explique les changements,
avantages et inconvénients des accords bilatéraux.
Christian Waber, Conseiller national
Retour en haut Genève : Qui enverrai-je? Le 24 octobre sera aussi jour d’élections fédérales à Genève. Dans notre canton, l’UDF ne présente pas de candidats. Dommage! Entre une gauche sociale comme le Parti du travail, mais irréaliste et pro-européenne et une droite individualiste trop axée sur l’économie et par conséquent trop asociale, le centre, le vrai, s’efface. D’un côté comme de l’autre, l’éthique, et encore moins, une éthique chrétienne, ne constitue une priorité. Si nous ne savons pas pour qui voter, alors le risque c’est de ne pas voter, ou de voter n’importe comment. Ne pourrions-nous pas faire comme nos voisins vaudois qui présentent 14 candidats chrétiens? L’UDF à Genève ne se développe pas, faute de personnes qui s’engagent. La politique a mauvaise presse dans les églises évangéliques. Sommes-nous trop fatalistes pour imaginer lui être utiles? Trop occupés pour avoir du temps à lui consacrer? Si sûrs que la place des chrétiens est ailleurs et surtout pas là? Il ne s’agit pas de changer le monde, mais d’apporter la lumière dans un monde de plus en plus éloigné de Jésus-Christ; de susciter une réflexion différente, d’être porteurs d’un autre message, d’autres repères. Reconnaissons-le: nous sommes souvent prompts à critiquer notre gouvernement et nos élus; pourquoi donc, ne pas présenter un projet politique différent, avec l’éthique chrétienne comme base de réflexion et d’action? Si un tel parti était présent lors de ces élections, nous saurions alors pour qui voter le 24 octobre à Genève. A défaut, cette situation interpellera peut-être plusieurs lecteurs genevois d’Impulsion. Et peut-être qu’ils rejoindront les rangs d’une section qui pourrait ainsi se développer pour les prochaines échéances politiques qui, elles, ne manquent pas. Dominique Ardellier Retour en haut Vaud : Votations cantonales:
Vaud : Dernière ligne droit pour les candidats de l’UDF Vaud-
Liste 5
Neuchâtel : Elections: les enjeux A l’approche des élections fédérales des 23 et 24 octobre 1999 prochains, Dieu, par son Saint- Esprit, me rappelle que chaque citoyen est sous le principe de gouvernements constitués, même dans un monde impie. Aucun souverain ne peut exercer son pouvoir sans la permission de Dieu (Dan 4,17). Les caractéristiques de la domination universelle du Très-Haut sont: - elle s’exerce sur toute chose; - elle ne s’interrompt jamais; - elle ne manque jamais ses objectifs; - elle s’exerce essentiellement par sa Providence. Ce qui revient à dire que normalement, le chrétien doit se soumettre aux lois du pays; toutefois, cela n’implique pas l’obéissance à des ordonnances immorales ou anti-chrétiennes. Son devoir est d’obéir à Dieu plutôt qu’aux hommes (Act 5, 29; Dan 3,16-18; 6,10; Gen 8,15; 9,16). Par contre, il est nécessaire d’être soumis, non seulement par crainte de la punition, mais encore par motif de conscience. C’est aussi pour cela que vous payez des impôts. Car les magistrats sont des ministres de Dieu "entièrement appliqués à cette fonction" (Rom 13, 6). Avec votre vote dans les urnes fédérales, vous accomplissez votre devoir; car rendez à tous ce que leur est dû; l’impôt à qui vous devez l’impôt, la crainte à qui vous devez la crainte, l’honneur à qui vous devez l’honneur. A mon humble avis, en allant voter vous effectuez un acte d’amour envers votre prochain, c’est-à-dire tous vos concitoyens, étant donné que l’amour ne fait point de mal au prochain; l’amour est donc l’accomplissement de la loi. Pour conclure, il est bon de se rappeler l’attitude que les chrétiens doivent avoir face à des opinions différentes. Nous devons respecter tout avis opposé au nôtre. Car nul n’a le droit de juger son prochain, car tous nous comparaîtrons devant le tribunal de Dieu. Que chacune et chacun élise en son âme et conscience, et son devoir de citoyen devant les autorités sera accompli. Claude Gauthier-Jacques
Retour en haut International : La Turquie, un pays qui a mal à sa laïcité Les chrétiens de Turquie font l’objet de tracasseries répétées depuis le début de l’année. Arrestations, confiscation de littérature chrétienne, intimidations, reportages mensongers des médias, expulsions de chrétiens étrangers, pour ne citer que quelques exemples parmi les plus fréquents. On ne peut pas parler d’une politique systématique. Comme le confirmait le responsable des églises protestantes indépendantes Ishan Ozbek, "on ne peut pas dire que les actions d’arrestations sont soutenues par le gouvernement". Ces actions de répression sont menées souvent par la police locale. Un exemple: le 12 septembre dernier, une église protestante d’Izmir fait l’objet d’une descente de police quinze minutes après le début du culte. Les hommes en uniforme, armes au poing, sont accompagnés de cameramans qui filment la scène. Quarante personnes sont arrêtées, interrogées et maintenues en détention durant 24 heures. Les Turcs sont relâchés, alors que les ressortissants étrangers font l’objet de menaces. Ils retrouvent toutefois la liberté, quelques heures plus tard, non sans avoir, pour deux d’entre eux, s’être engagés par écrit à quitter le pays. La police avait entre-temps confisqué de la littérature, des cassettes audio et vidéo dans la petite église, avant d’apposer des scellés sur les portes du bâtiment. Le procureur a réfuté les accusations portées par la police à l’encontre des chrétiens. Mais les médias en avaient déjà fait les gros titres, en parlant d’église pirate qui baptisait les jeunes Turcs, après leur avoir fait miroiter des emplois et un conjoint s’ils devenaient chrétiens. Cet exemple choisi parmi d’autres rappelle la situation délicate de cette nation au carrefour entre les pays chrétiens et les pays musulmans. La rivalité entre la classe politique, plutôt islamiste, et l’armée, depuis longtemps laïque, confère une liberté d’action aux autorités locales. On pourrait bien évidemment s’insurger contre l’atteinte à la liberté religieuse pourtant inscrite dans la Constitution du pays depuis 1923. On pourrait se demander comment ce pays peut à la fois profiter des revenus de nombreux touristes chrétiens venus visiter les sites bibliques comme celui d’Ephèse, et en même temps combattre le christianisme. Si cette contradiction est possible, c’est parce que la Turquie n’a toujours pas choisi entre Etat religieux et Etat laïc. S’il a opté pour la laïcité sous Atatürk dans les années 20, les musulmans représentent encore aujourd’hui plus de 95% de la population. Même si les Turcs eux-mêmes ne se considèrent pas tous comme pratiquants, l’appel à la prière retentit du haut des minarets des mosquées cinq fois par jour. Certains craignent que des chrétiens regroupés au sein d’un parti comme l’UDF veulent rétablir une théocratie, un peu comme les islamistes en Turquie. Qu’ils se détrompent. L’UDF est consciente que les chrétiens sont minoritaires en Suisse. Elle considère cependant qu’une réflexion basée sur la foi et les valeurs chrétiennes peut enrichir le débat politique, sans pour autant remettre en question la démocratie. A une époque du tout individualiste, on assiste à une segmentation des législations. Les enjeux comportent une dimension éthique. Une ou des voix chrétiennes ne sont pas un luxe. Au contraire, elles peuvent servir de lumière, de repères. Retour en haut L’invité – Réflexion Un dimanche pour les martyrs, le 14.11.99 Au Soudan, la veille de Noël, une église de Khartoum est rasée par les bulldozers du gouvernement islamique. En Chine, un évangéliste est battu dans une geôle de la sécurité d'état à cause de ses "activités subversives". Au Vietnam, des chrétiens sont persécutés et soumis à des amendes dépassant un salaire annuel, parce qu'ils se sont réunis pour un culte sans autorisation. Ces "faits divers", très rarement relatés par les médias, font partie de la vie quotidienne de chrétiens de plus de 90 pays dans lesquels la liberté de religion n'est pas respectée. La plupart du temps, ces chrétiens sont isolés du monde et n'ont personne pour les défendre. Pourtant, ces martyrs, hommes, femmes et parfois enfants, persévèrent dans leur témoignage de foi. Ils nous montrent qu'un engagement inconditionnel en Christ apporte, certes, des souffrances, mais aussi des victoires. Pour nous, chrétiens de pays libres, il est de notre devoir de soutenir ceux qui souffrent à cause de leur foi, selon ce que la Bible dit: "Souvenez-vous des prisonniers, comme si vous étiez aussi prisonniers" (Héb. 13, 3). C'est pourquoi, sur l'initiative de Portes Ouvertes et de l'Alliance évangélique suisse, six œuvres missionnaires s'occupant de chrétiens persécutés ont décidé de s'unir pour que soit commémoré le "Dimanche de l'Église persécutée", le 14 novembre 1999. Intercéder pour ceux qui sont sans voix, prendre conscience qu'il existe une Église souffrante en terre d'islam, dans les pays communistes ou dans des zones de conflits, s'impliquer pour que des Bibles puissent être apportées là où elles sont interdites, voilà le but de ce dimanche. Des chrétiens de 200 000 communautés de 130 pays du monde manifesteront leur solidarité envers leurs frères sœurs persécutés ce jour-là. En Suisse, un dossier "Dimanche de l'Église persécutée" a été envoyé à 5000 communautés. Nous espérons beaucoup de ce dimanche, mais "eux" encore plus ! Pierre Tschanz, directeur de Portes Ouvertes
Retour en haut UDF Berne: objectif, un second siège au National Depuis sa création en 1975, l’UDF a toujours présenté des candidats aux élections fédérales. Après une phase de démarrage, l’UDF a obtenu son premier siège au Conseil national en 1991, résultat d’une croissance continue. Le but de l’UDF Berne pour les élections fédérales 99 est de dépasser les 5% des voix, et obtenir ainsi un second siège au National. Le Jura bernois jouera un rôle déterminant pour l’obtention ou non de ce second siège. L’UDF est le seul des petits partis actifs dans la région francophone du canton, où il a obtenu plus de 6% des voix lors des dernières élections au Grand Conseil. L’UDF accorde une importance particulière aux candidatures francophones de ses deux listes de candidats. L’UDF présente en effet deux listes, celle de base ainsi que les jeunes candidats. Vous trouverez ci- dessous la liste des candidats UDF: Sur la liste de base No 12: •Christian Waber, Conseiller national, président de l’UDF Suisse •Peter Bonsack, Administrateur du cimetière de Bienne, Kallnach •Samuel Grünenwald, Conseiller communal, Commerçant, Bienne •Hans-Jörg Niederhauser, agriculteur, Tramelan •Oppliger Kurt, Ingénieur, Lengnau Sur la liste des jeunes No 13: •Diana Perno, employée de commerce, Loveresse •Sandro Zwygart, menuiser, Péry Pour obtenir la brochure avec la présentation complète des candidats, appelez l’UDF Berne, au (033) 333 36 37. Fred Schneiter, président d’UDF Berne Retour en haut Retour en haut ![]() |