L'UDF édite Impulsion. Ce journal, qui paraît entre cinq et neuf fois par an, informe de l'actualité politique suisse et de l'action de l'UDF au niveau fédéral et dans les différents cantons romands. Chaque édition contient également une interview. 

Edition actuelle 4/10 - Juin 2010 :

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Edition actuelle 4/10 - Juin 2010

RUBRIQUE EDITO

Irrecevable!

Récemment, la Cour européenne des Droits de l'Homme (CEDH) a jugé recevable deux des six recours déposés contre la décision populaire sur l'initiative anti-minarets. Contrairement à ce qu'ont indiqué les associations musulmanes à l'origine de la requête, il ne s'agit pas d'une étape cruciale. La Cour a simplement envoyé deux requêtes au gouvernement suisse pour qu'il se détermine tant sur la recevabilité que sur le fond, étape ordinaire dans ce type de procédure. On voit mal le Conseil fédéral désavouer le Peuple suisse. La procédure pourrait durer encore des années, les juges de Strasbourg croulant sous près de 120?000 dossiers. Et si d'aventure la CEDH désavouait la décision populaire, il faudrait encore supprimer l'article constitutionnel qui vient d'être voté. Les recourants ont encore quelques années devant eux pour se bercer d'illusions.


Maximilien Bernhard, secrétaire romand de l'UDF

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RUBRIQUE: Nationale

L'adoption reservée aux couples traditionnels

Suite à la remise de la pétition en faveur de l'adoption d'enfants par les partenaires homosexuels aux autorités fédérales, le 15 juin dernier, l'UDF rappelle qu'il demeure fermement opposé à de telles adoptions. C'est l'UDF qui avait été à l'origine du référendum contre le "Pacs fédéral".
La Suisse a déjà dit non à l'adoption homosexuelle
Le 5 juin 2005, 58% des Suisses ont accepté la Loi sur le partenariat enregistré entre personnes du même sexe (LPart), appelé plus communément "Pacs fédéral". Par ce vote, ils ont exprimé tout aussi clairement que l'adoption et la fertilisation in vitro devaient rester réservés aux couples hétérosexuels. L'UDF n'est toutefois pas étonnée de voir les organisations homosexuelles revenir à la charge avec une pétition. En 2002 déjà, elles ont demandé de pouvoir adopter des enfants et recourir à l'insémination artificielle.
Acte juridique
L'adoption est un acte juridique qui a pour conséquence qu'un enfant devient légalement celui de la personne qui l'adopte. Cela signifie que le parent adoptif, selon son sexe, devient à l'état civil le père ou la mère de l'enfant qu'il adopte. Si un enfant était adopté par un couple de même sexe, il aurait donc, à l'état civil, deux pères (et pas de mère) ou deux mères (et pas de père), ou verrait alors deux femmes ou deux hommes qualifiés simultanément de "père et de mère". Une telle situation serait aberrante et trompeuse pour un enfant quant à l'origine de sa vie, sachant qu'il a fallu un homme et une femme pour le concevoir.
L'intérêt de l'enfant prime
Selon le droit international relatif à l'adoption, c'est le bien du mineur qui doit être préservé, avant la prise en compte de toute autre considération. Le Principe 7 de la Déclaration des droits de l'Enfant de 1959 dit que "l'intérêt supérieur de l'enfant doit être le guide de ceux qui ont la responsabilité de son éducation et de son orientation". L'article 21 de la Convention relatif aux droits de l'Enfant de 1989 affirme que "les Etats qui admettent ou autorisent l'adoption s'assurent que l'intérêt supérieur de l'enfant est la considération primordiale en la matière". Il s'agit dès lors de trouver des parents pour un enfant, non pas l'inverse.
Aspects scientifiques
Contrairement à ce que certains prétendent, la science ne plaide pas pour l'adoption homosexuelle. Une grande partie des études effectuées jusqu'à ce jour pour promouvoir l'adoption par des couples de même sexe manquent de la rigueur indispensable pour mériter le qualificatif de scientifiques. Nombre d'entre elles se basent sur un nombre de personnes trop faible pour être significatif. Par ailleurs, en termes d'échantillonnage, les couples homosexuels ne sont la plupart du temps pas choisis de façon aléatoire, mais sélectionnés par des personnes intéressées aux résultats de l'étude. Il en résulte un manque total d'objectivité et d'impartialité. L'American College of Pediatrician se prononce clairement contre l'adoption homosexuelle. Il en va de même de l'ancien président de l'Association mondiale de Pédiatrie, M. Juan José Lopez-Ibor. Pour sa part, l'Association espagnole de Pédiatrie a été jusqu'à déclarer qu'"un noyau familial avec deux pères ou deux mères est clairement préjudiciable au développement harmonieux de la personnalité et à l'adaptation sociale de l'enfant". De toute évidence, l'homme ne peut pas se substituer à la femme, et vice-versa.
Couples hétérosexuels privés d'adoption
Il existe beaucoup de couples hétérosexuels qui souhaitent adopter des enfants et n'en trouvent pas. Par conséquent, nul enfant ne sera condamné à l'orphelinat du fait du refus de l'adoption homosexuelle. La plupart des enfants adoptés en Suisse viennent d'autres pays, le nombre de couples candidats à l'adoption étant largement supérieur à celui des enfants confiés à l'adoption nationale. Or, un nombre important des pays dont proviennent les enfants adoptés ici refusent l'adoption par des couples homosexuels. Dès lors, le jour où, par crainte que leurs lois ne soient pas respectées, certains pays étrangers refuseront de laisser adopter leurs enfants en Suisse, les couples hétérosexuels se verront eux aussi privés de possibilités d'adoption internationale.

Maximilien Bernhard

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Medesime opportunità per tutte le famiglie?

Le coppie composte da persone appartenenti allo stesso sesso pretendono gli stessi diritti in materia di adozione, al pari delle famiglie tradizionali.

Svariati i motivi
In Svizzera, lo scorso 15 giugno la consigliera nazionale dei verdi, Katharina Prelicz-Huber, ha inoltrato una petizione firmata da 19?380 persone, richiedente ciò per cui le coppie gay hanno a malincuore "rinunciato" nel 2005 per non compromettere l'esito delle votazioni sull'unione domestica registrata: l'ottenimento degli stessi diritti delle coppie tradizionali in materia di adozione. Dal 2007, le coppie formate da persone dello stesso sesso, hanno la possibilità di fare registrare la loro unione. Questa legge ha creato la situazione per cui persone omo- o bisessuali hanno il diritto di adottare bambini, solo se celibi o nubili. Non appena tali persone registrano la loro unione domestica, esse perdono questa possibilità. L'esclusione delle coppie gay dall'adozione, viene risentita come un'importante ed ingiustificata discriminazione. Anche secondo la Corte Europea dei Diritti dell'Uomo, l'omosessualità non è motivo per negare il diritto all'adozione. A parte il fatto che la legge sull'unione domestica registrata si scontra totalmente contro ogni principio morale o religioso, l'eventuale possibilità di adottare bambini da parte di queste coppie si pone a nostro avviso in netto contrasto con il principio, riconosciuto dalla Convenzione internazionale dell'ONU, sui diritti dei bambini secondo il quale l'interesse superiore da tutelare in ogni caso è quello del bambino, la parte più debole e indifesa… Per crescere in modo equilibrato, un bambino ha bisogno di una figura genitoriale maschile e di una femminile dato che ciascuna di esse comunica, per sua natura, qualcosa di unico e inimitabile ed entrambe le figure sono indispensabili allo sviluppo della personalità .

In un gay la coscienza della propria identità, maschile o femminile, è confusa. Quindi, se i "genitori" hanno lo stesso sesso, essi comunicheranno al bambino la stessa confusione di ruoli e di identità. Sono stati effettuati alcuni studi su bambini adottati da famiglie tradizionali e famiglie cosiddette "arcobaleno" (cioè aventi due papà o due mamme quali genitori), per avvallare la tesi secondo cui non vi è alcuna differenza nello sviluppo tra bambini allevati in famiglie tradizionali e bambini allevati da coppie gay. Il problema è che questi studi, a detta di diversi esperti in materia, non rispondono agli standard minimi di ricerca psicologica, e sono compromessi da difetti metodologici, essendo sostenuti più da programmi politici che da un'obbiettiva ricerca della verità. L'indifferenza da parte di esperti e riviste scientifiche verso tali difetti, non può che essere attribuita alla volontà "politicamente corretta" nel voler "dimostrare" che l'ambiente omosessuale non è differente dalla famiglia tradizionale. L'ordine naturale, stabilito dal nostro Creatore, è: mamma (donna) e papà (uomo). E l'umanità, una volta in più,che si oppone alle leggi di Dio, cercando di modificarle a piacimento, per puro egocentrismo. Peccato però che a pagarne le conseguenze siano, oltre che gli uomini stessi, in questo caso anche e soprattutto i bambini.

Paola Eicher, membro di UDF Ticino
Edo Pellegrini, presidente UDF Ticino

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Maximilien Bernhard présidera l'ARCD

C'est le député UDF Maximilien Bernhard qui a été pressenti pour présider l'association romande contre la drogue (ARCD).

Lors de sa dernière assemblée générale, l'association romande contre la drogue (ARCD) a élu un nouveau comité. Maximilien Bernhard, jusqu'ici secrétaire de l'association et député au Grand conseil vaudois, a été élu à la présidence. Agé de 41 ans, Maximilien Bernhard a été élu à la tête de l'association. Il sera secondé par le Neuchâtelois Mathieu Erb, 23 ans, au poste de vice-président.

Maximilien Bernhard succède à Jean-Marc Narbel qui a mené bon nombre de combats victorieux à la tête de l'ARCD depuis 2004, dont la votation sur le local d'injection en ville de Lausanne ou encore la campagne ayant permis l'échec de la dépénalisation du cannabis au plan fédéral en 2008.

L'association en a profité pour rappeler ses objectifs et expliciter sa stratégie visant à se renforcer en terres romandes. A l'heure d'une banalisation croissante de la drogue par la société, l'ARCD veut proposer des pistes de réflexion et agir concrètement au sein des organes politiques des cantons romands. Elle a en outre décidé de se doter d'un site internet et communiquera davantage à l'avenir (www.arcd.ch). Malgré différentes victoires, l'association regrette la banalisation des drogues pour une part de la population et en particulier au sein d'un partie de la jeunesse. C'est pour ces raisons que l'ARCD a décidé d'agir de manière coordonnée dans la totalité des cantons romands par le biais des organes politiques. Cette stratégie correspond au souhait de renforcer la présence de l'ARCD dans tous les cantons romands et de disposer d'experts médicaux et politiques qui luttent contre les "recettes miracles" préconisées par "certains soixante-huitards" prétendus experts du domaine.
Les objectifs de l'association demeurent plus actuels que jamais?: protéger la jeunesse et la société contre les effets de la drogue; promouvoir une politique de la drogue fondée sur la prévention, la thérapie (dans un but d'abstinence) et la répression; et soutenir tout projet permettant de développer la prévention et de réduire l'offre et la demande de stupéfiants; enfin, le combat de tout projet législatif facilitant la culture ou la production, l'acquisition, l'importation et la consommation personnelle.

Le message central de l'ARCD ne change pas?: "On ne pactise pas avec la drogue!".

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L'humanitaire au service du?djihad

Si nous ne pouvons pas cautionner la violence utilisée dans l'assaut de la "flottille" par l'armée israélienne, nous ne pouvons pas non plus accepter que l'humanitaire serve de paravent aux djihadistes désireux de rejoindre la bande de Gaza.

Les membres du Comité de Bienfaisance et de Secours aux Palestiniens (CBSP), organe qui collecte des fonds pour le Hamas, est sous surveillance depuis longtemps en France et Outre-Atlantique. Du côté turc, l'IHH, ONG à la base de cette mission humanitaire, présente des antécédents qui ne devraient plus laisser de place aux belles chimères: elle formait des combattants allant grossir les rangs du djihad. Si le commandant du premier navire avait obtempéré aux injonctions d'accepter un contrôle du navire, ce qui était légal, les victimes auraient pu être évitées.

Pour rappel, l'embargo sur Gaza de juin 2007 est une décision conjointe d'Israël et de l'Egypte. Leur objectif était d'enrayer les tir de roquettes et autres violences du Hamas qui a pris le pouvoir à Gaza. Ce mouvement avait gagné le pouvoir en déclarant sa volonté de lutter contre Israël jusqu'à sa disparition.

Autre raison de l'embargo, empêcher que soit transporté dans un autre pays le caporal Guilad Shalit, prisonnier du Hamas depuis le 25 juin 2006, sans autorisation de visite de la Croix-Rouge, ce qui est contraire au droit international. En novembre 2009, Israël avait proposé d'échanger Shalit contre 450 prisonniers palestiniens, ce que le groupe militaire du Hamas, les brigades Al-Quassam avait refusé.

Le 31 mai 2010, jour de l'intervention israélienne, la France a condamné l'opération sans la moindre retenue. Le lendemain, au vote condamnant Israël dans le cadre international du Conseil des droits de l'Homme, la France s'est abstenue. Pourquoi ce revirement? Il y a des choses que l'on nous cache. Qu'y avait-il vraiment dans ces bateaux? Pourquoi ces modifications d'attitudes radicales? Que s'est-il vraiment passé lors de l'attaque de la "flottille humanitaire"? Ces questions restent actuellement sans réponse.

Les pays ayant condamné l'attitude d'Israël seraient bien inspirés de connaître précisément les faits afin de pouvoir prendre position en toute connaissance de cause.

Marc Früh, ancien député, Lamboing


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RUBRIQUE: L'UDF dans les cantons

"L'accord UBS-USA est une grave erreur"

Poursuites judiciaires contre les banques suisses

Le dossier UBS - Etats-Unis emposonne le climat politique depuis près de deux ans. Pouvez-vous rappeler brièvement les faits?
L'UBS est face à deux problèmes. Premier aspect du dossier, la banque a spéculé sur des actifs dits "pourris", principalement aux Etats-Unis, avec des gros effets de levier. Lorsque le marché s'est effondré, l'UBS a s'est retrouvée dans la catégorie des banques les plus exposées.

On dit que la fraude est punissable, l'incompétence pas. Dans ce premier cas, il s'agit de mauvaise gestion.
Deuxième volet de cette affaire, l'UBS a mis en place une stratégie de démarchage des riches Américains et leur a proposé une gestion de fortune offshore. Ils ont ainsi trahi la confiance des Etats-Unis. La suite est connue, les autorités américaines ont exigé les noms des Américains qui s'étaient soustraits au fisc américain.

Le parlement s'est penché au mois de juin sur l'accord entre la Suisse et les Etats-Unis. Celui-ci permettrait de régler le litige, moyennant la livraison de titulaires de comptes ayant pratiqué l'évasion fiscale. Cet accord est-il la bonne solution?
C'est une très mauvaise solution. Notre parlement aurait dû le refuser, mais il ne l'a pas fait. Cette solution est tout simplement déplorable pour la Suisse. Il s'agit ni plus ni moins que l'instauration de la république bananière dans notre pays. En effet, la rétroactivité de la loi la plus tolérante et la non-rétroactivité de la loi la plus sévère est un acquis de notre système juridique.
Prenons l'exemple d'un radar routier. C'est comme si vous receviez une amende pour avoir roulé à 110 km/h sur un tronçon limité à 120. Et que les autorités fassent valoir qu'un mois après vous avoir flashé à 110, la limite sur le tronçon en question a abaissée à 100. Avec l'accord proposé pour l'UBS, c'est exactement ce que l'on est en train de dire aux clients américains de la banque.

Quelles seront les conséquences de cet accord?
Comme l'UBS n'a pas le courage d'assumer ses erreurs, elle a demandé à l'Etat de les assumer à sa place. En clair, on peut s'attendre à ce qu'une "class action" (action en justice par les épargnants qui seront livrés aux Etats-Unis) soit lancée contre la Suisse... au lieu de s'en prendre à l'UBS qui a commis les erreurs. La Suisse s'expose donc à devoir dédommager les épargnants américains.
Les conséquences pour la Suisse sont bien évidemment la perte de confiance dans l'Etat suisse et la stabilité de son système politique. N'oublions pas que de nombreuses sociétés étrangères ont choisi de s'établir dans notre pays, notamment sur la base de ce critère de stabilité.

Mais la vérité, la transparence, ne sont-elles pas les valeurs que vous défendez en tant que parti d'inspiration évangélique?
Je n'entre pas dans ce débat-là. En effet, le problème se situe à un autre niveau. Les règles du jeu sont connues. Une convention de double imposition a été signée par les deux pays. Celle-ci fait une distinction entre la fraude et la soustraction fiscale. On peut toujours relancer un débat sur le secret bancaire. Mais il s'agit d'une autre question.

Comment la Suisse doit-elle s'y prendre pour faire face à la pression du fisc des Etats étrangers? J'ai préconisé le refus de cet accord. Si l'Etat américain décide de retirer la licence bancaire à l'UBS, le pays tout entier perdra 20?000 emplois à forte valeur ajoutée et poussera la place bancaire dans une nouvelle période de déséquilibre. C'est un risque partagé entre la banque et les Etats-Unis et d'autres pays (comme la Suisse). Mais c'est clairement à l'UBS qu'il revient d'assumer ses actes, pas à la Suisse.
A l'avenir, j'imagine qu'il faudrait un système fiscal pour ces clients étrangers sur le même modèle que pour les épargnants suisses, à savoir avec une forme d'impôt anticipé. Toutefois, le débat sur le secret bancaire peut être réengagé, à condition que les autres paradis fiscaux en fassent de même. Car in fine cette question relève bien plus de la guerre économique que de la justice et de l'équité.

Mais pourquoi pas montrer l'exemple?
La Suisse peut bien entendu le faire en prenant l'initiative de chercher des solutions comme elle l'a été dans le domaine de la lutte contre le blanchiment d'argent sale.

Comment la Suisse doit-elle s'y prendre pour adopter une éthique que votre parti pourrait approuver?
J'ai l'intime conviction que l'éthique commandait de refuser cet accord. En l'acceptant, le parlement a décidé de faire une loi privilège. Et ça, ça n'est pas éthique! L'éthique c'est aussi l'équité devant la loi.

(Communiqué)

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UDF Vaud - Mots d'ordre de l'Alliance du Centre dans le matériel de vote

Le groupe de l'Alliance du Centre (AdC) du Grand Conseil vaudois, dont l'UDF fait partie, a désormais la possibilité d'exprimer ses recommandations de vote sur le feuillet adressé par les autorités aux électeurs avec le matériel de vote. Au sein de l'AdC, les décisions seront prises à la majorité des deux-tiers des députés. Les recommandations de vote seront celles d'un groupe de députés et non celles de l'UDF seulement. En fonction des objets, il est possible que telle ou telle composante du groupe soit minorisée et que le mot d'ordre du groupe ne corresponde pas à ses propres positions. Cependant, l'AdC a estimé raisonnable de pratiquer de la sorte, plutôt que d'être totalement absente du feuillet qui comprend actuellement les recommandations de vote de tous les autres groupes politiques. Il se pourrait parfois que les positions de l'AdC dans son ensemble ne correspondent pas à celle de l'UDF. La section vaudoise de l'UDF continuera quoi qu'il en soit à diffuser ses recommandations par la biais de communiqués de presse. L'AdC est composée du PDC, de l'UDF, des Verts libéraux et de Riviera Libre.

(comm)

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Six bonnes raisons de soutenir l'initiative "Financer l'avortement est une affaire privée"

L'UDF s'est toujours engagée en faveur de la protection de la vie. Elle s'engage par conséquent en faveur de toute action susceptible de diminuer le nombre d'avortements. Voici six bonnes raisons de soutenir l'initiative populaire fédérale "Financer l'avortement est une affaire privée".
Le régime des délais n'est pas remis en question
L'initiative ne cherche pas à remettre en question la votation populaire de 2002 sur le régime du délai. Il s'agit, dans le cas présent, de traiter du mode de financement des interruptions volontaires de grossesse (IVG). Les IVG sont prises en charge par l'assurance maladie de base obligatoire (LAMal). L'initiative demande qu'elles soient remboursées uniquement par les assurances complémentaires (LCA).
La grossesse n'est pas une maladie
L'assurance de base obligatoire rembourse des prestations liées aux traitements des maladies et des accidents. Or une grossesse n'est pas une maladie. Le fait de déplacer le remboursement des IVG vers les assurances complémentaires privées est donc cohérent. L'IVG ne devrait plus apparaître dans le catalogue de base de la LAMal.
Renforcer la liberté individuelle
Les assurés sont tenus de cofinancer les prestations de l'assurance maladie obligatoire de base. Renoncer à des prestations sans rapport avec des maladies et des accidents respecte et renforce la liberté des assurés. L'accès gratuit à l'IVG peut constituer une pression de plus sur les femmes en difficulté en raison d'une grossesse. Il est éthiquement discutable de forcer tous les assurés à cofinancer les IVG.
Informer les parents
Depuis 2002, les mineures de moins de seize ans peuvent recourir à l'IVG sans que leurs parents en soient informés. Dans de telles situations, il apparaît que c'est le planning familial qui assure le financement. Dès lors, un traumatisme post-avortement est plus difficile à déceler et donc à assumer. S'agissant de très jeunes filles, il importe que leur situation sociale soit examinée attentivement afin d'informer de manière adéquate ceux qui exercent l'autorité parentale. Ces derniers doivent pouvoir apporter un soutien adapté, ne serait-ce que pour prévenir les récidives.
Impact positif sur les coûts de l'assurance maladie
Le coût de l'IVG est en soi relativement modeste en regard des coûts totaux de la santé. En revanche, les coûts consécutifs au suivi de femmes ayant mal vécu un avortement peuvent être considérables. Par ailleurs, le taux de récidive est important. Il atteint 30% en moyenne dans le canton de Vaud. L'accès gratuit à l'IVG ne peut que le favoriser. Eviter en particulier les récidives réduira non seulement les coûts directs, mais également les coûts indirects exponentiels, consécutifs à de multiples avortements.
Information et soutien aux femmes en difficulté
D'une manière générale, l'UDF observe un manque d'information sur les conséquences possibles de l'avortement sur les femmes et les enfants. En outre, il n'existe pas de réponse officielle de soutien pour les situations de grossesses précoces ou précaires. Le débat généré par cette initiative devrait susciter une attention renouvelée pour ces situations de manière à ce que l'avortement ne soit pas la seule réponse possible.

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Vaud: Les prises de position de votre député

Antenne au sommet du Mont Tendre (1er juin)
Maximilien Bernhard a soutenu une résolution concernant l'installation d'une antenne de 25?mètres de haut par l'armée et Skyguide sur un site protégé du Mont Tendre. Les travaux préparatoires se sont déroulés dans une grande opacité. Les autorités communales de Montricher, sur laquelle l'installation est prévue, ont eu peu d'informations. Il en fut de même pour le Conseil d'Etat qui n'a pu que prendre acte de la décision de la Confédération. En effet, cette antenne, classée "Secret-Défense" n'a pas fait l'objet de mise à l'enquête. La résolution demande que la commune de Montricher et les communes voisines soient consultées au préalable.

Initiative "Sauvez Lavaux III" (25 mai)
Notre député a soutenu le principe de validité de l'initiative "Sauvez Lavaux III", même s'il juge que l'initiative va trop loin en regard des acquis des initiatives Lavaux I et II. Des avis juridiques contradictoires prônaient soit la validité, soit l'invalidité. Dans le premier cas, les députés pensent que la population devrait avoir le dernier mot sur le texte de Franz Weber, même si des doutes demeurent sur son application. Pour les seconds, l'initiative est contraire au droit supérieur et doit dès lors être invalidée. Dans un cas comme dans l'autre, un recours sera déposé auprès de la Cour constitutionnelle. Maximilien Bernhard a estimé que le doute devait profiter à l'initiative et au peuple, raison pour laquelle il a soutenu la validité de l'initiative. Au final, les députés ont décidé de valider l'initiative à une voix près.

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Vaud: Qui peut être candidat aux élections?

Dès 2011, nous recommencerons le gymkhana d'élections (communales en 2011, fédérales au printemps 2012 et cantonales en automne 2012). Je rencontre beaucoup de personnes interpellées par la chose politique, mais malheureusement résistantes. Elles pensent que pour devenir politicien, il faut être tombé dans la soupe quand on était petit. Magnifique nouvelle pour vous...cette affirmation est fausse. En effet, si c'était le cas, nous n'aurions pas beaucoup de monde sur nos bancs du législatif. Il suffit d'avoir un intérêt pour sa régions ou/et sa ville. Le reste vient petit à petit et naturellement. Avant de pouvoir manger et digérer un steak, il nous a fallu plusieurs années. D'autres personnes trouvent le système politique trop lent. Si l'on regarde sur une longue période on peut remarquer que la politique centrée, basée sur le consensus est celle qui à le plus de chance d'aboutir. Vous qui êtes indécis ou tièdes, prenez votre courage à bras le corps et engagez-vous! Le monde politique est à l'aube de changements. Le retour des valeurs est tendance, mais quelles valeurs vont-elles s'imposer? C'est là que nous avons besoin de chrétiens en politique. Nos intercesseurs, colonne vertébrale de notre parti, préparent le terrain depuis plusieurs années. Laissez-vous convaincre et entrez avec nous dans cette nouvelle ère où le changement sera de rigueur

Jérôme Wulliamoz

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Elections fédérales 2011: Objectif: 3 sièges

L'UDF a défini ses objectifs pour les élections fédérales de l'automne 2011. Notre parti vise trois sièges contre un actuellement. L'UDF va tout mettre en œuvre pour placer un second parlementaire bernois, tenter de récupérer le siège perdu lors des dernières élections à Zurich et progresser dans le canton de Vaud. L'UDF ambitionne de passer de 1,3% à 1,6% de l'électorat. Pour y arriver, nous entendons présenter une liste de candidats dans au moins dix cantons.

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Rubrique : Réflexion

Dis-moi ton Évangile et je te dirai qui tu es…

A l'heure où vous lirez ces lignes, le Jour du Christ 2010 aura vécu. J'y étais et je me suis réjoui par l'accent placé sur notre responsabilité en tant qu'Eglise d'être sel et lumière de la terre. Alors que le thème choisi "Dominus Providebit" (Dieu pourvoira) aurait pu nous centrer sur nous-mêmes et nos besoins, nombre d'intervenants ont souligné notre responsabilité personnelle d'être serviteurs et témoins dans un monde en grande souffrance.

"Vivez à l'envers!" était l'appel du pasteur Pierre Bader. En invitant ses disciples à chercher d'abord son Royaume et sa justice, plutôt que le boire, le manger et le vêtement comme le ferait chaque citoyen du monde, Jésus va dans le même sens. En fait, c'est une question de foi, de confiance. Vivre à l'envers (à l'endroit pour Dieu!), c'est faire confiance à Dieu pour nos besoins quotidiens et pour l'issue finale de notre salut, ce qui nous libère complètement pour nous soucier de son Royaume et de sa justice ici-bas.

Mais avons-nous la bonne perspective en ce qui concerne le Royaume de Dieu?? Je veux dire?: si nos actions et nos ministères ont comme point de départ la "chute de l'homme", nous finirons par construire notre vie autour de nos besoins humains et cela se traduira par un Evangile centré sur l'homme.

Contrairement à ce que nous pourrions penser, l'être humain n'est pas au centre du plan de Dieu, c'est Dieu lui-même qui est au centre de son plan. La conversion, le salut et la Croix, ?même si nous en sommes les premiers bénéficiaires, sont là pour accomplir son plan: remplir sa terre avec un peuple qui l'aime, qui trouve ses ressources en lui, manifeste son caractère et sa gloire et devient son agent pour établir et démontrer son règne. Voici le plan de Dieu. Il inclut évidement la réponse aux besoins de l'homme, mais va bien au-delà de ces derniers. Jésus annonçait un Evangile où son Père était au centre. Le véritable héros dans la parabole du fils prodigue, ce n'est pas le fils, mais bien le père?. C'est un Evangile centré sur Dieu.

Les pédopsychiatres ont remarqué que les enfants se soucient davantage que leurs parents s'aiment que de l'amour qu'ils leur portent. Pourquoi?? Parce qu'ils perçoivent (peut-être inconsciemment) que leur existence, leur présence sur terre s'inscrit dans la continuité de l'histoire d'amour de leurs parents. Croyants ou non, nous avons besoin de l'assurance qu'il existe quelque chose de grand et de bon en cours, qui ne repose pas sur nos épaules, qui ne culmine pas en nous, mais nous invite plutôt à y participer.

Il était une fois le Père, le Fils et le Saint-Esprit, merveilleuse trinité divine décidant de partager sa vie pure, magnifique, sainte et parfaite avec d'autres êtres, nous. Notre présence sur terre s'inscrit dans le prolongement de l'incroyable histoire d'amour vécue au sein de la trinité. Nous sommes les enfants de cet amour. C'est cette bonne nouvelle que Jésus, l'ami des pécheurs annonçait aux prostituées, aux publicains et aux gens comme nous qui ne le méritent pas.

Marc-André Walther, responsable de l'Eglise Joie dans la Cité, Lausanne

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